Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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30 septembre, 2007

La Population Martiniquaise

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 18:26

Costumes traditionnels et bijoux créoles 

 La population de la Martinique comptait 328000 habitants en 1982. Ce chiffre s’élevait à 375000 habitants estimés en 1993. En dix ans, la population a augmenté de 42000 personnes, ce qui est considérable. Cela s’explique par l’accroissement naturel important en raison d’un taux de natalité encore élevé (17,8‰) et d’un taux faible de mortalité (6,5‰). De plus, le solde migratoire est devenu positif, alors que pendant la décennie précédente il était négatif : les départs étaient plus nombreux que les arrivées.

La partie sud de la Martinique semble être plus attractive : plus de 15000 nouveaux habitants sont venus s’y fixer pendant les dix dernières années, en particulier à Ducos, au Diamant, aux Trois-Ilets. A l’inverse, quatre communes du nord de l’île se sont dépeuplées : Saint-Pierre, Fond-Saint-Denis, Macouba et Grand-Rivière. La densité moyenne actuelle est de 327hab./Km². L’agglomération de Fort-De-France est toujours un pôle d’attraction. La ville a dépassé, depuis 1990, les 100000 habitants, et les villes qui l’entourent enregistrent une forte croissance. L’expansion périurbaine a profité aux communes de Schœlcher et de Case-Pilote et s’étend même au carbet.

La population estimée de la Martinique est aujourd’hui de  411 000 habitants, pour une densité moyenne de 227 habitant au Km² (en 1990). Composée essentiellement de noirs ou métis (près de 80 %), originaire d’africains en provenance des côtes guinéennes pour les besoins de la culture de la canne à sucre pendant les XVIIème et XVIIIème siècle.

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A. Césaire, Le Nègre Fondamental

Les principales villes sont : Fort-de-France le chef-lieu, Le Lamentin et Schoelcher.

La société martiniquaise témoigne de l’histoire du long métissage de divers groupes humains. Cette diversité de la population se traduit par l’existence d’un folklore coloré, popularisé en Europe et en Amérique du Nord par des groupes de danseurs et de chanteurs.
La personnalité martiniquaise se traduit aussi dans la cuisine colorée et souvent pimentée qui mêle les influences françaises, africaines, espagnoles et asiatiques.
La plupart des Martiniquais sont catholiques. D’autres communautés religieuses sont cependant présentes : Eglise adventiste, Témoins de Jéhovah, etc…

Les Indiens des Indes : A ne pas confondre avec les indiens caraïbes, malgré les ressemblances physiques. Ils sont quelques dizaines de milliers en Martinique. Malgré une certaine créolisation de leur mode de vie, les coolies ont réussi à conserver de nombreux éléments de leur patrimoine culturel. Les temples hindous se repèrent aisément dans la campagne par la présence de mats tricolores arborant les drapeaux rouges et bleus et sous lesquels des réceptacles accueillent offrandes, bougies et lampes à huile.

La Population Martiniquaise dans Géographie de Madinina 200px-Indiadem

Les Békés : Peu nombreux, ils forment une véritable caste, les noms des grandes familles se retrouvent sur les façades de la majorité des grandes entreprises de la Martinique. Ils contrôlent toujours en grands seigneurs la charpente économique de l’île : la culture et le commerce de la banane, du sucre de canne, du rhum, ils ont su aussi diversifier leurs activités.

 

Les Libanais et les Syriens : Ils forment comme partout ailleurs une communauté dont l’activité essentielle est le commerce, et détiennent dans l’île, la majeur partie des magasins de bijoux, de tissus et de vêtements, notamment dans les grandes rues commerçantes de Fort de France.

Le Fruit à Pain (Artocarpus altilis)

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:13

 Fruit à Pain

Famille: Moracées

Nom de l’arbre: Arbre à pain et châtaignier pays

Floraison: Presque toute l’année

Fructification: Presque toute l’année

Dimension du fruit: De 15 à 25 cm de diamètre

Autres noms: Breadfruit (anglais) ; Fruta de pan (espagnol) ; Fouyapen (créole)

Le fruit à pain et le châtaignier pays constituent les 2 variétés d’une même espèce : Artocarpus altilis FOSB. Cette espèce serait native d’une vaste région s’étendant de la Nouvelle-Guinée à l’archipel Indo-Malais jusqu’à l’ouest de la Micronésie.
Le châtaignier pays (Artocarpus altilis var. seminifera) est amené des Philippines aux Antilles françaises en 1772 par Sonnerat. Quant au fruit à pain (Artocarpus altilis var. non seminifera), c’est en vue de servir de nourriture aux esclaves qu’on l’introduit aux Antilles vers 1790.

Le fruit à pain est porté par un arbre pouvant atteindre 20 à 25 m de haut, aux branches grosses et peu nombreuses à l’extrémité desquelles se rassemblent les feuilles. Ces dernières, grandes (jusqu’à 90 cm de long) et d’un beau vert luisant sont découpées. L’arbre porte à la fois des fleurs des 2 sexes. Un épis jaune, spongieux, pendant et cylindrique regroupe les fleurs mâles. On l’appelle ‘popote’ en Guadeloupe et ‘totote’ en Martinique. Une inflorescence presque ronde rassemble les fleurs femelles. Elle donne naissance à un fruit globuleux de 1 à 3 kg. Il possède une peau épaisse composée de nombreuses aréoles verdâtres et rugueuses devenant lisses et jaunâtres à maturité. Ce fruit se cueille quand des gouttes de latex se sont déjà écoulées sur la peau. La pulpe blanchâtre et d’aspect farineux ne renferme pas de graine car le fruit se développe sans fécondation.
Ce fruit féculent est riche d’usages : gratin, purée, beignet, croquette, frite, soupe, soufflé, migan, ‘bébélé’ (spécialité de Marie-Galante), etc. La base consiste à le faire bouillir avec du sel pour accompagner viande ou légumes. En pâtisserie, sa chair permet la confection de gâteaux et de farine. La popote de fruit à pain confite au sucre constitue une friandise moelleuse.

Il est assez courant d’en trouver sur les marchés forains, pour un prix raisonnable. Le fruit n’est pas consommé tel quel. Il se prépare à l’identique des pommes de terres.

La chair peut être bouillie et rappelle alors la patate. Grillée, elle rappelle la châtaigne. La chair est parfois utilisée pour la confection de pâte à beignet (comme le songe).

La confiture de fruit à pain rappelle elle la confiture de marrons. Il est également de possible de préparer gratins, gâteaux et autres préparations plus élaborées. .

Le châtaignier pays est la variété à graines du fruit à pain. Il s’en différencie par un port moins élégant, des feuilles moins profondément découpée et un fruit recouvert d’épines molles. Les graines brunes et allongées s’apprécient une fois bouillies au gros sel et servies chaud. Elles servent aussi à farcir la dinde de Noël ou à agrémenter un ragoût de porc.

 

Une petite recette :

Fruit à pain mariné

  1. peler, laver et trancher le fruit à pain; faire bouillir dans l’eau salée et égoutter;
  2. arroser avec le jus d’une lime;
  3. saler, poivrer; ajouter 1 oignon émincé
  4. garder au chaud; ajouter une grosse noix de beurre au moment de servir;
  5. idéal pour accompagner un poisson salé comme le hareng, les sardines, etc.

Tarte à la moutarde

Classé dans : Recettes antillaises — CATORC Charles @ 17:52

Préparation : 10 mn
Cuisson : 45 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 pâte brisée
- 4/5 tomates locales bien mûres
- herbes de provence + sel
- moutarde de Dijon
- huile d’olive
- optionnel : gruyère ou mozzarella, jambon.


Préparer une pâte à tarte et l’étaler dans un moule, précuire à 230°C (5mn à 450 degrés farenheit)
Napper de moutarde, mettre suffisament pour que le fond ne se voit plus. Déposer des lamelles de gruyère. Couvrir de rondelles de tomates et de jambon (en option), faire plusieurs épaisseurs. Ajouter sel, poivre et herbes de Provence.Ajouter un filet d’huile d’olive.

Enfourner pour 20 mn à 450 farenheit puis couvrir avec papier d’aluminium pour 20 mn supplémentaires. Après ces 20 mn, enlever le papier aluminium et laisser cuire encore 5 mn porte du four ouverte.
Délicieux avec une salade verte, forte impression en amuse-gueules dans vos soirées.

Pour les amateurs de piment, en servant mettre un peu de piment confit. Inratable.

Nota : Si on ne met pas l’huile, c’est un plat sans matière grasse.

Le gratin de mangues

Classé dans : Recettes antillaises — CATORC Charles @ 17:33

Préparation  : 10 minutes

Cuisson  : 5 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

- 4 mangues mûres, pas trop grosses - 2 bananes fruit- 1 citron- 100g de beurre

- 100g de sucre

- 5 cuillerées à soupe de rhum

- poivre blanc au moulin

http://www.csdm.qc.ca/petite-bourgogne/vocabulaire/listevoc.htm

 Originaire de l’Inde, ce fruit est très répandu dans les pays tropicaux. Parfumée et fondante, juteuse et parfois acidulée, la chair de la mangue se marie très bien avec l’arôme du rhum.

Peler les mangues et les couper en deux pour retirer le noyau. Peler également les bananes et les couper en grosses rondelles dans une terrine. Les arroser de jus de citron. Mettre par ailleurs la moitié du beurre dans une grande poêle et le faire chauffer.

Ajouter le sucre dans le beurre fondu et mélanger avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la sauce soit bien homogène. Retirer du feu. Beurrer grassement un plat à gratin avec le reste du beurre et y ranger les demi-mangues, face évidée par-dessus, en intercalant les rondelles de banane citronnées. Arroser aussitôt avec le contenu de la poêle et donner 2 tours de moulin à poivre.  Enfourner à mi hauteur sous le grill et laisser gratiner à chaleur vive pendant quelques minutes. Pendant ce temps, faire chauffer le rhum dans une louche. Sortir le plat à gratin du four et arroser son contenu avec le rhum chaud, enflammer et laisser flamber jusqu’à ce que les flammes s’éteignent. Déguster aussitôt. 

Joby Bernabé – L’Artiste

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 11:42

Joby Bernabé - L'Artiste dans Poèmes créoles (Pwèm) bernabe_ind

 Poète martiniquais, se produit en spectacle et livre alors des pièces où musique, lumière et textes sont au service de la poésie. Ses écrits connaissent une diffusion assez confidentielle, mais Joby Bernabé mérite pourtant d’être connu comme un poète de tout premier plan.

Né à Saint-Pierre en 1945, Joby Bernabé à partir de 1964 poursuit des études de Lettres Modernes et d’espagnol, à Montpellier puis à Nanterre. A Paris, il se découvre une passion pour le théâtre, et avec les troupes d’amateurs et de professionnels, il s’attachera, dans Kimafoutiésa (1973) à évoquer le grave problème de l’émigration et de la déculturation.

Il voyage aussi sur le continent africain. En deux ans, il parcourt l’Algérie, le Mali, le Niger, le Dahomey, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, et en reviendra  » marqué parl’Oralité,le Verbe et le Chant « . De retour à Paris en 1972, il y écrit pour le théâtre. Jusqu’en 1975 où son retour en Martinique marque le début de sa carrière de « Diseur de Paroles »

Joby Bernabé marque également son intérêt pour Léo Ferré, pour Jacques Brel, pour l’univers créole de Sony Rupaire, ou pour « les poètes d’ici ». Au niveau musical, c’est notamment avec le Brésilien Hermeto Pascoal et son folklore féerique que l’on peut faire un rapprochement. On est aussi tenté d’établir un lien avec le « flow » du rap ou du ragga (son fils est membre d’un des meilleurs groupes dans le genre, Redzone.)

Dès ce retour en Martinique en 1975 il poursuivra ses recherches sur l’oralité de la langue créole, se produisant dans divers festivals au cours desquels il mêle poésie et jeu scénique, et où tout texte est geste et rythme. Ses oeuvres sont l’expression des combats qu’il mène et de son amour de l’humanité, mais malheureusement ne sont guère accessibles (ils sont pour la plupart vendus à l’issue des festivals où il se produit, mais ne peuvent être trouvés en librairie). On signalera tout particulièrement le petit recueil Dabô pou yonn…, sans date, dans lequel le poème « Fanm » constitue une des plus belles pièces de la poésie créole naissante.

Maître du souffle, le Martiniquais sait manier les mots comme nul autre. Guitare, percussions, flûte ou clarinette ponctuent, commentent, accompagnent ses paroles ; et dans les meilleurs moments, une véritable symbiose lie les sons boisés aux mots créoles. Un créole de jeux de mots, de rythmes, de consonances ou d’allitérations, dont les possibilités lexicales et sonores sont explorées par sa voix grave, rocailleuse ou caressante, toujours chaleureuse. Mais il y a plus : la diction rythmée de Joby Bernabé donne aux mots un sens inouï. Et même, il leur donne corps. D’ailleurs il joue (comme un acteur) ou danse les mots presque autant qu’il les dit.

Cette grande liberté d’expression est au service d’une poésie exaltante, ou de contes mis en scène. Joby Bernabé dit son attachement à sa terre, son amour de la Femme, célèbre la communion de l’Homme avec la Nature. Il réfléchit aussi, à l’identité, à l’humain, au spirituel. Ou il sait être ludique ; comme dans cette saynète virtuose et hilarante où sont critiquées avec humour les propagandes religieuse et politique, le consumérisme à l’antillaise, dans un délire verbal à la fois hallucinant et d’une lucidité mordante.

Qu’on le dise conteur, poète, ou précurseur parmi nous des scansions syncopées, il ne suit selon lui que les traces des paroles qui sollicitent sa voix et confortent sa voie. Il joue, comme bon lui chante, les partitions de mots pétris de mélodies et de tempos. C’est le fruit d’une élaboration jubilatoire et progressive, enclenchée depuis quelques années. Les barrières de langues, de cultures, et de modes baissent leurs gardes devant la pertinence émotionnelle de ce langage syncrétique. Les mots créoles ou français remontent à la surface des consciences de leur propre impulsion.

 Sources : http://afiavi.free.fr/e_magazine/article.php3?id_article=36

                 http://creoles.free.fr/Cours/auteurs1.htm#Joby%20B

                http://perso.orange.fr/lameca/cat/theatre_repertoire/notices/bernabe_joby.htm

Everybody welcome to Madinina

Classé dans : Présentation de Madinina — CATORC Charles @ 11:21

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Welcome to my blog, Martinique, island of flowers, island of ghosts*!! I am trying to talk to you the best of my country, Martinique, previously, Madinina or Madiana.

Name and country I love dramatically, you will find through writings, tales, poems, Caribbean and revenue Creoles, but also of images and pictures for the moment.

Madinina is in itself a land of a charming cocktail, a land of interbreeding, men, landscapes, colors and smells.

You will certainly delighted and you will have the desire to come to a round. Do you push not, the sun is more often now and even when it rains, it is warm.

However, I shall not know how to forget other islands of the arch where live sisters and brothers of the Caribbean, I will make short excursions with you in a rubric there whom I called : Bo kay nou (Almost home)

But, do not forget during your visit to respect our environment in order to save for our future generations.

I also talks about my job, my professional structure and a bit of my life.

Thank you in advance to read me and to respect my island!! 

Ps: In Martinique, about my job, for intervention on prevention toxics (crack cocaine, cannabis, alcohol, tobacco, etc..) Can contact me by e-mail, associations, municipalities, public schools or private companies and even individuals.

The address is:
chacat972@live.fr

*Ghosts in the sense of those who were delighted, charmed and which this fact, come back again and forever.

 Welcome, Willkommen, Bienvenido1000532.jpg Kontan wè zot, Bienvenue, Très bon séjour

                                                                                                                                              Charles Godefroy CATORC

28 septembre, 2007

Les Actions des drogues sur le SNC

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 16:39

L’ALCOOL 

L’alcool passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme, y compris le cerveau. L’alcool a des effets à plusieurs niveaux sur les neurones : il modifie leurs membranes ainsi que certains de leurs canaux ioniques, enzymes et récepteurs. L’alcool se lie d’ailleurs directement sur les récepteurs de l’acétylcholine, de la sérotonine, du GABA et les récepteurs NMDA du glutamate.  L’animation montre l’exemple de l’effet de l’alcool sur une synapse au GABA. Le GABA a pour effet de diminuer l’activité neuronale en permettant aux ions chlore de pénétrer à l’intérieur du neurone post-synaptique. Le chlore, porteur d’une charge électrique négative, contribue à rendre le neurone moins excitable. Cet effet physiologique sera amplifié par la fixation d’alcool sur le récepteur, probablement en permettant au canal ionique de rester ouvert plus longtemps et de faire ainsi entrer plus de Cl- dans la cellule. 

L’activité neuronale s’en trouverait donc davantage diminuée, d’où l’effet sédatif de l’alcool. Un effet accentué par une réduction du pouvoir excitateur du glutamate sur le récepteur NMDA en présence l’alcool.  Cependant, une consommation chronique d’alcool amène progressivement une « hypersensibilité » des récepteurs NMDA au glutamate ainsi qu’une « désensibilisation » des récepteurs GABAergiques. C’est ce type d’adaptation qui causerait l’état d’excitation caractéristique du sevrage à l’alcool.
L’alcool contribue aussi à l’augmentation de la libération de dopamine par un processus encore mal compris, mais qui impliquerait la diminution de l’activité de l’enzyme qui détruit la dopamine.

Opiacés (héroïne, morphine)

Notre organisme utilise naturellement des substances similaires aux opiacés comme neurotransmetteurs. Il s’agit des endorphines, des enképhalines et de la dynorpine, que l’on désigne souvent sous l’appellation d’opioïdes endogènes. Ces molécules modulent les réactions aux stimuli douloureux, régulent les fonctions vitales comme la faim ou la soif, interviennent dans le contrôle de l’humeur, de la réponse immunitaire, etc.  Les effets très puissants des opiacés comme l’héroïne ou la morphine s’expliquent par le fait que ces substances exogènes vont se fixer sur les mêmes récepteurs que nos opioïdes endogènes. Il existe 3 sortes de récepteurs : mu, delta et kappa très largement distribués dans le cerveau. Ces récepteurs, par l’entremise de seconds messagers, influencent la probabilité d’ouverture de canaux ioniques ce qui leur permet par exemple de diminuer l’excitabilité des neurones. Cette baisse d’excitabilité serait à l’origine de l’effet euphorisant des opiacés et serait médiée par les récepteurs mu et delta.

Cet effet euphorisant impliquerait aussi un autre mécanisme faisant intervenir les interneurones inhibiteurs au GABA de l’aire tegmentale ventrale. En se fixant sur leurs récepteurs mu, les opioïdes exogènes provoqueraient une diminution de la quantité de GABA relâché (voir l’animation). Or le GABA diminue normalement la quantité de dopamine relâchée dans le noyau accumbens.En inhibant un inhibiteur, les opiacés augmentent donc en bout de ligne la production de dopamine et la sensation de plaisir ressenti.

La prise chronique d’opiacés inhibe la production d’AMPc, inhibition qui est compensée à long terme par d’autres mécanismes de production d’AMPc. Lorsque la disponibilité de la drogue vient à manquer, cette capacité accrue de production de l’AMPc est dévoilée et produit l’hyperactivité neuronale et le sentiment de manque.

La cocaïne

La cocaïne agit en bloquant la recapture de certains neurotransmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. En se fixant sur les transporteurs chargés d’éliminer l’excès de ces neurotransmetteurs de la fente synaptique, la cocaïne empêche ceux-ci d’être recaptés par le neurone émetteur et fait ainsi augmenter leur concentration dans la synapse (voir animation). Ceci va donc amplifier l’effet naturel de la dopamine sur le neurone post-synaptique. L’ensemble des neurones ainsi modifiés produit l’euphorie (dopamine), le sentiment de confiance (sérotonine) et d’énergie (noradrénaline) typiques de la prise de cocaïne.

De plus, les neurones à noradrénaline du locus coeruleus projetant leurs axones sur toutes les principales structures télencéphaliques et diencéphaliques, on comprend mieux l’effet global et puissant de la cocaïne.

Avec la prise chronique de cocaïne, le cerveau vient qu’à s’en remettre à cette drogue exogène pour maintenir un niveau élevé de plaisir associé à l’élévation artificiel du taux de dopamine dans ses circuits de la récompense. La membrane post-synaptique va même aller jusqu’à s’adapter à ce haut taux de dopamine en synthétisant de nouveaux récepteurs. Cette sensibilité accrue provoquera la dépression et le sentiment de manque quand cessera l’apport extérieur de la cocaïne et le retour à la normale du taux de dopamine. 

La dépendance à la cocaïne est donc intimement lié à son action sur les neurones du circuit de la récompense.

La nicotine du tabac 

La nicotine imite l’action d’un neurotransmetteur naturel, l’acétylcholine, et se fixe sur un type particulier de ses récepteurs appelé justement récepteur nicotinique.  Que ce soit l’acétylcholine ou la nicotine qui se fixe sur ce récepteur, celui-ci se comporte de la même façon : il change d’abord de conformation, ce qui ouvre le canal ionique qui lui est associé pendant quelques millisecondes ; celui-ci laisse entrer des ions sodium qui vont dépolariser la membrane et exciter le neurone. Puis, le canal se referme et le récepteur nicotinique devient transitoirement réfractaire à tout neurotransmetteur. C’est cet état de désensibilisation qui va être artificiellement allongé par l’exposition continue à la nicotine. La dépendance au tabac, qui se développe très rapidement par la suite, vient du fait que les récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens. Les stimulations nicotiniques répétées chez les fumeurs augmentent donc la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Cependant, le fumeur chronique maintient, entre chaque cigarette, une concentration de nicotine suffisante pour désactiver les récepteurs et pour ralentir leur renouvellement. D’où la tolérance et la réduction du plaisir ressenti. 

Après une brève période d’abstinence (une nuit de sommeil par exemple) la concentration basale de nicotine redescend et permet à une partie des récepteurs de retrouver leur sensibilité. Le retour de tous ces récepteurs à un état fonctionnel hausse la neurotransmission cholinergique à un niveau anormal affectant l’ensemble des voies cholinergiques du cerveau. Le fumeur éprouve alors de l’agitation et de l’inconfort qui le conduit à fumer une nouvelle cigarette. Une autre substance encore mal identifiée de la fumée du tabac inhibe la monoamine oxydase B (MAO B), une enzyme chargée de dégrader la dopamine recapturée. D’où une concentration plus élevée de dopamine dans le circuit de la récompense qui contribue aussi à la dépendance du fumeur.

Le cannabis

La sensation d’euphorie légère, de relaxation et de perceptions auditives et visuelles amplifiées que produit la marijuana s’explique presque entièrement par son action sur les récepteurs cannabinoïdes. Ces récepteurs sont présents un peu partout dans le cerveau et une molécule endogène qui s’y lie naturellement, l’anandamide, a été identifiée. On est donc en présence du même cas de figure qu’avec les opiacés qui se lient directement sur les récepteurs aux endorphines, nos morphines naturelles. 

L’anandamide participe à la régulation de l’humeur, de la mémoire, de l’appétit, de la douleur, de la cognition et des émotions. Lorsqu’on introduit du cannabis dans l’organisme, son ingrédient actif, le Delta-9-tetrahydrocannabinol (ou THC), peut donc perturber toutes ces fonctions. 

Le THC commence par se fixer sur les récepteurs CB1 de l’anandamide. Ce récepteur modifie alors l’activité de plusieurs enzymes intracellulaires, dont l’AMPc dont il diminue l’activité. Moins d’AMPc signifie moins de protéine kinase A. La baisse d’activité de cette enzyme affectera les canaux potassiques et calciques de façon telle que la quantité de neurotransmetteurs relâchés sera diminuée. L’excitabilité générale des réseaux de neurones s’en trouvera donc elle aussi amoindrie. Toutefois, dans le circuit de la récompense, on observe comme pour les autres drogues une augmentation de la libération de la dopamine.

Comme pour les opiacés, cet accroissement paradoxal s’explique par le fait que les neurones dopaminergiques de ce circuit ne possèdent pas de récepteurs CB1 mais sont inhibés par des neurones GABAergiques qui eux en possèdent. Le cannabis va donc provoquer une levée de l’inhibition des neurones au GABA et par conséquent activer les neurones à dopamine.

Enfin, la perte de récepteurs CB1 au niveau des artérioles cérébrales des consommateurs chroniques provoque la réduction du flux sanguin et, par conséquent, de l’apport en glucose et en oxygène. Ceci se traduit principalement par des troubles de l’attention, des capacités mnésique et de d’apprentissage.

Les amphétamines 

Les amphétamines sont des drogues utilisées pour lutter contre la fatigue. Comme la cocaïne, les amphétamines augmentent la concentration de dopamine dans la fente synaptique mais par un mécanisme distinct. Les amphétamines entreraient dans le bouton pré-synaptique par les transporteurs à dopamine (grâce à leur structure qui ressemble à celle de la dopamine) ainsi qu’en diffusant directement à travers la membrane. Une fois à l’intérieur du neurone pré-synaptique, les amphétamines feraient sortir les molécules de dopamine de leurs vésicules de stockage, et expulseraient celles-ci dans la fente synaptique en faisant fonctionner en sens inverse les transporteurs à dopamine. Les amphétamines agiraient aussi par plusieurs autres mécanismes.  Par exemple, elles diminueraient la recapture de la dopamine et, à forte concentration, inhiberaient la monoamine oxydase A (MAO-A).

Les amphétamines pourraient aussi exciter les neurones dopaminergiques par l’entremise des neurones au glutamate. Les amphétamines lèveraient alors un effet inhibiteur dû aux récepteurs métabotropique au glutamate. En enlevant ainsi ce frein naturel, les amphétamines rendraient ainsi les neurones dopaminergiques plus facilement excitables. 

L’ecstasy 

L’effet à la fois stimulant et hallucinogène de l’ecstasy, une drogue synthétique aussi appelée MDMA, lui vient de sa structure moléculaire proche des amphétamines et du LSD. Comme les amphétamines ou la cocaïne, l’ecstasy bloque les pompes à recapture de certains neurotransmetteurs, augmentant ainsi leur présence dans la fente synaptique et leurs effets sur les récepteurs des neurones post-synaptiques.  Tout en potentialisant aussi l’effet de la noradrénaline et de la dopamine, l’ecstasy se distingue des autres psychostimulants par sa forte affinité avec les transporteurs de la sérotonine. On assiste donc dans un premier temps à une libération accrue de sérotonine par les neurones sérotoninergiques. L’individu peut alors ressentir un regain d’énergie, une euphorie et la suppression de certains blocages ou interdits dans les relations avec les autres. 

Quelques heures après, on assiste à une diminution de la sérotonine qui est amplifiée par la baisse d’activité de la tryptophane hydroxylase, enzyme responsable de la synthèse de sérotonine, réduction qui peut être beaucoup plus prolongée que celle de l’augmentation initiale de sérotonine. Encore une fois, on constate que l’augmentation artificielle d’un neurotransmetteur exerce une rétroaction négative sur l’enzyme chargée de le fabriquer. 

Résultat : quand cesse l’apport extérieur de la drogue, l’excès se traduit en manque.

Comme toutes les drogues psychoactives procurant une sensation de plaisir, l’ecstasy augmente également la libération de dopamine dans le circuit de la récompense.De plus, la sérotonine additionnelle produite par l’ecstasy excite indirectement les neurones dopaminergiques par les neurones sérotoninergiques qui y font des connexions. La toxicité de l’ecstasy chez l’homme n’a pas été clairement établie même si chez l’animal on sait que des doses élevées chroniques de MDMA amènent une destruction sélective des terminaisons sérotoninergiques.

Les benzodiazépines 

Comme le diazépam (Valium) ou le clonazépam (Rivotril) sont des anxiolytiques qui peuvent aussi avoir des effets hypnotiques ou amnésiants. Comme l’alcool, ils augmentent l’efficacité des synapses au neurotransmetteur GABA en agissant sur ses récepteurs. Le récepteur GABA est en réalité un complexe macromoléculaire qui, en plus des sites de fixation du GABA, comporte des sites de fixation pour d’autres molécules comme les benzodiazépines qui vont moduler son activité. En se liant à une sous-unité spécifique du récepteur GABA, les benzodiazepines ne stimulent pas directement le récepteur mais le rend plus efficace. En effet, il augmente la fréquence d’ouverture du canal chlore lorsque le GABA se fixe à son récepteur (voir l’animation). L’élévation du Cl- intracellulaire qui s’ensuit va immédiatement hyperpolariser le neurone et le rendre moins excitable.

C’est à une autre sous-unité du récepteur GABA que se lient les barbituriques pour produire des effets semblables. Mais l’avantage des benzodiazépines est que, contrairement aux barbituriques, elles n’ouvrent pas directement les canaux Cl- mais agissent plus subtilement en potentialisant l’effet du GABA. Le mélange de benzodiazépines et d’alcool demeure toutefois très dangereux, puisque leurs effets respectifs sur les canaux Cl- peuvent s’additionner.On sait maintenant que les benzodiazépines peuvent causer une pharmacodépendance avec des doses dites thérapeutiques et ce, même après un traitement de courte durée.

La caféine 

L’effet stimulant du café lui vient en grande partie de son action sur nos récepteurs membranaires à l’adénosine. L’adénosine est un neuromodulateur du système nerveux central qui possède des récepteurs spécifiques. Quand l’adénosine se fixe sur ses récepteurs, l’activité nerveuse est ralenti et nous devenons somnolents. L’adénosine facilite donc le sommeil et dilate aussi les vaisseaux sanguins, probablement pour assurer une bonne oxygénation lorsque nous dormons. 

Or, la caféine est un antagoniste des récepteurs à l’adénosine. Cela veut dire qu’elle se fixe sur les mêmes récepteurs, mais sans réduire l’activité neuronale. Il y a donc moins de récepteurs de disponibles pour le frein naturel qu’est l’adénosine, ce qui mène à une activation des neurones. L’activation de plusieurs circuits neuronaux par la caféine va aussi amener l’hypophyse à relâcher des hormones qui vont faire produire davantage d’adrénaline aux glandes surrénales. L’adrénaline étant l’hormone de la fuite ou de la lutte, elle va augmenter notre niveau d’attention et donner un pic d’énergie à tout notre organisme. Un effet que les buveurs de café recherchent souvent. 

En général, chaque tasse bue est stimulante et la tolérance au café, si elle existe, n’est pas très importante. En revanche, il existe une dépendance physique. Les symptômes du sevrage apparaissent une ou deux journées après l’arrêt de la consommation. Ils sont constitués surtout de maux de tête, de nausées et de somnolence chez environ un individu sur deux. Enfin, comme la plupart des drogues, la caféine augmente la production de dopamine dans les circuits du plaisir, ce qui contribue à entretenir la dépendance à cette drogue que consomment quotidiennement 90 % des adultes américains.

27 septembre, 2007

Fanm (Traduction de Joby Bernabé)

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 9:40

Cette traduction en français est celle qui est donnée par Joby Bernabé dans le petit recueil qui contient « Fanm ». C’est une traduction assez approximative, qui cherche surtout à « faire poétique » en français, ce qui pour l’auteur implique une recherche de grands mots, avec des effets de vocabulaires. Elle ne permet pas toutefois à un lecteur qui ne connaît pas bien le contexte antillais de percevoir la richesse immense des images et des allusions dans le poème en créole. [Nous respectons la typographie donnée par l'auteur ! cf. passage en gras]

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Femmes-fleurs ; hommes-colibris à vos corolles. Femmes-flèches au beau milieu du coeur des hommes. Femmes-fils ; mâles amarrés entre vos cils. Femmes-fiels et coups de langue pourfendeurs d’hommes. Femmes folles et coeurs pendus à vos délires.
O Femmes ! si fleurs, si flèches, si fils, si fiels, si folles !
 

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !
 

Femmes-cannes ; amadouement de vos yeux doux. Femmes-gammes ; fards fa et phares, enluminures. Femmes-rames et mâles drainés en vos eaux vives. Femmes-lames ; que d’hommes péris aux creux de vos larmes ! Femmes-flammes ; coeurs consumés entre vos bras.
O Femmes ! si cannes si gammes si rames si lames si flammes !

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !
 

Femmes floues et toupies folles pour bagatelles. Femmes-trèfles ; cartes pamées pour roi de coeur. Femmes-fesses ; espèces sonnantes et trébuchantes. Femmes (en) laisse ; sueurs sangs et eaux sous trique mâle. Femmes flasques ; peines en chaînes, plaintes sans fins.
O Femmes ! si floues si trèfles si fesses en laisse et flasques !

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !

Depuis le temps d’avant jadis, avant le temps des premières souffrances et des premières délivrances, ton nom courait déjà le vent aux côtés des lucioles sans âge. Ton regard un matin troubla l’astre du jour. Ta lumière irradia les entrailles des ténèbres et le serpent de vie prit possession de ton corps puis répandit en toi le venin de connaissance, tandis qu’il s’abreuvait du lait de ta candeur. Neuf lunes ont grossi sur ton ventre et tu connus le poids de la charge primordiale. La clarté d’un midi s’ouvrit sur tes genoux. Tu livras à la vie l’homme en sa livrée d’homme. Tu nourris un pays de ta sueur ta chaleur et la chair de ton corps. Qui daignerait aujourd’hui sur ton nom blasphémer ?

Quel homme oserait donc, ô femme, parler de toi sans avoir mesuré durant sept siècles et plus le suc de sa salive ? Quelle femme ne se saurait avant toute chose femme, hors des babils et commérages, hors des névroses confidentielles qui sèment tumeurs et malveillances sous le faîtage des demeures ?
O Femme, que ma bouche épelle ton nom, mes paroles ne sont que fumée sous l’anse de ton chaudron de terre. La fumée suivra son chemin. Le chaudron portera ses fêlures. Tes trois pierres, elles, demeureront. Tu es la nef du grand navire et la mamelle de nos futurs.

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26 septembre, 2007

Mes activités au CSRM – 2) La tabacologie

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 13:13

Présentation de l’activité : Sensibilisation au Tabagisme 

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Le second projet proposé entre dans le droit file et en parfaite adéquation avec le premier, il s’agit en l’occurrence d’interventions visant à une sensibilisation en vue d’une prise de conscientisation à la problématique tabagique. Le tabac nuit gravement à la santé, le tabac tue, ce n’est pas une révélation. Mais, on a beau le savoir, le tabac est un piège dont il est difficile de s’échapper, de se défaire, et nombreux sont les fumeurs qui échouent dans leurs tentatives de sevrage tabagique.  Car, c’est bien de sevrage qu’il s’agit et pas uniquement de manque de volonté. 

En 1980, le DSM III donnait de la dépendance au tabac la définition suivante : l’association d’un tabagisme continu depuis au moins un mois et d’un des critères suivants :

  1. Absence de succès de tentatives sérieuses pour interrompre ou diminuer la consommation d’une façon définitive. 

  2. Les tentatives effectuées ont déclenché un syndrome de sevrage. 

  3. Les individus continuent de consommer du tabac malgré l’existence d’un trouble physique sévère qu’ils savent être aggravé par le tabac (par exemple maladie cardio-vasculaire ou respiratoire

Dès le DSM IIIR et à fortiori dans le DSM IV, il n’est plus question de dépendance au tabac mais de dépendance à la nicotine. L’expérience clinique des centres de tabacologie a en effet conduit à envisager deux composantes psychologique et pharmacologique à la dépendance tabagique. 

La dépendance psychologique est elle-même susceptible d’être divisée en deux : 

Dépendance émotionnelle : l’intrusion d’une émotion (colère,) génère le désir du tabac, surtout si elle ne peut être exprimée.  

Dépendance comportementale : certains gestes (terminer une tâche,) sont liés à la prise d’une cigarette par une relation apprise et régulièrement renforcée. 

La dépendance pharmacologique ou physique est liée à l’action de certains composants de la fumée de tabac sur l’organisme. On l’attribue principalement à la nicotine. Elle peut aussi être dédoublée entre une recherche d’un niveau constant de saturation sanguine (le fumeur a une consommation régulière dans la journée) et une recherche de pics de nicotine (la consommation est irrégulière, liée à l’activité professionnelle ou sociale

Tenant compte de tous ces faits et faisant suite aux différentes formations effectuées (D.U Toxicomanie, Dopage et tabacologie, Addictions & Toxicomanie, addiction et santé mentale), je propose donc à nos populations des interventions qui peuvent les amener à comprendre les risques encourus par rapport à cette consommation tabagique. La formation au D.U Toxicomanie, dopage et tabacologie, addictions m’a permis d’acquérir des outils scientifiques et d’équation personnelle qui m’autorise à fournir des réponses adéquates à nos résidants face à leurs problèmes de consommation de drogues, de conduites addictives et de santé mentale.  La formation Toxicomanie, addiction et santé mentale quant à elle, m’a permis de valoriser et de compléter mes connaissances, ma culture dans le champ et l’approche du double problème de pathologie mentale et conduites addictives. Cette première approche s’avère tout de même nécessaire du fait que beaucoup de nos résidants éprouvent bien des difficultés à l’arrêt de leurs produits usuels et ont tendance à se réfugier dans la cigarette (tabac) pour tenter de pallier à leur manque. 

Il faut aider nos résidants à éviter de faire le transfert d’une dépendance à une autre.

Objectifs – Intérêt

Il y a un caractère impératif de faire comprendre aux usagers de ces produits les dangers et dégâts auxquels ils s’exposent par rapport aux consommations excessives. 

Cette prise de conscientisation s’avère être capitale dans le processus de soins face aux addictions proposé au CSRM. Il est aussi important et évident de leur faire comprendre tous les mécanismes chimiques mis en route lors des consommations ; de même, de la corrélation ou de l’interactivité qui s’est installée entre les différents produits toxiques consommés (cannabis, crack, alcool, tabac) au niveau du système nerveux central (SNC) pendant leur vécu toxicomaniaque.  Les divers produits toxiques (tabac, alcool) consommés depuis des lustres par les hommes restent des fléaux au même titre que le crack ou autres produits psychotropes pour ceux qui en font usages. Cette démarche aura sans doute le mérite de leur montrer les risques, les méfaits, les dangers, les maladies dont ils peuvent être eux-mêmes sujet, mais aussi ceux qui les entourent, c’est-à-dire, les consommateurs passifs. 

Le CSRM se garde cependant le droit de faire intervenir des spécialistes en la matière pour des actions beaucoup plus approfondies.

Contenu

Le tabac, la fumée du tabac; les 23 maladies liées à la fumée du tabac, la dépendance tabagique (comportementale, physique, psychique), le sevrage,  l‘arrêt.

  II faut le savoir :  Le tabac est le toxique le plus dangereux de la planète. 

Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la santé, on estime que plus de soixante millions de personnes sont décédées des conséquences du tabagisme entre 1950 et 2000.  On estime à 450 000 en Europe, 60 000 en France, 350 000 aux Usa et 3 à 4 millions dans le monde, le nombre de décès dus chaque année au tabac.  Aujourd’hui, dans le monde, une personne meurt du tabac toutes les huit secondes. En France, un décès sur neuf est imputable au tabac. 10% des incendies sont dus au tabac, 560  personnes meurent toutes les heures, soit 13 400 personnes par jour ou 4,9 millions de personnes par an. A titre de comparaison, les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2973 victimes… le tabac fait autant de morts en 5 heures et 18 minutes. 

Un tueur redoutable : il tue plus que le total de tous les morts dus aux accidents de la route, aux drogues (légales ou non), au SIDA, à des suicides ou à des meurtres.  Les non-fumeurs en meurent aussi : outre les très nombreux décès de non-fumeurs causés par la cigarette, ceux-ci voient aussi leurs risques de contracter un cancer du poumon augmenter de 20 à 30%, et leur risque d’avoir des problèmes cardiaques augmenter de 23%.  Pour arrêter de fumer, il faut un sevrage de toutes les dépendances, comportementale (habitude du geste), physique (due à la nicotine), psychique (liée au plaisir et à la détente procurés par la cigarette), ce qui rend la démarche difficile.  Il n’y a pas de méthode idéale. La démarche dépend de chaque fumeur. « La dépendance tabagique est un phénomène assez complexe. Elle est identique dans ses mécanismes à celle des grandes toxicomanies (héroïne, alcool » La dépendance comportementale est présente chez tous les fumeurs: fumer devient progressivement un réflexe conditionné lié à certaines situations (pause, fin de repas, stress

La dépendance physique est également due à la nicotine. Le fumeur fume non seulement pour provoquer les sensations agréables liées aux effets de la nicotine, mais aussi pour faire disparaître une sensation de manque.  Elle est la cause principale des échecs pour arrêter de fumer. Cette dépendance peut être mesurée par le test de Fagerström

La dépendance psychique est très liée aux effets «positifs» de la nicotine qui provoque diverses sensations: plaisir, stimulation, détente, diminution de l’appétit… tout cela pousse le fumeur à reprendre une cigarette. 

Changer un comportement humain n’est pas simple ; avec l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire, avec beaucoup de déterminations, de compétences et d’énergie, nous y attelons le faire et ce malgré le manque de moyens chronique qui fait défaut à la structure.

Ps : En Martinique, à propos de mon métier, en matière d’intervention concernant la prévention aux produits toxiques (crack, cannabis, alcool, tabac, etc.), peuvent me contacter par e-mail, les associations, les municipalités, les établissements scolaires publics ou privés, les entreprises et même les particuliers.

L’adresse est la suivante : chacat@mediaserv.net ou encore doubry1@hotmail.com

Mes activités au CSRM – 1)La randonnée

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 12:42

Présentation de l’activité « Randonnée »

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Dans le cadre de la mission d’encadrement et d’accompagnement que m’a confié le Centre de Soins et de Réinsertion de la Martinique, je propose deux activités à nos résidants. La première activité vise directement le caractère nocif des produits toxiques consommés par la population accueillie. En complémentarité des autres activités menées au Centre et pour permettre aux toxicomanes de trouver des éléments de réponses face à leurs problèmes de dépendance, je privilégie l’activité physique la plus naturelle qui soit. 

Il s’agit de la « marche », et ce par le biais de la « randonnée pédestre », ceci pour ses bienfaits reconnus sur les organismes et la santé.

 Rôle et  bienfaits du sport

Activité simple et naturelle, la marche à pied participe à une bonne hygiène de vie favorable au développement de la santé physique et mentale. C’est l’activité physique de base : elle est conseillée à tous, en tous lieux et par tous les temps. Il n’existe aucune contre-indication à la marche et les médecins sont unanimes à souligner ses vertus.

La pratique régulière d’une activité sportive associée à une alimentation équilibrée fait aujourd’hui partie intégrante de notre hygiène de vie quotidienne et joue un rôle prépondérant dans le cas de certaines pathologies chez l’enfant et l’adulte.  Bien que la marche rapide procure plus de bienfaits sur le plan du conditionnement physique, il reste que même une promenade lente peut améliorer la santé cardiovasculaire de façon considérable. Les chercheurs du Cooper Institue ont également trouvé que le taux de cholestérol HDL, le bon augmentait pendant une marche lente ou rapide. Marcher pendant 30 minutes, quatre ou cinq fois par semaine, peut réduire la tension artérielle et favoriser la perte de poids. Une marche rapide de 45 minutes permet de brûler environ 300 calories. 

L’activité va s’inscrire aussi dans le cadre d’une réappropriation de la nature tant dans sa dimension de milieu naturel, tant aussi dans sa dimension sociale ; et ce, évidemment de manière autre que celle vécue par eux dans leur parcours toxicomaniaque.

Car, ne l’oublions pas, le sport rempli aussi un rôle social.

Rôle social du sport.

Les relations sociales créées par les manifestations sportives et les clubs sont des moyens d’intégration à un groupe, d’échanges et de convivialité permettant de lutter contre l’isolement. De plus, cette activité se fonde sur la prise de conscience qu’il faut bannir du sport les attitudes et les comportements intolérants et que le sport a un rôle important à jouer en favorisant la tolérance dans l’ensemble de la société. La promotion du sport pour tous doit être un moyen d’améliorer la qualité de la vie, de faciliter l’insertion sociale et de contribuer à la cohésion de la société, notamment parmi les jeunes. La tolérance par le sport, et notamment la défense du sport contre les dangereuses tentations dont il souffre actuellement ; afin qu’il puisse garder ses lettres de noblesse et ses vertus. 

Objectifs et Intérêt 

Dans un premier temps, dans la période dite du  » LACHER PRISE  » qui s’étale sur trois semaines, l’objectif principal est de ramener les usagers vers la nature verte dans le but de les réapprendre à se ré-oxygéner les poumons, à respirer. 

Le deuxième objectif au cours de ce même temps est plus spécifique, il s’agit de leur permettre de s’exprimer, de s’extérioriser, de parler pour pouvoir évacuer le stress et les tensions accumulés. Dans un deuxième temps, dans la période où il est question pour eux de se concentrer sur leur dépendance et qui se déploie sur quatre à cinq semaines, l’objectif principal est de se recentrer sur soi à travers la médiation et le silence. 

L’objectif spécifique quant à lui, est de leur redonner le goût de l’effort et défavoriser l’entraide, la solidarité. Dans un troisième temps, au moment où l’on s’occupe de la réinsertion sur quatre à cinq semaines aussi, l’objectif principal consiste plus en une ré-appropriation de la nature d’une manière tout à fait différente par rapport à leur vécu, c’est-à-dire de manière plus saine, en s’intéressant aux essences qui composent cette nature. Au cours de ses trois étapes, l’objectif général a pour finalité de réapprendre aux toxicomanes de se situer dans l’espace et dans le temps et donc par voie de conséquence de se redécouvrir, de reconnaître leur corps. 

L’intérêt est donc de faire comprendre et de démontrer à nos résidants que cette activité qui allie loisirs et goût de l’effort, apprend ou réapprend à celui qui la pratique à respirer, à se concentrer, à s’entraider, à redécouvrir la nature, mais aussi son corps, ce qui se révèle être un excellent support pour vivre tout simplement et sainement. Il va s’en dire que l’activité va aussi se traduire en terme de niveau et de qualité de l’air, de l’oxygène. Dans la progression de l’activité, au cours de la première période, le niveau de difficultés est de niveau 1, ce qui permet à tout un chacun de cheminer à son rythme. 

Les sites proposés à ce moment sont des lieux balisés avec une forte préférence accordée à la chlorophylle, chlorophylle qui est très important dans le processus de régénération des cellules du cerveau. Dans la deuxième période, je passe au niveau 2 des difficultés du terrain, tout en restant assez prudent dans le choix des sites par rapport à la problématique de tout un chacun. 

A ce moment là, la qualité de l’air change, nous descendons alors au niveau de la mer afin de respirer cet iode marin si bénéfique pour les poumons  maltraités.                                               

A la fin de cette deuxième période et à la troisième, je progresse toujours dans le niveau 2 des difficultés sans pour autant atteindre le niveau 3, cela se joue surtout sur la notion d’espace et de temps. J’allie à cet effet les bienfaits de l’iode marin à ceux de la chlorophylle.  Cette activité ne peut donner sa pleine mesure que si une bonne « hygiène de vie » est respectée par les pratiquants, c’est à dire une alimentation saine et équilibrée, un temps de sommeil récupérateur, une diminution et voire même un arrêt du tabac, des soins apportés à son corps tels que : « Massage, massage par l’eau, bain d’argile, soins corporels etc. » 

C’est une activité qui s’articule tout naturellement et de manière efficiente avec la quasi-totalité des autres activités proposées au C.S.R.M.

Thèmes abordés

Les thèmes proposés et travaillés en terme de réflexion que ce soit sur le terrain ou de manière pédagogique sont les suivants : 

Concernant l’aspect sportif  :« Définition du sport » « Connaissance du sport » « Pourquoi faire du sport ? » « La marche » « Choisir entre l’endurance et la puissance » « Comment choisir son sport ? » « Comprendre les douleurs et les blessures » 

Concernant l’aspect environnemental  :« La forêt en Martinique » « La forêt martiniquaise et sa dynamique » « Les arbres »  « Le mahogany » « Des climats et sols variés »  « La forêt domaniale littorale » « La mangrove et son rôle » « Sauvetage des espèces menacées » Tous ces thèmes sont développés de manière pédagogique pour certains et sous forme de débats, d’échanges et d’exercices pour d’autres.  Ex: * Pédagogique : « les thèmes sur le sport » 

* Débats, échanges : « les thèmes sur l’environnement » 

* Exercices : « sujets généraux »  A la fin des séances de travail, je mets aussi en place, des exercices demandant à stimuler la mémoire sur des sujets généraux, ceci sous un aspect ludique afin que l’activité ne puisse être ou paraître rébarbatif. 

Il faut savoir que tous ces thèmes sont autant d’outils, de supports qui me servent d’introduction, ou de lien vers les thèmes basiques usités par l’équipe éducative et qui sont la quintessence même de l’axe de travail cognitivo-comportemental proposé par le projet thérapeutique du C.S.R.M. 

Ces thèmes sont les suivants :

     -    la motivation 

     -    l’inventaire personne

    -     la communication            

    -     la notion de confiance

     -    le phénomène de dépendance

     -    la causalité 

     -    les éléments déclencheurs

     -    la notion d’abstinence     

    -    le phénomène de rechute

     -   la réparation/le lien familial

     -   la notion d’être prêt

    -   le projet 

Méthodes & moyens

Le groupe est mené sur des lieux balisés où l’on peut croiser, côtoyer, communiquer avec d’autres randonneurs. Le choix des parcours s’effectue en tenant compte de différents paramètres tels que : « Les problématiques des résidants, les pathologies associées, la progression dans le programme, etc. » Je donne le rythme de marche après avoir fixé au début de chaque séance les objectifs (but à atteindre, raisons, intérêts, etc.), ainsi que des consignes en fonction des circonstances du jour (météo, difficultés du parcours, temps imparti, etc.) La pratique de l’activité ne peut se concevoir que dans la matinée, non seulement pour des raisons physiologiques (éveil musculaire, température matinale moins élevée, sudation optimale, etc.), mais aussi pour tenir compte du délai espace/temps qui nous est imparti (lieu de l’activité, temps du trajet aller/retour, trafic routier, etc.) 

« L’intégrité physique et psychique de tout un chacun est ainsi préservée tant sur le plan sportif, éducatif et thérapeutique, tant sur le plan sécuritaire »

J’utilise les moyens de transport que la structure met à ma disposition. La tenue et le matériel sont ceux requis pour l’activité (tennis ou basket, chaussures de randonnée, bas de jogging, short, tee-shirt, casquettes ou chapeaux, eau, boisson sucrée ou énergétique, alimentation énergétique, etc.)

 Souhaits

Dans le souci d’améliorer l’efficience et la régularité de l’activité, je préconise un plus grand partenariat avec les activités auxquelles l’articulation est des plus probante, telles que : 

« Hygiène de vie et /ou alimentaire, artisanat d’art, relaxation, rythme et expression musicale, aquagym, etc. »

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