Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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23 septembre, 2007

L’alcool, le meilleur ennemi de l’homme

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 18:46

Alcool, ce sacré produit

Mot d’origine arabe « al-kohl » désigne un fard pour les yeux, à base de poudre de sulfure d’antimoine pulvérisé.

Au sens figuré : subtil, qu’est-ce que l’alcool ? Il s’agit de l’alcool éthylique, ou éthanol, identifié sous la formule chimique de CH3 CH2 OH.

C’est le produit de la fermentation, sous certaines conditions, de fruits, grains et tubercules dont la concentration peut être artificiellement élevée par distillation.

On trouve l’éthanol dans des pourcentages variables dans :

Les boissons alcooliques, contenant naturellement de l’alcool : vin, cidre, bière, eaux-de-vie, liqueurs.

Les boissons alcoolisées, ou l’alcool est rajouté. Planteur, thé au rhum.

On parle de « degré alcoolique » : pourcentage d’alcool pur en volume. Un litre de vin à 12° contient 12% d’alcool pur, soit 120 ml… autant d’alcool pur que dans un flacon de 125ml d’alcool à 90° vendu en pharmacie.

C’est un produit psycho-actif (modificateur du comportement) qui entraîne de multiples effets sur le fonctionnement du système nerveux.

La présence d’alcool dans le sang se mesure par l’alcoolémie.

ALCOOLISATION :

Terme qui désigne le fait de consommer de l’alcool, quelle que soit la quantité, indépendamment des circonstances et des effets de cette consommation.

L’alcoolisation commence avec le premier verre.

Elle peut être excessive ou modérée, occasionnelle ou quotidienne.

En Martinique, la majorité de la population est concernée par l’alcoolisation. L’Europe et le monde entier sont concernés par ce phénomène.

L’alcoolisation est l’action de boire de l’alcool, elle peut concerner tout le monde et n’implique pas forcément une situation pathologique.

Alcool plaisir ou alcool violence, alcool oubli ou alcool fête, alcool accident ou alcool détente ? Qu’importe le flacon, les conséquences sont graves. À lire sans modération.

L’alcool, qu’est-ce que c’est exactement ?

L’alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre, ou par distillation, et intervient dans la composition des boissons alcoolisées : vin, cidre, bière, boissons apéritives, liqueurs. La France se caractérise par une importante consommation qui la classe en tête des pays de l’Union européenne, même si globalement cette consommation baisse régulièrement depuis plus de trente ans. Le vin constitue encore les deux tiers de la consommation totale d’alcool pur. 

Les vins de consommation courante ont cédé la place aux vins d’Appellation d’origine contrôlée (AOC) ou aux Vins de qualité supérieure (VDQS). La consommation de cidre tend à diminuer, contrairement à celle de la bière et notamment des bières fortement alcoolisées. La consommation d’alcools distillés (alcools forts) ne change pas globalement.

La France est classée dans les premiers pays européens par son importante consommation (vin, alcool distillé, bière, whisky).

L’alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre, ou par distillation, et intervient dans la composition des boissons alcoolisées : vin, cidre, bière, boissons apéritives, liqueurs. L’alcool est un produit licite. La production, la vente et l’usage sont réglementés. En 1995, les Français consommaient par an et par habitant 11,5 litres d’alcool pur (1), soit l’équivalent de 92 litres de vin à 12°.

Effets et dangers de l’alcool

L’alcool n’est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme. L’alcool détend et désinhibe. À court terme et lorsqu’il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d’ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements…

Les risques sociaux

  • diminution de la vigilance, souvent responsable d’accidents de la circulation, d’accidents du travail

  • pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l’acte, agressions sexuelles, suicide, homicide

  • exposition à des agressions en raison d’une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d’ébriété n’est plus capable de se défendre.  

 Les risques sanitaires

À plus long terme, l’usager risque de développer de nombreuses pathologies : cancers (de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
Les hommes sont plus touchés : plus de 7 % des décès chez les hommes
contre près de 2 % chez les femmes.

En 1997, parmi les plus de 15 ans on comptait en France 2  615 décès directement liés à la maladie alcoolique chronique, dont :11 448 par cancers des voies aérodigestives supérieures, 8 865 par cirrhose du foie, 2 302 par psychose et dépendance alcoolique.

La consommation excessive d’alcool est en cause dans plus de 20 000 autres décès : accidents sur la voie publique, suicides, autres cancers (du foie, du pancréas, du côlon), maladies cardiaques. L’alcool est également à l’origine ou en cause dans une proportion importante des homicides, environ 1/3 des accidents mortels de la route et 1/5 des accidents domestiques.

(1)  L’alcool pur est le volume d’alcool exprimé en alcool à 100 % ; 1 litre d’alcool pur équivaut à environ 8 litres de vin à 12°. 

Alcool et dépendance

Certaines personnes risquent de passer d’une consommation récréative contrôlée, « l’usage », à une consommation excessive non contrôlée, « l’usage nocif » ou « usage à problème ». Les troubles liés à la consommation excessive d’alcool surviennent à des moments très variables selon les individus. Certains vont vivre des ivresses répétées avec de longues interruptions sans devenir pour autant dépendants. Cet usage reste toutefois à problème. Un consommateur excessif peut évoluer en trois étapes vers la dépendance alcoolique.

  • Phase 1 : aucun dommage majeur n’apparaît. Les activités professionnelles, sociales et familiales sont globalement conservées. La santé mentale et physique n’est pas altérée de manière significative.  

  • Phase 2 : des difficultés d’ordre relationnel, social, professionnel, judiciaire apparaissent. La santé physique et mentale amène parfois la personne à réduire ou à arrêter momentanément sa consommation (abstinence).  

  • Phase 3 : la personne est devenue incapable de réduire ou d’arrêter sa consommation, malgré la persistance des dommages. De nombreux symptômes apparaissent : tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement. Le consommateur est alors alcoolo-dépendant.

Servis dans un café ou un restaurant, un verre de vin rouge, blanc ou rosé, un demi de bière à la pression, une coupe de champagne, un verre de porto, une dose de whisky, de pastis contiennent tous environ la même quantité d’alcool. À domicile, les doses sont variables : les verres ne sont pas tous de la même taille et peuvent être plus ou moins remplis. Il est donc intéressant de connaître le nombre de verres standard contenus dans chaque bouteille.

Inégaux face à l’alcool

Face à la consommation d’alcool, chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé physique et psychique, que l’on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation.

Ce seuil de consommation dépend donc de la personne et du contexte. Quand la consommation s’effectue avec, avant ou après d’autres substances (médicaments, drogues), cette notion de seuil n’a plus cours. 

Boire une grande quantité d’alcool en peu de temps provoque une montée importante du taux d’alcoolémie. Seul le temps permet de le faire baisser. On compte qu’il faut environ une heure par verre absorbé. Retarder le moment de conduire une voiture ou une machine. Suivant l’état de fatigue et l’état psychologique (énervement, agitation), se reposer, dormir, manger, se faire conduire.

Si on boit sans manger, l’alcool passe d’un seul coup dans le sang et ses effets sont plus importants. Une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates.

Conseils pour un usage sans dommage

Lorsqu’on boit de l’alcool, plus on dépasse les limites indiquées (augmentation des quantités et fréquences de consommation), plus le risque est important.

  • consommations occasionnelles : exceptionnellement, pas plus de 4 verres standard en une seule occasion. Au-delà du deuxième verre, le taux d’alcoolémie autorisé est dépassé : on ne peut conduire ni voiture, ni machine. Associée à des médicaments ou à des drogues, une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates 

  • consommations régulières : pour les femmes, pas plus de 2 verres standard par jour ; pour les hommes, pas plus de 3 verres standard par jour (au moins un jour par semaine sans aucune boisson alcoolisée)  

  • ne pas consommer :

    • pendant l’enfance et la pré-adolescence

    • pendant une grossesse

    • lorsqu’on conduit un véhicule, ou une machine dangereuse

    • quand on exerce des responsabilités qui nécessitent de la vigilance

    • quand on prend certains médicaments

Les consommations d’alcool remontent à l’Antiquité. Rituelles, sacrées, conviviales ou festives. L’alcool est aussi utilisé comme remède : c’est le seul anesthésique utilisé pendant les campagnes napoléoniennes, (aux États-Unis, pendant la prohibition, seuls les médecins pouvaient en prescrire). Au XIXème siècle, lors de la révolution industrielle, apparaît la notion d’alcoolisme. Dans la plupart des pays occidentaux, à des époques variables selon les contextes économiques, politiques et religieux, l’ »ivrognerie » de quelques-uns cède la place à l’alcoolisme de masse. En 1871 apparaissent à l’école les premières mesures de prévention. Après la Première Guerre mondiale, le discours évolue : on préconise dès le plus jeune âge l’usage modéré de boissons fermentées, tout en déconseillant les boissons distillées. En surproduction dans les années 1920, le vin est d’autant plus toléré.
Après la Seconde Guerre mondiale, on glorifie la sobriété. Des lois interdisent le vin dans les cantines, la publicité et la vente d’alcool dans les stades et instituent le principe des boissons pilotes (la limonade, le lait…) proposées à bas prix dans les cafés. À partir de 1968, les pouvoirs publics prennent conscience que l’alcoolisme est la conséquence du malaise de certains dans une situation à problèmes et recentrent leur message de prévention sur les risques immédiats de la consommation excessive d’alcool

Ce que prévoit la loi. 

L’alcool est un produit licite. Sa production, sa vente et son usage sont réglementés. La réglementation du commerce des boissons alcoolisées repose sur une classification des boissons. Elle régit tout débit de boisson où l’on consomme sur place.

Quiconque fait boire un mineur jusqu’à l’ivresse commet un délit. Il est interdit de vendre ou d’offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées (dans les débits de boissons, les commerces et lieux publics).  La loi du 10 janvier 1991 (dite loi Évin) interdit :

  • la publicité dans la presse pour la jeunesse et la diffusion de messages publicitaires à la radio le mercredi, et les autres jours entre 17 heures et 24 heures

  • la distribution aux mineurs de documents ou objets nommant, représentant ou vantant les mérites d’une boisson alcoolisée

  • la vente, la distribution et l’introduction de boissons alcoolisées dans tous les établissements d’activités physiques et sportives (une autorisation d’ouverture de buvette lors d’une manifestation sportive peut toutefois être délivrée sur demande).

La sécurité routière

  • des contrôles d’alcoolémie sont possibles, même en l’absence d’infraction ou d’accident, à l’initiative du procureur de la République ou d’un officier de police judiciaire (article L. 3 du code de la route et loi du 31 octobre 1990).

  • le taux légal d’alcoolémie maximale est fixé à 0,5 gramme d’alcool par litre de sang (contrôle par analyse de sang) et à 0,25 milligramme par litre d’air expiré (contrôle par éthylomètre – article L.1er et R. 233-5 du code de la route).

  • entre 0,5 et 0,8 gramme d’alcool par litre de sang – ou entre 0,25 et 0,4 milligramme par litre d’air expiré -, c’est une contravention passible d’une amende forfaitaire de 900 F et d’un retrait de trois points du permis de conduire.

  • au-delà de 0,8 gramme d’alcool par litre de sang, il s’agit d’un délit entraînant un retrait de six points du permis de conduire, passible de deux ans de prison et d’une amende de 30 000 F. La condamnation peut être assortie d’une suspension ou d’une annulation du permis de conduire (obligatoire en cas de récidive), de mesures de soins ou d’un travail d’intérêt général.

  • dans les stations-service, la vente de boissons alcoolisées à emporter est interdite entre 22 heures et 6 heures du matin.

La publicité

Les affichages publicitaires doivent se limiter à certaines indications et être accompagnés d’un message préventif à l’égard de l’abus d’alcool. Toute publicité à la télévision et au cinéma est interdite (loi du 10 janvier 1991).

18 septembre, 2007

Ma vie d’adulte (2ème Partie) 1976-1993 (1)Bonheur, Galère

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 18:53

De retour en martinique en Juin 76 avec mon épouse enceinte, je retourne habiter chez ma mère à l’Ermitage. Cette dernière est déjà très malade, au départ d’une rupture d’anévrisme, elle n’avait pas récupérée de tous ses moyens (hémiplégie des membres à gauche), puis atteinte d’un cancer qui allait finalement la terrasser.

Je me mets tout de suite à la recherche d’un emploi après avoir refusé un emploi réservé dans la fonction publique qui allait indubitablement me renvoyer en Métropole. Chose que je ne pouvais concevoir étant donné l’ampleur des douleurs qui me taraudaient et qui allaient crescendo. 

Le 08 novembre 76, un très grand évènement venait remplir ma vie de couple, en effet, naissait ce jour-là mon fils aîné, nous lui avons donné comme prénoms : Davy Wilfried.

Mais, à ce bonheur venait se greffer la douleur, quelques jours après cette naissance, venait à mourir ma mère, le 23 novembre à l’âge de 60 ans.

Triste jour et période pour moi, surtout que ma mère étant déjà hospitalisée à l’hôpital Clarac n’avait jamais pu voir mon fils.

Tous les efforts accomplis jusqu’à ce jour pour pouvoir l’aider se sont évanouis comme peau de chagrin.

Entretemps, le 17 septembre 76, j’étais employé comme controleur dans le circuit cinématographique ELIZE SA, grâce à un certain M. Gérard MELIN de la société sportive GOLDEN STAR qui m’avait connu auparavant alors que je pratiquais mon sport favori à l’INTREPIDE-CLUB. J’y suis resté un an.

En octobre 77, je suis embauché à la SMTL (Société Martiniquaise de Transit Littée) en qualité de commis pour remplacer un collègue en congé. j’y suis resté finalement jusqu’au 11 mai 93 (16 ans)

Après avoir été commis et employé aux écritures avec le directeur de l’époque, M. Louis LITTEE, un nouveau directeur, M. Bernard MARTEAU me confiait la dure mission d’être responsable du service contentieux. Mais constatant que je n’étais pas l’aise sur ce poste (j’avais l’impression d’étouffer à être enfermé dans un bureau),  il décida de donner le poste d’encaisseur avec tous les pouvoirs qui en découlaient. Je menais mon travail à ma guise (horaires, arrangement avec les clients, démarches au niveau de la banque, du tribunal de commerce, etc.) j’ai d’abord travaillé en scooter, puis avec mon véhicule, tous les différents frais et autres révisions étant bien sur à la charge de la société.

Un beau jour, M. MARTEAU a été licencié, puis un autre, M. Roger DAVILA qui lui avait succédé, mais qui malheureusement pour lui était trop près des employés.

Un certain 11 mai 93, un nouveau directeur me licenciait sous le prétexte fallacieux de « licenciement économique », alors que je revenais d’une très lourde et délicate opération à la colonne vertébrale.

Mais, pendant toute cette époque, je ne suis point resté inactif malgré mes douleurs sur les plans sportif et associatif.

Sur le plan sportif :

Pendant plus de seize ans, je suis entraineur-adjoint de basket-ball au sein de l’association sportive Intrépide-Club. Je m’occupais des sections benjamin, minime, cadet et junior avec les amis : Yves MOPSUS, Roger NOLBAS, M. LITTRE.

De même, dans un esprit d’apporter ma contribution au développement du sport, j’assurais les entrées de stades de foot-ball pour le Club Colonial et la ligue, de basket-ball pour l’Intrédipe, le Golden-Star et la ligue, de hand-ball pour l’Espoir de Floréal. La plupart de ces actions furent gracieuses, il me fallait d’une manière ou d’une autre aider les enfants, les jeunes et les clubs.

M. Jeannot ELIZABETH alors à l’époque conservateur du stade Louis ACHILLE m’avait fait confiance et introduit dans le milieu. Un grand homme, soyez-en remercié Monsieur!!

A cette même époque, mon ami Christian LOISEAU me sollicite pour monter une école de natation dans la commune du Saint-Esprit, j’adhérais à sa démarche et assez vite, nous amenions les enfants de la commune sur le plan d’eau de l’Anse à l’âne pour pratiquer notre activité. Saint-Esprit est une commune essensiellement rurale et il n’y avait pas de piscine, d’où notre idée de nous déplacer sur un site qui convenait le mieux à nos aspirations.

Bien des enfants de cette commune ont pu donc bénéficier de nos cours pour des sommes assez modiques et peuvent donc se targuer aujourd’hui de savoir nager.

En 1979-80, mon ami Guy BOIS-DE-FER crée à la demande du Président Albert VENUTOLO, une section féminine de Volley-ball, là aussi, j’y apporte mon grain de sel, puisque je persuade Marie-Josée mon épouse d’y adhérer. Il en découle une très belle période de confrontation avec les équipes suivantes : Grand-Rivière, Anses D’Arlets, Sainte-Luce, etc. Ma contribution a été efficace dans l’encadrement de cette équipe, car étant chargé de la logistique. Guy BOIS-DE-FER devenait quelques années plus tard(1996-1999) Président de la ligue de Volley-Ball et organisait en 1998  les Championnats de la Caraïbe de Volley-Ball seniors masculin et féminin; il a pu à ce titre compter sur son staff évidemment, sur moi, ainsi que sur quelques amis (Christian LOISEAU, Alex NEMORIN, Eddy MANETTE, Wilfrid MINEM, etc.) pour la réussite de cette manifestation.

13 septembre, 2007

Histoire de la Martinique

Classé dans : Histoire de Madinina — CATORC Charles @ 18:31

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D’origine volcanique, les presqu’îles de la Caravelle et de Sainte-Anne sont les terres les plus anciennes de l’île, apparues il y a quelques 18 millions d’années.

Apparaissent ensuite la montagne du Vauclin, le Morne Jacob et les Pitons du Carbet. Point culminant de l’île, la Montagne Pelée est âgée de 400.000 ans, un tout jeune volcan qui fait l’objet d’une surveillance attentive car ses éruptions sont rares mais violentes.

Quelques dates importantes

- Ier siècle : Les ARAWAKS, peuple pacifique, sont les premiers habitants de l’îles, ils vivent de pêche de chasse et de fruits.

Entre le XI / XII siècles : Les Indiens Caraïbes débarquent et massacrent les ARAWAKS, ils tuent les hommes et gardent les femmes pour les servir. L’île s’appelle alors MADININA (l’île aux fleurs)

15 juin 1502 arrivée de Christophe Colomb, qui débarque au Carbet (sur la côte Caraïbe)

1635 : Marque le début de la colonisation, avec l’édification du fort Saint Pierre de la Martinique.

1660 : La Martinique connaît de nombreuses guerres, entre Anglais Hollandais et Français, les Indiens Caraïbes sont exterminés.

1664 : Colbert officialise la traite des noirs.

1725 : La Martinique prospère, par l’industrie du sucre, Saint Pierre sa capitale compte 20 distilleries dans ses murs et 13 dans ses environs. Pour répondre au besoin de main d’œuvre des esclaves sont amenés d’Afrique noire.

1763 : Naissance de Joséphine Tascher à la Pagerie aux Trois Ilets, la future impératrice des français Joséphine De Beauharnais (femme de Napoléon Bonaparte).

1814 : La Martinique redevient définitivement française, après avoir été anglaise.  

1848 : Abolition de l’esclavage décrété le 27 Avril, et reconnue le 23 Mai en Martinique, par Victor Schoelcher après insurrection des esclaves.

1902 : Année d’effervescence politique en Martinique qui compte 3 représentants, un sénateur et deux députés dont deux sont de couleur.

Le 3 mai 1902, une première explosion surgit de la montagne pelée, des nuées de cendre inondent Saint Pierre. En pleine préparation électorale, le 17 mai est prévu le second tour des élections législatives, le gouverneur et le maire de Saint Pierre, publient des annonces pour demander à la population de rester calme et de reprendre son activité, alors que la volcan ne cesse de gronder.

Le 8 mai 1902 : irruption volcanique, faisant 28 000 morts.

Le 20 mai 1902 : seconde irruption qui rase définitivement Saint Pierre, les coulées de lave montent jusqu’à hauteur des premiers étages des maisons.

Le 6 juin 1902 : Nuée ardente sur Morne Rouge, 1 500 morts.

La Martinique compte alors 15 000 sinistrés, la plupart iront à Fort de France qui devient la nouvelle capitale.

1946 : La Martinique est devenue un département d’Outre-mer le 19 mars 1946.

La Martinique est dotée d’un Conseil général et d’un Conseil régional. Le département est découpé en quatre arrondissements (Fort-de-France, Trinité, Le Marin et Saint-Pierre), subdivisé en 45 cantons et 34 communes. Tous les textes nationaux y sont applicables de plein droit sous réserve d’adaptations nécessitées par la situation particulière du département. La Martinique est représentée au niveau national par 4 députés, 2 sénateurs et un conseiller économique et social. La préfecture est située à Fort-de-France. Deux sous-préfectures existent à Trinité et au Marin, et celle de Saint-Pierre est en cours de mise en place. En tant que département français, la Martinique fait partie de l’Union Européenne et bénéficie de mesures spécifiques qui adaptent le droit communautaire à la situation locale.

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Source : http://www.vue-turquoise.com/Histoire.htm 

Toutes les toiles sont l’oeuvre de Clément : clem555@msn.com

Jeune Artiste Martiniquais :

Atelier les Arts – Cosmy Manoir B2 – 97220 Trinité Martinique

12 septembre, 2007

Tim Tim Bois Sec (par Roland Bogat)

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 20:27

Messié, Cric ! Crac ! Tant pis pou cèlui qui tombe dans in boubier et qui ne connè pa la manière dè sè débarbouiller.

Messié, Cric !

Zô save pou qui macaque pè chien on?

Non… é bin ! fô moin raconté zotte çà.

Compè Chien et compè Macaque, on sam-di à quinzaine-ne, décenne en bouc fè povision.
Yo rivé tà, pa tini grand chose encò, yo gangné on landouille à dé.

Compè Chien pouan landouille-la pou i té pôté. Yo ka monté en chantonnant. Compè Chien ka di tout doucement : «En ka pôté landouille en nou, en ka pôté landouille en moin».

Compè Macaque ocsèvé ça, i di li: Ka ou sôti di, compè?» Chien répon-ne: «En ka pôté landouille en nou». Min temps z’en temps i ka di: «En ka pôté landouille en moin».

Macaque touvé-i côlè, min y pa di angnin; i té ka veillé bougue à-i.

Toul’temps yo té en chimin pavé, là qui pa ni pieds bois, i laissé chien pôté. Chien fô en grand chimin, ou save.

Min lhè i senti lodè rhasié, i di: Compè ou douètette fatigué, ban-en pôté ti bouin aussi».
Ka ou vlé fè, chien baille.

Macaque mèté li à di: «En ka pôté landouille
en nou, en ka pôté landouille en moin, en ka
pôté landouille en moin».

Et i ka longi pas à-i, messié ! i ja vouè pieds bois.

Compè chien ka bien ten-ne ça i ka di, min compè Macaque pressé et compè Chien essoufflé.

Lhè i vouè Macaque trop loin di-i, i hélé:
«Ka ou di, compè?» Macaque répon-ne: «En ka pôté landouille en moin». Chien bondi, min é la ! longtemps, Macaque ja en pieds bois.

Chien enragé, i ka mandé Macaque pa a-i: «En ké ba-ou li, compè, atten-ne». Pendant ci temps, Macaque mangé landouille la et i voyé peau la pou chien.

Messié Cric !…

Ça faite min-me et si zô couè en ka menti, gadé en chien, dépi ou vouè li sisé si dèiè a-i, i ka gadé en ciel, pensant qui Macaque ké décen-ne on jou pou i pouan pa à landouille à-i à si li.

Respé (Joby Bernabé)

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 20:20

 

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Ni lanmen maléré pann anba rob lavi
dan ansel « sé lavi ! sé lavi ! Sa’w lé fè ! sé lavi !»
ansel «sa’w lé fè» ki pa ka rété pies, pies, pies, pies, pies toubonman, um!
Lanmen dézespéré maré lannwit kon jou
ankò an priédié, priédié, priédié, priédié.
Lanmen neg débantjé ka fennen
anlè pié lespwa malpapay yo a, ay malpapay !
Ni lanmen djol bavé kalen ki pou pran valé
ek di amèn : mèsi belmè, mèsi, mèsi belmè patrie;
lanmen bouden bwareng
ki pa fouti metba sésé an tet zépeng
pou yo pé di’w an jou
«Mi sé sa mwen fè asou fos pwa kò mwen
ek dé lanmen-mwen
pou asiré chimen lanmen désandans-mwen.»

Ni dot kalté lanmen, aprézan
dot kalté ras lanmen ka ba ko yo lanmen
menm-bet-menm-pwel yo a kon may fil zagriyen;
lanmen ganté féré ki sa pasé lanmen
la lanmen pou pasé, lè lanmen pou pasé:
Twa ti tap an do moun.
Twa ti tap an do bef.
Twa ti tap an do neg.
Travay monfi ! travay ! sé bon ! sé bon ! sé bon !
Lanmen ka griyen ba’w
Lanmen ka ba’w lanmen
pandan lot lanmen-yan filé pou pété ren’w.

Lanmen kaméléyon
lanmen krab-gwo-modan
lanmen vènen sèpan
lanmen politichien ka trennen moun
kon chien dèyè zo bel pawol-yo, bel pawol. Wè.
Lanmen ki jik sosé
jik sosé, a pa jé,
ti biswi chanpagn yo a, an tjim san maléré.
Jòdi an ka mandé
respé pou lanmen-mwen
respé pou ta fré
respé pou péyi-mwen
respé an ka mandé.
Respé !

Kè-
Respé pou péyi-mwen
Pou lanmen-mwen
Respé respé an ka mandé

Pas ni lanmen griji ki aprann rifizé soutiré lanmizè;
lanmen ké résité’w sa ladech yé patjè
kon an lison jéografi, um !
Lanmen red kon masonn
ki konnet lévé tet pou yo raché dwa-yo;
lanmen ki désidé rété anfwapoutout
gobé miyet lavi tout Lasensilves;
lanmen ka pété woch;
lanmen ka kochi fè afos yo ja pran fè;
lanmen pé sa chiré’w ek lafwa an dié
menm manniè yo ké ba’w dousin
si’w wè yo pou ba’w dousin;
mwen menm man ka mandé
respé pou lanmen-mwen
respé pou ta frè-mwen
respé pou péyi-mwen
respé an ka mandé
respé !

Kè-
Respé pou péyi-mwen
pou lanmen-mwen
respé, respé an ka mandé.
Respé.

Senk dwet-li gran ouvè
an nonm gadé lanmen’y épi i déklaré: um !
«Si sé pou man ba an moun manjé épi plézi,
asiré an ké bay jistan i rasazié.
Mé si an pran lapenn di sé kou an ka ba’y,
sé ké asiréman pou i mandé padon !»
Mwen menm ki mwen menm lan
padon an ka mandé si dé lanmen neg mwen
si défwa an sé ja ba an moun
kou an pa té pou ba’y.
Mé poutji fout délè lanmen-mwen ni latranblad
lè an ka miziré pwa lavi an genyen
pou laswè vet man swé ?
Poutji an ka santi venn-mwen
ka brilé mwen pa bò kokozié-mwen
lè sa ka rivé mwen katjilé ki soley ké kléré
ba yich-mwen dimen ka vini yan adan lavi-taa
É andjetsa pito !

Respé pou lanmen-mwen
respé pou ta frè-mwen
respé pou péyi-mwen
respé pou tianmay-mwen.
Respé an ka mandé.
Respé !

kè-
Respé pou péyi-mwen
pou lanmen-mwen
respé, respé an ka mandé.
Respé !

Pas ni lanmen garé ka mò swef an lanmen fraternel
a tjenbé an zéklè lannwit-la.
Ni lanmen ki moli avan yo tjenbé red;
ni sa ka bouché zié pou yo fè wol pa wè;
ni dot ki ja lésé dézespwa k’alé;
ni sa ki viré lang asou kod lonbrik yo.
Ni lanmen ki fouben, lanmen ki sé limen difé
adan tout pay.
É ni lanmen, frè mwen
ka pran tan katjilé apiyé douvantet
ki bout kod pou ralé pou démaré lavi;
lanmen ki ni bon tjè mé ki ni kont tjè-yo;
lanmen ka djéri bles mé lanmen san fébles;
lanmen ki pa ka jwé grennzo épi tjè moun;
lanmen ké riaprann fè woch kraché difé;
lanmen ké rédi dlo, la dlo sé ka séré;
lanmen fò,
lanmen pwop,
lanmen net;
lanmen djok;
lanmen fanm épi nonm ki jiré
anlè tet jénérasion douvan;
pran fiel épi kouraj,
travay épi lanmou;
kòn lanbi ek fizi si mové tan lévé,
pou yo sinié
respé !
an zékal péyi-ya menm.

Jòdi an ka mandé’w
respé pou lanmen-mwen
respé pou ta frè-mwen
respé pou péyi-mwen
respé pou latè-mwen
respé pou tianmay-mwen
respé pou piébwa-mwen
respé pou lanmè-mwen
respé pou soley-mwen
respé an ka mandé.
Respé.

kè-
Respé pou péyi-mwen
pou lanmen-mwen
respé, respé an ka mandé.
Respé.

cabrouet.jpg

10 septembre, 2007

Sorbet au coco

Classé dans : Recettes antillaises — CATORC Charles @ 17:55

 Ingrédients

  • 3 noix de coco,
  • 2 boîtes de lait concentré sucré,                                            
  • 1 beau bâton de cannelle,
  • noix de muscade
  • 1 zeste de citron vert,
  • 1/2 cuil. à café d’essence d’amandes amères.
  • 1 sorbetière,
  • 3 à 4 pains de glace,
  • 1 à 2 kg de gros sel.
  • Pour une prise rapide du sorbet,le gros sel est indispensable sur les morceaux de glace

    Recette :

    1. Cassez les noix de coco et enlevez la fine peau brune. Râpez.

    2. Faites bouillir 1 litre d’eau en y ajoutant la cannelle, un peu de noix de muscade râpée et le zeste de citron vert.

    3. Retirez la casserole du feu et ajoutez la pulpe de coco râpé, mélangez et laissez refroidir complètement.

    4. Dans une grande serviette propre posée au-dessus d’un récipient, versez, par petites quantités, la pulpe et l’eau et pressez pour en extraire le lait.

    5. Ajoutez le lait concentré au jus obtenu, ajoutez l’essence d’amandes amères.

    6. Versez le tout dans le récipient à pales de la sorbetière.

    7. Cassez la glace en morceaux et répartissez-la autour du réservoir, sans oublier de parsemer de gros sel.

    8. Il ne reste plus qu’à « tourner le sorbet ». Lorsqu’on éprouve quelques difficultés à tourner la manivelle, le sorbet est prêt à être dégusté.

    martinique111s.jpg

    Accras de morue

    Classé dans : Recettes antillaises — CATORC Charles @ 17:41

    Les accras aussi écrit acras sont des petits beignets souvent à la morue, mais on peut également en faire avec du poisson ou des légumes. Le terme vient de la cuisine portugaise. On les sert pour l’apéritif ou comme entrée, mais aussi fort appréciés sous la forme du sandwich.

     Alimentation France, Image : Accras de morueIngrédients :
    250g de
    morue 
    150g de farine
    1/2 sachet de levure chimique
    1/2 c à c de sucre en poudre
    2 c à s de
    persil ciselé
    1 petit
    piment frais haché
    huile pour friture

    Recette :
    1-Faîtes déssaler la
    morue, peau vers le haut, en changeant l’eau plusieurs fois, pendant 12 h minimum.

    2-Egouttez la morue, mettez-la dans une casserole et couvrez d’eau froide. Amenez à frémissement, comptez 5 min et laissez refroidir. Egouttez la morue, enlevez peau et les arêtes.

    3-Tamisez farine et levure au-dessus d’une terrine et ajoutez sel, sucre et 1dl d’eau en fouettant jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Incorporez morue, persil et piment.

    4-Faîtes chauffer l’huile de friture. Plongez-y la préparation en vous servant d’une cuillère à café. Quand les beignets remontent à la surface, laissez-les cuire 3 à 4 min, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Egouttez les sur du papier absorbant et servez.

    9 septembre, 2007

    T comme Toxicomanie

    Classé dans : Glossaire — CATORC Charles @ 10:53

    Toxicomanie

    Terme abandonné en 1964 par l’OMS, mais encore largement utilisé même si le terme pharmacodépendance doit lui être préféré. Il désigne un invincible désir ou besoin de consommer une substance psychoactive et de se la procurer par tous les moyens, une tendance à augmenter les doses ou une difficulté à à en contrôler les prises, une dépendance psychique et physique, et des effets nuisibles à l’individu et à la société.

     Termes associés

    Craving :

    Le craving (de l’anglais « désir ardent, appétit insatiable ») désigne le désir compulsif de reproduire le comportement d’addiction suite à une période d’abstinence.

    Manque :

    Souvent associé aux symptômes physiques du sevrage des opiacés, le manque a une définition plus large où il désigne un état temporaire où l’individu dépendant ressent une sensation de vide qui pourrait être comblé par l’accomplissement du comportement addictogène.

    L’aliénation :

    L’aliénation désigne la dépossession de l’individu et la perte de maitrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures.

    Tolérance

    Propriété d’une drogue dont l’usage répété entraine une diminution des effets initialement obtenus d’où la nécessité d’augmenter les doses pour atteindre l’effet désiré. Elle est souvent asoociée au développement d’une dépendance physique.

    Tolérance croisée

    Développement d’une tolérance qui s’étend à d’autres produits après exposition durable à un produit particulier, qui conduit à augmenter la dose dès la première administration pour retrouver l’effet désiré.

    Anoxique 

    de anoxie qui est une diminution de l’oxygène utilisé par les tissus de l’organisme. Dans la majorité des cas elle est en rapport avec une charge insuffisante de sang en oxygène (voir anoxémie). En règle générale, on parle d’anoxie lorsque la pression partielle de l’oxygène dans le sang est inférieure à 0,2 bars.

    Dioxygène :

    c’est une molécule composée de deux atomes d’oxygène, noté O2, qui est à l’état de gaz aux conditions normales de pression et de température.

    On l’appelle souvent et de manière abusive « oxygène ». Il a été découvert le  1774 par le chimiste anglais Joseph Priestley.

    Viviparité :

    de vivipare; une espèce est vivipare lorsque les embryons se développent dans l’uterus de la mère et sont alimentés par un cordon ombilical. La mère donne ensuite naissance à des jeunes ou à des larves formés. Il n’y a donc pas de stade œuf, ou bien celui-ci est conservé dans la voie génitale de la femelle jusqu’à son éclosion. Cette stratégie de reproduction est appelé la viviparité.

    Corps sexué :

    corps dans l’image et la signification concernent l’établissement de l’identité et de l’organisation sexuelle définitive. 

    Imago :

    images inconscientes paternelles, maternelles et fraternelles forgées précocement et qui restent inverties pulsionnellement. 

    Individuation :

    processus conduisant le sujet à se construire un sentiment d’identité qui lui permet de distinguer clairement différence et similitude entre lui même et autrui. 

    Liens libidinaux :

    Lien établis grâce à l’énergie psychique issue de pulsion sexuelle. 

    Moi :

    instance au sein de la personnalité, dont les fonctions principales sont, l’adaptation au réel et le maintien de la cohérence interne. 

    Refoulement :

    mécanisme de défense psychologique qui consiste dans le fait d’écarter de la conscience des représentations qui ne peuvent qu’être réprimées. 

    Sublimation :

    processus psychologique de dérivation des pulsions sexuelles ou agressives vers des activités sociales, intellectuelles ou culturelles. Travail de deuil :

    Selon S. FREUD, processus de pensée qui s’effectue normalement dans l’esprit après la perte d’une personne ou d’une abstraction comme un idéal, la patrie, la liberté.

    A comme Addiction

    Classé dans : Glossaire — CATORC Charles @ 10:48

    Addiction

    Mot anglosaxon issus d’un terme juridique français du Moyen Age qui désignait un arrêté obligeant un débiteur non solvable à devenir l’esclave de son créancier afin de le rembourser. Désigne aujourd’hui l’état de dépendance dans lequel se trouve le toxicomane vis à vis de sa drogue.

    Abus

    Utilisation excessive et volontaire, permanente ou intermittente de médicaments non conforme aux recommandations du résumé des caractéristiques du produit ou à l’usage médical habituel.

    Abstinence

    Etat de longue durée sans drogue.

    Assuétude

    Contrainte psychologique et physique se traduisant par le désir de répéter la consommation du produit indépendamment de ses conséquences néfastes.

     

     

    D comme Dépendance

    Classé dans : Glossaire — CATORC Charles @ 10:32

    Dépendance psychique

    Etat dans lequel une drogue produit un sentiment de satisfaction et une pulsion psychique exigeant son administration périodique ou continue pour provoquer le plaisir ou éviter le malaise ou le déplaisir (soulager certaines manifestations : anhédonie, angoisses dissociatives, processus productifs).

    Dépendance physique

    Etat adaptatif caractérisé, lorsque l’administration de la drogue est suspendue ou qu’un antagoniste spécifique contrecarre son action, par l’apparition de troubles physiques, symptômes de sevrage ou d’abstinence qui se manifestent par des signes de nature physique ou psychiques (syndrome déficitaire) caractéristiques de chaque drogue. Plusieurs mois après le sevrage, la dépendance physique peut se manifester par de puissantes compulsions quand le sujet est remis dans certaines situations (mécanisme de conditionnement).

    Dépendance primaire

    Processus addictif survenant chez un sujet non pharmacodépendant auparavant, apparaissant dès l’adolescence. Exemples de substances utilisées au départ : alcool, cannabis, benzodiazépines, solvants. Evolution rapide vers les opiacés. Le risque de ce type de dépendance est le caractère tardive de la première consultation médicale.

    Dépendance secondaire

    Dépendance à une substance psychoactive chez un patient déjà dépendant d’une autre substance psychoactive. Certains notent un recours aux soins plus précoce, et une bonne réactivité au traitement.

    Dépendance sociale

    Etat dans lequel le sujet organise toute sa vie relationnelle autour de la drogue et s’enferme dans un monde marginal où le plus souvent il contracte des dettes financières, facteur précipitant la rechute.

    Dépendance croisée

    Le développement d’une dépendance à un produit entraîne des changements biologiques à la base d’une dépendance à une autre substance.

    Dépendance non toxicomaniaque

    Dépendance à un traitement, avec rebond des troubles à l’arrêt voire syndrome de sevrage. Elle peut être accompagnée d’une anxiété ou d’un malaise à l’idée de s’en séparer. Il n’y a pas de recherche d’un effet psychotrope, de modification de la voie d’administration et de la dose utilisée, de modification du comportement. Ce tableau peut être un leurre et être un état prétoxicomaniaque.

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