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9 septembre, 2007

Le Crack

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 10:26

 Le crack, qui est un dérivé de la cocaïne, est apparu sur le marché dans les années quatre-vingt. Cettedrogue est entourée des rumeurs les plus étranges, alors que le crack n’est rien d’autre que de la « cocaïne à fumer ». Il est considéré comme un stimulant.

Le crack s’obtient en diluant de la cocaïne « classique », c’est-à-dire du chlorhydrate de cocaïne, dans de l’eau et en y ajoutant du bicarbonate de sodium ou de l’ammoniaque. Le mélange est ensuite chauffé jusqu’à ce qu’il fonde. Ce simple procédé chimique permet de transformer le chlorhydrate de cocaïne en cocaïne-base. En séchant, les gouttes visqueuses ainsi obtenues donnent un produit consistant qui ressemble à un caillou : le crack.

Ce processus de fabrication peut être réalisé dans n’importe quelle cuisine en quelques minutes. Son nom vient des craquements qu’il produit quand il est chauffé.

Il existe de nombreuses divergences d’opinion en ce qui concerne la différence -éventuelle- entre le crack et la cocaïne chauffée. Certains pensent qu’il s’agit de deux produits différents. En fait, le crack ne se distingue pas de la cocaïne-base ou la cocaïne chauffée. 

Les effets du crack ne diffèrent pas vraiment de ceux de la cocaïne. Le crack peut certes agir de façon plus rapide et plus violente. Du fait qu’elle est fumée, la cocaïne atteint plus vite le cerveau qu’en cas d’inhalation. Avec le crack, le « flash » provoqué par la cocaïne est ressenti plus rapidement et dure moins longtemps; son action peut donc être plus violente sur l’usager. 

Aux dires de certains, le problème du crack tiendrait à la « descente », l’état désagréable qui succède à l’euphorie. Les usagers comparent ces effets, qui peuvent être extrêmement violents et désagréables, au choc causé par une terrible nouvelle. Pour échapper à ces effets, le sujet serait obligé de renouveler sa prise de crack. C’est sur cette hypothèse que repose la dépendance grave engendrée par le crack; la drogue la plus terrible de toutes puisqu’une seule prise suffirait à entraîner la dépendance.

On oublie toutefois que les données relatives au crack reposent souvent sur des (sous) groupes particuliers d’usagers, dans la plupart des cas des usagers de crack marginalisés. Ils représentent en effet la catégorie d’usagers la plus visible, sur laquelle reposent les rumeurs et les théories « courantes ». Les effets visibles d’une drogue sont souvent attribués à ses propriétés pharmacologiques, en négligeant le contexte social dans lequel la drogue est utilisée. Avec le crack, il n’est d’ailleurs pas question de dépendance physique; pourtant, la « descente » peut être si violente pour certains usagers que la peur de la subir peut engendrer une dépendance psychique.

Compte tenu de l’expérience dramatique dans laquelle cette nouvelle drogue avait plongé les Etats-Unis, l’Europe avait craint d’être submergée à son tour par la « vague de crack » à la fin des années quatre-vingt. Le crack n’a pourtant pas envahi l’Europe. Cette drogue n’est d’ailleurs pas aussi nouvelle qu’on le pense. En effet, la cocaïne-base est utilisée depuis longtemps dans plusieurs pays, dont les Pays-Bas. Les usagers transforment eux-mêmes (à la maison) le chlorhydrate de cocaïne en une drogue à fumer comme le crack. Ce type de consommation, qui existe depuis plusieurs années, n’a pas eu les conséquences dramatiques visibles, auxquelles on aurait pu s’attendre étant donné les rumeurs associées au crack.

Ce qui est nouveau, c’est que le crack est proposé prêt à l’emploi dans la rue et que cette drogue est plus répandue dans certains pays. La Grande-Bretagne est probablement le premier pays d’Europe à avoir été confronté au problème du crack. Les « yardies », réseaux jamaïquains, se sont spécialisés dans ce trafic. Après la Grande-Bretagne, le crack est également devenu une « drogue à problèmes » en France.

Le trafic de crack à Paris 

Le crack est proposé sur le marché français depuis les années quatre-vingt, c’est-à-dire qu’on le vend prêt à l’emploi dans la rue. L’OCRTIS affirme que le trafic de crack est « en pleine expansion » depuis quelques années. Selon l’OCRTIS, le crack est surtout importé des îles antillaises de Sainte-Lucie et de la Dominique, mais il est également fabriqué à Paris.

A l’origine, le phénomène s’est limité à Paris et à ses environs. Depuis peu, on trouve aussi du crack -pour le moment- à une échelle réduite dans d’autres régions de France.

Aussi bien les vendeurs de rue que les usagers étaient au départ des Antillais (français), originaires en majorité de la Guadeloupe et de la Martinique. Ce sont les Antillais qui ont introduit le crack sur le marché français. Le crack étant utilisé depuis longtemps aux Antilles, les Antillais ont importé leur « savoir-faire » et leur expérience en matière de fabrication et de consommation de ce dérivé de la cocaïne. Le crack est resté pendant longtemps une affaire purement antillaise; la drogue étant presque toujours proposée par des vendeurs (de rue) d’origine antillaise. Selon le médecin spécialiste du sujet, François-Rodolphe Ingold, l’un des rares familiers de cette « scène », environ 80% des dealers étaient d’origine antillaise au départ. 

Sur le plan organique :

Le cœur : trouble du rythme avec risque d’infarctus du myocarde.

Le cerveau : troubles du comportement, agressivité pouvant aller jusqu’au crime (pour des raisons souvent futiles) Même si ce n’est qu’un dérivé de la cocaïne, même si le produit n’est pas cher, sa dangerosité tient à sa courte durée de vie dans le sang (entre 5 à 15 minutes) et à son passage immédiat dans le cerveau (dès les premières minutes) Les prises sont nombreuses et la dépendance s’installe dès les premiers jours. Le crack est la drogue la plus puissante sur le marché et il provoque des troubles qui, pour certains, sont plus graves que ceux de l’héroïne.

On devient très rapidement accro au crack : la dépendance psychique s’installe en quelques jours et elle est particulièrement forte. Autrement dit, ce n’est même plus « Si vous essayez d’arrêter, ça fait très mal », c’est : « Si vous commencez, vous ne pouvez plus arrêter ».

Aucune drogue n’a plus mauvaise réputation que celle-là. A son nom sont associées des images de déchéance, de violence, d’espérance de vie qui rétrécit comme peau de chagrin, de camés pathétiques.  

La plupart du temps, le crack est fumé, dans une pipe en verre ou une boîte métallique percée. Il libère ainsi de la cocaïne pure qui arrive très rapidement au cerveau. Il peut aussi être injecté par voie intraveineuse.

Le  » flash «  caractéristique du crack procure une sensation immédiate d’euphorie intense. Il dure entre cinq minutes et un quart d’heure. 

La redescente, extrêmement brutale, s’accompagne d’un besoin très fort d’en reprendre TOUT DE SUITE. Le crack provoque un épuisement physique et peut entraîner des troubles cardiaques. Il serait aussi à l’origine de comportements violents, que l’on peut attribuer aux effets sur le cerveau et au phénomène de bandes qui accompagne le trafic.

La flore

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 9:55

La flore dans Géographie de Madinina

La flore des Petites Antilles comprend environ 2960 espèces de phanérogames (Howard & al. 1974 à 1989) auxquelles s’ajoutent 323 espèces de Ptéridophytes (Proctor 1977), soit un total de 3283 espèces végétales vasculaires. 12% des phanérogames et 14 % des Ptéridophytes sont endémiques des Petites Antilles. Ensemble, la Guadeloupe et la Martinique possèdent 56 % des phanérogames et 84 % des Ptéridophytes des Petites Antilles (Fournet 1978, Proctor 1977). A elles seules, la Guadeloupe et la Martinique hébergent 86 % des phanérogames et 83 % des Ptéridophytes endémiques des petites Antilles.

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Pour ce qui est des espèces arborées, la Martinique avec 396 espèces d’arbres, dont 20 % d’endémiques des Petites Antilles (Fiard 1994), est la plus riche des Petites Antilles. Cette diversité est plus de trois fois supérieure à la diversité métropolitaine, pour un territoire 500 fois plus petit !

Selon Fiard, sur les 396 espèces arborées de Martinique,  56 sont en danger d’extinction locale, 12 sont en danger d’extinction totale. Pour ce qui est des Orchidées, Feldmann signale que 22 taxons sont menacés pour la Guadeloupe et la Martinique réunies. Bernard signale 25 taxons qui seront prochainement en danger, 42 taxons en danger imminent d’extinction et 8 déjà éteints, sur les 202 taxons Martiniquais.

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Enfin, Sastre et Le Hil notent 196 espèces ou sous-espèces de Phanérogames menacées.

Le livre rouge de la Flore antillaise est en cours d’élaboration par le Muséum d’Histoire Naturelle en collaboration avec le Conservatoire Botanique. En attente de cet ouvrage, il n’existe pas de liste officielle des espèces végétales menacées.

Source : http://www.martinique.ecologie.gouv.fr/

La flore est d’une grande richesse en Martinique. Forêts tropicales, fleurs aux mille couleurs, mais aussi mangrove ou cactus…Vous ne manquerez pas d’être émerveillé devant sa diversité. Un vrai plaisir pour les sens.

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1 septembre, 2007

Ma vie d’adulte (1ère partie) Le Militaire, le Parachutiste

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 17:34

Donc, après mon engagement au Fort Gerbault et ce bref passage à Fréjus, je me retrouve au 1er RPIMA à Bayonne. J’y obtiens mon brevet de para et mes premiers diplômes militaires. 

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Je décide de partir pour l’Afrique et plus précisément au Tchad, certes la situation était chaude (affaire CLAUSTE), mais les perspectives de monter en grade assez rapidement et de ce fait gagner plus d’argent y étaient plus alléchantes.

J’arrive donc au Tchad à Fort Lamy au 6ème RIAOM le 06 octobre 73 pour une période de deux ans; là, j’ai pu m’aguérrir et apprendre le métier en plein théâtre oprérationnel.

Mais, je vous ferai grâce des détails de cette période de ma vie, sachez simplement qu’elle fut riche, pleine de rencontres, d’amitié, (René LAMITTE, Fred MARTIN, déjà amis d’enfance, André DUPE, Charlot CAROLE, pour ne citer que ceux-là), mais aussi très forte en intensité et extrèmement douloureuse.

Après ce long séjour, je quitte le Tchad avec le grade de caporal-chef et je regagne la Martinique pour un congé de trois mois en octobre 75. C’est pendant ce congé que je rencontre celle avec qui j’avais nourri des sentiments pendant mon absence du pays et qui allait devenir mon épouse et avec laquelle je vis toujours : Marie-Josée et qui allait par la suite me donner trois beaux enfants, deux garçons, une fille.

Nous nous étions en effet approchés pendant l’année de formation au CREPS de la Guadeloupe; elle a elle, persévérée dans cette voie et est devenue professeur d’EPS.

Le 23 janvier 76, je rejoins mon nouveau régiment le 8ème RPIMA basé à Castres en tant que chef de groupe.

Je rejoins mon nouveau régiment avec Marie-Josée, car, je lui demande si elle veut bien me suivre dans mon aventure militaire et elle accepte. Quelques mois après, un beau jour, je lui demande de bien vouloir m’épouser et là aussi, elle accepte et nous nous marions à la Mairie de Castres le 17 février 76.

Mais, depuis mon retour en Métropole, avec le froid, je commençe à ressentir de vives douleurs à mes lombaires, douleurs faisant suite à une blessure reçue lors d’un saut opérationnel au Tchad, dans une région hostile à l’époque des faits.

Après consultation à l’hôpital Henri Larey de Toulouse, le diagnostic est assez dur à accepter, fissure du sacrum avec expulsion de quelques disques vertébraux.

Je suis même hospitalisé dans cette hôpital pendant à peu près une quinzaine de jours pour examens approffondis, tellement mes douleurs étaient intenses.

Cette nouvelle situation qui allait de toute évidence m’empêcher de vivre ma vie de para et aussi le fait que mon épouse éprouvait de plus en plus des difficultés à vivre cette vie militaire m’ont poussé à demander ma démission de la grande muette.

Marie-Josée avait manifestement du mal à accepter, voire même comprendre mon métier, c’est-à-dire, les absences répétées en manoeuvre, les tours de gardes au régiment ou sur les pyrotechniques, les tours de sergent de semaine, les piquets d’incendie, mais aussi et surtout l’angoisse de me voir repartir sur un autre terrain opérationnel, et là, c’est le Liban qui pointait son nez.

Aussi, à quelques jours de mon départ pour le Liban, je reçois la réponse à ma demande de démission, elle est positive et je suis renvoyé dans mes foyers le 06 juin 76.

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