Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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23 janvier, 2008

Kannaval

Classé dans : Albums Photos — CATORC Charles @ 9:25
Kannaval Matnik
Album : Kannaval Matnik
Quelques photos de notre Carnaval dans la Caraïbe
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22 janvier, 2008

Quelques membres de l’équipe multidisciplinaire du CSRM/Clarac

Classé dans : Albums Photos — CATORC Charles @ 18:33
Léquipe multidisciplinaire du CSRM
Album : L'équipe multidisciplinaire du CSRM
Une partie de notre équipe de travail
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17 janvier, 2008

Ma vie d’adulte – Aujourd’hui

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 17:53

A peine mon diplôme de moniteur-éducateur en poche, une autre femme, Mme France-Line FANON m’offre la possibilité  de travailler sur un poste de remplacement à l’IDA (Institut des Déficients Auditifs) au quartier Champflore au Morne-Rouge.

Celà tombait très bien car je résidais à l’époque dans cette magnifique commune.

Il faut dire que cette dame était responsable déjà de ma formation à l’IFMES et connaissant mes compétences, mon allant et ma disponibilité, elle m’a offert tout simplement cette opportunité.

Pendant huit mois, j’oeuvre donc au sein de cette structure qui accueille une population d’enfants et de jeunes sourds et malentendants.

Ces enfants étaient pour les plus jeunes scolarisés sur place et pour ceux qui relevaient du secondaire, dans le collège de la commune.

Ces enfants sont renvoyés dans leurs foyers le week-end, un service de bus se charge de leur déplacement.

Cet épisode se termine en septembre 1998 où, je suis approché par un ami Pierre-Yves BERNABE qui me fait savoir qu’un autre ami (Daniel AGLAË) qui travaille Centre de Soins et Réinsertion de la Martinique désire rentrer en contact avec moi.

Chose faite, il me fait savoir qu’il y avait un poste vacant dans ladite structure et que je présentais le profil même si je n’étais pas encore titulaire du diplôme d’éducateur spécialisé. Mais étant donné que j’étais déjà en possession de la sélection pour faire la formation que celà ne posait pas de problèmes majeurs.

Il faut dire aussi que pendant ma formation de moniteur-éducateur que j’avais déjà approché le public toxicomaniaque par le biais d’un stage long dans un Centre de Prévention en milieu ouvert au quartier Trénelle à Fort de France et qui dépendait de l’ADAFAE.

Il me met donc en contact avec les responsables de cette structure et effectivement, m’était alors proposé le poste; après quelques temps de réflexion j’acceptais, car j’avais la promesse d’aller en formation, mais il faut dire aussi qu’il y avait la perspective de travailler avec des renommées comme par exemple le professeur Aimé CHARLES-NICOlAS, j’ai vu vite là une opportunité pour moi de progresser, de m’enrichir tant sur le plan personnel que professionnel et celà m’avait beaucoup enthousiasmé.

Je laissais donc l’IDA non sans amertume, mais, avec l’assurance de travailler avec des professionnels chevronnés, mon chagrin s’est vite envolé.

J’intègre le CSRM au mois de septembre 1998 et j’y suis jusqu’à ce jour; bien d’eaux ont coulées sous les ponts.

Mais ceci est une autre affaire à laquelle je consacrerais un autre chapitre; donc à suivre !!

Ma Structure, Le CSRM (La prise en charge résidentielle)

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 17:13

La prise en charge en hébergement se réalise sur trois axes d’intervention : 

a)   Le Lâcher Prise 

C’est une technique qui consiste à évacuer les blocages, à se libérer de ses angoisses, à réapprendre à articuler le physique, reprendre confiance en soi. 

Il s’étale sur trois semaines et comporte le programme suivant : 

Groupe de parole Cure d’eau et de tisane, Randonnée, Aquagym,  Relaxation-respiration, Remise en forme, Massage par l’eau, Taï-Chi, Temps de parole, Entretiens pour l’élaboration de projet de sortie, Programme oriculo thérapie « NADA » avec acupuncteur, Rencontre avec la famille,  Groupe d’entraide. 

b)   Le travail sur la dépendance 

Il consiste en une prise de conscience de la toxicomanie, un maintien de l’abstinence et une acquisition d’outils de lutte contre la rechute. 

Il se fait à partir du second mois, à travers diverses activités telles que : 

Temps de parole 

Réflexion, jeux de rôle, 

Entretien cognitif, Dessin, Peinture, Hygiène de vie et soins esthétiques,  Relaxation, Artisanat d’art, Rythme et expression musicale, Sport, etc. Est proposé en outre des règles de conduite durant la cure : 

Règle d’hygiène alimentaire,  Règle d’hygiène corporelle, L’abstinence totale de toute boisson alcoolisée, L’abstinence totale de toute drogue, Prise de médicaments uniquement sur ordonnance médicale, Ne pas abuser des excitants (pas plus de deux tasses de café/jour), Arrêter la consommation de tabac, N’usez que très modérément les épices telles que piments, poivre, etc. 

a)   La réinsertion professionnelle 

La dépendance toxicomaniaque se traite par le soin médico-psychologique et les techniques de prévention de la rechute, mais est aussi en fonction de la situation sociale et professionnelle de l’individu. 

Afin de répondre à cette problématique, au cours du troisième mois des démarches de réinsertion sont réalisées avec les partenaires suivants : 

ANPE Sécurité sociale, RMI,  AFPA, P.L.I.E,  C.L.I, Chantiers école, etc.  LE TRAVAIL SOCIAL 

Ce travail d’insertion professionnelle est réalisé depuis fin 1998 au CSRM, c’est dire que les éducateurs ont intégré le travail social dans leur pratique. 

Ce travail est conçu non pas comme un complément venant parfaire une prise en charge, mais comme partie intégrante de la prise en charge. 

Le sujet est invité à réfléchir à sa réinsertion dès le début de la prise en charge. 

Il vise à obtenir des allocations au toxicomane qu’à lui donner les moyens de se responsabiliser. 

L’amélioration de la situation sociale du sujet dépend de lui. Il est l’acteur de sa progression, avec notre aide.  Ce n’est pas à nous de lui trouver un emploi, nous l’aidons à le faire.  C’est évidemment un travail intégré à celui des autres intervenants du CSRM, un travail d’équipe. 

L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL Au sein du CSRM, l’assistante sociale doit mettre en œuvre, toutes les actions de conseil, d’information, d’orientation, de soutien, de protection et de prévention auprès des personnes accueillies. 

Elle doit tenir compte de la problématique du patient toxicomane. Pour cela, elle doit organiser et adapter sa démarche d’accompagnement social, en concertation avec l’équipe éducative, médicale et paramédicale du centre. Elle participe ainsi, à la définition du projet thérapeutique. 

LA PLACE DE L’ACUPUNCTURE 

En hébergement, l’acupuncture facilite l’intégration du patient au Centre, réduisant pendant sa période initiale, l’anxiété et les troubles du sommeil. 

Au-delà, et plus généralement, l’acupuncture accompagne la restauration du patient en donnant des réponses symptomatiques de qualité aux multiples demandes corporelles. 

Elle fournit parfois aussi une aide efficace à l’équipe éducative pour la gestion de certaine situation de crise. 

9 janvier, 2008

Adolescence et Toxicomanie

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 18:15

http://www.bowdoin.edu/~sputnam/rothbart-temperament-questionnaires/instrument-descriptions/early-adolescent-temperament.html 

L’adolescence, définie comme étant la « période de la vie entre l’enfance et l’âge adulte », est en effet source de grands changements, positifs ou négatifs, qui sont déterminants pour l’avenir de la personne. Ces changements physiques ou psychologiques forment des traits de la personnalité et du caractère qui sont souvent encore présents des années plus tard, mais qui sont aussi déroutants pour l’adolescent lui-même qui cherche son identité.

L’adolescent, face à toutes ces nouveautés et ces changements, a souvent tendance à chercher des moyens de s’évader ou, tout simplement, de s’amuser. Un moyen réputé et connu par presque tous les jeunes est la drogue, qui est assez populaire auprès des adolescents. Il est prouvé que la majorité des jeunes ont déjà expérimenté la drogue, pour différentes raisons, pendant cette période de leur vie.

La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d’une façon habituelle ou périodique, un ou plusieurs produits psychotropes (drogues) susceptibles d’engendrer une accoutumance ou un état de dépendance physique et / ou psychique. 

I) Epidémiologie

Les toxicomanes ont essentiellement entre 15 et 25 ans. Actuellement, la drogue illicite la plus consommer en France est le cannabis sous ces différentes formes. 85% des jeunes s’y sont adonnés à un moment de leur vie, plus ou moins fréquemment.  Nous pouvons diviser ce 85 % en 3 groupes : 

Les consommateurs occasionnels (60%) : ils consomment en des circonstances particulières  (anniversaires, fêtes, etc.)   

Les consommateurs réguliers (20%) : leur consommation est répétitive, sur une base hebdomadaire, il y a une dépendance psychologique. 

Les consommateurs problématiques (5%) : 

1)   Les surconsommateurs : celui-ci y consacre presque tout son temps, son énergie et son argent, cet adolescent a besoin d’aide extérieure. 

2)   Les abusifs : consommation irrégulière, mais importante de drogue, il y a souvent un mélange de substance en grande quantité. 

Quant aux psychotropes, généralement de la marijuana et du haschich, 5% des adolescents de la 6ème en ont consommé, ce taux augmente d’environ 5% par passage d’une classe à l’autre pour atteindre 30% en 2nde. Ils s’y adonnent avec des amis, la fin de semaine, et surtout pour le plaisir.

II) Les différentes drogues

Stupéfiants : – opium et dérivés : morphine, héroïne, drogues de synthèse… 

Hallucinogènes : – LSD 25, cannabis, champignons… 

Excitants majeurs : – cocaïne, crack, amphétamines et dérivés : ecstasy, anorexigènes…

Sédatifs : – benzodiazépines, barbituriques… 

Enivrants : – solvants et les produits volatiles (alcool, éther, poppers, protoxyde d’azote, trichloréthylène,) 

 

III) Facteurs favorisants 

Quelques motifs de consommation des  adolescents :

Satisfaire la curiosité, le désir d’expérimentation afin de connaître l’effet du produit. Recherche l’évasion, l’effet réputé, l’euphorie, le bien-être. Répondre aux pressions du groupe, conformisme. Favoriser les échanges. Besoin d’assurance et de confiance en soi, pour faire face aux problèmes. Augmenter la créativité et la performance artistique (favoriser par les hallucinogènes) Réduire l’angoisse, oublier une peine ou un échec, bien-être personnel moins satisfaisant, perception d’une vie plus stressante et le sentiment d’être moins heureux. Augmenter l’appétit sexuel. Troubles familiaux, divorce, sur-implication des parents au travail, famille reconstituée, peu d’encouragements de la part des parents, relation parents enfants moins positive.

Difficulté scolaire, expérience scolaire problématique, absences injustifiées, des résultats scolaires en dessous de la moyenne, aspirations scolaires moins élevées.

IV) Conséquences

La toxicomanie est une problématique multidimensionnelle parce qu’elle a des répercussions sur la santé physique et mentale des individus, sur leur vie économique et sociale et, dans certains cas, parce qu’ils sont susceptibles de faire face à la justice.

Accoutumance : diminution des effets sur l’organisme d’une dose fixe d’une substance au fur et à mesure de son utilisation. Elle se traduit par la tendance à l’augmentation des doses à chaque prise et au rapprochement des prises.

Dépendance physique : état adaptatif de l’organisme caractérisé par l’apparition de troubles physiques parfois intenses lorsque l’administration du produit est suspendue brusquement. Leur ensemble constitue le syndrome de sevrage, d’abstinence ou de manque. 

Dépendance psychique : désir, souvent irrépressible de répéter les prises afin de retrouver les sensations agréables. Ces deux notions de dépendance ne sont pas qualitativement distinctes mais traduisent deux aspects étroitement corrélés d’une seule et même notion. Le syndrome de manque vient renforcer la dépendance psychique qui elle-même influe sur la présence et l’importance du manque.

A moyen et long terme on relève les conséquences suivantes :

Des aspirations scolaires plus limitées, moins d’encouragements de l’entourage à la poursuite des études, une moins grande implication dans les activités parascolaires (culturelles et sportives), une moins grande implication sociale et sportive en général, moins d’implication au niveau du travail du soir et de fin de semaine (ces activités ne sont pas assez payantes pour subvenir aux besoins de consommation)

Ces conséquences sont proportionnelles à la consommation c’est-à-dire qu’elles sont d’autant plus prononcées que la consommation est lourde.

 Les signes d’alerte de l’abus de drogues peuvent être : 

Physiques : – fatigue durable, perte de mémoire, plaintes physiques, répétées, yeux rouges et ternes, toux persistantes. 

Emotionnels : – changement de la personnalité : repli sur soi, levée de l’inhibition, changements d’humeur, irritabilité,comportement irresponsable,mauvaise estime de lui-même, dépression ou manque d’intérêt général. 

Problèmes sociaux : – nouvelles amitiés moins intéressées par les problèmes familiers ou les activités scolaires, accrochage avec la loi, adoption de styles vestimentaires et musicaux moins conventionnels.   

VI) Conduites à tenir  

 1. Les soignants 

Ecouter sans juger.  Comprendre sans approuver.  Apparaître comme un point de repère.    Ne pas céder à la séduction ou au chantage.     Faire attention au transfert du toxique au soignant.  L’encourager, le valoriser. Etre optimiste.  Fixer des règles et des limites.   

2. Les parents    

Questionnaire Vous avez remarqué des changements dans l’attitude de votre adolescent ?     Votre adolescent change-t-il soudainement et fréquemment de groupe d’amis ?    Y a-t-il des changements dans les revenus et les dépenses de votre adolescent ?    Avez-vous certaines difficultés à entrer en relation avec votre adolescent, subitement devenu secret ? Croyez-vous que votre adolescent est susceptible de consommer de la drogue ? 

Conduites à tenir : 

Montrer de l’intérêt pour tout ce qui touche leur enfant sans être indiscret.   Consulter un professionnel si doute.  Comprendre sans juger, sans approuver et instaurer des règles à la maison. Etre optimiste, affectueux.  L’encourager, le valoriser. 

http://www.dhss.mo.gov/Nutrition_Adolescents/

 

Congné tambou la!

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 17:06

kolobarst.jpg  

Tambou bèlè © matinikphotos

 Appiyé ! congné tambou là !
Vini, dépéché zot zenfants.
Douboute, en nous crazé cô la.
Ciel la bel, fété tou bonnement !

Ernestine, pa pléré ma fi !
Hié té maigue, cé té sirigin…
Pa chéché a comprenne la vi !
Pou dimain, cé ké Babarin.

Paulo, kimbé rède pa moli !
cé vré, la souffrance pa gué dou.
Patience, kimbé la ké fini,
On malhé pa la pou toujou.

Allé, sauté, dansé, maté…
Chanté lé Rose, frappé lé mains…
cé plézi, tan pis pou apré.
Vancé voué moune la gen ça bien !

Appiyé ! congné tambou là !
Vini, dépéché zot zenfants.
Douboute, en nous crazé cô la !
Ciel là bel, fété tou bonnement

CASIMIR LETANG
Guadeloupe

 

Kimbé rède pa moli

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 16:57

Dé milets, bien chagés, té ka
fait la route côte à côte ; youn
té ka poté zanmas, l’autt’ la té
ka poté l’agent pou la paye.
Mon boug qui té ka poté l’agent
à té ka couè-ï, i té prélè
i comparaison, i té ka carrer
con an mal condinn’ pou l’autt’
là qui té ka chailler zanmas à.
(Mais cé parole là qui longue.)
Dé nègues marron rivé douvant
yo épi dé grand coutelas
vingt-quatre pouces bien filé.
Quand dé millets ouè ça, cé
méssié coummencer trembler, yo
pèdi la parole ; si ou té piqué
yo en goutt’ sang pas té kaill
couler, yo té saisi à fôce yo té
ni la trouille.
Dé nègues marron à coummencer
paler fô, yo prend en voix
majô ; cé l’agent yo ni bisoin.
Yo quimbé mal milet a qui té
ka poté l’agent la paye là, yo
baille bon babouquette, pou yo
té ça prend dé gros sacs l’agent
à ; milet fait la chaud
yo foutté ï coutt’ coutelas en cô ï
ça i té pé tchimbé épi yo quitté
missié press mô bô chimin a
Quand à l’autt’ milet à, qui té
ka poté zanmas à yo pas minme
prend roteu ï, yo pas minme
gadé ï a sou coté.
Quand l’autt’ milet à qui té
blesser à rouè ça i dit ï : compè
ça où fait, gadez con ou
chapé, à présent ou ka pâti
farraud, quant à moin, moin
ka mô à tè à, à fôce cé bandit à
passer coutelas en l’ai touèle
moin.
L’autt’ milet à réponn’ li : quitté
moin dit ou ça en compè,
si cété paill’ cann’ ou té ka
poté, ou pa té kaï là… à présent
ou ka racler, tout à l’heu à ou
pas té ka prend roteu moin,
ou té gro tchap, a présent
ou prend fè ou ka palé ba moin,
adieu compè, moin ka pâti,
foc moin fait travail moin.
« Kimbé rède pas moli, la vie
cé en combat si ou molli ou
prend fè ». Prend bon courage
pou monté mône la « fôc pas
janmin fait prélè pou en pli
faible passer ou »

8 janvier, 2008

Caractéristiques de personnes dépendantes

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 18:26

Michel Lemay

M.D. Docteur Es Lettres. Psychiatre. Professeur titulaire faculté de médecine Université de Montréal.

Généralement une personne alcoolique ou toxicomane possède plusieurs des caractéristiques suivantes. Ces traits peuvent aussi décrire les personnes ayant une dépendance à la sexualité, à l’amour, à la bouffe.

1.   Suprématie de l’instant présent

2.   Grande impulsivité.

3.    Intolérance à la frustration.

4.    Recherche du plaisir immédiat.

5.    Peur viscérale de déplaire, d’être jugé négativement, d’être rejeté.

6.    Fonctionnement psychique égocentrique.

7.    Dépendance ou contre dépendance affective.

8.    Tendance à l’attribution externe.

9.  Inhabileté à cultiver des relations interpersonnelles.

10.  Fuite de l’intimité.

11.   Pauvreté des sources de plaisir épanouissant.

12.   Isolement et solitude.

13.   Peu de contact réfléchi avec ses affects.

14.   Confiance en soi instable.

15.   Image de soi négative.

16.   Malaise à se retrouver seul avec soi-même.

Bibliographie : http://assoc.pagespro-orange.fr/arage/textes/bibliographie.html

 

La Soupe verte

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 18:11

Elle est indispensable après cette période festive (Noël, Jour de l’An), très facile à préparer et peu coûteuse.

Ingrédients

1 paquet de soupe habitante, oignons, chou vert.

Ail, épices (thym, laurier, persil, etc.)

Giraumon, carotte, navet, poireau, céleri.

Préparation

Faire bouillir tous les ingrédients dans une cocotte pendant 30 min.

Passer le tout dans un robot ou une moulinette, y ajouter cube ou bouillon de volaille.

Laissez mijoter jusqu’à obtenir une consistance homogène.

Goûter pour rectifier l’assaisonnement.

Matnik an tan lontan

Classé dans : Histoire de Madinina — CATORC Charles @ 17:34

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 An tan lontan : autour des années 1920-1950 

La Terre tourne, le monde change, évolue, « s’ultra-modernise » et personne ne peut empêcher cela. Le regard tourné vers l’avenir, on ne vit presque plus le présent, on regarde de moins en moins vers le passé.
De ce fait, les choses se perdent et sombrent dans l’oubli.  

La mémoire collective s’estompe peu à peu et les nouvelles générations ne savent presque plus rien des pratiques et des savoir-faire des anciens. Pourtant, il est bon de ne pas oublier les époques qu’ont vécues nos parents, nos grands-parents. Car le passé explique et donne souvent un sens au présent. C’est une tâche bien difficile que de dresser une liste des coutumes, des traditions et des « façons de faire » qui ont existé et dont certaines subsistent encore en Guadeloupe et en Martinique. 

An tan Robè – An tan Sorin 

Durant la seconde guerre mondiale, la Guadeloupe (an tan Sorin) et la Martinique (an tan Robè) connurent, elles aussi, des temps très difficiles.
C’était le temps de la restriction comme en Métropole. Avec le blocus continental, aucune denrée alimentaire n’arrivait de France.
Il fallait se débrouiller avec les moyens locaux ce qui développa l’ingéniosité des Antillais.

La préoccupation majeure était de remplir les ventres affamés. On mangea beaucoup de racines (ignames, patates douces, dachines/madères, choux/malangas), de ti-figues/ti-nains, de poyos, de bananes plantain, de riz, de légumineuses (lentilles, pois boukoussou, pois savon/chousse …), de fruits à pain. Comme chair, il y avait la morue salée. La viande et le poisson étaient rares, réservés aux plus aisés.

Chacun possédait un petit jardin où était cultivé de quoi améliorer les repas : giromons, gombos, épinards, piments, oignons-pays, ti-concombres, tomates, laitues …

Il n’y avait pas beaucoup d’huile qui était, comme beaucoup de denrées, rationnée. On en fabriquait donc avec la noix de coco sèche. Pour cela, on râpait la chair de la noix sèche, on en extrayait le lait auquel on additionnait un peu d’eau et on laissait reposer. On recueillait la matière grasse remontée à la surface et on la faisait bouillir avec un peu de sel jusqu’à évaporation de toute l’eau. Un dépôt se formait au fond de la poêle tandis que l’huile de coco remontait à la surface.

Parfois, lorsque l’on n’avait pas le temps de confectionner de l’huile de coco, on arrosait le manger directement avec du lait de coco ce qui relevait excellemment les aliments.

Les allumettes étaient rares, donc précieuses. Afin de les économiser, on ne laissait pas mourir son feu de bois ou de charbon. On l’entretenait précieusement, jour et nuit. Si malencontreusement il s’éteignait, avant de penser à craquer une allumette, on se dépannait chez une voisine (dont le feu était allumé puisqu’on en voyait la fumée) en lui empruntant quelques tisons. On transportait les braises dans une écale de noix de coco sèche ou un vieux morceau de poterie.

Pour avoir du sel, on faisait bouillir l’eau de mer jusqu’à évaporation. 10 litres d’eau donnaient environ 150 g de sel. Ce sel n’était pas de très bonne qualité et il donnait un léger goût amer aux aliments.

La farine-France (farine de froment venant de la mère patrie) était extrêmement rare et elle était remplacée par la farine de manioc faite avec le tubercule qui porte le même nom. On faisait également de la farine avec le fruit à pain.

Les gens qui vivaient au bourg ou qui vivaient au bord de la mer échangeaient des produits avec ceux qui avaient des jardins : du poisson et/ou de la morue contre des légumes, du lait ou encore du savon.
C’était la grande période du troc.

Comme en Métropole, le marché noir s’était développé avec une flambée des prix.

Pour bénéficier de certaines choses, il fallait aller voir Monsieur le maire pour obtenir un bon. Par exemple, il fallait un bon pour obtenir du tissu (pour les vêtements de la rentrée des classes ou pour un pyjama pour une personne à hospitaliser).

On se fabriquait des chaussures avec la paille des cocotiers ou le caoutchouc de vieux pneus.

Avec certaines plantes, on fabriquait du savon pour laver le linge à la rivière. Avec le manioc, on faisait de l’amidon pour le linge : la moussache.

A l’école, les plumes en acier avaient été remplacées par des plumes de coq, de poule ou de canard, taillées en biseau. On fabriquait de l’encre avec le coeur du bois de campêche que l’on faisait bouillir ; on recueillait l’eau devenue violette. Les cahiers étant rares, on récupérait soigneusement le papier des sacs de ciment pour en faire pour les écoliers : les feuilles propres étaient découpées et cousues ensemble par le milieu. Pour apprendre à compter, on utilisait des souches de feuilles de cocotier coupées en petits morceaux. Chaque enfant devait avoir ses bûchettes, attachées par dizaine pour la leçon d’arithmétique dans son sac en toile.

On tressait la paille de canne pour en faire des chapeaux ou encore des tapis. Du karata, on tirait des lanières, de la ficelle ou du fil pour la couture. On récupérait le fil des sacs de farine pour tricoter, à l’aide de souches de coco en guise d’aiguille, des ceintures. La toile de ces mêmes sacs était utilisée pour confectionner des vêtements, des draps …

On fabriquait des timbales avec des boîtes de conserve sur lesquelles on soudait une anse. Une petite calebasse coupée en deux donnait deux kouï qui servaient d’assiette. Les grandes calebasses donnaient des grands kouï et on s’en servait pour tout. Il y avait un kouï pour chaque chose : un pour faire mariner le poisson, un pour la vaisselle, un pour l’amidon, etc.

Le soir, on s’éclairait de lampions fabriqués à partir de boîtes de conserve. Ces lampions dégageaient beaucoup de « noire fumée » qui salissait tout.

La Famille
(au sens large du terme) 

Ne se limitant pas au père, à la mère et aux enfants, elle englobait largement les parents proches, à savoir les grands-parents, les tantes, les oncles, les neveux et nièces qui en général, n’habitaient pas bien loin. En effet, les gens étant plutôt sédentaires, ils naissaient, vivaient, se mariaient, avaient des enfants et mouraient dans la même commune, le même quartier ou lieu-dit. Les familles n’étaient pas éparpillées comme elles le sont aujourd’hui.

La famille formait un ensemble où femmes et enfants travaillaient, tout comme les hommes, pour le bien commun.

L’éducation des enfants

Les enfants, en général nombreux dans les familles en raison de l’absence de moyens contraceptifs, étaient élevés strictement, avec sévérité et parfois même dans la crainte des adultes. C’était une éducation plutôt répressive laissant peu de place aux dialogues, aux échanges entre parents et enfants.

Trop occupés à subvenir aux besoins primaires de la famille en raison d’une situation économique difficile, les parents n’avaient pas le temps de s’occuper de l’épanouissement et du bien-être des nombreux enfants. Souvent, les plus petits étaient pris en charge par les aînés et il n’était pas rare qu’un enfant soit confié à une tante, ou à une grand-mère, ou encore à sa marraine qui se substituait alors aux parents pour son éducation.

Les enfants devaient « honneur et respect«  envers les adultes dits « les grandes personnes« .

Première règle à observer : dire bonjour à toute grande personne (même si les parents étaient en désaccord avec cette personne).

Ensuite, les enfants devaient obéir, rendre service, participer aux différents travaux dans la maison (voir page Le quotidien des enfants), être polis (pour ne pas faire honte aux parents en société), se plier aux règles établies par les adultes.

Enfin, les enfants devaient respecter les adultes en ne les contredisant pas, en ne prenant pas inopinément la parole. Le faire était jugé très impoli et entraînait des réprimandes.

Les enfants étaient corrigés (verbalement et/ou physiquement) par leurs parents, mais aussi par les autres grandes personnes vivant dans leur entourage. En effet, il n’était pas mal vu qu’un adulte, surprenant un enfant en train de commettre une bêtise, le corrige immédiatement et rapporte le fait à ses parents (qui souvent punissaient à nouveau).

Les instituteurs et institutrices avaient carte blanche pour réprimander (et même battre les enfants) souvent à la demande des parents qui leur faisaient totalement confiance.

L’éducation des enfants était l’affaire de tous les adultes.

Voici quelques exemples de punitions :

« Lorsqu’un enfant commettait un acte désapprouvé par les parents, ces derniers le punissaient en lui administrant une volée de coups (à l’aide d’une ceinture de cuir, d’une baguette, ou tout autre objet capable de faire mal) 

 Et, si le cas était grave · on le mettait à genoux (parfois sur une râpe) au milieu de la pièce pendant quelques instants et l’enfant ne pouvait se relever qu’en ayant demandé pardon ; · on le laissait debout, de longues minutes, les bras écartés avec, dans chaque main, un gros caillou ou un gros livre. Et pour les plus naïfs · Pour leur faire avouer la vérité, on les menaçait de leur faire boire de l’eau bénite.  · Pour garder les enfants dans le droit chemin (ceux qui avaient fait leur profession de foi et reçu un scapulaire), les parents leur faisaient croire que le scapulaire les étranglerait s’ils commettaient des mauvaises actions » 

La grande majorité des enfants allaient à l’école jusqu’au certificat d’études primaires, faute de moyens. Bien vite, ils se retrouvaient dans la vie active pour aider leurs parents et gagner leur vie.

Certains parents, conscients de l’importance des études et pour de ne pas voir leurs enfants trimer comme ils l’avaient fait toute leur vie, se sacrifiaient pour leur permettre d’aller au-delà du certificat. Les élèves les plus brillants se voyaient attribuer une bourse, ô combien désirée et nécessaire ! (à lire : Rues Cases-Nègres de Joseph Zobel) 

Les catastrophes naturelles
(cyclones, tremblements de terre) 

Les cyclones :

Les cyclones étaient vécus simplement : il n’y avait pas la pression et les diverses informations des médias comme c’est le cas aujourd’hui.

Nos aînés pressentaient l’arrivée des ouragans en observant la nature :
- les crabes qui sortaient de la mangrove,
- le cri de certains oiseaux (le pipirit par exemple),
- les moisissures (pichons) sur les orangers,
- l’immobilité des feuilles des arbres (il n’y avait pas un souffle de vent quelques heures avant l’arrivée de l’ouragan),
- la chaleur étouffante,
- l’abondance des fruits et des légumes durant les mois précédents,
étaient autant de signes qui laissaient présager l’arrivée du mauvais temps.

Le cyclone, comme la plupart des phénomènes de la nature, était considéré comme surnaturel et inspirait la peur. Pour certains, c’était une manifestation divine, signe que Dieu était mécontentement ou en colère.

Après le passage du cyclone, une chaîne de solidarité se constituait spontanément pour reconstruire ce qui avait été détruit.

Les tremblements de terre :

Les tremblements de terre inspiraient plus de peur que les cyclones car totalement imprévisibles et ils avaient donc un caractère encore plus surnaturel : « Cé Bon Dié ki ka fessé pié-ï a tè »
(C’est Dieu qui tape du pied par terre).

Un grondement sourd qui se rapproche, des animaux qui s’agitent, des oiseaux qui s’envolent précédaient de quelques secondes la secousse sismique.

Aussitôt, les gens abandonnaient toute activité pour se jeter à genoux et prier, implorer ardemment le Bon Dieu afin que le tremblement de terre s’arrête :
« Bon Dié, préservez-nous ! Jésus, Marie, Joseph ! Jésus, Marie, Joseph ! ». 

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