Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

31 mars, 2008

Le Papayer et la Papaye

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 17:12

 

 Carica papaya

 

Le papayer (Carica papaya L.) est un arbre fruitier à feuillage persistant des régions tropicales humides et sous-humides, de la famille des Caricacées, cultivé pour son fruit, la papaye. Il est originaire du Sud du Mexique. C’est une plante dioïque. Le papayer peut être mâle ou femelle, mais aussi hermaphrodite. Les femelles et les hermaphrodites (en moindre quantité pour ces derniers) portent des fruits; elles nécessitent cependant une pollinisation pour porter des fruits.

Le papayer est ordinairement un arbre dioïque, les pieds sont mâles ou femelles, mais il existe des types hermaphrodites (bisexués). Les fleurs mâles apparaissent sur de longs panicules ramifiés à l’aisselle des feuilles, tandis que les fleurs femelles naissent isolées ou par groupe de 2 ou 3 sur la partie supérieure du tronc. Au point de vue génétique, il a été établi que :

1) Lorsque les fleurs femelles sont fécondées par des fleurs mâles, leur descendance est constituée de 50% de pieds mâles et 50% de pieds femelles.

2) Lorsque des fleurs hermaphrodites sont autofécondées, leur descendance est de 66% de pieds bisexués et 33% de pieds femelles

3) Lorsque des fleurs femelles sont fécondées par du pollen de fleurs bisexuées, leur descendance est de 50% de pieds bisexués et de 50% de pieds femelles

Toute la plante contient une enzyme protéolytique, la papaïne.

La papaye est riche en sucre
(5 à 8%)
et en vitamines : vitamine C
(60 à 70 mg/100 g),
vitamine A
(100 microgrammes/100 g)

Le latex est recueilli par incision des fruits encore verts, il coagule rapidement, est récupéré par raclage et séché.
Il se présente alors en petits fragments blancs à bruns, d’odeur « proche de la viande grillée » et de saveur faiblement salée et amère.
On trouve aussi du latex dans toute la plante, particulièrement dans les feuilles.
C’est un mélange enzymatique qui provoque la dégradation des protéines en peptides puis en aminoacides.

Les deux principaux constituants en sont la papaïne et la chymopapaïne.

Le latex est antihelminthique, mais toxique et purgatif aux doses efficaces.
Les graines contiennent également une substance antihelminthique mais leur saveur piquante en fait perdre l’usage.

On trouve dans tout les organes du papayer un peu d’acide cyanhydrique, un hétéroside soufré ( la glycotropoline) dans la plante et surtout dans les graines, et plusieurs alcaloïdes dans les feuilles.

La consommation de papaye est particulièrement recommandée, c’est un fruit « sauvage », très généralement non traité par les pesticides et un des fruits tropicaux qui se digère le mieux. Sa saveur un peu fade est relevée par du jus de citron. Il est parfait en salade de fruits et en sorbet.

La papaye verte, pelée, est excellente cuite à l’eau et accommodée en gratin. On peut aussi sécher la chair presque mure, découpée en lanières, elle se conserve plusieurs jours.

Le latex frais peut s’employer pour détruire cors et verrues.
Certaines populations du Pacifique et d’Asie utilisent parfois la papaye verte et écrasée en application sur le visage pour « éclaircir » le teint et détruire certaines taches mélaniques (quelques minutes d’application suivies d’un rinçage abondant, mais attention aux yeux!!).

Les feuilles un peu froissées servent à attendrir la viande; il suffit d’envelopper la viande et de la laisser ainsi quelques heures au frais.
La décoction de feuilles permet d’enlever les taches de sang sur les vêtements.

La chymopapaïne est utilisée pour soulager ou guérir les névralgies du nerf sciatique résultant d’une compression par hernie discale. On l’injecte directement dans le noyau du disque, la technique est délicate car l’enzyme est neurotoxique et peut provoquer d’importantes réactions allergiques mais ce traitement a prouvé son efficacité.
La papaïne brute ou purifiée est utilisée en thérapeutique digestive pour compenser les insuffisances des sécrétions gastroduodénales et pancréatiques.

 

Le Papayer et la Papaye dans Fruits & Légumes du Pays

En usage externe c’est un anti-inflammatoire et un détersif favorisant la cicatrisation des plaies et on peut l’associer à des antibiotiques. La papaïne entre aussi dans la composition de produits dermatologiques.
Les fleurs fraîches de l’arbre mâle étaient utilisées en infusion contre les bronchites et les trachéites mais aussi en décoction pour « les maladies du foie » et « la mauvaise digestion » au Brésil.
Les racines : traditionnellement chez les créoles guyanais et les caboclos brésiliens, on utilisait les écorces ou la partie interne des racines comme aphrodisiaque ou anaphrodisiaque mais cet usage est peut-être lié au symbolisme sexuel du fruit.

Le fruit écrasé ou un cataplasme des feuilles est appliqué sur les furoncles et les abcès afin d’activer leur maturation. Le suc du fruit est réputé vulnéraire. En Martinique, les fleurs du papayer mâle entrent dans la composition d’une lotion anti rhumatismale et servent à soigner les « blesses ». Les feuilles seraient anti-asthmatiques, antivomitives et indiquées en cas de refroidissement et de grippe. En Guyane, les racines sont citées comme aphrodisiaques, alors qu’à Sainte-Lucie, elles sont employées dans le traitement du diabète.

On trouve de nombreuses préparations pharmaceutiques contenant de la papaïnebrute ou purifiée, quelquefois en association avec d’autres phytomédicaments à visée antidyspeptique sous forme de sirop, d’élixir, de gélules ou de comprimés. L’indication générale de ces produits est la dyspepsie par insuffisance sécrétoire : gastrite atrophique ou toxique, parasitose chronique , troubles hépatobiliares et pancréatiques, troubles digestifs post opératoires.
En homéopathie, carica papaya 5CH est un régulateur du système nerveux.
 

21 mars, 2008

Comment rompre avec le tabac ?

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 17:15

Nombreux sont les fumeurs qui cherchent à arrêter ou qui pensent pouvoir le faire, tout en refusant de s’interroger sur la dépendance dont ils sont victimes.  Pourtant, les mauvais arguments, qui prennent le plaisir comme alibi, servent souvent à cacher une véritable faiblesse face au tabac. 

C’est que le fumeur cherche à donner l’image du contrôle de soi. Faux, répondent les psychanalystes, pour qui fumer représente une régression infantile. 

Les méfaits du tabac sont désormais bien connus : celui-ci est responsable de 20 % des décès dans les pays industrialisés, dont la moitié par atteintes artérielles, et de 50 % des cancers avant 65 ans, sans parler des dommages causés indirectement aux nouveau-nés et à l’entourage. 

Certains chiffres pourtant sont positifs vis-à-vis du tabac : les risques diminuent rapidement… dès qu’on parvient à s’arrêter. Au bout d’un an, les risques d’atteinte cérébro-vasculaire ont disparu ; le spectre de l’infarctus du myocarde s’éloigne à grand pas, pendant que les artères se libèrent des déchets accumulés pendant les années de tabagie.  A plus long terme, le risque d’infarctus du myocarde redevient normal, le risque de BPCO (bronchite chronique avec insuffisance respiratoire) diminue de plus de 50 %, ainsi que le risque du cancer du poumon. 

Les trucs pour décrocher seul sans rechuter

Les anciens fumeurs restent souvent dépendants de leurs habitudes et 80 à 90 % d’entre eux rechutent en moins d’un an, souvent à l’occasion d’un événement exceptionnel (drame de la vie, stress, mimétisme pendant les fêtes, dépression). Il faut donc toujours rester conscient que ce travail sur la volonté demande préparation et persévérance.  

«L’arrêt se joue sur la durée, remarque le Pr Gilbert Lagrue, auteur de Arrêter de fumer (éd. Odile Jacob) Ce n’est pas un sprint, mais une course de fond». 

Mais il faut réunir deux conditions préalables 

La première est de ne pas arrêter l’alcool et la cigarette en même temps. Il est conseillé d’arrêter d’abord de boire car la période de dépendance à la nicotine est plus longue chez les personnes alcooliques. La seconde : ne pas tenter d’arrêter en période de dépression, car la cigarette constitue un appui qu’il n’est pas opportun de supprimer. 

La bonne méthode consiste d’abord à choisir une date pour s’arrêter, puis cesser effectivement toute consommation en supprimant cendriers, briquets et allumettes. Il s’agit aussi de repérer et fuir les endroits où on avait l’habitude de fumer (fauteuil, café, train, coin fumeurs des restaurants…), ainsi que les «moments à risques» : sortie du cinéma, fin du repas. 

Par ailleurs, la prise de tabac permet souvent de procurer un certain équilibre intérieur, qu’il faut retrouver autrement : lutte contre l’émotivité, exercice physique, relaxation (bains tièdes, tisanes, moments de détente)  Dans tous les cas, le temps qui passe joue en votre faveur et vous permet de réactiver des plaisirs oubliés : goût, odorat, souffle et énergie, teints et cheveux améliorés, sentiment de liberté et pourquoi pas de nouveaux projets grâce à l’argent économisé. 

Se faire aider : qui et comment ?

Il n’est pas toujours facile d’arrêter seul. Il importe de bien dissocier les problèmes, car arrêter de fumer ne résout évidemment pas tout. De nombreuses thérapies reposent sur la participation mentale du patient et leur efficacité dépend du fonctionnement de chacun : acupuncture, auriculothérapie (aiguilles dans le pavillon de l’oreille), sophrologie, homéopathie, thalassothérapie, hypnose

Mais les méthodes les plus simples sont celles qui apportent des substituts nicotiniques : timbre (3 à 6 mois en doses dégressives), gommes à mâcher, comprimés sous la langue, inhalateurs ou cigarettes à base de plantes (pour le geste

Il peut être aussi très utile de chercher un soutien auprès des associations qui accompagnent et regroupent les anciens fumeurs. D’autant que le sevrage tabagique s’accompagne souvent d’un léger état dépressif dû aux modifications de l’organisme. Il faut tenir compte de cette baisse de régime, qui peut être à l’origine de l’échec du sevrage, et prévoir d’être soutenu durant cette période.  

20 mars, 2008

Matoutou ou Matété de crabes

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 18:26

  crabe

Le Matoutou ou Matété (différence de noms entre la Martinique et la Guadeloupe) est un plat traditionnellement servi lors des fêtes de Pâques et Pentecôte. On utilise des crabes de terre qui ont plus de goût que les crabes de mer, ils sont plus charnus et leur chair est plus fine. Veillez à les nettoyer soigneusement et à garder « le corail » qui donne au plat une saveur particulière. On trouve les crabes de terre qu’en période de Pâques, de juillet à septembre ils sont protégés. Il est tout à fait possible d’en trouver en métropole dans certains magasins exotiques mais uniquement durant cette période de Pâques, certains crabes viennent d’Afrique (Sénégal). On peut facilement congeler ce plat (sans le riz bien sûr).

Matoutou pour la Martinique, servi avec du riz à part et Matété pour la Guadeloupe, le riz est cuit avec les crabes.

Ingrédients 

Préparation : 40 mn          
Cuisson : 45 mn
- 8 crabes (généralement crabe de terre)
- 5 citrons verts
- 10 oignons pays
- 2 oignons france
- 5 brins de persil
- 1 cuillère à soupe de sel
- poivre
- 5 gousses d’ail
- 2 ou 3 tomates
- 6 cuillerées à soupe d’huile
- 5 graines de bois d’Inde + 2 feuilles
- 5 clous de girofle
- 2 feuilles de laurier
- 800g de riz
- 1,5 litre d’eau environ

Préparation

« Saigner » les crabes vivants en enfonçant la pointe d’un couteau entre les 2 yeux.
Les brosser énergiquement sous l’eau courante en insistant aux attaches des pattes. Enlever la queue repliée sous le ventre.
Mettre les crabes dans un récipient contenant de l’eau et le jus de 3 citrons. Retirer l’ extrémité des pattes en la cassant, et concasser légèrement les pinces pour que la sauce y pénètre.

Ôter la carapace mais conserver la « graisse » (partie marron ou jaune qui reste à l’intèrieur) avant de la jeter.
Enlever les branchies, les yeux, les mandibules. Casser le corps des crabes en 2 en y laissant les pattes.

Mettre dans un récipient de cuisson, les demi-crabes un peu écrasés, la graisse des crabes, les oignons émincés, les oignons-pays, le persil, le sel, le poivre, l’ail, les tomates en quartier, le jus des 2 citrons, l’huile, le bois d’inde en graines et en feuilles, les clous de girofle, le laurier.
Faire cuire à feu vif pour colorer, puis laisser mijoter 15 minutes. Verser le riz (pour le Matété) et l’eau sur les crabes.

Laisser cuire 30 mn environ en ajoutant un peu d’eau s’il le faut.

 

Matété ou Matoutou ( riz au crabe)

La Pâte à Accras

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 17:37

Les accras sont de petits beignets servis en apéritif ou en entrée. Les plus connus sont les acras de morue, mais il en existe de nombreuses variétés, plus appétissantes les unes que les autres.

Le vendredi Saint est le jour par excellence des accras en Martinique, légumes (choux dur, carottes, aubergines, giromon et bien sur des mélanges de légumes), poissons et fruits de rivière ou de mer (écrevisses, crevettes, lambis, etc.) et bien entendu le best, morue.

 Ingrédients

 300 g de farine, 3 oeufs, 2 oignons, 2 gousses d’ail, 1 à 2 verres d’eau, 1 piment, sel, poivre, vinaigre, persil, cive*, une pincée de bicarbonate de soude.

Préparation

Cette pâte à acras servira pour les acras aux poissons, crevettes, légumes, etc. On peut la préparer à l’avance.

Battre la farine en ajoutant petit à petit 1 à 2 verres d’eau pour éliminer toute formation de grumeau.

Mettre dans le bol du mixeur le piment, le persil, le cive, l’ail et les oignons. Hacher finement et incorporer à la pâte. Saler et poivrer. Séparer les jaunes et les blancs d’oeufs. Ajouter à la pâte les jaunes avec un peu de vinaigre et laisser reposer.

Juste avant la cuisson, incorporer à la pâte l’élément de base, poisson ou légumes, ajouter les blancs d’oeufs battus en neige et une pincée de bicarbonate de soude.

Cuisson

Déposer délicatement la pâte dans de l’huile très chaude par cuillerée à café. Laisser cuire les acras environ 5 minutes

*cive en Guadeloupe, oignon-pays en Martinique 

6 mars, 2008

Blaff de Poissons

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 17:57

medium_blaff3.jpg 

Le blaff de poisson est un court-bouillon bien épicé.
C’est une recette parfaite pour ceux qui suivent un régime car elle est peu calorique.

Ingrédients :

  • 1,5 kg de poissons frais,
  • 1 litre 1/2 d’eau,
  • 3 gousses d’ail,
  • 3 citrons,
  • 2 oignons,
  • persil, cives, thym,
  • clous de girofle,
  • graines de bois d’Inde,
  • sel, poivre,
  • 1 piment.

 Recette :

Faire bouillir longuement dans une casserole d’eau 1 clou de girofle, thym, persil, 2 oignons coupés en rondelles, 3 cives hachées, sel, poivre, graines de bois d’Inde, un morceau de piment.

Couper en morceaux les poissons, les frotter de citron vert et les plonger dans le court-bouillon. Laisser cuire de 10 à 15 minutes.

Ajouter un jus de citron et les gousses d’ail écrasées. Servir les poissons dans ce bouillon très parfumé.

Vous pouvez l’acompagner de riz, de pain ou encore de bananes mures (figues) et d’un avocat.

MÊT KOLIBRI

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 17:36

Colibri thalassinus

  

An têt an pié mango-vê
Mêt Kolibri lévé bon-nê
Opipiri ija douboutt’ :
Sin tchê d’matin
Soleye ka lévé bon-nê ozantiy.
Fuiii !!!… Pssiii!!! – Mêt Kolibri ka siflé

I sav i ni an lo bagaye
pou fè jôdi-a.
Soukoué plimm-li, bekté vant-li,
Pou tiré yonn-dé tik.
Vloup ! Mêt Kolobri plonjé.
Mêt Kolibri ja en chimin !
Zêl-li ka brin-nin telman vitt,
Brr ! Brr ! Ou sé di i pa ni zèl.
I ka tou sanm an mouchamyèl.

Tou lé matin, mêt Kolibri
kaye tété on bèl kokliko.
Mé i té za tété-ye tèlman,
Kokliko tonbé a tè
Kolibri di-ye : «Man sav man tchoué-ou».
Kokliko di-ye : «An pa pè mô,
Pass lê on kokliko tonbé,
Sé lè dis kokliko ka lévé
pli bèl, pli rouj, kraché difé !»
E toutt sé flè-a lantoun
di ti kolibri pa pléré pou sa.
Flè soleye, bouginvilié, zarôm
Lang-a-chatt, flanbouayan
yo di kolibri fè chimin-ye
Sé kon sa la vi ka maché
Mêt Kolibri viré monté
Fiiou ! Fiiou !
I ka volé chê, i pa pou kon-nêt !

I joinn toutt zanmi a-ye,
Sisi, mêl, zôtolan, kodeinn, grobèk
«Sa ou fè, mêt Kolibri,
Zafè-ou ka maché bon matin-an ?
— Moin la, man ka tchinbé,
Toutt’ moun paré pou koumbitt-la ?»
Mé oui, Kolibri mandé toutt jibié
Sanblé kô-yo jou tala
Pou fè an nich pou sikrié
Mi glangan, mi foufou, mi gôgô
Toutt zouézo pôté grinn sèl a-yo
minm si sé an ti môso paye
Tala pôté fèye, tala pôté koton
An lôt pôté boua ti-bonm sêk
Yo fè an nich ba sikrié
Yo fini sa an ti moman !

Kous yol / Jean-François LIENAFA

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 17:29

Kous yol

Twel
pou fè vwel

Van pou
pran balan

Kous yol sé pa kous pawol
badjolè épi prélè gran djol
gro majol ki ka yen ki fè wol.

Fok jeté bon zié
pou pa chalviré
pas bouden kanno ki toujou wouvè
paré pou risouv rè dlo tout lè.

Ou pou fè plis ki sa ou pé fè,
pies lanm lanmè
pa pou fè’w pè.

Sé la ou ka wè
sa ki ni lestonmak fouyapen,
yanm, dachin oben tinen.

Kous yol sé pa kous djendjen
pou moun ki ni mal ren,
fok ni bon janm, bon bra, bon tet,
menm si, pou sipòtè dèyè
ki pa ka soufè,
sé toujou an bel lafet…

 

ambiancefoule.jpg

 

 

L’Hygiène du Corps (Le Savon)

Classé dans : Hygiène de vie — CATORC Charles @ 17:16

L’hygiène est un ensemble de mesures destinées à préserver la santé.

L’hygiène du corps concerne essentiellement la propreté, par le nettoyage avec de l’eau et des produits nettoyants (Savon, Shampoing, Dentrifice, Déodorant)

Le savon (du latin saponem) est une substance solide utilisée pour le blanchissage, le lavage ou le nettoyage.

Le savon a été inventé en Syrie il y a environ 3 000 ans, avec de l’huile d’olive et de la soude végétale. Ce savon était particulièrement réputé pour ses propriétés désinfectantes, dues principalement à l’usage de cendres de laurier dans sa fabrication.

Produit de nettoyage connu en Europe depuis l’époque gauloise, il était alors fabriqué à partir de cendres (alcalines) et de suif, mais servait uniquement de shampooing.

C’est à Gallipoli, ville portuaire sur la mer Ionienne, dans le Sud de l’Italie, que devrait être attribuée l’origine du savon dit de Marseille. Grâce à ses nombreuses oliveraies et à ses multiples pressoirs souterrains (frantoi ipogei), le Salento commercialisait dans toute l’Europe une huile d’excellente qualitée, destinée principalement à l’éclairage des villes et des fabriques textiles, mais aussi à un usage alimentaire. L’idée d’ajouter de la soude aux restes des olives qui venaient d’être pressées une première fois permit aux habitants de Gallipoli de fabriquer des savons blancs et de diversifier durablement leurs activités.

À partir du XVe siècle, la région de Marseille devient un centre de production important, utilisant l’huile d’olive locale. La soude (à l’époque le mot « soude » désignait le carbonate de sodium) provient d’abord des cendres obtenues par la combustion de plantes comme la salicorne. En 1791, Nicolas Leblanc invente un procédé permettant d’obtenir de la soude à partir d’eau de mer.

En 1823, le chimiste français Eugène Chevreul explique la réaction de saponification et démontre que les corps gras sont formés d’une combinaison entre le glycérol et des acide gras. Au XIXe siècle, des huiles de coprah et de palme venant d’outre-mer sont employées dans les savons.

Depuis le XXe siècle, le savon est concurrencé par les tensioactifs synthétiques qui sont utilisés dans les détergents, les gels douches (Dop, Axe) et les « savons sans savon ».

Ses multiples emplois (toilette corporelle, shampoing, mousse à raser, lessive, vaisselle, entretien des sols et des sanitaires… jusqu’à la lutte contre les pucerons) seront la cible de produits « modernes » plus spécialisés, discutables tant par leur impact écologique (par la production, les emballages et la pollution des eaux usées) que par leur innocuité (risques d’allergies dûs à la multitude de composants nouveaux) et même d’efficacité. Ainsi, pour la toilette corporelle, les produits « sans savon » se sont installés sur la croyance en l’effet déshydratant du savon (certains savons, par exemple à la glycérine, respectent pourtant particulièrement bien l’épiderme). Il est remarquable que dans ces produits le savon est remplacé par le Laureth sulfate de sodium (nommé sodium laureth sulfate dans les compositions) qui n’est pas sans inconvénients.

 Le savon résulte d’une réaction chimique dite de saponification, transformation chimique au cours de laquelle des corps gras (graisses ou huiles) sont hydrolysés en milieu alcalin par une base, généralement de la potasse (Hydroxyde de potassium – KOH) ou de la soude (NaOH)), à une température comprise entre 80 et 100 °C. L’hydrolyse des corps gras produit du glycérol et un mélange de carboxylates (de sodium ou de potassium) qui constituent le savon. Les savons fabriqués à partir de soude sont durs. Les savons fabriqués à partir de potasse sont mous.

Le savon est un tensioactif. Les propriétés détergentes des molécules de carboxylates R-CO2-Na sont dues à leur amphiphilie : elles se présentent sous la forme d’une longue chaîne dont une extrémité, polarisée négativement, est hydrophile tandis que l’autre extrémité est lipophile. Cette dernière se fixe donc facilement sur les graisses, l’autre restant en contact avec l’eau de rinçage.

Lors de la toilette, le savon dissout la graisse constituant le film hydrolipidique qui recouvre la peau. La graisse est entraînée dans l’eau avec les saletés qu’elle contient. L’inconvénient est que le film hydrolipidique sert à protéger la peau et à retenir son eau. Le savonnage — ou tout lavage à l’aide de produits comportant des tensio-actifs, par exemple les gels pour la douche ou les lessives — fragilise donc la peau, jusqu’à ce que le film hydrolipidique se reconstitue, au bout de plusieurs heures.

Le savon est basique. Son pH est proche de 10. Lors de la toilette, il perturbe l’acidité de la peau (dont le pH est proche de 5).

Dans une eau dure, les molécules du savon réagissent avec les ions calcium et forment des dépôts de sels de calcium. De plus, on a besoin d’une plus grande quantité de savon pour nettoyer. Pour éviter ces inconvénients, on ajoute aujourd’hui aux savons des agents anticalcaires comme l’EDTA.

Les matières premières pour fabriquer du savon sont les matières grasses et la soude (ou la potasse). Mais après la réaction de saponification, le savon fini ne contient plus de soude ni d’huile. Il est constitué principalement de carboxylates de sodium (qui sont les molécules de savon) et contient aussi de l’eau.
La glycérine (ou glycérol) est un sous-produit de la saponification que l’on peut éliminer. Mais on laisse parfois la glycérine car elle apporte ses propriétés hydratantes au savon.

ADDITIFS

À la recette de base, on peut ajouter différents additifs selon l’effet recherché :

  • des agents anticalcaires
  • des conservateurs
  • des colorants
  • des parfums
  • des agents surgraissants (huiles) pour fabriquer un savon surgras
  • des agents hydratants comme le miel
  • des abrasifs pour fabriquer un savon exfoliant
  • des huiles essentielles extraites de plantes
  • des ingrédients antiseptiques pour fabriquer un savon antibactérien

Sous sa forme la plus simple, le savon est un produit détergent totalement biodégradable. Mais les additifs, eux, sont souvent polluants.

Types de Savon

Le savon se présente sous forme de bloc (pain), de poudre, de paillettes (lessives) et peut être vendu en solution (savon dit liquide).

Le Savon Azul e Branco est fabriqué au Portugal. Il est bleu et blanc-jaunâtre.

Le savon d’Alep, le plus ancien savon syrien, est à base d’huile d’olive et d’huile de baies de laurier.

Le savon de Marseille traditionnel est préparé avec de l’huile d’olive et de la soude.

Le savon animal est souvent préparé avec du suif de bœuf.

Une savonnette est un petit pain de savon, de composition plus élaborée — présence de colorant, parfum, bactéricide ou autre additif — destiné à la toilette (hygiène corporelle).

Un savon surgras est enrichi en agents surgraissants, par exemple des huiles végétales. La présence d’huiles limite le dessèchement dû au savon qui enlève le film gras (fil hydrolipidique) recouvrant naturellement la peau.

Le savon noir ou savon mou est obtenu à partir d’huile végétale et de potasse. Il était recommandé pour le nettoyage des carrelages. Il existe aussi du savon noir pour le corps.

Un savon sans savon, comme son nom l’indique, ne contient pas de molécules de savon. Appelé aussi pain dermatologique ou syndet (pour synthetic detergent), il est à base de tensioactifs synthétiques. Son pH est proche du pH de la peau.

L’industrie des lubrifiants utilise, pour la fabrication des graisses, des savons de lithium, de calcium, de magnésium ou encore d’aluminium.

 

3 mars, 2008

Kannaval du Lundi Gras 2008

Classé dans : Albums Photos — CATORC Charles @ 18:19
Lundi Gras Sainte-Luce (suite)
Album : Lundi Gras Sainte-Luce (suite)
Encore aussi Cho!!
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Lundi Gras Sainte-Luce / Martinique FWI
Album : Lundi Gras Sainte-Luce / Martinique FWI
Toujours hyper cho
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