Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

  • Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 6 mars 2008

6 mars, 2008

Blaff de Poissons

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 17:57

medium_blaff3.jpg 

Le blaff de poisson est un court-bouillon bien épicé.
C’est une recette parfaite pour ceux qui suivent un régime car elle est peu calorique.

Ingrédients :

  • 1,5 kg de poissons frais,
  • 1 litre 1/2 d’eau,
  • 3 gousses d’ail,
  • 3 citrons,
  • 2 oignons,
  • persil, cives, thym,
  • clous de girofle,
  • graines de bois d’Inde,
  • sel, poivre,
  • 1 piment.

 Recette :

Faire bouillir longuement dans une casserole d’eau 1 clou de girofle, thym, persil, 2 oignons coupés en rondelles, 3 cives hachées, sel, poivre, graines de bois d’Inde, un morceau de piment.

Couper en morceaux les poissons, les frotter de citron vert et les plonger dans le court-bouillon. Laisser cuire de 10 à 15 minutes.

Ajouter un jus de citron et les gousses d’ail écrasées. Servir les poissons dans ce bouillon très parfumé.

Vous pouvez l’acompagner de riz, de pain ou encore de bananes mures (figues) et d’un avocat.

MÊT KOLIBRI

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 17:36

Colibri thalassinus

  

An têt an pié mango-vê
Mêt Kolibri lévé bon-nê
Opipiri ija douboutt’ :
Sin tchê d’matin
Soleye ka lévé bon-nê ozantiy.
Fuiii !!!… Pssiii!!! – Mêt Kolibri ka siflé

I sav i ni an lo bagaye
pou fè jôdi-a.
Soukoué plimm-li, bekté vant-li,
Pou tiré yonn-dé tik.
Vloup ! Mêt Kolobri plonjé.
Mêt Kolibri ja en chimin !
Zêl-li ka brin-nin telman vitt,
Brr ! Brr ! Ou sé di i pa ni zèl.
I ka tou sanm an mouchamyèl.

Tou lé matin, mêt Kolibri
kaye tété on bèl kokliko.
Mé i té za tété-ye tèlman,
Kokliko tonbé a tè
Kolibri di-ye : «Man sav man tchoué-ou».
Kokliko di-ye : «An pa pè mô,
Pass lê on kokliko tonbé,
Sé lè dis kokliko ka lévé
pli bèl, pli rouj, kraché difé !»
E toutt sé flè-a lantoun
di ti kolibri pa pléré pou sa.
Flè soleye, bouginvilié, zarôm
Lang-a-chatt, flanbouayan
yo di kolibri fè chimin-ye
Sé kon sa la vi ka maché
Mêt Kolibri viré monté
Fiiou ! Fiiou !
I ka volé chê, i pa pou kon-nêt !

I joinn toutt zanmi a-ye,
Sisi, mêl, zôtolan, kodeinn, grobèk
«Sa ou fè, mêt Kolibri,
Zafè-ou ka maché bon matin-an ?
— Moin la, man ka tchinbé,
Toutt’ moun paré pou koumbitt-la ?»
Mé oui, Kolibri mandé toutt jibié
Sanblé kô-yo jou tala
Pou fè an nich pou sikrié
Mi glangan, mi foufou, mi gôgô
Toutt zouézo pôté grinn sèl a-yo
minm si sé an ti môso paye
Tala pôté fèye, tala pôté koton
An lôt pôté boua ti-bonm sêk
Yo fè an nich ba sikrié
Yo fini sa an ti moman !

Kous yol / Jean-François LIENAFA

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 17:29

Kous yol

Twel
pou fè vwel

Van pou
pran balan

Kous yol sé pa kous pawol
badjolè épi prélè gran djol
gro majol ki ka yen ki fè wol.

Fok jeté bon zié
pou pa chalviré
pas bouden kanno ki toujou wouvè
paré pou risouv rè dlo tout lè.

Ou pou fè plis ki sa ou pé fè,
pies lanm lanmè
pa pou fè’w pè.

Sé la ou ka wè
sa ki ni lestonmak fouyapen,
yanm, dachin oben tinen.

Kous yol sé pa kous djendjen
pou moun ki ni mal ren,
fok ni bon janm, bon bra, bon tet,
menm si, pou sipòtè dèyè
ki pa ka soufè,
sé toujou an bel lafet…

 

ambiancefoule.jpg

 

 

L’Hygiène du Corps (Le Savon)

Classé dans : Hygiène de vie — CATORC Charles @ 17:16

L’hygiène est un ensemble de mesures destinées à préserver la santé.

L’hygiène du corps concerne essentiellement la propreté, par le nettoyage avec de l’eau et des produits nettoyants (Savon, Shampoing, Dentrifice, Déodorant)

Le savon (du latin saponem) est une substance solide utilisée pour le blanchissage, le lavage ou le nettoyage.

Le savon a été inventé en Syrie il y a environ 3 000 ans, avec de l’huile d’olive et de la soude végétale. Ce savon était particulièrement réputé pour ses propriétés désinfectantes, dues principalement à l’usage de cendres de laurier dans sa fabrication.

Produit de nettoyage connu en Europe depuis l’époque gauloise, il était alors fabriqué à partir de cendres (alcalines) et de suif, mais servait uniquement de shampooing.

C’est à Gallipoli, ville portuaire sur la mer Ionienne, dans le Sud de l’Italie, que devrait être attribuée l’origine du savon dit de Marseille. Grâce à ses nombreuses oliveraies et à ses multiples pressoirs souterrains (frantoi ipogei), le Salento commercialisait dans toute l’Europe une huile d’excellente qualitée, destinée principalement à l’éclairage des villes et des fabriques textiles, mais aussi à un usage alimentaire. L’idée d’ajouter de la soude aux restes des olives qui venaient d’être pressées une première fois permit aux habitants de Gallipoli de fabriquer des savons blancs et de diversifier durablement leurs activités.

À partir du XVe siècle, la région de Marseille devient un centre de production important, utilisant l’huile d’olive locale. La soude (à l’époque le mot « soude » désignait le carbonate de sodium) provient d’abord des cendres obtenues par la combustion de plantes comme la salicorne. En 1791, Nicolas Leblanc invente un procédé permettant d’obtenir de la soude à partir d’eau de mer.

En 1823, le chimiste français Eugène Chevreul explique la réaction de saponification et démontre que les corps gras sont formés d’une combinaison entre le glycérol et des acide gras. Au XIXe siècle, des huiles de coprah et de palme venant d’outre-mer sont employées dans les savons.

Depuis le XXe siècle, le savon est concurrencé par les tensioactifs synthétiques qui sont utilisés dans les détergents, les gels douches (Dop, Axe) et les « savons sans savon ».

Ses multiples emplois (toilette corporelle, shampoing, mousse à raser, lessive, vaisselle, entretien des sols et des sanitaires… jusqu’à la lutte contre les pucerons) seront la cible de produits « modernes » plus spécialisés, discutables tant par leur impact écologique (par la production, les emballages et la pollution des eaux usées) que par leur innocuité (risques d’allergies dûs à la multitude de composants nouveaux) et même d’efficacité. Ainsi, pour la toilette corporelle, les produits « sans savon » se sont installés sur la croyance en l’effet déshydratant du savon (certains savons, par exemple à la glycérine, respectent pourtant particulièrement bien l’épiderme). Il est remarquable que dans ces produits le savon est remplacé par le Laureth sulfate de sodium (nommé sodium laureth sulfate dans les compositions) qui n’est pas sans inconvénients.

 Le savon résulte d’une réaction chimique dite de saponification, transformation chimique au cours de laquelle des corps gras (graisses ou huiles) sont hydrolysés en milieu alcalin par une base, généralement de la potasse (Hydroxyde de potassium – KOH) ou de la soude (NaOH)), à une température comprise entre 80 et 100 °C. L’hydrolyse des corps gras produit du glycérol et un mélange de carboxylates (de sodium ou de potassium) qui constituent le savon. Les savons fabriqués à partir de soude sont durs. Les savons fabriqués à partir de potasse sont mous.

Le savon est un tensioactif. Les propriétés détergentes des molécules de carboxylates R-CO2-Na sont dues à leur amphiphilie : elles se présentent sous la forme d’une longue chaîne dont une extrémité, polarisée négativement, est hydrophile tandis que l’autre extrémité est lipophile. Cette dernière se fixe donc facilement sur les graisses, l’autre restant en contact avec l’eau de rinçage.

Lors de la toilette, le savon dissout la graisse constituant le film hydrolipidique qui recouvre la peau. La graisse est entraînée dans l’eau avec les saletés qu’elle contient. L’inconvénient est que le film hydrolipidique sert à protéger la peau et à retenir son eau. Le savonnage — ou tout lavage à l’aide de produits comportant des tensio-actifs, par exemple les gels pour la douche ou les lessives — fragilise donc la peau, jusqu’à ce que le film hydrolipidique se reconstitue, au bout de plusieurs heures.

Le savon est basique. Son pH est proche de 10. Lors de la toilette, il perturbe l’acidité de la peau (dont le pH est proche de 5).

Dans une eau dure, les molécules du savon réagissent avec les ions calcium et forment des dépôts de sels de calcium. De plus, on a besoin d’une plus grande quantité de savon pour nettoyer. Pour éviter ces inconvénients, on ajoute aujourd’hui aux savons des agents anticalcaires comme l’EDTA.

Les matières premières pour fabriquer du savon sont les matières grasses et la soude (ou la potasse). Mais après la réaction de saponification, le savon fini ne contient plus de soude ni d’huile. Il est constitué principalement de carboxylates de sodium (qui sont les molécules de savon) et contient aussi de l’eau.
La glycérine (ou glycérol) est un sous-produit de la saponification que l’on peut éliminer. Mais on laisse parfois la glycérine car elle apporte ses propriétés hydratantes au savon.

ADDITIFS

À la recette de base, on peut ajouter différents additifs selon l’effet recherché :

  • des agents anticalcaires
  • des conservateurs
  • des colorants
  • des parfums
  • des agents surgraissants (huiles) pour fabriquer un savon surgras
  • des agents hydratants comme le miel
  • des abrasifs pour fabriquer un savon exfoliant
  • des huiles essentielles extraites de plantes
  • des ingrédients antiseptiques pour fabriquer un savon antibactérien

Sous sa forme la plus simple, le savon est un produit détergent totalement biodégradable. Mais les additifs, eux, sont souvent polluants.

Types de Savon

Le savon se présente sous forme de bloc (pain), de poudre, de paillettes (lessives) et peut être vendu en solution (savon dit liquide).

Le Savon Azul e Branco est fabriqué au Portugal. Il est bleu et blanc-jaunâtre.

Le savon d’Alep, le plus ancien savon syrien, est à base d’huile d’olive et d’huile de baies de laurier.

Le savon de Marseille traditionnel est préparé avec de l’huile d’olive et de la soude.

Le savon animal est souvent préparé avec du suif de bœuf.

Une savonnette est un petit pain de savon, de composition plus élaborée — présence de colorant, parfum, bactéricide ou autre additif — destiné à la toilette (hygiène corporelle).

Un savon surgras est enrichi en agents surgraissants, par exemple des huiles végétales. La présence d’huiles limite le dessèchement dû au savon qui enlève le film gras (fil hydrolipidique) recouvrant naturellement la peau.

Le savon noir ou savon mou est obtenu à partir d’huile végétale et de potasse. Il était recommandé pour le nettoyage des carrelages. Il existe aussi du savon noir pour le corps.

Un savon sans savon, comme son nom l’indique, ne contient pas de molécules de savon. Appelé aussi pain dermatologique ou syndet (pour synthetic detergent), il est à base de tensioactifs synthétiques. Son pH est proche du pH de la peau.

L’industrie des lubrifiants utilise, pour la fabrication des graisses, des savons de lithium, de calcium, de magnésium ou encore d’aluminium.

 

 

Vitalo.fr |
double sens |
♪♪**La riviere ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
| Location d'un studio à Sali...
| Donquichotte de la Mauritanie