Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

21 mai, 2008

Serge LETCHIMY, Maire de la Capitale

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 12:39

Serge LETCHIMY, Maire de la Capitale dans Fort de France, Ville Capitale eq6k2xae

Serge Letchimy (Né le 13 janvier 1953 au Gros-Morne en Martinique) est un homme politique français partisan de l’autonomie martiniquaise. Il est maire de Fort-de-France depuis 2001 et député de la Martinique depuis le 16 juin 2007.

Il est titulaire d’une licence de géographie et depuis 1984 d’un doctorat en urbanisme et aménagement obtenu à la Sorbonne à Paris. Serge Letchimy est urbaniste de profession et ancien directeur général de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort-de-France (SEMAFF). Il a dirigé cette société d’économie mixte de 1988 à 2000. En 1999, alors qu’il est directeur, la SEMAFF reçoit à Paris un SEM d’Or récompensant l’exceptionnelle capacité d’innovation de cette structure.

Sous l’étiquette du PPM, il est élu maire de Fort-de-France le 18 mars 2001 et succède à Aimé Césaire.

Il est conseiller général du canton 6 de Fort-de-France de 1992 à 2004.

Serge Letchimy est président de la Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20 avril 2001 au 11 avril 2008.

Serge Letchimy a été aussi conseiller régional du 21 au 24 mars 2004, mais il a dû démissionner pour respecter la loi sur le cumul des mandats.

Le 23 octobre 2005, il est élu président du PPM, lors du 17eme Congrès du parti.

Aux élections législatives de juin 2007, Serge Letchimy est élu député de la troisième circonscription de la Martinique en obtenant 16 055 voix (67,77%) face au député sortant, Philippe Edmond-Mariette. Serge Letchimy est à l’Assemblée Nationale, apparenté au Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés depuis le 26 juin 2007.

Le 9 mars 2008, Serge Letchimy est brillamment réélu dès le premier tour maire de Fort-de-France en recueillant 23 227 voix soit 82,62% des suffrages exprimés. C’est le maire le mieux élu de la Martinique lors des Municipales 2008.

  • Maire de Fort de France depuis 18/03/2001 (réélu le 09/03/08)

  • Député de la troisième circonscription de la Martinique depuis 16/06/2007

  • Conseiller général du 6eme canton de Fort de France de 1992 à 2004

  • Conseiller régional du 21 au 24 mars 2004

  • Président de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20/04/01 au 11/04/08

Oeuvres

  • Discours sur l’Autonomie, Matoury, Ibis Rouge Éditions, 2002, 168 p.
  • De l’habitat précaire à la ville : l’exemple martiniquais, Paris, Éditions L’Harmattan, 1992, 149 p.

Lien : http://letchimy.centerblog.net/

Chou de Chine ou Dachine

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 12:29

Famille

Aracées

Autres appellations
Coborée en Nouvelle-Calédonie
Madère en Guadeloupe
Songe ou Arouille violette à la Réunion
dachine ou chou de Chine en Martinique – le nom martiniquais de dachine est tout simplement l’orthographe français du nom anglais « dasheen »
malango, taro

 

    Colocasia esculenta
    Anglais: taro, dasheen
  •  
    • peut provoquer quelques démangeaisons quand on l’épluche.
    • laver et brosser le tubercule; utiliser comme une pomme de terre;
    • c’est le rhizome qui est comestible; la chair tourne au jaune, au rouge violacé ou au gris pendant la cuisson.
    • il possède un goût de pomme de terre et de châtaigne.
    • cuisson: bouilli, vapeur, en purée, en frites
    • il se méle agréablement aux sauces grasses
  • Origine: Inde

    Depuis des siècles, les voyageurs en Chine et un peu partout en Asie, emportaient dans leur bagage ce tubercule séché ou fumé. Nous retrouvons cette même coutume alimentaire chez les navigateurs polynésiens.

    Culture

    Cycle: vivace
    Climat: tropical

    Plante alimentaire rhizomateuse aux grandes feuilles peltées portées sur de longs pétioles. Le rhizome peut atteindre 70 cm par 60 cm. Il est souvent ovoïde mais peut prendre différentes formes. Coloré de blanc, de rose ou de mauve, il est recouvert d’une pellicule sombre qui renferme une chair d’un blanc nacré.

    Le dachine, qui aime les sols humides et ombragés, est souvent cultivé en bordure de forêts marécageuses.
    Sa propagation se fait naturellement, à partir des pédoncules latéraux.
    Les racines se développent et l’axe principal s’accroît ; c’est la partie comestible de la plante.

    Aux Antilles

    La conservation des dachines est délicate ; ils doivent être consommés rapidement.

    Le dachine est riche en sucres lents et notamment en amidon. En se transformant progressivement, l’amidon fournit de l’énergie mais apporte peu de matières grasses.
    Cet aliment permet de diversifier nos habitudes alimentaires et répond aux recommandations des diététiciens.

    Coupé en quatre, le dachine, cuit dans l’eau salée, accompagne volontiers les viandes et les poissons.
    Cuit à la vapeur, il peut être présenté avec d’autres tubercules. Il se prépare aussi en purée, soufflé ou gratin.
    Les feuilles, en forme de cœur, entrent dans la composition d’un plat traditionnel antillais, le calalou qui est une soupe très épaisse à base de feuilles.

    Bien préparer

    Bien cuisiner

Saveurs du Monde

C’est un tubercule que les Chinois adorent émincer en lanières pour imiter les nids d’hirondelle. On le sert généralement dans le repas de mariage.

En accompagnement, Les feuilles sont utilisées comme épinard dans le calalou ou le bouillon d’awara.

Le taro est un légume-racine qui est considéré comme un ingrédient de base dans l’alimentation des îles de Polynésie.

Aux Philippines, on l’appelle Gabi en Tagalog et Wahig ou Gutaw en Aklanon. C’est un légume versatile. Le tubercule est généralement utilisé dans la confection des desserts et la confiserie.

Dans la province d’Aklan, on différencie la variété ornementale « wahig » et la variété comestible « gutaw ». Le « wahig » est cultivé uniquement pour son tubercule à la peau brunâtre, poilue. La chair est blanche, parfois tachée de pourpre. Il existe plusieurs variétés car, une fois bouillis, certains sont très tendres, d’autres très durs. Il est ensuite servi avec du beurre et du sucre.

Les Maoris cuisent le taro dans un « hangi » sous la braise.

Fiche culinaire

  • les tubercules sont généralement bouillis dans l’eau
  • Il contient un liquide collant – le peler sous l’eau courante

    Kimbé rède pa moli

    Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 11:54

     

    photo 138 800x600

    Dé milets, bien chagés, té ka
    fait la route côte à côte ; youn
    té ka poté zanmas, l’autt’ la té
    ka poté l’agent pou la paye.
    Mon boug qui té ka poté l’agent
    à té ka couè-ï, i té prélè
    i comparaison, i té ka carrer
    con an mal condinn’ pou l’autt’
    là qui té ka chailler zanmas à.
    (Mais cé parole là qui longue.)
    Dé nègues marron rivé douvant
    yo épi dé grand coutelas
    vingt-quatre pouces bien filé.
    Quand dé millets ouè ça, cé
    méssié coummencer trembler, yo
    pèdi la parole ; si ou té piqué
    yo en goutt’ sang pas té kaill
    couler, yo té saisi à fôce yo té
    ni la trouille.
    Dé nègues marron à coummencer
    paler fô, yo prend en voix
    majô ; cé l’agent yo ni bisoin.
    Yo quimbé mal milet a qui té
    ka poté l’agent la paye là, yo
    baille bon babouquette, pou yo
    té ça prend dé gros sacs l’agent
    à ; milet fait la chaud
    yo foutté ï coutt’ coutelas en cô ï
    ça i té pé tchimbé épi yo quitté
    missié press mô bô chimin a
    Quand à l’autt’ milet à, qui té
    ka poté zanmas à yo pas minme
    prend roteu ï, yo pas minme
    gadé ï a sou coté.
    Quand l’autt’ milet à qui té
    blesser à rouè ça i dit ï : compè
    ça où fait, gadez con ou
    chapé, à présent ou ka pâti
    farraud, quant à moin, moin
    ka mô à tè à, à fôce cé bandit à
    passer coutelas en l’ai touèle
    moin.
    L’autt’ milet à réponn’ li : quitté
    moin dit ou ça en compè,
    si cété paill’ cann’ ou té ka
    poté, ou pa té kaï là… à présent
    ou ka racler, tout à l’heu à ou
    pas té ka prend roteu moin,
    ou té gro tchap, a présent
    ou prend fè ou ka palé ba moin,
    adieu compè, moin ka pâti,
    foc moin fait travail moin.
    « Kimbé rède pas moli, la vie
    cé en combat si ou molli ou
    prend fè ». Prend bon courage
    pou monté mône la « fôc pas
    janmin fait prélè pou en pli
    faible passer ou »

    Pour Aimé Césaire

    Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 11:47

    josecesaire.jpg 

    A Grand Rivière
    Où les vagues sont rudes
    L’enfant fait corps avec l’écorce
    Pour mener sa pirogue
    Au-delà des nuages

    José Le Moigne
    2007

    Fricassé de Lambis (Fruits de Mer)

    Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 11:30

    Pour 4 personnes
    Préparation : 30 minutes
    Macération : 2 heures
    Cuisson : 1 heure

    Ingrédients

    1 kg de lambis
    3 citrons verts
    3 gousses d’ail
    3 tomates bien rouges
    2 oignons
    1 piment
    3 cuillerées à soupe d’huile
    Sel, poivre

    Recette

    Nettoyer et couper en morceaux le lambis, le laisser mariner pendant 2 heures dans la moitié du jus de citron avec du sel et une gousse d’ail.

    Le faire revenir dans l’huile, les tomates et les oignons émincé pendant environ 5 min.

    Quand le lambis est bien coloré, ajouter l’ail pilé, saler, poivré et ajouter 3 verres d’eau.

    Laisser mijoter à couvert durant 1 heure, ajouter de l’eau si nécessaire.

    A la fin de la cuisson lorsque les morceaux de lambis sont bien tendre ajouter le reste du citron et un morceau de piment.

    Commentaires

    Servir le fricassée de lambis avec des haricots rouges, du riz ou des légumes pays.

    Si vous êtes pressé, faites cuire les morceaux de lambis (afin de les ramollir) à la cocotte minute dans un bouillon épicé sans sel durant environ 20 mn.

    Fricassé de Lambis (Fruits de Mer) dans Cuisine 577067

    15 mai, 2008

    Sainte-Marie, Terre de Culture (97230)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 17:25

     saintemarie.gif

     Sainte-Marie est la plus grande commune de la côte atlantique de la Martinique. Un peu plus vers l’intérieur des terres vous trouverez l’atelier de vannerie de morne des Esses. Le musée du rhum Saint-James reste bien entendu un passage obligé. Sans oublier les hommages à la nature que sont : le musée de la banane et l’habitation Roro.

    Martinique 

     Géographie

    A 8 heures de vol de la Métropole, soit environ 7000 kilomètres, SAINTE MARIE regorge de petits coins de verdure qui ne demandent qu’à vous accueillir.

    La ville couvre une superficie de 4 456 hectares pour une population d’environ 20285 habitants (chiffres du dernier recensement année : 2000).
    Située sur la côte Nord Atlantique de l’île, Sainte-marie est limitée au Nord par la commune du Marigot, à hauteur de l’Anse Charpentier et du quartier Pain de sucre. Les quartiers Saint-Laurent et Spourtoune la délimitent avec la commune du Gros Morne au sud-ouest. Ceux de Derrière-Morne et Bon-air la délimitent au sud avec la commune de Trinité.
    Dans cette commune se mélangent harmonieusement des plages, de magnifiques forêts aménagées et des campagnes luxuriantes de jardins créoles. Le relief assez diversifié est formé de mornes (petites collines), de vallées traversées par des rivières et d’une plaine côtière.

    De plus, elle bénéficie d’une position géographique fort appréciable puisqu’il règne un climat tropical.

    Passerelle

    Histoire

    Pour comprendre l’évolution de la ville de SAINTE-MARIE, il faut connaître les différents évènements passés depuis la découverte de la Martinique en 1502 jusqu’a nos jours. Des historiens ont pensé qu’il serait judicieux de diviser l’histoire de la commune en quatre étapes:

    De 1502 à 1658    Période du peuplement indien :

    Sainte-Marie était un lieu de fort peuplement: certains disent qu’elle était la capitale des caraïbes comme attestent les vestiges archéologiques retrouvés à Lassalle et à la petite Rivière-Salée. On y trouvait du roucou, plante avec laquelle les Caraïbes s’enduisaient le corps pour lutter contre les piqûres de moustiques.
    Pour les Caraïbes, l’artisanat (poterie, vannerie), la pêche ainsi que la culture du manioc et de la patate tenaient une grande place dans leur mode de vie. Ces activités ont donné naissance à la vannerie du Morne-des-Esses.
    Des hommes d’église étaient envoyés officiellement dans les colonies pour assurer les offices, s’occuper des malades, assurer une formation religieuse aux autochtones et transmettre la civilisation européenne.

    En 1654, le Général DUPARQUET, Gouverneur de la colonie fit appeler les Frères Prêcheurs ou Dominicains. Les Caraïbes entretinrent de bonnes relations avec les colons et leur donnèrent des conseils qui leur permirent de s’insérer dans ce nouveau milieu. c’est ainsi que les Français apprirent à pêcher en utilisant des nasses et des éperviers. Au niveau artisanal, ils apprirent l’art de la vannerie, de la poterie, l’exploitation du manioc et de la patate.
    En 1655 plusieurs chefs Caraïbes furent arrêtés. Les Caraïbes furent refoulés sur la côte atlantique appelée alors Cabesterre.

    De 1658 à 1848    La naissance de Sainte-Marie :

    Le 03 Janvier 1658, le Gouverneur Jacques DUPARQUET mourut à Saint-Pierre et sa femme prit la direction de la colonie au nom de ses fils. Marie DUPARQUET déclara la guerre aux Caraïbes pour les chasser. Les Caraïbes furent exterminés et les derniers s’enfuirent au Sud-Est de l’île dans un premier temps en 1660, après leur expulsion en terrain neutre par le traité entre Français, Anglais et Caraïbes, puis vers la Dominique et Saint-Vincent. Après le départ des Caraïbes une agglomération se forma autour d’un fortin qui prit le nom de Fort Sainte-Marie, en l’honneur de la Sainte vierge d’où l’origine du nom de la commune. 1659, Fond Saint-Jacques est donné en concession aux religieux Dominicains par Mme DUPARQUET.

    Le père BOULOGNE, supérieur des Dominicains, principal artisan de la victoire des colons reçoit de Madame le Gouverneur une vaste propriété en guise de récompense. Cette propriété reçut le nom de Fond Saint-Jacques en mémoire du gouverneur Jacques DUPARQUET. Cela a facilité le peuplement dans la région. Dès 1660, il fit construire une chapelle à Fond Saint-Jacques. C’est le père HALGAN qui en eut la charge. Ce dernier créa la première sucrerie de l’habitation. Depuis, commence la période esclavagiste qui fût marquée à Sainte-Marie par la plantation de la canne à sucre, du café et du cacao. Autour du Fort Sainte-Marie et d’une chapelle émergèrent des nombreuses habitations et sucreries. Les navires marchands s’y ravitaillaient. Ils achetaient du sucre et les produits des habitations.

    La croissance de Fonds Saint-Jacques est liée à la personnalité du père LABAT successeur en 1696 du père TEMPLE, chargé d’administrer l’habitation Fond Saint-Jacques jusqu’à son rappel en France en 1705. En effet, à son arrivée l’habitation était complètement délabrée. Il décida de l’équiper en matériel et main-d’œuvre et d’en réorganiser l’administration et la gestion. Créateur et animateur de la sucrerie, le père LABAT créa l’habitation monastique la plus célèbre des Antilles. Après le départ du père LABAT l’habitation continue de progresser et connaît son apogée vers les années 1730-1740, période pendant laquelle l’île entière connut une prospérité sans précédent. En 1789, il y eut la révolution et après cela les rapports entre l’église et l’Etat changèrent. En 1793, les biens du clergé furent nationalisés mais Saint-Jacques resta aux mains des religieux. En 1848, Sainte-Marie ne participe pas directement aux évènements politiques, mais apprit avec joie l’abolition de l’esclavage.

    Sainte-Marie, Terre de Culture (97230) dans Les Communes de Madinina 270px-Martinique-sainte-marie-sable-noir

    De 1848 à 1946 :     De l’abolition à la départementalisation :

    La période qui s’étend de l’abolition de l’esclavage à la départementalisation est marquée par des luttes sociales et le développement de nombreux hameaux tels que Bezaudin, Pérou, Morne-des-Esses…
    Le quartier Bezaudin tira son nom du Comte BEZAUDIN qui possédait ce quartier par ordonnance royale. Sur ces terres, il cultivait le tabac, le cacao, la canne à sucre et il fabriquait le sucre à l’endroit où existent maintenant les ruines de la distillerie de Fonds Verville. Après l’insurrection en 1848, la propriété fut partagée par les anciens colons entre esclaves et nègres marrons qui attaquaient les propriétaires d’habitation. La forêt de Bezaudin a une grande place dans l’histoire de la commune ; elle favorisa la résistance en servant de cachette aux malfaiteurs qui n’avaient meilleur refuge que ce lieu éloigné de la société policière. Certains contrebandiers des communes voisines y débitaient leurs animaux volés et y organisaient leur trafic de rhum.

     Ce quartier fut nommé à un certain moment la Croix Rouge car des voisins réglaient leurs différends à coup de coutelas ou de rasoir. Dans ce quartier, nous avons connu plusieurs « majors ». Il faut quand même souligner que les étrangers étaient très bien accueillis car c’est dans ce quartier que Noël était le plus chaleureusement fêté à Sainte-Marie. Ce quartier reste aussi le berceau du folklore martiniquais avec Hyppolite MARIE-SAINTE, Féfé MAROLANY et TI-EMILE, pour ne citer que ceux-là. Le quartier le plus important reste Morne-des-Esses qui tire son nom d’une famille DES ESSES de Saint-Pierre. Il fut peuplé pendant l’esclavage de mulâtres déportés qui s’étaient révoltés contre le régime. Les descendants de ces déportés se sont presque tous établis dans le quartier. Nous trouvons les SEBASTIEN, JEAN-BAPTISTE, JEAN-DE-DIEU, ADELE, MARIE-LOUISE. Ils ont pris en main l’héritage de leurs ancêtres et Morne-des-Esses est devenue la capitale de l’artisanat. C’est au quartier Spourtoune que s’est installée la coopérative de vannerie.

    Au cours de cette période troublée, un homme domine la scène politique : Joseph LAGROSILLIERE. Né le 02 Novembre 1872, Conseiller Général et Maire de sa commune natale de 1910 à 1937, Joseph Marie Samuel LAGROSILLIERE fut député de la 3ème circonscription de 1910 à 1924 et de 1932 à 1940. Il fit des études de droit en France pendant lesquelles il fonde le groupe socialiste des Antilles. Après la fusillade du François, il arrive en Martinique chargé d’une mission d’enquête sur les conditions de travail de l’île. Le 14 Juillet, il est l’invité de la Municipalité de Sainte-Marie. Après son passage au Morne-des-Esses, un syndicat agricole est créé. LAGROSILLIERE est le fondateur du Parti Socialiste. Il demeure un Samaritain très célèbre ; de nombreuses rues ou bâtiments publics portent son nom. En 1945, il est candidat aux municipales de Fort-de-France et est battu par Aimé CESAIRE. Il meurt à Paris, en 1950. En 1937, Rodolphe RICHER le remplace à la tête de la Commune.

    De 1946 à nos jours : Sainte-Marie Aujourd’hui :

    Pendant ces dernières décennies, Sainte-Marie n’a cessé de progresser pour assurer son rayonnement de ville capitale du Nord-Atlantique de la Martinique. L’installation d’infrastructures, tant commerciales que sportives comme le complexe sportif de Fond Giromon, le Palladium, le nouveau stade de Morne-des-Esses, le centre des arts martiaux, récemment la halte junior, la zone artisanale, les zones commerciales et les zones d’activités économiques, en fait une ville très active et animée.

     Le Tombolo

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    Cet îlet a servi de fort et de port, durant tout le XVIIe Siècle. Un chemin de fer y était installé afin d’acheminer depuis les habitations, les tonneaux de rhum et de sirop, Jusqu’aux navires ancrés dans la baie de Sainte-Marie. On y trouve encore les vestiges de toute cette épopée coloniale.Il fût également le lieu d’apprentissage de la natation, pour de nombreux samaritains.

    De nos jours il sert de port d’attache aux barques de pêcheurs. On ne peut dire de manière exacte le début et la fin de la construction du tombolo sachant que ce phénomène est lié à la météo. Mais en général le tombolo est ouvert de décembre à mai, de 9 heures à 19 heures.

    Alors venez visiter l’ilet et vous découvrirez un site qui vaut le détour. Vous pourrez vous adonner à des activités très variées : L’escalade, la pêche à la ligne, jouer au football, ou simplement vous y baigner, flâner, ou encore vous dorer au soleil. Haut perché, vous ne manquerez pas d’admirer Sainte-Marie, une partie de ses campagnes et le magnifique coucher de soleil.

    L’édile

     Le maire actuel est M. Bruno Nestor AZEROT, élu le 16 mars 2008, né le 22 juillet 1961, il est Conseiller Général du Canton 1 de Sainte Marie depuis 2004. Il est commerçant et réside dans le charmant quartier du Morne-des-Esses.

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    N’hésitez pas à visiter le site de la ville : http://www.ville-saintemarie.fr

     

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