Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

15 mai, 2008

Sainte-Marie, Terre de Culture (97230)

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 17:25

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 Sainte-Marie est la plus grande commune de la côte atlantique de la Martinique. Un peu plus vers l’intérieur des terres vous trouverez l’atelier de vannerie de morne des Esses. Le musée du rhum Saint-James reste bien entendu un passage obligé. Sans oublier les hommages à la nature que sont : le musée de la banane et l’habitation Roro.

Martinique 

 Géographie

A 8 heures de vol de la Métropole, soit environ 7000 kilomètres, SAINTE MARIE regorge de petits coins de verdure qui ne demandent qu’à vous accueillir.

La ville couvre une superficie de 4 456 hectares pour une population d’environ 20285 habitants (chiffres du dernier recensement année : 2000).
Située sur la côte Nord Atlantique de l’île, Sainte-marie est limitée au Nord par la commune du Marigot, à hauteur de l’Anse Charpentier et du quartier Pain de sucre. Les quartiers Saint-Laurent et Spourtoune la délimitent avec la commune du Gros Morne au sud-ouest. Ceux de Derrière-Morne et Bon-air la délimitent au sud avec la commune de Trinité.
Dans cette commune se mélangent harmonieusement des plages, de magnifiques forêts aménagées et des campagnes luxuriantes de jardins créoles. Le relief assez diversifié est formé de mornes (petites collines), de vallées traversées par des rivières et d’une plaine côtière.

De plus, elle bénéficie d’une position géographique fort appréciable puisqu’il règne un climat tropical.

Passerelle

Histoire

Pour comprendre l’évolution de la ville de SAINTE-MARIE, il faut connaître les différents évènements passés depuis la découverte de la Martinique en 1502 jusqu’a nos jours. Des historiens ont pensé qu’il serait judicieux de diviser l’histoire de la commune en quatre étapes:

De 1502 à 1658    Période du peuplement indien :

Sainte-Marie était un lieu de fort peuplement: certains disent qu’elle était la capitale des caraïbes comme attestent les vestiges archéologiques retrouvés à Lassalle et à la petite Rivière-Salée. On y trouvait du roucou, plante avec laquelle les Caraïbes s’enduisaient le corps pour lutter contre les piqûres de moustiques.
Pour les Caraïbes, l’artisanat (poterie, vannerie), la pêche ainsi que la culture du manioc et de la patate tenaient une grande place dans leur mode de vie. Ces activités ont donné naissance à la vannerie du Morne-des-Esses.
Des hommes d’église étaient envoyés officiellement dans les colonies pour assurer les offices, s’occuper des malades, assurer une formation religieuse aux autochtones et transmettre la civilisation européenne.

En 1654, le Général DUPARQUET, Gouverneur de la colonie fit appeler les Frères Prêcheurs ou Dominicains. Les Caraïbes entretinrent de bonnes relations avec les colons et leur donnèrent des conseils qui leur permirent de s’insérer dans ce nouveau milieu. c’est ainsi que les Français apprirent à pêcher en utilisant des nasses et des éperviers. Au niveau artisanal, ils apprirent l’art de la vannerie, de la poterie, l’exploitation du manioc et de la patate.
En 1655 plusieurs chefs Caraïbes furent arrêtés. Les Caraïbes furent refoulés sur la côte atlantique appelée alors Cabesterre.

De 1658 à 1848    La naissance de Sainte-Marie :

Le 03 Janvier 1658, le Gouverneur Jacques DUPARQUET mourut à Saint-Pierre et sa femme prit la direction de la colonie au nom de ses fils. Marie DUPARQUET déclara la guerre aux Caraïbes pour les chasser. Les Caraïbes furent exterminés et les derniers s’enfuirent au Sud-Est de l’île dans un premier temps en 1660, après leur expulsion en terrain neutre par le traité entre Français, Anglais et Caraïbes, puis vers la Dominique et Saint-Vincent. Après le départ des Caraïbes une agglomération se forma autour d’un fortin qui prit le nom de Fort Sainte-Marie, en l’honneur de la Sainte vierge d’où l’origine du nom de la commune. 1659, Fond Saint-Jacques est donné en concession aux religieux Dominicains par Mme DUPARQUET.

Le père BOULOGNE, supérieur des Dominicains, principal artisan de la victoire des colons reçoit de Madame le Gouverneur une vaste propriété en guise de récompense. Cette propriété reçut le nom de Fond Saint-Jacques en mémoire du gouverneur Jacques DUPARQUET. Cela a facilité le peuplement dans la région. Dès 1660, il fit construire une chapelle à Fond Saint-Jacques. C’est le père HALGAN qui en eut la charge. Ce dernier créa la première sucrerie de l’habitation. Depuis, commence la période esclavagiste qui fût marquée à Sainte-Marie par la plantation de la canne à sucre, du café et du cacao. Autour du Fort Sainte-Marie et d’une chapelle émergèrent des nombreuses habitations et sucreries. Les navires marchands s’y ravitaillaient. Ils achetaient du sucre et les produits des habitations.

La croissance de Fonds Saint-Jacques est liée à la personnalité du père LABAT successeur en 1696 du père TEMPLE, chargé d’administrer l’habitation Fond Saint-Jacques jusqu’à son rappel en France en 1705. En effet, à son arrivée l’habitation était complètement délabrée. Il décida de l’équiper en matériel et main-d’œuvre et d’en réorganiser l’administration et la gestion. Créateur et animateur de la sucrerie, le père LABAT créa l’habitation monastique la plus célèbre des Antilles. Après le départ du père LABAT l’habitation continue de progresser et connaît son apogée vers les années 1730-1740, période pendant laquelle l’île entière connut une prospérité sans précédent. En 1789, il y eut la révolution et après cela les rapports entre l’église et l’Etat changèrent. En 1793, les biens du clergé furent nationalisés mais Saint-Jacques resta aux mains des religieux. En 1848, Sainte-Marie ne participe pas directement aux évènements politiques, mais apprit avec joie l’abolition de l’esclavage.

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De 1848 à 1946 :     De l’abolition à la départementalisation :

La période qui s’étend de l’abolition de l’esclavage à la départementalisation est marquée par des luttes sociales et le développement de nombreux hameaux tels que Bezaudin, Pérou, Morne-des-Esses…
Le quartier Bezaudin tira son nom du Comte BEZAUDIN qui possédait ce quartier par ordonnance royale. Sur ces terres, il cultivait le tabac, le cacao, la canne à sucre et il fabriquait le sucre à l’endroit où existent maintenant les ruines de la distillerie de Fonds Verville. Après l’insurrection en 1848, la propriété fut partagée par les anciens colons entre esclaves et nègres marrons qui attaquaient les propriétaires d’habitation. La forêt de Bezaudin a une grande place dans l’histoire de la commune ; elle favorisa la résistance en servant de cachette aux malfaiteurs qui n’avaient meilleur refuge que ce lieu éloigné de la société policière. Certains contrebandiers des communes voisines y débitaient leurs animaux volés et y organisaient leur trafic de rhum.

 Ce quartier fut nommé à un certain moment la Croix Rouge car des voisins réglaient leurs différends à coup de coutelas ou de rasoir. Dans ce quartier, nous avons connu plusieurs « majors ». Il faut quand même souligner que les étrangers étaient très bien accueillis car c’est dans ce quartier que Noël était le plus chaleureusement fêté à Sainte-Marie. Ce quartier reste aussi le berceau du folklore martiniquais avec Hyppolite MARIE-SAINTE, Féfé MAROLANY et TI-EMILE, pour ne citer que ceux-là. Le quartier le plus important reste Morne-des-Esses qui tire son nom d’une famille DES ESSES de Saint-Pierre. Il fut peuplé pendant l’esclavage de mulâtres déportés qui s’étaient révoltés contre le régime. Les descendants de ces déportés se sont presque tous établis dans le quartier. Nous trouvons les SEBASTIEN, JEAN-BAPTISTE, JEAN-DE-DIEU, ADELE, MARIE-LOUISE. Ils ont pris en main l’héritage de leurs ancêtres et Morne-des-Esses est devenue la capitale de l’artisanat. C’est au quartier Spourtoune que s’est installée la coopérative de vannerie.

Au cours de cette période troublée, un homme domine la scène politique : Joseph LAGROSILLIERE. Né le 02 Novembre 1872, Conseiller Général et Maire de sa commune natale de 1910 à 1937, Joseph Marie Samuel LAGROSILLIERE fut député de la 3ème circonscription de 1910 à 1924 et de 1932 à 1940. Il fit des études de droit en France pendant lesquelles il fonde le groupe socialiste des Antilles. Après la fusillade du François, il arrive en Martinique chargé d’une mission d’enquête sur les conditions de travail de l’île. Le 14 Juillet, il est l’invité de la Municipalité de Sainte-Marie. Après son passage au Morne-des-Esses, un syndicat agricole est créé. LAGROSILLIERE est le fondateur du Parti Socialiste. Il demeure un Samaritain très célèbre ; de nombreuses rues ou bâtiments publics portent son nom. En 1945, il est candidat aux municipales de Fort-de-France et est battu par Aimé CESAIRE. Il meurt à Paris, en 1950. En 1937, Rodolphe RICHER le remplace à la tête de la Commune.

De 1946 à nos jours : Sainte-Marie Aujourd’hui :

Pendant ces dernières décennies, Sainte-Marie n’a cessé de progresser pour assurer son rayonnement de ville capitale du Nord-Atlantique de la Martinique. L’installation d’infrastructures, tant commerciales que sportives comme le complexe sportif de Fond Giromon, le Palladium, le nouveau stade de Morne-des-Esses, le centre des arts martiaux, récemment la halte junior, la zone artisanale, les zones commerciales et les zones d’activités économiques, en fait une ville très active et animée.

 Le Tombolo

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Cet îlet a servi de fort et de port, durant tout le XVIIe Siècle. Un chemin de fer y était installé afin d’acheminer depuis les habitations, les tonneaux de rhum et de sirop, Jusqu’aux navires ancrés dans la baie de Sainte-Marie. On y trouve encore les vestiges de toute cette épopée coloniale.Il fût également le lieu d’apprentissage de la natation, pour de nombreux samaritains.

De nos jours il sert de port d’attache aux barques de pêcheurs. On ne peut dire de manière exacte le début et la fin de la construction du tombolo sachant que ce phénomène est lié à la météo. Mais en général le tombolo est ouvert de décembre à mai, de 9 heures à 19 heures.

Alors venez visiter l’ilet et vous découvrirez un site qui vaut le détour. Vous pourrez vous adonner à des activités très variées : L’escalade, la pêche à la ligne, jouer au football, ou simplement vous y baigner, flâner, ou encore vous dorer au soleil. Haut perché, vous ne manquerez pas d’admirer Sainte-Marie, une partie de ses campagnes et le magnifique coucher de soleil.

L’édile

 Le maire actuel est M. Bruno Nestor AZEROT, élu le 16 mars 2008, né le 22 juillet 1961, il est Conseiller Général du Canton 1 de Sainte Marie depuis 2004. Il est commerçant et réside dans le charmant quartier du Morne-des-Esses.

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N’hésitez pas à visiter le site de la ville : http://www.ville-saintemarie.fr

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