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Fruit présenté : Pomme Canelle

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7 juillet, 2008

La Montagne Pelée, un volcan des plus célèbres

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 17:38

  http://www.photoway.com/fr/dest/martinique-212-photos-montagne-pelee.html

La montagne Pelée domine l’île de la Martinique dans l’arc des Petites Antilles. Elle figure depuis 1902 parmi les volcans les plus célèbres du monde, car son éruption cette année là a anéanti la ville de Saint-Pierre et ses quelques 28,000 habitants.

Sept communes sont installées sur les flancs du volcan : Le Prêcheur, Saint-Pierre, le Morne-Rouge, Grand-Rivière, Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe et Macouba.

L’étude des causes de la catastrophe marque le début de la volcanologie moderne, avec l’analyse et la définition du phénomène volcanique le plus dangereux : les nuées ardentes aussi appelées coulées et déferlantes pyroclastiques. La montagne Pelée a également laissé son nom à un type d’éruption précis : le type péléen.

La montagne Pelée fait partie d’un arc volcanique qui s’étend sur près de 850 km, depuis Puerto-Rico jusqu’au contintent Sud-Américain, dans la zone de subduction entre les plaques Caraïbe et Atlantique.

La plaque Atlantique glisse sous la plaque Caraïbe à un rythme de 1 à 2 cm / an, et plonge dans la manteau supérieur. La fusion partielle de la plaque et des sédiments entraînés, est à l’origine de la formation du magma alimentant les volcans antillais.

Le phénomène de la subduction est à l’origine du volcanisme de l’arc des Petites Antilles, et par le frottement des 2 plaques en mouvements, à l’origine des séismes tectoniques régionaux.

Au contact des deux plaques, l’accumulation de sédiments a entraîné la formation d’un « prisme d’accrétion », émergeant au niveau de Barbade (île calcaire). 

D’autres volcans régionaux sont également célèbres pour leur activité volcanique ou leur style éruptif, il s’agit principalement de la Soufrière de Saint-Vincent, de la Soufrière de Guadeloupe, la Soufriere Hills de Montserrat, et du volcan sous-marin Kick’Em Jenny.

La montagne Pelée est un stratovolcan parmi les plus meurtriers de la planète.

Le massif de la montagne Pelée constitue le dernier stade de formation de la Martinique.

L’édification de l’île a débuté il y a plus de 30 millions d’années, par la mise en place des presqu’iles de la Caravelle et de Sainte-Anne, à l’Est au au Sud. Ces terrains sont donc les plus anciens de l’île, et s’opposent à ceux de la montagne Pelée, plus récents.

Les dernières formations géologiques mises en place sur le massif de la montagne Pelée datent en effet de la dernière éruption de 1929-1932, et n’ont que 70 ans !

Randonnées sur la Pelée :

Montagne Pelée par l’Aileron
6 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 618 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 23.
Accès : Morne Rouge puis Route de l’Aileron, Parking du 1er refuge.

Montagne Pelée par Grand-Rivière (ou Macouba)
16 km Aller-Retour – 7h Aller Retour – Dénivelé 1300 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 21 (Gd-Rivière).
Accès : Habitation Beauséjour à Grand-Rivière.

Montagne Pelée par la Grande Savane
7 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 717 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 21 (Gd-Rivière).
Accès : Direction la Grande Savane au quartier la Charmeuse à l’entrée du Prêcheur.

Randonnée des sources chaudes de la Montagne Pelée
8 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 550 m
Niveau 1 (facile) – Sentier ONF – interdit ma/me/vendredi.
Accès : Début du sentier signalé face à la sablière – 2 km au Nord de Saint-Pierre en direction du Prêcheur.

La Baignoire de Joséphine

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 17:07

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De Sainte-Anne à la presqu’île de la Caravelle, la côte atlantique de la Martinique est une succession de baies peu profondes protégées du large par de grandes barrières de corail et parsemées d’ilets. Vu du ciel, de grandes tâches blanches y apparaissent au milieu des flots. Des hauts fonds sablonneux appelés ici les fonds blancs sur lesquels martiniquais et touristes ont pris l’habitude de venir s’installer, immergés jusqu’à la taille, un verre de rhum ou de jus de fruit à la main. Le spectacle de ces eaux translucides et l’impression de prendre l’apéritif en pleine mer y est en effet assez réjouissant.

 La Baignoire de Joséphine », le plus célèbre de ces fonds blancs est une langue de sable fin immergée à faible profondeur sise à quelques encablures des ilets Thierry et Oscar dans la Baie du François. Il doit sa renommé à son petit côté jet set, et aux légendes qui entourent son nom.

C’est là que les Békés, ces grandes familles de l’île descendantes des premiers colons, nombreuses à être installées dans la région du François, avaient pris l’habitude de se retrouver, loin de la foule, pour barboter en sirotant un ti-punch. Puis la mode s’est progressivement étendue et démocratisée pour devenir aujourd’hui une des principales attractions touristiques de la Martinique.

Plusieurs légendes habillement relayées par les professionnels du tourisme tentent d’apporter une explication à son appellation. Selon la première d’entre elle, la baignoire de Joséphine s’appellerait ainsi en mémoire de l’impératrice qui avait ses habitudes ici. D’autres font remarquer que la future femme de Napoléon, vivant au sud de l’île sur la commune des Trois-Ilets, devait avoir d’autres lieux de baignade plus proche de chez-elle, et que le surnom viendrait plutôt du nom d’un petit bateau dragueur de sable « La Joséphine » qui s’approvisionnait ici. Une version plus prosaïque mais peut-être plus réaliste ! Quoi que ! Demandez à votre guide lors de votre prochaine visite, il y a fort à parier qu’il vous livre quelques variations.

Atteindre la baignoire de Joséphine située à environ deux kilomètres et demi de la côte la plus proche, nécessite d’embarquer sur un bateau. Au départ de la marina du François, plusieurs options s’offrent à vous. Le kayak, la yole de pêche ou les gros navires des compagnies proposant des excursions à la journée avec baignade aux fonds blancs et repas sur l’îlet Oscar. Offrant une totale liberté de mouvement, le kayak est l’outil idéal pour parcourir la baie, s’arrêter sur les îlets (Métrente, Oscar, Thierry, Pelé, Long, Frégate, Lapins, Lavigne) profiter de leurs plages, et se baigner sur les fonds blancs tout en évitant les zones de fort afflux touristique. Et puis, au raz de l’eau, le spectacle est encore plus magique !

Le Giraumon

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 16:45

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Le giraumon est une variété de potirons, originaire d’Amérique et des Caraïbes. Cuit à l’eau, il est employé comme légume dans les régimes sans sel ou amaigrissant.

Sa forme et ses couleurs très particulières lui ont valu le surnom de « potiron turban » ou de « potiron bonnet turc ».

Étymologiquement, c’est le nom créole d’une variété de potiron cultivée dans les îles. Il était cultivé par les Indiens Caraïbes dans leurs jardins.

La partie inférieure, hémisphérique, porte une sorte de calotte à trois bosses dont elle est séparée par un liseré liégeux.

Gris ou vert, le giraumon peut aussi être bariolé de rouge, de vert et de blanc, ce qui lui donne un aspect décoratif recherché et indéniable.

Sa chair est ferme, sucrée et farineuse.

Il se décline partout en salade, en purée (chatinis), en compote (migan) dans les potages pour les rendre plus consistants. La chair une fois cuite est très onctueuse.Son écorce évidée est utilisée comme contenant.

Le giraumon se reproduit par graine. Il est vendu en parts ou au poids, rarement entier.

Potiron turban

Une recette : Le Potage au Giraumon

  • 500 g de giraumon,
  • 1 ou 2 pommes de terre,
  • 2 oignons,
  • lait,
  • sel, poivre,
  • beurre ou crème fraîche.
  1. Faites cuire le giraumon épluché et coupé en morceaux, les pommes de terre et les oignons émincés dans un litre d’eau légèrement salée.
  2. Passez le tout à la moulinette.
  3. Ajoutez du lait bouillant jusqu’à l’obtention d’un potage légèrement consistant.
  4. Salez, poivrez et faites mijotez 5 minutes.
  5. En dernier lieu, ajoutez un morceau de beurre frais ou une bonne cuillère à soupe de crème fraîche. Servez aussitôt.

Allez, hop une autre !! : Le flan au Giraumon

INGREDIENTS :

300 g de giraumon,
6 oeufs,
1 boîte de lait concentré sucré,
1 demi-verre de lait de coco,
sucre pour le caramel,
2 cuillères à soupe de rhum.
PREPARATION :

Epluchez et coupez le giraumon en morceaux et faites-le cuire dans un peu d’eau. Egouttez-le et laissez refroidir.
Dans un mixer, mettez le giraumon, le lait concentré sucré, le lait de coco, les oeufs et mixez le tout.
Ajouter le rhum et donnez un dernier tour de mixer.
Préparez un caramel afin de caraméliser un moule (de 22 cm de diamètre environ) et versez-y la préparation.
Faites cuire au four chaud, au bain-marie, pendant près de 40 à 45 minutes.
Laissez bien refroidir et mettre au réfrigérateur.
Au moment de servir, démoulez sur un plat de service. Afin de faciliter le démoulage, bassinez le moule pendant une minute dans de l’eau tiède ce qui ramollira le caramel et facilitera le démoulage.

Le Pain au beurre

Classé dans : Confiseries et Pâtisseries — CATORC Charles @ 16:18

  

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C’est une spécialité antillaise et plus singulièrement Martiniquaise que l’on déguste les jours de fête, comme lors des 1ère communion, etc.  Il est plus riche que le pain et bien plus facile à réaliser qu’une brioche. Puisse cette recette vous apporter chaleur et plaisir lors de vos réceptions ! 

Préparation : 25 mn
Cuisson : 35 mn
Repos : 75 mn
Temps total : 135 mn

Pour 6 personnes :

  •   1 oeuf + 1 jaune
  •   125 g de beurre
  •   100 ml de lait
  •   100 ml d’eau
  •   3 cuillères à soupe d’eau tiède
  •   1 cuillère à soupe de lait
  •   2 cuillères à café de sucre en poudre
  •   1 cuillère à café de sel
  •   500 g de farine
  •   1 sachet de levure de boulangerie
  •  Préparation :

    Mettez la levure dans une bassine et versez-y l’eau tiède. Ajoutez 1 cuillère à café de sucre en poudre. Mélangez rapidement, couvrez et laissez reposer 15 minutes dans la cuisine.

    Pendant ce temps, coupez le beurre en petits morceaux. Ensuite, mettez à chauffer le lait et les 100 ml d’eau dans une casserole. Quand le mélange est bien chaud mais pas bouillant, éteignez le feu et ajoutez-y le beurre. Faites-le fondre.

    Mélangez la farine, 1 autre cuillère à café de sucre et le sel à la levure reposée (la levure doit avoir pris du volume et avoir un aspect mousseux).Faites un puits dans dans ce mélange puis versez-y le mélange lait-eau-beurre ainsi qu’un oeuf. Mélangez énergiquement avec une cuillère en bois puis pétrissez pendant 5 minutes. Vous devez obtenir une boule d’une consistance homogène qui n’attache plus à la bassine.

    Couvrez et laissez reposer 1 heure dans un endroit tempéré.
    La pâte doit doubler de volume. A la fin du temps de pause, préchauffez le four à 170°C.

    Une fois la pâte reposée, coupez-la en 3 parties égales. Formez des colombins de même longueur et formez une belle tresse. Mettez-la sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Puis dorez au jaune d’oeuf mélangé avec 1 cuillère à soupe de lait. Enfourner à mi-hauteur pendant 35 à 40 minutes.

    Pour finir… Il faut absolument attendre que le pain au beurre soit refroidi avant de le déguster. L’accompagnement idéal est un chocolat antillais (lait, lait concentré, vanille, zeste de citron vert, cannelle, cacao amer et sucre). Après avoir dégusté le « pin o bè et pi kako », vous sentirez toute la chaleur des Antilles vous envahir !

    Mi Chatt la

    Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 15:50

    chatnoir06.jpg

    Tout le monde sait que les chats sont des animaux mystérieux, surtout les chats noirs.

    Dans une belle villa, sise aux environs de la ville, un mien neveu avait un beau chat noir, du nom de zombi, un chat «bien gros, bien gras, bien fourré» comme celui de la fable, mais qui, loin d’être «un saint homme de chat» était au contraire, le plus voleur des Rodilards!

    Chaque jour, la paix de la maison était troublée par la cuisinière en colère, poursuivant zombi en faute, lequel naturellement ne se laissait jamais attraper.

    A tout moment, les cordons bleus des villas voisines, armées de balais, faisaient irruption chez mon neveu en criant à tue-tête: «Barré chatt là! y prend viande là»…

    Mais, les coups de balais destinés à zombi brisaient la vitre d’un tableau, renversaient un bibelot, quelquefois même s’égaraient sur la tête des témoins innocents, tandis que zombi restait imprenable et inattaquable.

    De guerre lasse, mon neveu résolut de se défaire de son chat, et un jour qu’un ami de la campagne s’extasiait sur la beauté de zombi, zombi lui fut donné. Dûment empaqueté dans un sac, le chat fut mis au fond de l’auto de l’ami en route pour Rivière-Pilote.

    Le voisinage de la villa respira. Les cuisinières en secouèrent leurs tabliers d’aise. Pensez donc, un chat qui volait même l s mets au feu!

    Trois jours après, surprise!

    Zombi s’étirait au soleil devant la cuisine de son premier maitre. Mon neveu fut content, les fournaux moins. Le voyage n’ayant pas assagi le banni, les méfaits recommencèrent. Le chat fut à nouveau proscrit. Cette fois, zombi fut déposé à bord d’une goélette via Trinité. «y pas ké viré fois ta a, y passé d leau» affirma la cuisinière franchement réjouie.

    Trois jour après, stupeur!
    Zombi ronronnait sur le plus beau coussin du salon «Chatt là, sorcier»
    L’office prit peur.
    Les vols reprirent sur le champs, et avec eux, les coups de balais à tort et à travers dans toute la maison!

    — Sorcier, ou pa sorcier, dit un jour, le jardinier, esprit fort, donnez- moi zombi, et je jure qu’il ne reviendra pas — A regret, le fidèle, mais trop voleur zombi lui fut abandonné et le soir même, chez le jardinier, on s’en régala, «à la sauce lapin.»
    Trois jours après, effroi!

    Dans la chambre de mon neveu, zombi plus noir que jamais, zombi en chair et en os, bien reconnaissable à différents signes particuliers, zombi lui même, juché sur une armoire hors de la portée de tous, dardait ses prunelles phosphorescentes sur ses persécuteurs… Toute la maison le vit. Au bout d’un moment, il disparut sans que l’on pu voir comment. Il était dix heures du soir.

    A vrai dire, il n’a plus reparu de puis, sauf dans les «bonnes histoires» de la famille et … dans la Paix d’aujourd’hui.

    MIAOU

    Foisonnement d’ailes (Evariste Zéphirin)

    Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 15:36

    contrejour.jpg   

    J’ai jeté de l’eau pour arroser le soleil afin que tu ne cesses de m’aimer.
    J’ai cueilli des étoiles dans le ciel afin que tu  ne suspendes de m’aimer.
    J’ai engraissé  l’océan afin que tu n’arrêtes de m’aimer

    Sais-tu,

    quand mes yeux se plongent dans tes yeux,
    je n’ai qu’une envie.
    Quand mes lèvres enserrent tes lèvres,
    je n’ai qu’une envie.
    Quand  ma peau frôle ta peau,
    je n’ai qu’une envie.

    Et quand ton parfum  se répand.
    Et quand ton sourire  abonde.
    Et quand ton rire profus résonne…

    Je n’ai qu’une envie

    Toi, que j’aime, qui me refuse et me dédaigne.
    Toi, qui ne promet rien, ni ton regard ni tes égards.
    Toi, qui n’offre rien, ni ton corps ni ton cœur.

    Evariste Zéphyrin

    5 juillet, 2008

    Les Névroses (Part 2)

    Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 9:36

    Enseignement de Charcot à la Salpêtrière : le professeur montrant à ses élèves sa plus fidèle patiente, « Blanche » (Marie) Wittman, en crise d'hystérie. Détail du tableau d'André Brouillet : « une leçon clinique à la Salpêtrière », 1887)

    La Névrose d’angoisse

     De quoi s’agit-il ? 

    La névrose d’angoisse est une névrose peu structurée qui se caractérise par un sentiment pénible d’attente, de danger imminent et une peur sans objet. L’angoisse n’est pas en soi un phénomène pathologique car elle est constitutive de l’existence même (l’angoisse existentielle) mais c’est sa répétition, son caractère irrationnel, son intensité qui la rende pathologique. Appelée aussi « trouble anxieux généralisée » dans sa forme diffuse et chronique (plus de 6 mois), elle peut prendre parfois un caractère paroxystique dans l’attaque de panique. 

    Quelles en sont les causes ? 

    Les causes de la névrose d’angoisse sont multiples mais il existe une prédisposition constitutionnelle aux manifestations de l’angoisse. Mais un sentiment d’insécurité ressentit durant l’enfance comme des ruptures relationnelles précoces peut participer à la mise en place d’une névrose d’angoisse. Il existe manifestement des familles d’anxieux où le conditionnement familial dans les comportements intervient sans doute autant que le sentiment d’insécurité éprouvé par l’enfant. Selon la théorie psychanalytique, l’anxiété serait liée à la crainte de la castration, c’est à dire de manquer ou de perdre quelque chose ou quelqu’un d’important pour soi.

    Il existe aussi des réactions anxieuses transitoires suite à un événement traumatisant ou à l’accumulation de stress et de fatigue qui rendent l’appareil psychique plus vulnérable au sentiment d’angoisse. Enfin certaines maladies de la thyroïde ou du cœur peuvent se manifester au départ par de l’angoisse mais l’absorption de substances comme la caféine, la nicotine ou autres excitants peuvent favoriser aussi l’expression d’un sentiment d’anxiété. 

    Comment la reconnaître ?

     Les symptômes de la névrose d’angoisse sont à la fois psychiques et somatiques. Parmi les symptômes psychiques, on retrouve le sentiment pénible d’attente, d’insécurité, de danger imminent, une incapacité à rester calme, un état d’excitabilité généralisé avec des réactions de sursaut excessives, des difficultés de concentration, une irritabilité, une anticipation négative de l’avenir. Les symptômes somatiques sont très variés, touchant diverses régions de l’organisme, comme les palpitations ou l’accélération du rythme cardiaque pour le cœur, la sensation d’étouffement, d’oppression pour les poumons, des nausées, des douleurs abdominales, de la diarrhée pour l’appareil digestif, une envie fréquente d’uriner, des mains moites, une sécheresse de la bouche, des bouffées de chaleur, de la transpiration, une sensation d’étranglement, de vertiges, des fourmillements dans les pieds et les mains, une tension musculaire, des tremblements, des troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent s’inscrivent dans le cadre d’une personnalité anxieuse avec un fond permanent d’anxiété, une recherche permanente de reconnaissance des autres, une hyperémotivité, une indécision répétitive, un manque de confiance en soi. 

    Quelle peut être l’évolution ? 

    Dans leurs formes aiguës et chroniques, les névroses d’angoisse peuvent conduire à des décompensations dépressives par épuisement, ou vers des névroses plus structurées comme une névrose phobique ou obsessionnelle (cf. termes). Dans sa lutte contre l’angoisse, le malade sera éventuellement tenté par des substances apaisantes comme des médicaments, l’alcool, des stupéfiants le conduisant parfois à un alcoolisme ou une toxicomanie. Les manifestations somatiques de l’angoisse feront parfois l’objet d’investigations médicales multiples et coûteuses voire d’interventions chirurgicales inutiles. 

    Quel traitement peut-on proposer ? 

    Devant des manifestations somatiques de l’angoisse, le médecin s’assurera d’abord de l’absence de maladies organiques par un examen clinique (prise de la tension artérielle, auscultation, palpation abdominale…) et il demandera éventuellement une prise de sang pour bilan biologique, un électrocardiogramme ou autre examen complémentaire au moindre doute de la présence d’une maladie organique. Puis il évaluera le degré d’anxiété, les circonstances d’apparition, l’ancienneté de ces manifestations anxieuses. Les antécédents familiaux seront aussi notés ainsi que les événements de vie traumatisants. Enfin il écoutera attentivement ce que dira spontanément son malade anxieux pour tenter de mieux le comprendre et de le rassurer (soutien psychologique). Le cas échéant devant une anxiété sévère, le médecin pourra proposer des séances de relaxation, une réduction des sources d’angoisses par un changement d’hygiène de vie, une thérapie comportementale et/ou cognitive favorisant l’affirmation de soi et la maîtrise des affects, une psychothérapie d’inspiration analytique quand les racines de la névrose d’angoisse plongent dans l’enfance. Un traitement médicamenteux phytothérapique ou anxiolytique pourra être prescrit selon d’importance du trouble anxieux sur une courte période (un mois) dans le cadre d’un suivi psychothérapique. Les attaques de panique sont parfois traitées par des antidépresseurs. 

    Que devez-vous faire ? 

    La prévention passe par une bonne hygiène de vie avec une réduction du stress et des contraintes, un sommeil suffisant, une réduction des excitants nerveux, un exercice physique régulier. Les enfants doivent bénéficier, autant que possible, de conditions de vie sécurisante avec une loi parentale qui définit un cadre rassurant, un environnement affectif suffisant. Même en cas de séparation des parents, l’enfant doit être préservé de chantage affectif et avoir le sentiment d’un amour inconditionnel de la part de ses parents. Enfin en cas de traumatisme psychique, le partage des affects ressentis avec quelqu’un de l’entourage ou un professionnel de santé peut permettre une bonne prévention de l’anxiété chronique par un travail d’élaboration sur ce qui a été vécu. Donc réduire les stress et les contraintes quand c’est possible. S’assurer d’une bonne hygiène de vie avec un sommeil suffisant (au moins 8 heures pour les adultes), une activité physique régulière qui réduit les tensions et une réduction des excitants nerveux. Se relaxer autant que nécessaire, prendre un traitement phytothérapique sous forme de tisanes sédatives (camomille, passiflore…) ou de comprimés.

    L’Hystérie

    C’est une classe de névrose présentant des tableaux clinique variés. Les deux formes symptomatiques les mieux isolés sont:  

    - l’hystérie de conversion où le conflit psychique vient se symboliser dans les symptômes corporels les plus divers, tels une crise émotionnelle avec théâtralisme ou  plus durables comme les anesthésies, paralysie hystériques, sensation de boule dans la gorge. 

    - l’hystérie d’angoisse, l’angoisse est fixée de façon plus ou moins stable à tel ou tel objet extérieur. Ce terme est aujourd’hui remplacé par névrose phobique.   

    Personnalité de l’hystérique 

    L’hystérique déplace la valeur du réel qu’il dramatise, majore ou ignore. Il falsifie son existence en investissant des fantasmes et rêveries plutôt que la réalité : 

    Histrionimie (la personne vit dans ses fantasmes car la réalité ne la satisfait pas), ex : mythomanie. 

    Suggestibilité : personnalité influençable, souvent dépendante et qui a toujours besoin d’être rassurée. Cette dépendance peut générer un fond dépressif par peur de l’abandon, de la séparation. 

    Inconsistance du Moi : (moi = médiateur entre désir et interdit). Le sujet ne parvient pas à se fixer dans l’authenticité d’une identité personnelle fermement établie, il se construit une fausse identité et une fausse existence. 

    Au niveau sexuel et relations amoureuses : les émotions relationnelles et passionnelles ont quelque chose de théâtral, qui contrastent avec de fortes inhibitions sexuelles (impuissance, frigidité .). Il existe une indifférence aux symptômes de conversion que Charcot nommait la « belle indifférence ». 

    Signes de conversion hystérique 

    Grande attaque hystérique ou à la Charcot : 

    crises qui restent exceptionnelles de nos jours, se déclenchent en plusieurs étapes. 

    - Phase de prodrome : boule dans la gorge, troubles visuels, douleurs ovariennes, palpitations. 

    - Phase épileptoïde : phase tonique avec arrête respiratoire et immobilisation tétanique de tout le corps. Il se produit alors des convulsions à type de petites secousses et grimaces qui peuvent aller jusqu’à des grandes secousses généralisées. Puis disparition dans un calme complet. 

    - Phase de contorsion clownesque : souvent accompagnée de cris et qui font penser à une lutte du sujet contre un être imaginaire. 

    - Phase de transe ou attitude passionnelle : sorte d’imagerie vécue avec à peu près toujours le même thème, pénible, érotique ou violent. 

    - Phase terminale ou de résolution verbale : retour à la conscience où le sujet verbalise des paroles inspirées du thème délirant. 

    Cette grande attaque peut durer ¼ d’heure ou plusieurs heures. 

    La conduite à tenir est d’éloigner les gens. 

    Formes mineures : 

    Il peut s’agir de crises de nerfs avec agitation d’allure grossière, ressemblant à l’épilepsie. Il peut y avoir des crises syncopales avec hypotension, rigidité, parfois perte de conscience, crise de rire ou pleurs incoercibles. Crises tétaniformes ou de spasmophilie. 

    Chez l’enfant : fugues, énurésie somnambulisme. 

    États crépusculaires secondaires : affaiblissement de la conscience, d’apparition brutale allant de la simple obnubilation  à la stupeur. Ces états sont souvent associés à une dépersonnalisation. 

    États secondaires : production onirique avec images visuelles parfois accompagnée de transe, souvent rencontrées dans la cadre d’une multiplicité de personnalités. 

    Amnésies sélectives : constatées dans l’anamnèse du sujet. Les oublis sont liés à des évènements ou situations pénibles. L’amnésie peut être générale ou réversible. 

    Catalepsie : sujet inerte ayant les yeux clos ou ouverts , proche du sommeil. Son tonus musculaire est variable, parfois anesthésies ou secousses musculaires. 

    C’est souvent à l’issue de ces épisodes que les tentatives de suicide surviennent chez les hystériques. 

    Symptômes fonctionnels durables : 

    -Troubles moteurs abasie (perte plus ou moins complète de la faculté de marcher), astasie (incapacité plus ou moins totale de garder la station verticale), troubles de la main dominante (paralysie, parésie), faiblesse musculaire.

    -Troubles de la sensibilité anesthésie, hyperesthésie, diverses douleurs (telles que céphalées

    - Contractures et crampes :  blépharospasmes (contractions périodiques de l’orbiculaire des paupières), crampes au niveau de l’estomac et de l’osophage, pouvant aller jusqu’à la dysphagie, aux vomissements, colopathie fonctionnelle, anurie, dysurie. 

    - Troubles sexuels  :  frigidité, vaginisme, grossesses nerveuses.  

    - Troubles sensoriels :  diplopie monoculaire, aphonie, surdité. 

    La Dépersonnalisation : 

    État psycho affectif dans lequel le sujet perd le sentiment de sa propre réalité ou ressent son corps comme irréel. Il s’accompagne souvent d’anxiété, d’impression d’étrangeté du monde extérieur. Le patient qui souffre de ce mal être se sent différent de ce qu’il était jusque là, même les personnes qui lui sont habituellement proches ont perdues pour lui tout caractère de familiarité. La dépersonnalisation ne perturbe pas l’identité de la personne = état transitoire. 

    Syndrome pseudo démentiel  Syndrome pseudo dépressif voire pseudo délirant
    Psycho pathologie de l’hystérie :
     

    Imaginaire débordant : cette énergie investie dans la vie fantasmatique a pour conséquence une diminution du temps de conscience. L’hystérique vit dans ses fantasmes car elle ne prend pas de plaisir dans la réalité sexuelle, elle est trop imprégnée du désir oedipien (= interdit). 

    L’oedipe : chez l’hystérique, fort désir oedipien qui entraîne une forte angoisse et culpabilité. Le sujet hystérique, quand c’est une femme a peur d’être abandonnée par son père. L’homme hystérique craint l’abandon de sa mère. Cette peur engendre souvent un fond dépressif qui peut aller jusqu’à l’angoisse de morcellement. Contre la dépression, le sujet se donne l’illusion d’être toujours aimé. 

    Fixation phallique : illusion fantasmatique par laquelle l’enfant oedipien peut combler l’adulte. L’hystérique ne se remet pas de l’idée qu’un bon père est forcément décevant. 

    Thérapeutique 

    Thérapeutique des somatisations : établissement d’une relation thérapeutique stable, constante et rassurante. 

    Hypnose : pratiquées par certains psychiatres pour obtenir une abréaction => permettre au patient d’éprouver à nouveau le traumatisme originel. 

    Évolution 

    Peut évoluer en anorexie, toxicomanie, boulimie, dépression névrotique. Psychose hystérique quand pauvreté du psychisme, des syndromes de conversions  graves, pertes de contact avec la réalité, refuge dans le rêve. 

    Diagnostic différentiel 

    Hystérie de conversion/maladie organique  Hystérie/névrose d’angoisse : dans les crises hystériques, il n’y a plus d’angoisse. Hystérie/névrose phobique 

    Hystérie/schizophrénie.

    L’hypocondrie 

    Le terme a été crée par Hippocrate pour désigner des sujets qui se croyaient atteint de maladies affectant les organes atteints dans les hypocondres. Ces derniers correspondent à droite au lobe droit du foie et à la vésicule biliaire; à gauche à l’estomac au lobe gauche du foie et à une partie du colon). L’hypocondrie est en effet un trouble « imaginaire » sous-tendu par des interprétations fausses de certains signes physiques, que le patient juge anormaux et révélateurs d’une maladie. 

    Comment se manifeste l’hypocondrie ? 

    Le trouble peut débuter suite à des évènements de vie qui sont vecteurs d’insécurité, comme un déménagement, un changement d’emploi ou encore la perte symbolique ou réelle d’un proche.

    L’hypocondriaque est donc persuadé d’être atteint d’une maladie qu’il a lui-même inventé. Ses plaintes sont souvent des manifestations douloureuses ou des préoccupations exagérées concernant le fonctionnement d’un organe, souvent le tube digestif. Parfois, il s’agit de la peur de la maladie « d’actualité » , c’est à dire de celle dont les médias parlent le plus à un certain moment (le SIDA, le cancer du sein, l’infarctus).

    L’hypocondriaque est perpétuellement en train de se scruter, d’écouter ses sensations corporelles et de les interpréter comme des signes d’une maladie. De telles inquiétudes vont entraîner l’hypocondriaque à consulter de nombreux médecins et à multiplier les examens complémentaires pour tenter de découvrir cette maladie qui fait tant souffrir le patient. Mais le corps médical n’arrive jamais à satisfaire le malade qui, de ce fait est, avec ses demandes inassouvies, en position constante de rivalité par rapport à la médecine et ses représentants.

    Il ne faut pas confondre hypocondrie, simulation et psychosomatique…

    Contrairement au simulateur, l’hypocondriaque ne fait pas semblant. Il est réellement persuadé d’être malade. De plus, cette conviction erronée n’est pas raisonnable par autrui.
    L’hypocondrie n’est pas non plus du registre des maladies psychosomatiques pour lesquelles on peut objectiver des lésions organiques ou, en tous les cas, des perturbations du fonctionnement de certains organes. Dans l’hypocondrie, il n’y a pas d’atteinte physique. Toutefois, des plaintes hypocondriaques peuvent se greffer sur des maladies organiques authentifiées. Mais, dans ce cas précis, il y aura une différence entre les inquiétudes du patient et son réel état de santé. 

    Complications de l’hypocondrie 
     

    A force de ne pas se sentir soigné, l’hypocondriaque peut développer des comportements agressifs envers le corps médical. On parle alors d’hypocondriaques persécuteurs qui veulent se venger et qui se mettent à poursuivre leur médecins (procès, scandale voire tentative de meurtre).
    L’hypocondriaque épuise son entourage et ses proches avec ses inquiétudes perpétuelles qui ne sont pas accessibles à la réassurance. Cette maladie évolue donc souvent vers une invalidité sociale et aussi professionnelle. La dépression est également une des complications possibles.

    Le traitement de l’hypocondrie est difficile  

    L’hypocondriaque va tester l’endurance de son ou de ses médecin(s) à essayer de le soigner. Un des risques majeurs est justement l’épuisement du corps médical devant cette succession de plaintes physiques pour lesquelles aucune cause physique n’est jamais retrouvée. Mais, on peut être à la fois hypocondriaque et atteint un jour ou l’autre par une maladie organique authentique et grave. L’hypocondriaque « se sert » donc de cette peur médicale de passer à côté d’un diagnostic grave pour essayer d’entraîner encore les soignants dans sa névrose. 

    A retenir 

    L’hypocondriaque est un « malade imaginaire » qu’il est difficile de rassurer sur son état de santé même si aucune anomalie physique n’est retrouvée. Les plaintes incessantes de ces patients finissent par épuiser l’environnement socio-familial. Les hypocondriaques sont souvent progressivement exclus de leur réseau relationnel.

    4 juillet, 2008

    Les Névroses (Part 1)

    Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 17:51

    Le malade imaginaire par Honoré Daumier

     1) La Névrose 

    C’est quoi ? 

    Trouble mental qui s’exprime par un dysfonctionnement du système nerveux et dont le sujet est douloureusement conscient. 

    Ce qui se passe 

    • Dans ce cas, il n’existe pas de lésions anatomiques du système nerveux. 

    • Le trouble mental provient le plus souvent d’un traumatisme psychique qui remonte à l’enfance. Des conflits (familiaux, socioculturels) non résolus et refoulés dans l’inconscient sont alors à l’origine de ces traumatismes. Toute vie quelle qu’elle soit, ayant son lot de souffrance, on pourrait presque dire que nous sommes tous  névrosés quelque part  ! Cela dit certains vivent très bien avec leur névrose sans jamais en souffrir, là où d’autres vont y laisser leur santé. 

    • Toutefois, contrairement à la psychose qui entraîne une déstructuration de la personnalité, le malade est conscient du caractère pathologique ou invalidant de ses symptômes, mais il lui est impossible de s’en débarrasser seul. 

    • D’où l’importance d’une assistance médicale dont la nécessité absolue a jeté les bases de deux modes de traitement : la psychothérapie et la psychanalyse. 

    Les différentes névroses 

    • La névrose d’angoisse 

    • La névrose obsessionnelle 

    • Les phobies 

    • L’hystérie 

    • L’hypochondrie 

    Ce qu’il faut bien comprendre 

    Les névroses que nous venons de citer sont des maladies mentales. Comme nous l’avons expliqué, chacune d’entre elles est l’aboutissement extrême d’un traumatisme provoqué par des conflits refoulés dans l’enfance. 

    Ces conflits dans la très grande majorité, à défaut d’entraîner la maladie, se contentent de déstabiliser le sujet. C’est cela qui peut expliquer les bizarreries des comportements qui nous habitent tous plus ou moins et à des degrés divers. On résume ces bizarreries sous le nom de troubles de la personnalité. Lorsqu’on n’en souffre pas ou que la société et l’entourage n’y trouvent pas à redire, il n’y a pas de trouble et on vit en parfaite harmonie avec ses petites bizarreries. C’est lorsque la société la pointe du doigt ou lorsqu’on en souffre, que ces bizarreries deviennent à des degrés divers, des troubles de la personnalité. 

    Les symptômes 

    • Ils sont particuliers à chacune des différentes névroses. 

    • À la base de chacune d’entre elles, on retrouve toujours la notion d’anxiété.

     2) La Névrose Obsessionnelle 

    C’est quoi ? 

    C’est une névrose. Caractérisée par l’irruption dans la pensée d’un sentiment, d’une idée, d’une tendance particulièrement morbide dont le sujet n’arrive pas à se débarrasser. 

    • C’est la forme la plus grave et la mieux organisée de la pathologie névrotique. 

    • Elle est rare et pose de vrais problèmes thérapeutiques. 

    Ce qui la caractérise 

    La souffrance psychique est intolérable : 

    • Intoxication par une idée, une litanie mentale de formules, de mots, de chiffres avec lesquelles le malade lutte avec une incroyable anxiété pour tenter en vain de les chasser. 

    • Crainte angoissante de commettre un acte absurde, ridicule, immoral, obscène (obsession impulsive par exemple de prononcer des phrases sacrilèges dans une église), voir criminel. 

    • Folie du doute. 

    • Survenue dans la deuxième moitié de la vie d’accès dépressifs totalement inhabituels chez l’obsessionnel. 

    • Attitude démissionnaire. 

    • Troubles somatiques répétés : douleurs intestinales, migraines, palpitations, etc. 

    Mécanisme 

    L’obsession est le passage à la maladie de la personnalité obsessionnelle  Non résolution dans l’enfance de l’érotisme et de l’agressivité sadique du stade anal. D’où un comportement réactionnel contre des désirs refoulés. Exemple : la propreté excessive en réaction contre le goût de la saleté, etc. 

    Savoir quoi faire 

    Appeler son médecin ou son psychiatre ou à défaut le service de garde lorsque le malade fait : 

    • Une crise d’angoisse avec une accentuation imprévisible et brutale des signes évoqués plus haut. 

    • Une crise dépressive qui prend l’allure d’une mélancolie avec un abandon total de soi-même. 

    Appeler le Samu (le 15) ou les pompiers (le18) si vous ne savez pas quoi faire. 

    Le traitement 

    Est particulièrement difficile : 

    • En dehors des crises qui conduisent à l’hospitalisation, le médecin essaiera de maintenir une insertion socioprofessionnelle. 

    • Prescription d’anxiolytique et de neuroleptiques sédatifs pour calmer l’angoisse qui accompagne la lutte obsédante. 

    • Le traitement de fond repose sur la psychothérapie d’inspiration analytique. 

    Les résultats sont très limités et inconstants.

    3) La Phobie 

    C’est quoi ? 

    C’est une névrose. Elle se traduit par la crainte irraisonnée, irrationnelle, constante, angoissante d’une situation ou d’un objet donné. Crainte d’accomplir une action particulière. 

    Ce qui la caractérise 

    La peur bien sûr menée à son paroxysme : 

    • Peur maladive de tout ce qui compose notre entourage naturel notamment les animaux (serpents, araignées, rats, cafards…), les objets (aiguilles, couteaux), 

    • Peur absolue des lieux clos (claustrophobie) et de la foule (agoraphobie) des transports (avion, train, bateau) 

    Mais surtout les conséquences qui en découlent : 

    • Réclusion à son domicile avec peur de commettre un acte agressif ou choquant. 

    • Absentéisme professionnel ou au contraire frénésie anormale dans tous les domaines d’où fatigue, amaigrissement, sommeil très perturbé, agitation. 

    • Accès de panique avec perte absolu de tout contrôle. 

    Mécanisme 

    La phobie est le passage à la maladie de la personnalité phobique La situation redoutée symbolise la tentation d’une pulsion interdite. Exemple la peur de la foule (agoraphobie) serait une défense contre l’exhibitionnisme. 

    Savoir quoi faire 

    • Appeler son médecin traitant ou son psychiatre en cas d’une accentuation brutale de ses signes. 

    • Appeler les pompiers (le18) ou le Samu (le 15) en cas d’accès de panique. 

    • Hospitalisation en cas d’un accès de panique. Le médecin sur place injectera un neuroleptique à visée sédative pour abréger l’agitation et la souffrance psychique. 

    Le traitement 

    C’est celui de la névrose : traitement médical (neuroleptiques et anxiolytiques) associé à une psychothérapie

     

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