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Fruit présenté : Pomme Canelle

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13 octobre, 2008

Le Jambon de Noël

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 19:23

(A déguster en fines tranches)

Ingrédients :

  • 1 jambon de Noël,
  • 2 oignons,
  • ail,
  • 1 bouquet garni,
  • feuilles de bois d’Inde,
  • sucre en poudre,
  • eau.

Recette :

  1. Le jambon étant salé, faites-le détremper pendant 2 ou 3 jours dans un grand faitout rempli d’eau en ayant soin de changer l’eau chaque jour.

  2. Dans un grand faitout, faites bouillir le jambon avec le bouquet garni, les oignons coupés, l’ail et les feuilles de bois d’Inde, pendant 2 ou 3 heures.

  3. Une fois le jambon cuit, enlevez la couenne et parsemez-le abondamment de sucre en poudre.

  4. Enveloppez le jambon dans du papier aluminium et faites cuire à four chaud pendant une bonne heure jusqu’à ce que qu’il soit bien caramélisé.

 Le Jambon de Noël dans Cuisine 123gifs008

Ps : Au cas où vous utilisez un jambon avec os, surtout ne jetez pas l’os, conservez-le au congélateur; ainsi vous pourrez vous en servir par la suite. Après les fêtes lors de la préparation d’une soupe verte, d’un calalou ou encore d’une soupe z’habitant par exemple, mais aussi pour la cuisson des pois d’angole, des pois rouges et autres légumineuses.

Gratin de papaye

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 18:42

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 Caractéristiques

Nbre personnes : 6
Difficulté : Facile
Temps total :
Préparation : 30 min
Cuisson : 45 min
Ingrédients :
+ 3 grosses papayes vertes
+ 20 cl de crème fraiche
+ 200 g de fromage rapé
+ Sel
+ Poivre
Ustensiles :
+ 1 cocotte
+ 1 plat allant au four
Conseils :
Accompagne tout sorte de viande. Peut se servir en plat de résistance en y ajoutant des lardons ou du jambon.

Préparation

 Eplucher les papayes et les égrainer, les couper en morceaux puis les faire bouillir jusqu’à ce que vous puissiez y introduire un couteau.Ensuite les égoutter, dans une assiette les écraser à la fourchette(comme une purée). Une fois tout écrasé mélanger avec la crème fraiche et 150 g de rapé. Saler et poivrer.

Verser le tout dans un plat allant au four. Soupoudrer du reste de fromage et faire gratiner au four.

La bibliothèque Schoelcher

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:23

 

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C’est une petite bibliothèque possédant une armature métallique. Très coloré et finement ouvragé, c’est l’un des plus beau monument de la ville sinon le plus beau. Elle se trouve au nord-ouest de la place de la Savane. Bâtiment à l’architecture étonnante, mélange de style romanobyzantin, néocolonial et baroque, la bibliothèque ne laisse quiconque indifférent et mérite le détour.  

Elle a été construite par le parisien Henri Picq, et achevé en 1887 dans le jardin des tuilleries à Paris (un peu avant l’exposition universelle de 1889) Elle a été démonté pièce par pièce en 1890 pour être remonté à Fort de France à l’emplacement de l’ancien hôtel du Petit Gouvernement au coeur de Fort-de-France afin d’accueillir les quelques dix milles ouvrages donnés par M. Schoelcher au conseil général de la Martinque. 90% de ces ouvrages ont brulé lors d’un incendie la même année.

 La bibliothèque Schoelcher est visible aujourd’hui’hui rue de la liberté à Fort-de-France en face de la « savane  » nom qui est resté au grand jardin public qui s’étale sur plusieurs hectares entre la rade de Fort-de-France, la rue de la liberté et le Fort Saint Louis.

UN ÉDIFICE ORIGINAL ET ATTACHANT

La bibliothèque Schoelcher, incontestablement l’un des plus beaux bâtiments de la ville de Fort-de-France, voire de l’île, inscrit depuis 1973 à l’ inventaire des monuments historiques, fierté des martiniquais, est née dans la douleur.

Catastrophes de toutes sortes : incendie en 1890, violent cyclone en 189l, procès interminable avec le constructeur, la maison Moreau, suspensions de chantier pour diverses raisons, litiges divers et variés semblent s’ opposerà la construction de l’ édifice qui mettra dix ans pour sortir de terre.

La bibliothèque Schoelcher jaillit d’ un écrin de verdure et de plantes tropicales. Elle est clôturée d’ une ceinture de grilles en fer forgé qui l’ isole de la rue. Le bâtiment s’ admire pour commencer de l’ extérieur.
La façade antérieure d’ une grande richesse contraste avec la sobriété des façades latérales. Le bâtiment surprend dès qu ‘on l’approche. Il évoque un édifice religieux, église ou temple.
Un certain éclectisme fait bon ménage avec un exotisme bien dosé qui s’ accorde merveilleusement bien avec le raffinement et le pittoresque de l’ architecture.

Pour l’époque, l’édifice constitue une véritable prouesse technique, une pré- fabrication industrielle. En effet, n’ oublions pas que le bâtiment a été entièrement réalisé à Paris, puis démonté, transporté et remonté à Fort-de-France.
Le bâtiment principal est un carré de 17,75 mètres de côté et de 23,65 mètres de hauteur précédé d’ un avant corps rectangulaire. Une coupole de forme octogonale surplombe la salle de lecture. En haut du mur l’on peut voir une frise constituée par les noms d’ écrivains et de philosophes célèbres. Douze colonnes métalliques reposant sur un soubassement en pierre supportent la grande verrière.

Malgré la grande variété du décor l’ ensemble ne souffre d’ aucune lourdeur : décor floral sur fond de mosaïque, médaillons. Chapiteaux corinthiens, bas reliefs. frises, cartouches, polychrome des murs, couleurs pastel ou vives se mêlent dans une harmonie parfaite. Belle de jour, mais également belle de nuit, telle se révèle la bibliothèque Schoelcher sous l’ effet d’ unéclairage spécial externe, qui met particulièrement en valeur son charme insolite à la tombée du jour.

L’ARCHITECTE PIERRE-HENRY PICQ MAÎTRE D’ŒUVRE DE LA BIBLIOTHÈQUE SCHOELCHER

Henry Picq né le 2 février 1833 a Saint-Cloud aura eu pour maîtres le sculpteur V. Cruchet qui a abondamment répondu aux commandes de Louis Philippe et de l’ impératrice Eugénie, et, l’ architecte E. Cordier qui a marqué de son empreinte la ville de Paris.

Sur la trace de ses maîtres il sera rapidement introduit dans le corps des inspecteurs des travaux de la ville de Paris.
A ce titre il sera associé à la réalisation d‘édifices importants comme l’Eglise Saint-Ambroise à Paris, à l’ édification de plusieurs groupes scolaires parisiens. Dès 1872, il adhère à la prestigieuse Société Impériale et Centrale des architectes.

Il participera aux concours de l’exposition des Beaux Arts en 1861. 1866,1867 et, également à l’Exposition Universelle de 1867. Il se fera remarquer, par la réalisation du grand projet de la construction de l’Ecole des filles et de la salle d’ asile Etienne Blanc à Dugny dans  la région parisienne. Cette réalisation lui vaudra d’ être promu officier d’ Académie.
Premier prix au concours de l’ Exposition Universelle de 1878 à Paris, il sera nommé inspecteur au service de l’ architecture du Palais du Champ de Mars.

Un ensemble de circonstances vont incliner Pierre Henry Picq à envisager une carrière à la Martinique : tout d’ abord, les origines martiniquaises de son épouse. En effet, il a épousé Lucie Brière de l’Isle, une métisse originaire de la commune du Vauclin à la Martinique. Son beau-père, Emile Brière de l’Isle, est lui aussi originaire de la commune du Vauclin à la Martinique.
Ensuite, sa réputation de brillant architecte avait sans nul doute traversé les océans et puis, il y a ses liens d’amitié avec Victor Schoelcher. Pierre Henry Picq va séjourner plusieurs années à la Martinique à partir de 1890.
On lui doit la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France. La bibliothèque Schoelcher, la reconstruction de l‘église de la commune du François qui avait été détruite par un cyclone en 189l, plusieurs maisons particulières à Fort-de-France et le magasin « Le Printemps « .
Plusieurs autres projets dessinés par lui n’ ont pu être réalisés faute de crédit mais ses deux oeuvres maîtresses restent incontestablement la bibliothèque Schoelcher et la cathédrale Saint Louis.

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La Place de la Savane

Société

Classé dans : Citations & Proverbes — CATORC Charles @ 17:36

 

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Une culture c’est l’ensemble des formes acquises de comportements d’un groupe d’individus unis par une tradition commune, transmise par l’éducation.

Margaret Mead

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La culture se définit essentiellement par ce qui est partagé et transmis…La culture c’est ce que nous avons en commun avec d’autres. Toute la question est de savoir si cette culture sera la communication de tous ou la complicité de quelques-uns.

Claude Roy (La main heureuse)

 

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Nous souffrons tous du trop peu de respect de la personnalité en nous. On a violemment détourné d’elle notre pensée pour l’offrir en sacrifice à l’Etat, à la science, à celui qui a besoin d’aide.

Friedrich Nietzsche (Humain, trop humain)

 

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Nous, îlochtones

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 17:04

De 

 Catherine Boudet

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Tous ces visages
Venus du fond de toutes races
Parlant la même poussière
Et le même sourire
Du fond de toutes races
Venus traînés arrachés
Pour féconder l’Île
Réinventer l’Eden
De gré ou de force
Nous îlochtones
D’une terre-volcan
D’une histoire-volcan
Longue plaie cautérisée
Par des fers plus vieux
Que nos mémoires
Galvanisée
À ce bouillon commun
De nos racines mélangées
Île-longaniste île-forge
Où réinventer
Notre commune différence. 

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Dame Nicolas

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 16:59

 

 

05  

 Dans une vieille maison en bois, près d’un pied d’amanas, il y avait une belle jeune fille qui vivait avec sa maman.

Un jour; elle vit arriver un cavalier habillé tout en argent et se mit à chanter:

Maman, maman, Dame Nicolas,
Mi en missié, Dame Nicolas,
Ki ka vini, Dame Nicolas,
Tout en argent, Dame Nicolas!

La maman regarda et répondit à sa fille que ce n’était point un vrai cavalier, mais le Diable. Elle fit le signe de la croix et le Diable disparu sur le champ.

Le second jour, la jeune fille vit arriver un plus beau cavalier que la veille, tout en or, et elle se mit à chanter:

Maman, maman, Dame Nicolas,
Mi en Missié, Dame Nicolas,
Ki ka vini, Dame Nicolas,
I tout en or, Dame Nicolas!

Mais la maman aperçut le sabot fourchu du Diable et fit le signe de la Croix; le cavalier disparut sur le champ.

Le troisième jour, alors qu’elle était à sa fenêtre, la jeune fille vit un cavalier encore plus beau. Ses habits étaient pleins de lumière et il resplendissait comme un soleil.

Maman, maman, Dame Nicolas,
Mi en missié, Dame Nicolas,
Qui ka vini, Dame Nicolas,
Tout en djamants, Dame Nicolas!

Les beaux habits «brûlèrent» les yeux de la Maman, et elle accepta le cavalier, qui était venu demander la fille en mariage.

La noce fût vite faite et dès le lendemain, on prépara une carriole avec des vivres et des cadeaux, car le mari désirait partir sur ses terres, où il avait plusieurs habitations.

Ils partirent et, le premier jour, le mari mangea tous les vivres d’une semaine. Le second jour, il mangea un cheval. Le troisième jour, il mangea le second cheval.

Ils firent la suite du chemin, à pied, jusqu’à la mer. Le mari avait tout le temps faim et mangeait les racines, les écorces des arbres, les mangues avec leur peau.

Ils prirent un canot.

Après des jours et des jours, ils arrivèrent au pays du mari, tout brûlé et tout sec, comme la Savanne des Pétrifications. Une cloche chantait:

Dongo, dong
Ici, c’est pays Moudong.
Dongo, dong
Moune pa ka vini ici!

Le premier jour, le mari annonça à sa femme qu’il allait sur ses habitations, qu’elle devait rester à la maison, soigner bien son coq et garder des clés, Et il se mit à chanter :

I baille la clé ta la
I di ba-Y
Ouvè ta la !
Pa ouvè ta la !
Ouvè ta la !
Pa ouvè ta la !
Ouvè ta la !
Pa ouvè ta la !

Le mari partit, et la jeune femme resta à la maison, soigna le coq et n’ouvrit que les portes que son mari lui avaient permises.

Le soir, quand le mari arriva, il trouva que sa femme avait bien obéi; il causa avec le coq; le coucha dans sa «caloge».

Au second jour, la vielle cloche se mit à chanter, après le départ du mari:

Dongo dong,
Ici cé pays Moudong
Dongo Dong,
Moune pa ka re’té ici !

C’était la maman du Diable, que celui-ci avait transformée en cloche. Or, la maman du Diable avait pris en pitié la jeune femme et elle chanta tant, que la jeune femme s’approcha de la cloche. Alors, la maman lui dit qu’elle avait épousé le Diable et que le coq était son second fils, le frère du Diable, que le Diable allait loin chercher ses épouses, qu’il les engraissait et les mangeait. Et si elle ne la croyait pas, qu’elle n’avait qu’à ouvrir les portes que son mari lui avait interdites. Mais avant il fallait donner au coq du maïs avec des clous, car il racontait tout à son frère chaque soir.

Le jeune femme prit alors du beau maïs et le mélangea avec des ti-clous. Le coq mangea le tout en trois becquées:

gloukoukassaïam !
gloukoukassaïam !
gloukoukassaïam !

Ensuite, la jeune femme prit les clés et ouvrit les portes interdites. Elle vit dans la première chambre un tas d’os, dans la seconde chambre, une robe de mariée, dans la troisième une femme pendue, toutes sèches, dans la quatrième, un gros coutelas.

Alors, elle prit peur et courut jusqu’à la plage où était le canot du Diable. Elle le prit et s’enfuit chez sa maman.

Quand le Diable vint le soir, il ne trouva pas sa femme mais touts les portes ouvertes. Son coq était si gros et la gorges si pleine de maïs et de ti-clous, qu’il ne pût rien raconter.

Il courut à la plage et ne vit plus son canot. Or le Diable ne peut aller à la nage car l’eau de mer brûle sa peau. Il prit son coutelas et coupa une beau gomier et il fit un canot.

Avec son canot, il arriva à la case de sa belle-mère et demanda où est sa femme. Mais sa belle-mère lui répondit qu’elle n’avait jamais vu sa fille, qu’elle croyait être avec son beau fils. Le diable, s’en alla, et on ne le vit plus jamais.

Pendant ce temps, la jeune fille avait été chez sa maman, qui l’avait envoyé dans un autre pays, où sa fille avait trouvé un autre mari.

Et le conteur de ce conte avait été à la seconde noce et y avait mangé, bien bu (pas comme ce soir) et bien dansé. Même qu’il avait perdu son chapeau. Qu’il cherche toujours et ce soir, il est venu dans l’assemblée présente conter le conte et chercher son chapeau, si jamais quelqu’un l’avait trouvé.

 

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