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13 octobre, 2008

La bibliothèque Schoelcher

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:23

 

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C’est une petite bibliothèque possédant une armature métallique. Très coloré et finement ouvragé, c’est l’un des plus beau monument de la ville sinon le plus beau. Elle se trouve au nord-ouest de la place de la Savane. Bâtiment à l’architecture étonnante, mélange de style romanobyzantin, néocolonial et baroque, la bibliothèque ne laisse quiconque indifférent et mérite le détour.  

Elle a été construite par le parisien Henri Picq, et achevé en 1887 dans le jardin des tuilleries à Paris (un peu avant l’exposition universelle de 1889) Elle a été démonté pièce par pièce en 1890 pour être remonté à Fort de France à l’emplacement de l’ancien hôtel du Petit Gouvernement au coeur de Fort-de-France afin d’accueillir les quelques dix milles ouvrages donnés par M. Schoelcher au conseil général de la Martinque. 90% de ces ouvrages ont brulé lors d’un incendie la même année.

 La bibliothèque Schoelcher est visible aujourd’hui’hui rue de la liberté à Fort-de-France en face de la « savane  » nom qui est resté au grand jardin public qui s’étale sur plusieurs hectares entre la rade de Fort-de-France, la rue de la liberté et le Fort Saint Louis.

UN ÉDIFICE ORIGINAL ET ATTACHANT

La bibliothèque Schoelcher, incontestablement l’un des plus beaux bâtiments de la ville de Fort-de-France, voire de l’île, inscrit depuis 1973 à l’ inventaire des monuments historiques, fierté des martiniquais, est née dans la douleur.

Catastrophes de toutes sortes : incendie en 1890, violent cyclone en 189l, procès interminable avec le constructeur, la maison Moreau, suspensions de chantier pour diverses raisons, litiges divers et variés semblent s’ opposerà la construction de l’ édifice qui mettra dix ans pour sortir de terre.

La bibliothèque Schoelcher jaillit d’ un écrin de verdure et de plantes tropicales. Elle est clôturée d’ une ceinture de grilles en fer forgé qui l’ isole de la rue. Le bâtiment s’ admire pour commencer de l’ extérieur.
La façade antérieure d’ une grande richesse contraste avec la sobriété des façades latérales. Le bâtiment surprend dès qu ‘on l’approche. Il évoque un édifice religieux, église ou temple.
Un certain éclectisme fait bon ménage avec un exotisme bien dosé qui s’ accorde merveilleusement bien avec le raffinement et le pittoresque de l’ architecture.

Pour l’époque, l’édifice constitue une véritable prouesse technique, une pré- fabrication industrielle. En effet, n’ oublions pas que le bâtiment a été entièrement réalisé à Paris, puis démonté, transporté et remonté à Fort-de-France.
Le bâtiment principal est un carré de 17,75 mètres de côté et de 23,65 mètres de hauteur précédé d’ un avant corps rectangulaire. Une coupole de forme octogonale surplombe la salle de lecture. En haut du mur l’on peut voir une frise constituée par les noms d’ écrivains et de philosophes célèbres. Douze colonnes métalliques reposant sur un soubassement en pierre supportent la grande verrière.

Malgré la grande variété du décor l’ ensemble ne souffre d’ aucune lourdeur : décor floral sur fond de mosaïque, médaillons. Chapiteaux corinthiens, bas reliefs. frises, cartouches, polychrome des murs, couleurs pastel ou vives se mêlent dans une harmonie parfaite. Belle de jour, mais également belle de nuit, telle se révèle la bibliothèque Schoelcher sous l’ effet d’ unéclairage spécial externe, qui met particulièrement en valeur son charme insolite à la tombée du jour.

L’ARCHITECTE PIERRE-HENRY PICQ MAÎTRE D’ŒUVRE DE LA BIBLIOTHÈQUE SCHOELCHER

Henry Picq né le 2 février 1833 a Saint-Cloud aura eu pour maîtres le sculpteur V. Cruchet qui a abondamment répondu aux commandes de Louis Philippe et de l’ impératrice Eugénie, et, l’ architecte E. Cordier qui a marqué de son empreinte la ville de Paris.

Sur la trace de ses maîtres il sera rapidement introduit dans le corps des inspecteurs des travaux de la ville de Paris.
A ce titre il sera associé à la réalisation d‘édifices importants comme l’Eglise Saint-Ambroise à Paris, à l’ édification de plusieurs groupes scolaires parisiens. Dès 1872, il adhère à la prestigieuse Société Impériale et Centrale des architectes.

Il participera aux concours de l’exposition des Beaux Arts en 1861. 1866,1867 et, également à l’Exposition Universelle de 1867. Il se fera remarquer, par la réalisation du grand projet de la construction de l’Ecole des filles et de la salle d’ asile Etienne Blanc à Dugny dans  la région parisienne. Cette réalisation lui vaudra d’ être promu officier d’ Académie.
Premier prix au concours de l’ Exposition Universelle de 1878 à Paris, il sera nommé inspecteur au service de l’ architecture du Palais du Champ de Mars.

Un ensemble de circonstances vont incliner Pierre Henry Picq à envisager une carrière à la Martinique : tout d’ abord, les origines martiniquaises de son épouse. En effet, il a épousé Lucie Brière de l’Isle, une métisse originaire de la commune du Vauclin à la Martinique. Son beau-père, Emile Brière de l’Isle, est lui aussi originaire de la commune du Vauclin à la Martinique.
Ensuite, sa réputation de brillant architecte avait sans nul doute traversé les océans et puis, il y a ses liens d’amitié avec Victor Schoelcher. Pierre Henry Picq va séjourner plusieurs années à la Martinique à partir de 1890.
On lui doit la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France. La bibliothèque Schoelcher, la reconstruction de l‘église de la commune du François qui avait été détruite par un cyclone en 189l, plusieurs maisons particulières à Fort-de-France et le magasin « Le Printemps « .
Plusieurs autres projets dessinés par lui n’ ont pu être réalisés faute de crédit mais ses deux oeuvres maîtresses restent incontestablement la bibliothèque Schoelcher et la cathédrale Saint Louis.

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La Place de la Savane

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