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Fruit présenté : Pomme Canelle

19 octobre, 2008

Le François, Terre d’authenticité (97240)

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:22

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Le François, ville passion, ville plurielle, porte océane sur l’Atlantique et terre d’authenticité.

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Géographie

Situé sur la côte Est de la Martinique, face aux brisants de l’océan Atlantique, le François est entouré au nord par le Robert, à l’ouest par le Lamentin et Ducos, au sud-ouest par le Saint Esprit et au sud par le Vauclin.

A l’est, la baie du François s’ouvre sur une côte fortement découpée et un vaste plateau continental. Ilets et hauts fonds obligent à une navigation prudente en mer. Toute la côte sud-est étant affectée d’un mouvement de soulèvement explique la présence de « cayes » (récifs coralliens qui émergent) 

Superficie: La commune s’étend sur 5393 ha.

Loin d’être enclavée, la commune s’ouvre sur l’océan et laisse émerger ses îlets aux noms chargés d’histoire : Anonymes, Oscar, Thierry, Pelé, Long, Frégate, Lapin et Lavigne. Cinq rivières ou cours d’eau coulent au milieu des 740 ha boisés et 130 ha de forêts. Il existe au François 24 quartiers ruraux et 7 quartiers littoraux

Vue du départ pour la baignoire de Joséphine

Histoire

L’origine du nom de la commune varie, mais le plus vraisemblable serait qu’autrefois, les chefs des villages caraïbes ayant adopté des prénoms chrétiens, l’un d’entre eux s’appelant François aurait donné son nom au village.

La baie du François était considérée comme inabordable en raison de très nombreux brisants, la côte à cet endroit était inhabitable car marécageuse et infestée de moustiques. Pourtant, en décembre 1694 le père LABAT y accoste pour y fonder une paroisse. Il faut préciser que le mot paroisse est utilisé sous l’ancien régime pour désigner la division à la fois administrative et religieuse. La première église, d’abord construite en paille, en terre et en roseau fut partiellement détruite. Reconstruite, elle fut ravagée par l’ouragan en 1891. L’église Saint-Michel construite par l’architecte Henri PICQ fut a nouveau anéanti en 1973 par un incendie. Elle a été remplacée par une église aux allures futuristes conçue par Marc ALIE, mais qui rapidement est devenue vétuste. Aujourd’hui, la construction d’un nouvel édifice s’inspirant de l’église Saint Michel est en cours.

Au 19ème siècle on construisit dans le bourg une grosse usine de sucre et de rhum qui fit travailler de nombreuses personnes.

En 1900, grève générale des usines de Sainte marie, Trinité et François. Au cours de graves manifestations s’étant déroulées sur le pont Abel à l’entrée du bourg, seize personnes furent assassinées et de nombreuses autres furent blessées.

De 1900 à 1939, début de la seconde guerre mondiale, la ville du François a, malgré la crise sucrière, une activité économique croissante. On fabrique des sodas et de la chaux dans les régions de Monnerot et de Frégate. L’extraction de pierres à bâtir dans de nombreuses carrières fournissait de belles pierres de taille qui permirent la restauration de l’église et l’édification de maisons dans le bourg.

La source thermale de Frégate connaît une certaine renommée et les cures y sont recommandées pour les maladies du foie. Les cultures vivrières sont importantes. La population est déjà de 12 000 habitants ; les vivres viennent des hauteurs du Morne-Pitault, de la Chopotte et du Morne Acajou. La vie portuaire est non négligeable, des bateaux européens et américains s’y rendent pour charger du sucre et du rhum. Ils y déchargent des engrais, du charbon de terre et bien d’autres denrées qui sont acheminées vers le bourg par des gabarres qui remontent le canal. A cette époque, du port du François, sont redistribuées des marchandises jusqu’au Robert et vers toutes les habitations (structures agricoles) de la côte Atlantique.

Comme partout, pendant la guerre, il y a des problèmes de subsistance et en 1945 la reprise est lente. De 1945 à 1975, l’évolution économique du François reste celle d’une commune rurale. La culture de la banane remplace celle de la canne. Le bourg prend alors une allure de gros bourg à caractère rural. A la fin des années 70 un ensemble pavillonnaire prit forme dans les hauteurs de la Cotonnerie, derrière le cimetière. Ces villas individuelles symbolisent la réalité d’une classe importante d’employés du secteur tertiaire.

Depuis 1995, Le François connaît un nouvel essor. La construction de nouveaux équipements, la rénovation du centre bourg et la prise en compte de la dimension humaine de dizaine de projets dans les quartiers en témoignent. Ces nouvelles orientations ont placé cette ville sur la voie du développement économique, culturel et social tout en affichant une volonté forte de protection de l’environnement.

Croissance économique rapide, destruction avancée d’une forêt variée, dernier refuge du peuple Caraïbe pendant longtemps, alors que des Français s’y installait déjà, le François fascine. Peut être à cause de ses particularités économiques et culturelles qui révèlent la complexité d’une âme profonde. Près d’une centaine d’associations diverses ont vu le jour au François depuis 1946. Est-ce encore la preuve d’une énergie latente, diffuse et variée qui commence à produire ses effets.

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Population

Les habitants de la commune du François sont des « Franciscains, Franciscaines »

Après guerre, la population du François est estimée à 12000 habitants; la population Franciscaine atteignait en 1999, 18 559 habitants. La croissance démographique se maintient depuis 1982.

Cependant le recensement complémentaire réalisé en 2002 montre que la population avoisinerait aujourd’hui 22000 habitants.

L’édile

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Le maire actuel est aussi conseiller général, il s’agit de M. Maurice ANTISTE.

Lien : www.ville-francois.fr

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