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Fruit présenté : Pomme Canelle

27 octobre, 2008

Les TCC (Thérapies comportementales et cognitives)

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 17:36

Les thérapies comportementales et cognitives ne visent pas à modifier en profondeur l’ensemble d’une personnalité, à travers une cure longue et contraignante. Elles ont pour but de modifier un comportement qui gâche la vie de la personne.

Ces thérapies visent les comportements dont nous voudrions bien nous débarrasser mais qui se répètent malgré nous, échappant à notre volonté, ainsi qu’à toute démarche logique. Par exemple le rougissement en présence d’un interlocuteur, une angoisse dans les endroits clos, mais aussi le tabagisme, la boulimie, etc.. Et ceci avec la participation active du sujet.

Ces thérapies jouent sur deux registres complémentaires : le comportement et la cognition, c’est à dire les processus de pensée.

Les principes du traitement. 

On considère que ces comportements que l’on souhaite éliminer ont été appris, (on peut tout aussi bien parler de conditionnement, au sens pavlovien) de façon défectueuse, à partir d’une situation donnée. Cette situation jouera ensuite un rôle de signal déclenchant, durant toute la vie, si l’on ne fait rien…

Et bien on part ici du principe que ce qui a été appris peut-être défait, ce qui permettra de substituer un nouvel apprentissage au précédent, mieux adapté. Ceci avec l’aide du thérapeute qui sert de modèle et de guide tout à la fois.

D’où des exercices concrets, qui consisteront à affronter la situation en cause progressivement pour se désensibiliser en quelque sorte. Ceci se fera en compagnie du thérapeute, le travail se poursuivant ensuite dans des exercices quotidiens solitaires.

Mais on associe toujours à ces expériences correctrices une action sur la cognition c’est-à-dire sur les processus de pensée. Car un comportement est toujours déterminé par un schéma de pensée, toujours immuable. On pense par exemple, « si je lui parle, il va mal me juger » et le comportement de blocage suit..

On va donc chercher à faire prendre conscience au sujet de ces dialogues intérieurs rigides qui précèdent le comportement contre lequel on veut lutter. Cela permet ensuite de les modifier.

Comment se déroulent les séances ?

Les séances associent des exercices pratiques de déconditionnement en présence du thérapeute. Le sujet doit affronter la situation qu’il craint, progressivement. Le thérapeute l’accompagne et lui sert de modèle en ce qui concerne le comportement qu’il faudrait avoir. Le processus d’imitation entre en jeu.

On utilise aussi le jeu de rôles, et souvent la relaxation musculaire.

Entre les séances, le sujet doit se livrer à des exercices à titre personnel, en se donnant des objectifs, par exemple parler en réunion, demander son chemin dans la rue… en évaluant ses progrès.

La partie cognitive du traitement comporte une analyse des schémas de pensée responsables du comportement déviant. On propose des représentations mentales d’un autre modèle, mieux adapté. On fera anticiper la réaction négative au sujet en lui apprenant à dire stop dès qu’elle apparaît.. On opposera le raisonnement logique à des processus irrationnels.

Les indications :

Les indications des thérapies comportementales et cognitives sont :

  • Les troubles anxieux en général et leurs diverses manifestations psychiques ou physiques ;

  • Les phobies simples, les phobies sociales : agoraphobie ou claustrophobie, les attaques de panique, le trac, troubles obsessionnels compulsifs ;

  • Toutes les affections liées au stress, y compris les affections psychosomatiques ;

  • La boulimie, les troubles sexuels et les problèmes de couple.

En pratique

Les séances durent en principe 45 minutes. Elles se répètent toutes les semaines pendant une dizaine de mois et coûtent entre 30 et 130 €uros selon la qualification des thérapeutes.

Dr Jean-Paul Relizere

De plus en plus connues du public et des professionnels, les thérapies comportementales et cognitives offrent de nouveaux moyens d’action pour le traitement de troubles variés.

Plus que les techniques qu’elles emploient, elles ont en commun un support théorique : la démarche scientifique expérimentale et les théories de l’apprentissage.

En situation clinique, un comportementaliste considère qu’un comportement inadapté (par exemple une phobie) a été appris dans certaines situations, puis maintenu par les contingences de l’environnement.

La thérapie cherchera donc, par un nouvel apprentissage, à remplacer le comportement inadapté par celui que souhaite le patient.

Le thérapeute définit, avec le patient, les buts à atteindre et favorise ce nouvel apprentissage en construisant une stratégie adaptée.

UNE APPROCHE GLOBALE

Un autre domaine en développement est la médecine comportementale, qui vise à provoquer et à maintenir des comportements favorables à la santé : gestion du stress, réduction des comportements tabagiques et alcooliques, amélioration de l’observance médicamenteuse. Par le biais de la relaxation et du biofeedback, la médecine comportementale s’intéresse aussi à d’autres pathologies : céphalées de tension, tics, douleurs chroniques…

Soumises aux règles de l’évaluation et des études contrôlées comme d’autres disciplines scientifiques, les thérapies comportementales et cognitives continuent d’évoluer et de nouveaux domaines d’application sont à venir.

Aujourd’hui, elles constituent un ensemble riche et cohérent qui permet de venir en aide à un grand nombre de patients.

UNE EFFICACITÉ VÉRIFIÉE

Les thérapies comportementales ne résolvent pas tous les problèmes rencontrés en clinique, mais elles ont fait la preuve d’une efficacité supérieure dans un certain nombre de troubles, efficacité vérifiée par de nombreuses études contrôlées.

Il s’agit, en particulier, des phobies, des troubles anxieux, des troubles compulsifs et des dysfonctions sexuelles.

Elles ont aussi montré leur efficacité dans la réhabilitation des patients psychotiques chroniques.

TROIS CARACTÉRISTIQUES

Les thérapies comportementales se distinguent ainsi des autres psychothérapies par certaines caractéristiques :

  • l’accent mis sur les causes actuelles du comportement problème, plus que sur les causes inconscientes ;

  • le changement durable du comportement est considéré comme un critère majeur de réussite de la thérapie ;

  • les procédures de traitement sont décrites objectivement et sont donc reproductibles par d’autres thérapeutes pour des patients ayant des difficultés similaires.

DES TECHNIQUES DIVERSIFIÉES

Le thérapeute peut utiliser de nombreuses techniques, qu’il choisira en fonction du patient et des résultats publiés pour des troubles similaires : désensibilisation systématique, techniques d’exposition variées, conditionnement opérant, entraînement aux habiletés sociales, thérapie familiale comportementale.

Ces dernières années, les thérapies comportementales se sont enrichies des approches cognitives, qui considèrent non plus le seul comportement observable, mais aussi les idées que se fait l’individu à propos de lui-même et de son environnement.

La méthodologie cognitivo-comportementale a conduit aux thérapies cognitives de la dépression dont l’efficacité a pu être comparée aux antidépresseurs tricycliques.

Lorsqu’on parle des « T.C.C. » ou « Thérapies Comporte-mentales et Cognitives », beaucoup de nos interlocuteurs retiennent le terme « Comportemental », mieux connu, et l’associent aux indications les plus réputées de cet ensemble de techniques… L’approche cognitive, en tant que telle, est plus rarement évoquée et décrite, bien qu’elle apporte toute sa « profondeur » aux techniques comportementales qui se sont, elles aussi, largement affinées et diversifiées depuis le début du XXe siècle.Pour cette introduction, rappelons brièvement que les Thérapies Cognitives & Comportementales bénéficient d’un corpus considérable de recherches récentes montrant leur efficacité dans de très nombreuses indications (voir Expertise de l’Inserm). Elles trouvent leurs applications, au sein du Cabinet Euthyma, tant lors d’entretiens individuels que des « thérapies de couple ».

Il s’agit d’approches centrées sur les pensées, les émotions et les comportements. « Cognitives » pour les préjugés et les erreurs de raisonnement qui gênent nos relations, altèrent le sens de notre vie, notre estime de soi, notre adaptation et notre évolution. « Comportementales » pour les comportements inadaptés induits ou maintenus par des émotions négatives (souffrances psychologiques comme l’anxiété, l’agressivité et la dépression).

Le « questionnement socratique », l’ »exposition graduelle » aux stimuli anxiogènes (« désensibilisation systématique »), le « renforcement » sont parmi ses principales techniques. Mais il existe en « T.C.C. » un grand nombre d’autres solutions qui, toutes, reposent sur deux postulats fondamentaux, toujours en coopération avec la personne qui consulte :
1) changer un ou plusieurs comportements, en utilisant les facteurs environnementaux (externes) et cognitifs (pensées, croyances, idées),
2) évaluer systématiquement les effets de chaque intervention.

L’action du psychologue-psychothérapeute se référant à ces théories l’amène à comprendre « comment » certains facteurs actuels de l’environnement et certains facteurs cognitifs maintiennent le comportement inadapté et avec lui les blocages, les excès, les répétitions et puis la souffrance consécutive. Les thérapies cognitives reposent sur trois hypothèses liées :
1) c’est notre « style » de pensée et de représentation des événements qui est à l’origine de la plupart de nos difficultés psychologiques,
2) on peut apprendre à modifier ce style,
3) ce changement aura un effet bénéfique sur nos pensées, nos comportements et nos émotions perturbantes (elles-mêmes sources de problèmes).

La relation au praticien :

Il s’agit d’un partenariat dont vous décidez la durée. Sachant que celle-ci devra être suffisante pour cerner précisément le problème et vous laisser le temps de mettre en œuvre vos solutions, voire d’intégrer un changement. Cela, tout en étant accompagné par l’écoute, les indications techniques, le soutien du praticien complété d’un suivi à plus ou moins long terme.
On peut comparer cette relation d’aide à la coopération de deux chercheurs qui élaborent des hypothèses en commun, qui recherchent ensemble des solutions au problème de l’un d’eux (le « client »), puis qui évaluent les résultats. Ainsi, la relation praticien-client se construit sur un dialogue, une interaction chaleureuse. L’un de ses buts étant de rendre le patient autonome, capable de se passer du psychologue.

La thérapie cognitive s’installe peu à peu à partir des années 60, avec T. Beck. travaillant originellement sur la dépression, il relève l’existence de blocages cognitifs au changement : pensées automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus de pensées portent sur des sujets bien « concrets ». A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif, adaptable notamment aux troubles anxieux.   

Distorsions, pensées automatiques, schémas, postulats anxieux, scénario-catastrophes peuvent être analysés, discutés, remis en cause. Ces processus n’ont un caractère handicapant que par leur nature automatique et par le monopole qu’ils exercent. Si on se penche rationnellement, progressivement sur ces phénomènes, le bon sens l’emporte peu à peu.  On « désautomatise » et on brise le monopole : la pensée anxieuse se dissout d’elle-même. Ces processus doivent être connus du thérapeute, mais aussi du sujet, qui autonome, peut tout à fait observer puis remettre en cause ses propres fonctionnements.  

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