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Fruit présenté : Pomme Canelle

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28 novembre, 2008

L’Aubergine

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:15

L'Aubergine dans Fruits & Légumes du Pays 230px-Aubergines

L’aubergine est une plante potagère annuelle de la famille des Solanacées, cultivée pour son fruit consommé comme légume. Le terme désigne aussi ce légume.

Le nom provient du catalan albergínia, lui-même issu de l’arabe al-bâdinjân, emprunté au persan bâdengân ( بادنجان ), qui désignait déjà cette plante. L’aubergine s’est aussi appelée mélongène (ou mélongine), terme conservé dans son nom spécifique ainsi que dans l’italien melanzana ou encore en grec melitzána (μελιτζάνα).

  • Synonymes : albergine, ambergine, beringène, bréhéme, bringèle, marignan, mayenne, melanzane, melongène, mérangène, méringeane, verinjeane, viadase… À la Réunion, elle est appelée bringelle.

Nom scientifique : Solanum melongena L., famille des Solanacées.

Plante cultivée comme annuelle dans les pays tempérés, car elle craint le gel. Dans les pays tropicaux, c’est une plante pérenne. Cette espèce est originaire d’Asie méridionale (Inde, Birmanie).

La plante, à port dressé, atteint 50 cm à 1,2 m de haut. Les fleurs, de couleur blanche ou violette, solitaires, sont portées à l’aisselle des feuilles. Les fruits de la variété la plus commune en France sont allongés et de couleur violet sombre, mais il existe des variétés de formes (depuis les aubergines rondes à farcir jusqu’à des formes très allongées) et de couleurs différentes (blanches, tigrées, …).

La culture de l’aubergine nécessite de la chaleur (la croissance s’arrête en dessous de 12 °C) et de l’eau. La plantation se fait par repiquage de jeunes plants de 6 à 7 semaines. De nos jours, la culture se fait souvent hors sol sous abri. La récolte intervient environ 5 mois après le semis.

Les aubergines sont de grands fruits pendants violets ou blancs. Le fruit cru a la texture d’une éponge et un goût assez désagréable, dû à la présence de saponines. Cuit, il devient tendre et développe une saveur riche et complexe, comparable à celle des champignons Portobello, voire du cèpe (l’introduction de tranches d’aubergine dans les cèpes séchés vendus dans le commerce est une fraude souvent constatée).

La variété qui ressemble de près à l’œuf d’une poule aussi bien en forme qu’en dimension est appelée de nos jours aubergine indienne. La variété cultivée en Occident a une forme similaire mais est beaucoup plus grande et sombre. La chinoise a la forme d’un concombre. Aussi bien la chinoise que l’indienne ont des couleurs qui varient du blanc à la tige jusqu’au pourpre brillant au pourpre profond, mais il existe des variétés albinos.

Remarque : greffée sur un pied de tomate, on obtient des fruits plus gros. La peau des variétés rouges contient de grosses quantités d’anthocyane, ce qui fait de l’aubergine un excellent antioxydant (si on consomme la peau !).

Solanum melongena

L’aubergine était déjà cultivée en Chine au 5e siècle; on en trouve la mention en Europe au 13e siècle où on l’appelait alors « mélonge »; en Italie, il semble qu’elle fut cultivée vers la fin du 14e s.

Cette plante est vivace dans les pays chauds, annuelle sous les climats tempérés. La tige, robuste et couverte de poils et d’épines courtes, peut atteindre 80 cm de haut. Le feuillage est vert et légèrement duveteux. Le fruit est allongé en forme de massue ou arrondi, violet plus ou moins intense et jusqu’à blanc.L’aubergine est toujours cueillie avant d’être mûre : à maturité, elle devient si dure et amère qu’il est impossible de la manger. Elle contient des tannins qui sont en partie responsables d’un brunissement de la pulpe à l’air. Sa chair est douce, fondante.

Les principales variétés sont :- La violette longue : la plus courante; longue, presque noire, à chair molle avec peu de pépins. Saveur équilibrée, peu amère.
- La violette striée ou aubergine italienne : légèrement recourbée, sans pépins. Goût identique à la violette.
-
La Little finger : plus petite, très foncée, chair parfumée et tendre.
- La violette de Florence : presque ronde, blanche et violette, chair ferme, peu de pépins. Légèrement sucrée.
- La blanche (ronde ou longue) : chair ferme avec de gros pépins, légèrement sucrée. Goût fin, texture compacte, elle absorbe moins de matière grasse à la cuisson.
- La jaune : ronde, petite, à la peau d’un beau jaune vif et à la chair vert tendre. beaucoup de pépins, amère et acide…

Peau lisse, ferme, bien dodue sous la main, les sépales bien verts, adhérents, épineux. Les fruits les plus gros et les moins jeunes ont davantage de graines.
Une peau fripée, mate virant au brun, c’est une aubergine ramassée depuis longtemps.
Si la peau rebondit sous la pression des doigts, le légume est trop jeune pour être consommé.

L’aubergine entre dans la composition de la ratatouille; elle peut être préparée farcie, en beignets, en gratin, dans une omelette, une pizza, une tarte, et une quiche, ou sautée, frite, en purée, en salade.
Elle accompagne viandes, volailles, poissons, gibiers, pâtes.

 

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3 types d’aubergine

 

Une petite recette : Aubergines farcies à la tomate et au jambon

Ingrédients :

Pour 4 personnes
3 ou 4 aubergines
15 cl de sauce tomate
250 grammes de jambon de Paris (blanc) en dés
3 ou 4 oignons
sel et poivre au goût
100 grammes de chapelure
20 grammes de beurre

Temps de préparation : 20 mn

Temps de cuisson : 40 mn

Préparation :

Faire bouillir les aubergines pendant 10 à 15 minutes.
Puis les couper en deux et les évider au centre.

Faire revenir les oignons dans de l’huile d’olive. Ajouter la sauce tomate, le jambon. Saler, poivrer.

Farcir les aubergines. Saupoudrer de chapelure et de noisettes de beurre. Mettre au four à thermostat 6 sur une plaque recouverte d’un papier sulfurisé.

 

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Aubergines et ses légumes farcis

Pâtés de cochon (Noël)

Classé dans : Confiseries et Pâtisseries — CATORC Charles @ 17:57

Aux Antilles, On déguste ces pâtés de cochon à Noël

(comme le nom l’indique). 

C’est rapide et facile à faire.

Pâtés de cochon (Noël) dans Confiseries et Pâtisseries

250g d’échine de porc
2 cuillères à soupe de vinaigre
4 cives
1 citron vert
3 gousses d’ail
2 feuille de bois d’inde

Quelques branches de persil
Thym
1
piment
1 jaune d’oeuf
1 cuillère à soupe de saindoux
Sel et poivre.

Hacher la viande après l’avoir lavée au vinaigre.

Ajouter le zeste du citron,cives émincées, ail pilé, feuilles de bois d’inde, piment, persil émincé et le thym.
Saler, poivrer.
Faire roussir le tout pendant 15 min dans une cuillère à soupe de saindoux.
Préparer la pâte brisée : Verser la farine en fontaine dans un saladier, mettre au centre l’huile et un peu d’eau glacée et salée. Mélanger pour obtenir une pâte homogène et laisser reposer quelques minutes.

Pétrir la pâte puis l’étaler au rouleau.
Découper des ronds à l’aide d’un grand verre.
Mettre un peu de farce au centre.
Couvrir avec un autre rond de pâte en pinçant les bords pour les souder.
Les déposer sur une plaque avec du papier sulfurisé.
Dorer avec le jaune d’oeuf.

Mettre à four moyen 25 mn.

On en prépare également au crabe, à la morue …

La Citronnelle

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 17:45

Synonymes 

Andropogon citratus D.C. 

Principaux noms vernaculaires 

Antilles françaises : ……………… Citronnelle. 

Costa Rica : ……………………… Yerba limon, zacate de limon. 

Cuba :…………………………….Cana de limon, cana santa. 

Dominique : ……………………… Lemon grass, zacate té. 

Guatemala : ……………………..Yerba limon, zacate limon. 

Guyane :………………………….Sitwonnèl. 

Haïti :……………………………. Fèy sitwonnèl, sitwonnèl. 

Honduras : ……………………….Zacate de limon, zacate de té. 

Porto Rico : ……………………… Lemon grass, limoncillo, zorra de limon. 

République Dominicaine : ……….. Limoncillo. 

Sainte-Lucie : ……………………. Lemon grass, sitwonnèl. 


Trinidad : ………………………… Fever grass, lemon grass sitwonnèl. 

Venezuela : ……………………….Citronela, hierba de limon, limoncillo, molojilo. 

Kréol………………………………..Sitwonèl 

Le nom de citronnelle rappelle l’odeur citronnée que dégage la plante froissée. Il existe d’autres citronnelles morphologiquement très différentes : Pectis elongata, Astéracées ; Triphasia trifolia, Rutacées ; Lippia triphylla, Vercacées, Hyptis capita, Labiées… 

 

Origines, distribution, écologie

Originaire d’Inde, la citronnelle est abondante dans toutes les régions chaudes du monde. Aux Antilles, elle est traditionnellement cultivée dans les jardins mais elle se rencontre aussi dans les champs, au bord des routes, à basse et à haute altitude. Elle tolère tous les types de sol sans exigence culturale particulière. Sa multiplication s’effectue par division de touffes. La première récolte des feuilles peut commencer quatre mois après la plantation. Il est important de ne pas couper les feuilles à moins de 10 cm du sol afin de permettre la repousse du feuillage. 

Description Botanique

Plante herbacée aromatique en touffe vivace par ses rhizomes stolonifères, la citronnelle présente des feuilles planes à nervures parallèles, longues (0,4 à 2 m) et 

étroites qui dégagent une odeur citronnée lorsqu’on les froisse. Les fleurs, panicules lâches, composées d’épis courts, sont rares, même pendant la saison des pluies. 

Historique et usages traditionnels

 

 Cette plante aromatique est connue dans tout le monde tropical pour ses propriétés digestives. L’infusion et la décoction des feuilles, considérées comme rafraîchissantes et sudorifiques, sont très utilisées contre la fièvre, les symptômes grippaux, les « gaz », la « pirézi » et les « inflammations ». La plante est aussi employée en bains relaxants et fébrifuges. On utilise l’essence de citronnelle en friction pour éloigner les moustiques et contre les impétigos du cuir chevelu des enfants. A Cuba et en Martinique, la décoction des feuilles est parfois proposée contre l’hypertension. 

Composition chimique et activité pharmacologique

La plante fraîche contient une huile essentielle riche en citral et en myrcène responsable de l’action antispasmodique et digestive et des triterpènes (cymbopogone, cymbopogonol). Les parties aériennes contiennent du B-sistostérol, du N-hexacosanol et du N-triancantanol (D Souza, 1991) L’huile essentielle a des propriétés analgésiques, antipyrétiques et dépressives du système nerveux central. Les propriétés hypotensives ont été confirmées ainsi que les activités antispasmodiques, insecticides et répellentes. Il semblerait que l’industrie pharmaceutique met à profit ses propriétés antibactériennes en l’ajoutant comme conservateur dans certaines préparations. 

Emplois recommandés 

Stimulant digestif 

Boire une tasse après les repas de l’infusion de 15g de feuilles fraîches (une dizaine de brins) pour un litre d’eau. 

Fièvre, états grippaux 

Boire trois fois par jour une infusion de 15g de feuilles fraîches par litre d’eau. 

Insectifuge 

Pour éloigner les insectes, laisser se consumer des feuilles séchées. Des sachets de citronnelle séchée chassent les mites du linge. 

 

22 novembre, 2008

Quel sport contre l’anxiété ?

Classé dans : Education à la santé — CATORC Charles @ 11:48

De

Clarisse Nénard

Journaliste sportive & Auteur

Les effets positifs du sport tant psychiques que physiques, sont réels pour prévenir et améliorer les troubles de l’anxiété.

Palpitations, le souffle qui se coupe, impossibilité d’inspirer suffisamment ou de se détendre, tremblements, vertiges, problèmes digestifs, nausées, crise de tétanie… 4 à 5% des Français souffriraient de troubles anxieux généralisés. L’anxiété n’est ni du stress ni de l’angoisse ou un sentiment d’insécurité, c’est une peur diffuse, un léger affolement interne.

Cet état d’alerte, de tension psychologique et somatique, s’accompagne d’un sentiment désagréable de peur ou d’inquiétude. Il est favorisé par le stress, le surmenage, les obligations de résultats (vie professionnelle, privée ou familiale). Soumis au doute perpétuel, l’anxieux chronique a du mal à prendre une décision ou à choisir. Très dépendant de son entourage, il supporte mal les séparations. Les soucis quotidiens sont démesurément grossis…

Si l’anxiété est principalement traitée à coups d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ou de séances de psychothérapie, l’activité physique a également une action positive sur cet état, notamment les sports dits d’endurance.

L’EXERCICE : QUE DU BONHEUR !

Nous savons que l’exercice améliore la tonicité musculaire et la densité osseuse, renforce le coeur, améliore la circulation sanguine, régule la tension artérielle, décrasse les poumons, fait baisser le taux de sucre, augmente les dépenses énergétiques, stimule le système immunitaire… Nous lui connaissons aussi un effet euphorisant. A tel point que certains joggeurs ou sportifs de haut niveau, après un effort long et intense, parlent de grâce, de flottement. Ce que les entraîneurs appellent communément « l’extase du coureur ». Mais saviez-vous que le sport joue également un rôle important dans la prévention et la lutte contre l’anxiété ? Il a un effet anxiolytique grâce aux endorphines secrétées de manière plus significative pendant et après l’entraînement. Sans compter qu’il permet de réduire les médicaments ou d’en réserver la prescription aux cas les plus extrêmes.

VIVE LES ENDORPHINES

Une fois libérées par le cerveau, plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse, les endorphines, morphines endogènes produites par l’organisme, se dispersent dans le sang, les tissus de l’organisme et le système nerveux central. De structure moléculaire proche de celle des opaciés, les endorphines atténuent la douleur, réduisent le stress, contrôlent la respiration ainsi que le transit gastro-intestinal, procurent une sensation de plaisir, l’euphorie et le sommeil. Des chercheurs ont démontré avec l’aide de l’électro-encéphalogramme (mesure de l’activité du cerceau) que certains sports tels que la marche, la natation, la course à pieds, ou encore le roller augmentent l’activité des ondes alpha dans le cerveau.

A ce rythme, qui oscille entre 7 et 14 cycles par seconde, les deux hémisphères du cerceau arrivent à fonctionner ensemble dans une harmonie parfaite. D’où une amélioration de la concentration et de la mémoire, de la gestion des états de stress et émotionnels. Le sport permet un contrôle conscient du fonctionnement de notre corps, de nos organes et de nos réactions physiologiques, une prise de contrôle de nos habitudes, surtout celles que l’on désire changer afin d’en créer de nouvelles plus positives et salutaires pour notre vie. Plus à l’écoute de notre intuition, nous savons ce qu’il faut faire au moment où il faut le faire. Alors qu’avec le rythme bêta, nous fonctionnons souvent avec un hémisphère dominant (le gauche dans la plupart des cas), ce qui privilégie le travail analytique et la réflexion, nous « privant » de toute la perception intuitive, créative et globale de l’hémisphère droit.

 

CHOIX, INTENSITE ET DUREE, TOUT EST LIE

Jogging, vélo, marche, natation, roller, ski de fond, raquettes, les activités en salle, de type cardio-training (rameur, tapis de course ou de marche, steppeur, elliptique…) sont les solutions idéales pour stimuler la sécrétion des endorphines et augmenter la production d’ondes alpha. Les cours d’aérobic, de step, de cycling ne sont pas en reste non plus. Tout comme le football, basket, le volley, le handball qui sont des sports à efforts fractionnés, ce que les sportifs appellent « l’interval training ». Mais pour diminuer l’anxiété, il ne suffit pas de courir. L’intensité de l’exercice à son importance. Selon de nombreuses expériences menées par des chercheurs en médecine du sport, la réduction de l’anxiété serait effective en pratiquant une activité physique modérée, à 70% de la fréquence cardiaque maximale, sur une durée de vingt (20) minutes.

 

LE CONTRÔLE DU CORPS

Plus modérés, le Qi Gong et le Taï Chi sont deux gymnastiques basées sur trois principes : le contrôle du mouvement naturel, lent et détendu; le contrôle de la respiration lente et synchronisée avec le geste; le contrôle de la pensée qui dirige le Qi, le souffle à l’intérieur du corps. Un moyen efficace pour mieux gérer une émotion et un stress, permettant ainsi une meilleure adaptation à l’environnement. A travers la respiration, le yoga, la méditation, la sophrologie restent des techniques de relaxation très efficaces pour gérer les angoisses.

A chacun sa solution !!

Source : Magazine Bien-Être & Santé – N° 256 – Nov 2008

14 novembre, 2008

Des Plantes qui font maigrir (Fonte des graisses)

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:38

Il y a aux Antilles-Guyane bien des trésors comme des plantes, des fleurs et des fruits qui recèlent de nombreuses vertus.

Certains d’entre eux sont même de véritables alliés minceur.

Les plantes sont couramment utilisées pour entretenir la forme et soigner les affections courantes : stress, nausée, toux, insomnie, soins du corps, etc. Dans le cadre des régimes amincissants, elles peuvent constituer une aide précieuse en intervenant selon différents modes d’action. Certaines jouent le rôle de coupe-faim en favorisant dans l’estomac une sensation de satiété. D’autres ont un effet diurétique et dépuratif. Elles favorisent le drainage et détoxiquent l’organisme. Enfin, quelques-unes comme le thé vert, le café ou la noix de kola sont des brûleurs de calories; en voici quelques exemples :

Lutte contre la cellulite, l’Ananas ( à consommer frais en complément du régime amincissant)

Le fruit mûr et la tige de l’ananas contiennent de la bromélaïne. Cette enzyme facilite la digestion et l’élimination des graisses. « La bromélaïne casse les protéïnes et dépolymérise les fibres protéïques cloisonnant le tissu cellulitique » (Barbey, 1985). Et si l’ananas aide à lutter contre la cellulite, c’est aussi un aliment très nutritif, riche en vitamines et en sels minéraux.

Perte de poids et de cellulite, la Papaye.

Si la papaye est connue pour ses qualités nutritives, elle possède de nombreuses autres vertus. Comme l’ananas, elle contient une enzyme protéolytique, la papaïne, qui facilite la digestion. La consommation prolongée du fruit favorise la perte de poids et de cellulite. En effet, la papaïne permet le fractionnement des protéïnes anormalement sécrétées (comme les fibres de collagène de la cellulite) ce qui facilite leur élimination.

Consommer le fruit vert cuit ou boire une décoction des feuilles ou des racines après le repas. A noter que l’association de l’ananas et de la papaye renforce l’action de leurs principes actifs.

Laxative, la Casse (elle ne doit pas être prise de façon prolongée. Egalement déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante)

La pulpe du fruit enferme des substances qui lui confèrent des propriétés laxatives douces.  » L’administration du fruit montre une activité sur le taux de graisse en diminuant le taux de triglycérides et de cholestérol »

Diurétique et dépurative, le Chiendent (se consomme quotidiennement en décoction)

Aussi surnommée « herbe de charlatan », cette plante qui envahit nos jardins possède de fortes propriétés diurétiques et dépuratives. Faire bouillir 60 g de rhizome (tige souterraine) dans 1 l d’eau pendant 15 min, filtrez et jetez l’eau de cuisson devenue amère, refaire bouillir 15 min.

Aide à se débarraser des toxines,l’Orthosiphon (à boire en infusion entre les repas et plusieurs fois par jour)

Aussi appelé « thé de java » ou « moustache de chat », l’Orthosiphon est originaire du sud-est asiatique. Ses feuilles contiennent du potassium, des huiles essentielles et des flavonoïdes qui lui confèrent une très forte action diurétique et anti-inflammatoire. Recommandé dans les régimes équilibrés, l’Orthosiphon est un remarquable draineur de l’organisme, aidant le corps à se débarrasser de ses toxines. Il fait baisser le taux de cholestérol. Pour 1,5 l d’eau bouillante, comptez 2 poignées de feuilles sèches, les cures ne doivent pas dépasser 1 mois.

Très diurétique, le Sureau

Cet arbuste aux fleurs blanches possède des propriétés diurétiques et dépuratives. Il favorise l’élimination des toxines. Consommez les fleurs en infusion, 2 poignées pour 1,5 l d’eau bouillante.

Ne pas confondre

Infusion : Hors feu, versez de l’eau bouillante sur la plante. Laissez infusez 10 min à couvert dans un récipient (fleurs, feuilles)

Décoction : Plongez la plante dans de l’eau froide et portez à ébullition 5 à 10 min, puis filtrez (racines, écorces, fragments de branches, tiges)

Macération : Plongez la plante plusieurs heures dans un liquide froid, vin, eau, alcool, huile, etc. (toutes)

Source : Marie-France NANKOU, animatrice au Parc paysager de Petit-Canal – Guadeloupe – Magazine anform n° 20 – Sept/Oct 2008

4 novembre, 2008

Le Manioc

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:25

Racines de manioc

Le manioc (Manihot esculenta) est un arbuste vivace de la famille des Euphorbiacées, originaire d’Amérique du Sud, en particulier du Plateau des Guyanes (région s’étalant sur le Vénézuéla, la Colombie, le Guyana, le Suriname, la Guyane et le Brésil) et peut-être de Bolivie. On rencontrerait le plus grand nombre de variétés dans la région des Guyanes. Il est aujourd’hui largement cultivé et récolté comme plante annuelle dans les régions tropicales et subtropicales.

On consomme généralement ses racines tubérifiées riches en amidon, mais aussi ses feuilles en Afrique, en Asie et dans le nord du Brésil (pour la confection du manisoba). Au nord du Brésil, le mot farine (en portugais farinha) désigne avant tout la farine de manioc, et non de blé (mais dans le reste du pays on utilise farinha normalement – farinha de trigo, farinha de milho etc..). Cette farine, n’a d’ailleurs pas l’aspect de la farine de blé : elle ressemble plutôt à une semoule sèche plus ou moins grossière de couleur allant du jaune vif au gris en passant par le blanc.

La racine de manioc est un aliment assez pauvre. Elle ne renferme que 0,50 à 0,75 % de matières protéiques, 0,33 % de glucose et 1 % de saccharose et dextrine; elle contient quelque 35 % d’amidon mais pas du tout de matières grasses; le reste de la matière sèche est en grande partie constitué de cellulose.

Il existe beaucoup de variétés que l’on peut trouver sur le Ver-O-Peso, le marché de Belém. Une variété jaune et fine très répandue est appelée farofa.

En Guyane, cette « farine », appelée couac, tient une place culturelle importante.

C’est une source peu coûteuse d’hydrates de carbone, mais sa consommation sans préparation adéquate peut créer des problèmes de santé. Le manioc contient en effet des glucosides cyanurés toxiques qui sous l’effet d’une enzyme se transforment en acide cyanhydrique. La cuisson des tubercules de manioc les rend consommables mais on rapporte des cas d’intoxication entraînant la mort après absorption de manioc mal cuit, en particulier lors de la friture.

Le Manioc dans Fruits & Légumes du Pays 300px-Iwata_kenichi_cassava

On en cultive deux variétés principales :

  • le manioc amer non consommable (hétérosides cyanogènes) sans prétraitement à l’eau (Manihot esculenta Crantz subsp. esculenta, syn. de Manihot utilissima) dont les racines séchées sont transformées en tapioca, en cassave ou en farine qui, préparée sous forme de farofa, est un ingrédient de la feijoada brésilienne.

  • le manioc doux (Manihot opi) dont les racines sont directement consommables, on note cependant des cas de neuropathies car il contient des hétérosides cyanogènes en moindre quantité.

Les tubercules sont également utilisés pour la préparation de boissons alcooliques distillées, comme la boisson indigène cauim et la tiquira, cachaça commune de l’état brésilien du Maranhão.

La chair des tubercules a une couleur blanchâtre et rappelle le bois par sa texture et sa consistance. Après cuisson dans l’eau, sa chair devenue jaune se delaie. La friture la rend croustillante.

La Cassave, le Ouicou, la Moussache :voici trois façons connues depuis fort longtemps d’utiliser le Manioc. Le Camanioc, lui, peut être mangé bouilli comme les patates ou autres tubercules.

La Cassave

La Cassave, c’est une galette obtenue après la cuisson de la farine de Manioc. Elle fut la base de l’alimentation des caraïbes, qui transmirent certainement aux premiers Européens arrivés dans nos îles, le secret de sa préparation.

Le Ouicou

C’était la boisson favorite des Caraïbes. Ils utilisaient un canari récipient en terre cuite qu’ils remplissaient d’eau à laquelle ils ajoutaient deux à cinq cassaves, cinq ou six patates douces coupées. Puis ils couvraient le canari. En une nuit, le mélange fermentait. On obtenait une boisson aussi bonne que la meilleure bière.

Les européens eux, ajoutèrent à cette recette, du gros sirop de canne (mélasse) . Après une fermentation de deux jours, on avait une boisson  assez enivrante.

La Moussache

Les racines manioc ou tubercules une fois épluchés et râpés forment je le rappelle, une pâte qui est mise dans des sacs puis pressée. Le jus qui s’en écoule donne par décantation, de la Moussache.

La moussache, additionnée de farine de Manioc sert principalement à la confection de la cassave.

Avec la moussache on fait également des bonbons moussaches auxquels on peut adjoindre du cacao.

LA CRÊPE AU MANIOC

Il s’agit ici des autres produits que l’on fait en Guadeloupe avec le Manioc. La crêpe peut être garnie de confiture de coco, de banane, de goyave, etc. Son goût est délicieux!

LES BISCUITS AU MANIOC

Les Crackers sont des biscuits au manioc et sont très succulents.

LE GÂTEAU DE MANIOC

Après avoir séché le Manioc, il est passé dans un broyeur qui permet d’obtenir une farine similaire au blé et cela permet de confectionner le gâteau au manioc.

La manioquerie peut également confectionner de la semoule de manioc pour le couscous.

Les produits industriels dérivés du manioc :

  • Granulés : les granulés ou  » pellets  » de manioc sont principalement utilisés en Europe pour la fabrication d’aliment du bétail.

  • L’ amidon : L’ amidon du manioc a différents usages dans les industries alimentaires (fabrication du tapioca, produits épaississants…) dans l’industrie du textile, du papier….).

 

Feuilles de Manihot palmata

Site à visiter : http://manioquerie.free.fr/

3 novembre, 2008

Cultivez naturellement

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:20

http://agorimie-lova.over-blog.com/pages/ecologie_nature_et_respect_de_la_planete-586167.html

De plus en plus de jardiniers délaissent les produits chimiques au profit des engrais naturels, économiques, inoffensifs et biodégradables.

Les engrais naturels préservent la qualité nutritive des plantes et la fertilité des sols, en les apportant trois éléments indispensables : l’azote, le phosphate et la potasse.

Il existe plusieurs sortes d’engrais naturels : les amendements organiques, les fertilisants et les engrais verts.

Les amendements organiques (composts, fumiers, terreaux) modifient ou améliorent la structure physique et microbiologique du sol.

« L’humus qu’ils renferment allège les terres lourdes, retient l’eau dans les terrains légers, régularise les échanges de l’eau, de l’air et de la chaleur entre le substrat, le végétal et l’air, évite le lessivage, retient les éléments fertilisants, favorise la vie microbienne et protège de l’érosion », explique Victor Renaud, pionnier du jardinage biologique et collectionneur de plantes potagères et de légumes anciens.

Mais, attention au fumier : trop frais, il risque de contenir des germes pathogènes.

Le compost, fabriqué à partir des déchets du jardin et de la cuisine apporte au sol de l’humus, issu de la dégradation des matières carbonées (paille, copeaux de bois ou feuilles mortes)

Il faut compter deux tiers de matières carbonées pour un tiers de matières azotées. Leur transformation en compost se fera naturellement, à condition de mélanger les différentes catégories de déchets, d’aérer les matières et de surveiller l’humidité. Le tas de compost peut occuper un coin de votre jardin ou être réalisé dans un bac spécifique acheté auprès d’une collectivité ou dans une jardinerie.

Vous touverez sur le site Internet de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) un mode d’emploi très simple. Il existe dans le commerce plusieurs types de composts.

http://www.cesurama.com/

Pour le semis, rempotages ou bouturages, vous trouverez également différents terreaux issus de déchets végétaux, sciures de bois, feuilles, fumier, etc. Leur couleur noirâtre s’explique par une décomposition beaucoup plus avancée que dans un compost.

D’autres produits naturels, vendus dans le commerce peuvent contribuer à modifier le degré d’acidité ou d’alcalinité du sol, déterminé par son pH. Le souffre permet de faire baisser un pH alcalin. Le lithothame (une algue marine calcaire) et la dolomie (roche du milieu marin) corrigent les terres trop acides.

D’autres substances organiques ou minérales fertilisent le sol par leurs apports en azote, phosphate, potasse et magnésium : poudre de corne torréfiée, tourteau de ricin, guano ou cendres.

Les engrais verts, quant à eux, fournissent une grande quantité de matière organique aux sols, source d’humus. Trèfle, luzerne, féverole ou pois restituent au sol l’azote puisé dans l’air. Ils constituent une couverture végétale qui atténue les écarts de température, stimule la vie microbienne, améliore la structure du sol et évite son érosion.

« Il est bénéfique de varier chaque année les végétaux utilisés comme engrais verts et de faire alterner des plantes de familles différentes », souligne Victor Renaud. Et grâce à eux, la terre bénéficie d’un habillage qui la rend moins triste pendant l’hiver.

                                                            http://recitpresco.qc.ca/ressources/banque/gmp/clipart/nature/printemps.htm

Site à visiter : www.ademe.fr/particuliers/Fiches/compost/index.htm

A lire : Composts, engrais et traitement bio, Victor Renaud – Rustica Editions

1 novembre, 2008

Un Créole et le Créole

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 10:17

 Un Créole

Un créole (en espagnol ancien creollo, devenu criollo, passé dans les langues française et anglaise entre 1595 et 1605) désigne, selon les dictionnaires de langue française et seulement eux, tous éditeurs confondus, une « personne de race blanche » (la formule est de plus en plus souvent remplacée par « d’ascendance européenne »), née sous les Tropiques de parents venus d’Europe et qui s’y sont installés, par opposition aux non-blancs d’une part, mais aussi par opposition aux Français, Espagnols, Portugais récemment arrivés d’Europe ou simplement de passage (appelés « métropolitains » ou simplement « métros » dans les anciennes colonies françaises).

Ainsi désignait-on ordinairement sous le nom de « la Créole » l’impératrice des Français Joséphine de Beauharnais, née à la Martinique.

Ces mêmes dictionnaires affirment que, par un abus de langage peu à peu admis par l’usage, on a aussi désigné sous le terme de Créole, à partir du XXe siècle, les populations métissées. A noter toutefois que les « blancs créoles » (appelés Békés en Martinique, « Grands Blancs » en Guadeloupe) sont les plus attachés à la définition donnée par les dictionnaires français.

La consultation des dictionnaires de langue anglaise, espagnole ou portugaise, et la lecture des textes français antérieurs au règne de Louis XIV et au code noir, a tôt fait de convaincre que le sens de créole n’avait pas d’abord de signification raciale : était créole celui qui était né ici de parents venus d’ailleurs, d’où des nègres créoles (nés sur place) par opposition aux africains amenés en esclavage (appelé bossal en Haïti), d’où des poules créoles, nées dans le poulailler, ou des chevaux créoles, dans l’écurie, par opposition à des poules achetées sur le marché ou des chevaux importés.

Ainsi s’explique que des espèces d’animaux domestiques : cochon en Haïti et aux Antilles françaises, mais aussi chèvre, vache et chien des Antilles françaises, soient désignées comme créoles.

Le débat sur cette question est essentiel, pour autant que le mot peut contribuer à maintenir une ségrégation fondée sur une hiérarchie raciale, ou au contraire affirmer que, pour une part, l’histoire de leurs ascendants rapproche tous les créoles, Européens blancs, Africains noirs, Indiens d’Inde, Syro-libanais, etc, tous nés ici de parents venus d’ailleurs (certes dans des conditions fort différentes), tous partie prenante de l’identité créole, différents mais ensemble.

Actuellement, la « créolisation », notion d’anthropologie et de linguistique, désigne basiquement un processus de création d’une culture (ou d’une langue) nouvelle suite à un métissage et par émergence spontanée dans un nouveau milieu. Les partisans du mouvement de la créolité ne sont pas tous d’accord pour que le concept se développe indépendamment de tout ancrage dans une réalité historique et géographique définie.

Le Créole

C’est à travers la littérature orale que le créole donne toute sa mesure. Les chants, les contes et les proverbes mettent en scène la vie des Antilles avec parfois beaucoup de justesse, la force des images suppléant à un vocabulaire limité (même s’il s’enrichit des apports du français moderne et même de l’anglais).

Le créole est par essence une langue vivante. Formée loin des académies et des bibliothèques, il n’a connu pour cafés littéraires que les ‘débits de la régie’, où les hommes se réunissaient autour d’une bouteille de rhum et d’un jeu de dominos. Il a fleuri sur les modestes pas de portes où les mères tressaient les cheveux de leurs filles en évoquant les généalogies, les chansons du passé et les mille règles de la vie d’une femme (voir Pluie et Vent sur Télumée Miracle, de Simone SCHWARTZ-BART).

La langue Créole donne sa pleine mesure lors des veillées mortuaires, une pratique rurale qui tombe en désuétude. Lors de ces veillées, les conteurs s’affrontent en des joutes oratoires où naissent et se perpétuent contes et proverbes.Le créole proprement dit est né du métissage du vocabulaire français des dix-septième et dix-huitième siècles et des tournures syntaxiques d’origine africaine, pendant l’esclavage. Arrachés à leur terre natale, les Africains déportés aux Antilles étaient éparpillés sur diverses îles, pour éviter que des tribus ne puissent se reconstituer et fomenter des révoltes.

Ainsi, confrontés à la nécessité de survivre et de communiquer avec des compagnons parlant des langues différentes, les Antillais de la première heure ont-ils ‘bricolé’ un idiome commun, reprenant les mots français, quelques termes amérindiens (noms de plantes et d’animaux essentiellement), et liant le tout avec une syntaxe proche de celles des langues d’Afrique. Le temps a donné à l’ensemble son unité, et s’est progressivement développée toute une littérature orale créole, autour de contes, de chants et de proverbes.

Le créole a gardé de cette immédiateté une spontanéité, qui transparaît dans le caractère très imagé qui fait son génie. Issu principalement du français pour le vocabulaire et des langues africaines pour la syntaxe le créole est né au début de la colonisation. Il permettait alors à des populations très différentes de communiquer entre elles. Des langues simplifiées servant seulement au troc et aux relations de travail maître- esclaves, le créole est devenue, au fil des siècles, une langue à part entière. Ses qualités d’expression ont donné naissance à une littérature et à une poésie d’une étonnante richesse.

Contrairement à la plupart des langues régionales métropolitaines, le créole est  aujourd’hui encore, parlé par la totalité des Antillais, qu’ils soient noirs, hindous ou blancs. Cette langue est également devenue un moyen d’affirmer une identité, la créolité : << Ni Européens, ni Africains, ni Asiatiques, nous nous proclamons Créoles. Cela sera pour nous une attitude intérieure mieux : une vigilance, ou mieux encore, une sorte d'enveloppe mentale au mitan de laquelle se bâtira notre monde en pleine conscience du monde. >> ( jean Bernabé, Patrick Chamoiseau, Raphël Confiant ) >>

Amis venant d’autres horizons,vous ne parlerez certainement pas le créole après un court séjour à la Martinique, mais vous arriverez assez rapidement à en comprendre l’essentiel. Sachez que les Martiniquais peuvent être susceptibles et qu’ils préféreront que vous leur parliez le français plutôt qu’un baragouinage de créole qu’ils pourraient interpréter comme une forme de mépris.

La Toussaint en Martinique et aux Antilles

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 8:59

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Les fêtes de la Toussaint sont célébrées à la Martinique, où les familles se retrouvent auprès de leurs morts dans les cimetières illuminés à la tombée de la nuit.

Dès le matin et en fin d’après-midi où les rayons du soleil s’atténuent dans une lumière douce, les antillaises procèdent au nettoyage des tombes afin de les rendre impeccables. Les fleurs viennent orner les caveaux familiaux et les préparatifs vont bon train jusqu’au crépuscule où le cimetière se pare de l’illumination rituelle. Bougies, cierges sont allumés pour honorer les morts chez les chrétiens de Martinique, dans les cimetières.

Les boutiques restent ouvertes jusqu’à 20h. Après la visite de la tombe familiale, les anciens se réunissent dans les maisons autour d’un punch et évoquent les souvenirs de cette proximité familiale peu à peu affaiblie par la vie moderne.

Halloween, fête payenne d’origine celtique, celle de l’étrange Noël de Mr Jack, s’est déjà bien répandue dans les moeurs, les soirées à thèmes ne manqueront pas aussi de fleurir, la décoration de l’arum et de l’anthurium cèdera la place à celle de la citrouille pour ces deux jours de congé de la Toussaint, et de la fête des défunts, aussi des enfants.

Rite des morts chez les Indiens des Antilles

Au Moule, patrie de l’indianité en Guadeloupe où la plus imposante cité mortuaire des Antilles s’étend près de la plage du Souffleur, les rites funéraires font la curiosité des anthropologues. Ils ont été relatés par Ernest Moutoussamy, ancien député de la Guadeloupe.

Chez les familles des Indiens des Antilles, « le dimanche qui suit l’enterrement du défunt, les parents organisent la cérémonie du lait. Dans la maison du défunt on met un « Semblani », on casse le coco puis on se rend au cime­tière. Un tray porté par un proche sur sa tête contient des fleurs des boissons des rotis, des vadès et du lait pur de vache. On allume un feu, on remet un semblani et, sur la tombe, on verse le lait en y enfouissant trois sortes de graines.

Ce rite permet au disparu de se débarrasser de ses péchés, de renaître pour une vie spirituelle qui lui permettra d’atteindre un degré supérieur avant de se réincarner.
De retour à la maison, on allume une lampe à l’entrée, on se lave les pieds puis on enjambe la lampe pour pénétrer dans la case.
La céré­monie se termine par un semblani suivi d’une réception des parents et amis.

Le Kalmandlon ou Karoumandom est une cérémonie qui a lieu quarante jours après l’enterrement pour les Tamouls et seize jours pour les « calcutta ». Elle dure vingt-quatre heures et se déroule en plusieurs lieux. Elle a pour but d’aider l’âme à s’élever vers les hautes sphères spiri­tuelles.

Le corps du défunt est représenté par une brique entourée d’un tissu, blanc pour une femme et rouge pour un homme, qui symbolise l’immortalité de l’âme. Cette brique est placée devant une figure maté­rialisée sur le sol par des fils de différentes couleurs.
La maison est parfumée et purifiée. Le samedi soir à dix-huit heures, on met le premier semblani (un seul repas pour le mort).
A minuit et à six heures du matin, on renouvelle le semblani, en enlevant à chaque fois le repas précédent.

Le fils aîné ou le benjamin dont la tête a été rasée au bord d’une mare ou de la mer, et les cheveux jetés dans l’eau, pénètre dans la figure dessinée pendant que l’officiant prie devant les portes gardées par les divinités.

La cérémonie se termine l’après-midi par un repas familial en l’honneur du défunt pris sur des morceaux de feuille de bananier. Avant que l’on commence à manger, un membre de la famille prélè­ve une prise de chaque repas. L’ensemble recueilli est placé sous un arbre bordant la route qui a conduit le défunt au cime­tière avec une bougie, une tasse de café, une cigarette, un fruit… Celui qui a dépo­sé cet ultime repas doit reprendre le che­min de la maison sans se retourner. II dépose devant la porte d’entrée. Le Kalmandlon met fin deuil.

Une fois par an, durant la période de la Toussaint au mois de novembre, beaucoup de familles indiennes honorent leurs défunts les plus proches par la cérémonie du semblani en leur offrant un repas. Celui-ci est préparé durant la journée sans que les cuisinières aient à goûter aux mets qui sont rigoureusement destinés aux morts.  (Ernest Moutoussamy, l’hindouisme aux Antilles)

 

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