Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

  • Accueil
  • > Archives pour février 2009

23 février, 2009

Pourquoi votre enfant se drogue-t-il ?

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 18:44

 

3 raisons fondamentales
« Non à la société dépressive », Flammarion, Paris, 1993, extraits
Par Tony Anatrella
 

Pourquoi votre enfant se drogue-t-il ?  dans Mon métier

Préalable : responsabilité individuelle et responsabilité sociale

 » La toxicomanie est une maladie : elle naît de la curiosité ou d’un état dépressif, et entraîne des inhibitions et une neutralisation progressive des fonctions essentielles de la vie psychique. Ainsi rencontre-t-on souvent chez des toxicomanes une certaine passivité sociale mais aussi une agressivité très active contre soi et les autres. C’est pourquoi, dans les cas extrêmes, la toxicomanie débouche sur la marginalisation, l’absentéisme scolaire ou professionnel et dans la délinquance. 

Le toxicomane doute de lui et des autres et, dans cette absence de confiance, il n’ose pas s’interroger sur lui-même, il se méfie de ceux qui lui conseillent de se faire soigner. Il a souvent peur de ce qui se passe en lui sans savoir nommer ce qu’il ressent et s’en tient à la confusion de relations fusionnelles et primitives pour lesquelles il n’est pas besoin de passer par le langage parlé.

Certes, cet état de fait n’est pas volontaire, mais ressort précisément à la régression causée par la drogue. La toxicomanie est donc une pathologie, et qu’il faut traiter en tenant compte de la profonde angoisse qu’elle révèle, ou qu’elle provoque et entretient: c’est toujours un individu particulier que l’on soigne. La société est certes loin d’être étrangère à ce mal puisque au lieu de favoriser la construction des individus, les modèles qu’elle offre induisent à la dispersion et à la pratique de conduites additives qui valorisent l’état premier et évanescent des pulsions. 

Mais il ne faut pas être exagérément déterministe; reconnaissons que les véritables raisons de la toxicomanie se jouent à l’intérieur de chaque personnalité et qu’il arrive que celle-ci soit prédisposée psychologiquement à se laisser entraîner par la magie des produits. Si les produits deviennent de plus en plus accessibles, si l’absence d’idéaux ne fait que faciliter leur circulation, si, enfin, les adultes ont considérablement aggravé la banalisation de la drogue, il n’en reste pas moins vrai que la prise elle-même dépendra toujours de l’individu qui choisit seul d’entrer dans cette interaction avec le produit. C’est le toxicomane qui crée la toxicomanie et non la société, sans quoi nous serions tous drogués…

Qu’on ne se méprenne pas sur nos propos. Cela n’ôte en rien à la société les responsabilités qu’elle se doit de prendre pour combattre le fléau. Les autorités ont le devoir de faire cesser la culture des plantes qui servent à la fabrication des drogues, d’établir une législation sévère contre les trafiquants, et surtout de l’appliquer, bref, de tout mettre en oeuvre pour détruire les marchés. Mais si la plupart des gouvernements souscrivent théoriquement à cette stratégie, la pratique est tout autre, faute d’une réelle volonté politique !

Une chose est de lutter contre les réseaux de production de la drogue, une autre de s’attaquer à la demande qui prend naissance dans les besoins pour le moins problématiques de l’individu. C’est de cette prédisposition qu’il sera ici question : faut-il y voir une carence quelconque ? Sans doute, mais encore devons-nous en déterminer l’origine ? « 

1ère raison : Le divorce et l’instabilité des familles, de l’abandon à la dépendance

 » La famille assume de moins en moins une fonction éducative auprès des enfants et en particulier auprès des adolescents qui se retrouvent souvent seuls pour traiter psychologiquement, moralement et spirituellement les problèmes de la réalité. La famille éclatée (séparation, divorce, etc.) assure difficilement et avec trop d’incertitude la socialisation des enfants… « 

 » Un jeune toxicomane de 24 ans exprimait ainsi sa difficulté à évoluer :
Je n’ai pas progressé parce que mon père – de par ce qu’il est – ne m’y invite pas. Personne ne me demande de devenir adulte. Mon père n’en est pas un et je n’ai jamais eu envie de m’identifier à lui.

Si une famille offre une image stable, cohérente, avec des repères clairs et une relation aimante, l’enfant a d’autant plus de chances de fortifier sa personnalité. Dans la cassure du divorce il ne peut plus s’appuyer sur ses parents et doit faire appel à ses propres ressources qui risquent de lui faire défaut quand il devra se mettre en oeuvre affectivement et sexuellement : c’est souvent à ce moment qu’il développe des relations de dépendances. 

On oublie souvent que plus un enfant aura pu s’appuyer sur ses parents et sur les adultes en général, plus il sera par la suite autonome et bénéficiera d’un sentiment de sécurité et de valeurs intérieures, d’autodétermination et de constance. En revanche, plus l’enfant sera autonome précocement et plus il est probable qu’il développera des conduites de dépendance, qu’il cherchera à s’accrocher à des personnes ou à des produits, faute d’avoir pu se construire dans une relation aux autres…  »

 » L’adolescent attend clairement que ses parents réagissent; c’est même précisément pour cela qu’il les éprouve. Une fille de 15 ans, rentrant d’une soirée, raconta à ses parents que du  » shit  » avait été proposé par deux jeunes, mais qu’elle-même, avec quelques autres, s’était abstenue d’essayer. Comme sa mère lui faisait part de son intention de téléphoner aux divers parents pour les informer de la situation, l’adolescente manifesta son désaccord et menaça de ne plus lui faire de confidences. 

Avec raison sa mère tint bon, lui rappelant sa responsabilité d’adulte vis-à-vis des autres et l’impossibilité pour elle de garder une information qui mettait en jeu la responsabilité éducative d’autres parents. La jeune fille finit par acquiescer à ces arguments au point d’ailleurs que, en racontant l’histoire, elle manifestait même une certaine fierté devant le courage de sa mère, reconnaissant que celle-ci avait eu raison d’intervenir dans une situation où elle avait son mot à dire… « 

2ème raison : Le vide intérieur, absence de sens et dépression

 » Il faut cependant ajouter que les parents ne sont pas systématiquement responsables de la toxicomanie de leur enfant, même si parfois ils n’y sont pas étrangers et qu’ils se culpabilisent parce que leur progéniture ne cesse de leur reprocher leur attitude. La toxicomanie est aussi la conséquence du déficit que vivent des adolescents lorsqu’ils refusent de faire face aux tâches psychiques de leur âge. 

L’adolescence suppose d’assumer les transformations de sa vie psychique et physique, et non de s’en tenir aux modes de gratifications de l’enfance ou, inversement, de jouer précocement à l’adulte dans l’illusion d’une liberté sans limites.

La névrose héroïque (croire que chacun est son propre héros) du toxicomane traduit ce refus de grandir fréquent à l’adolescence et rend compte en fait d’une incapacité à ajuster envies et nécessités : si l’adolescent accepte assez facilement ses envies, il lui reste à intégrer les nécessités. 

Pour preuve la réplique  » j’ai pas envie  » qui revient souvent dans sa bouche et à laquelle l’adulte doit répondre que ce n’est pas une question d’envie mais plus simplement de nécessité, que, par exemple, il y a un temps pour travailler, un autre pour se détendre, etc. Evidemment, dès lors que nombre d’éducateurs à travers certaines pédagogies apprennent aux enfants à ne rechercher finalement que leur plaisir immédiat, les données du problème sont faussées. Sans le savoir, ils creusent le lit de la psychologie toxicomaniaque qui vit avec l’idée d’un plaisir en soi artificiellement entretenu par le produit.

Quand les toxicomanes acceptent la psychothérapie, il faut en premier lieu analyser, critiquer et resituer cette conception du plaisir dans laquelle ils se dissolvent… «  

Confronté aux incertitudes du monde extérieur (non seulement au chômage et à la crise économique qui frustrent dans leur dignité les individus), mais aussi et surtout à ses propres fluctuations, l’adolescent sera une proie facile pour la toxicomanie. Souvent il se jugera comme un junkie, c’est-à-dire un déchet : n’attendant rien, il ne lui reste qu’à se perdre en lui-même, et le produit ingéré joue clairement un rôle mortifère. 

D’autres fois, il laissera sa sensibilité s’exacerber à fleur de peau, et le langage comme l’enrichissement de la pensée feront une fois encore figure de parents pauvres. Il ne sera question que d’éprouver les choses et l’on préférera  » je sens « ,  » j’ai envie de dire « ,  » je perçois  » ou encore – comble du flou et de l’imprécision –  » je crois que quelque part  » à  » je pense « . Il est vrai que « rien ne vient à l’esprit qui ne soit passé par les sens  » (Aristote) mais, dans le paysage contemporain, la pensée formelle en vient à être manifestement sous-développée faute de nourriture textuelle et d’une véritable transmission culturelle, morale et religieuse.  A laisser croire que n’importe quelle production est culturelle sous prétexte qu’elle est médiatique, on finit par entretenir des confusions entre une production factuelle, éphémère, et une création qui est durable et chargée d’une unité de sens… « 

 » L’éducation, c’est-à-dire la transmission d’une culture, conditionne les structures profondes de la personnalité à qui elle fournit un irremplaçable système de valeurs-attitudes.

Il est indispensable de se libérer des pédagogies de la spontanéité à la Rousseau qui, sous prétexte que la société risque d’avoir une mauvaise influence sur l’enfant, le livre à l’expression tous azimuts de ses pulsions. C’est la meilleure façon de fabriquer des personnalités à caractère psychotique qui se perdent dans l’imaginaire et refusent de grandir.  L’éducation a été prise au piège de cette illusion en délaissant progressivement les pédagogies de l’intelligence au bénéfice de celles de l’éveil. Plus dure est la chute, et comment pourrait-il en être autrement dès lors que, pour développer la fonction psychique de l’idéal et du sens des valeurs, on ne fait pas intervenir en priorité l’intelligence ? Sans compter le paradoxe qui veut qu’on se plaigne d’une carence du sens moral dans le même temps où l’on fait tout pour le tuer dans les mentalités… « 

 » Le jeune peut commencer à se droguer, et c’est souvent le cas, pour des raisons psychopathologiques qui génèrent une dépression symptomatique d’un manque d’intérêt à la vie présente et d’une absence de signification à donner à l’avenir. Les failles du modèle adulte favorisent aussi la déstabilisation de l’adolescent qui se voit privé d’une quelconque possibilité de communication et par là-même renvoyé à son isolement. 

Enfin, les carences de l’imaginaire sont propices à toutes les dérives délirantes de la toxicomanie, du spiritisme et de l’ésotérisme dont le langage abscons entretient la confusion des esprits et le repli dans le magique plus que le rationnel:  » éveil à la réalité de notre dimension énergétique « ,  » ouverture à la capacité de ressentir la qualité des énergies captées « ,  » évaluer le ressenti individuel et collectif des capacités d’identification des énergies captées « . 

Ce vocabulaire schizoïde, utilisé dans de nombreux groupes de thérapie relationnelle ou sexuelle, confirme le basculement des psychologies dans l’éclatement interne.
Ces trois raisons dépressives – manque d’intérêt pour la vie, négation de l’identification possible à des références et carences de l’intériorité – favorisent un morcellement psychologique des individus pouvant conduire à la drogue… »

3ème raison : L’incitation et le laxisme social, de la curiosité à la transgression

« Mais il arrive aussi que sa prise intervienne tout bonnement à la suite d’une proposition  » conviviale « , par simple curiosité et sous l’influence des autres. Dans ce contexte, la drogue revêt un aspect ludique et pragmatique : il s’agit de passer un bon moment, de  » planer  » une soirée en fumant du hasch. Si faibles soient-elles, ces prises ne sont pas banales et, même si elles ne sont pas systématiquement motivées par le besoin de combler des troubles psychiques, elles ont néanmoins pour conséquence de ralentir les fonctions cérébrales et handicapent la concentration, l’esprit de logique et de synthèse, la mémoire, les réflexes, etc. « 

 » Expérimenter  » ce que ça fait  » pour le plaisir d’expérimenter, pour se lancer des défis et s’amuser. Ou trouver une alternative à la misère du quotidien et d’un avenir sans horizon. L’une et l’autre motivation justifie pareillement l’utilisation de ces produits illicites parce que – et c’est essentiel à son  » succès  » – la drogue est actuellement le seul lieu où l’adolescent éprouve la loi et l’interdit.

On l’a vu, les lois de régulation sociale, les règles morales existent – elles n’ont d’ailleurs jamais été absentes – mais c’est plutôt le sens éducatif et sa mise en pratique qui fait défaut ! Le manque de civisme qui consiste à voyager sans titre de transport, à voler dans une grande surface ou encore à tricher dans sa vie scolaire ou professionnelle n’entraîne pas la plupart du temps de sanctions (fût-ce au seul titre d’un blâme moral). 

Pareille carence du respect des règles communes et du sens des responsabilités altère la qualité relationnelle d’une société, incite à la perversion. Se sentir en faute, éprouver sa culpabilité, dès lors qu’elle est réellement justifiée, témoigne d’une bonne santé psychique (évidemment, la culpabilité morbide cultivée pour elle-même, de façon obsessionnelle et névrotique n’a rien à voir avec une saine réflexion morale).

Mais quand on proclame qu’il ne faut pas  » culpabiliser  » ni  » moraliser  » et, tout au contraire, qu’il faut  » déculpabiliser  » comme si la loi n’existait pas, on fait oeuvre de pure démagogie: on ne le dira jamais assez clairement, la culpabilité est inhérente à la psychologie humaine. Quand on  » interdit d’interdire » et qu’on nie  » l’esprit des lois « , on livre pieds et poings liés l’adolescent à ses démons. Le « joint » ni le  » pétard  » n’ont jamais été l’école de la liberté mais son asservissement. 

Car la drogue focalise à elle seule la culpabilité qui ne parvient plus à s’exprimer dans d’autres domaines, comme celui de la sexualité qui se trouve curieusement libérée de toutes règles psychologiques, sociales et morales.
Or, (…) l’esprit des lois prend naissance dans la façon de concevoir la signification sexuelle de sa relation à l’autre, de sorte qu’en ne permettant pas à la culpabilité sexuelle de s’exprimer, celle-ci se retourne contre l’individu entraînant une multitude de troubles psychosomatiques, d’éventuelles conduites suicidaires, un intérêt suspect pour le paganisme, la sorcellerie ou l’astrologie, les rituels de possession et de guérison dont nous avait heureusement libéré le christianisme. 

Il ne faut pas en conclure que l’adolescence est l’âge de la transgression, ou que la loi a vocation à être transgressée, comme on l’entend pourtant dire ici ou là.
L’adolescence est une période de maturation des nouvelles compétences psychologiques de l’individu, de recherche de ses possibilités et de ses limites. 

Quant à la loi (sociale et morale), elle rend possible la vie en commun et permet à chacun d’éveiller sa liberté et sa responsabilité. Il est donc curieux que l’on encourage dans les esprits une relation morbide à la loi en promouvant prioritairement la banalité de sa transgression. Si chacun est à lui-même la mesure de sa propre liberté, on comprend que la drogue puisse être une nourriture privilégiée pour compenser ce manque à être tout en se détruisant de l’intérieur… »

564061 dans Mon métier

A Pli Ta

Classé dans : Poèmes créoles (Pwèm) — CATORC Charles @ 18:22

Ou té la épi nou,
Ou té bien, nou té bien

Pa té ni pikan anba pié’w
Pa té ni dlo an dé zié’w

Pa té ni zòti anlè kò’w
Pa té ni krizokal adan lò’w.

Ou té la épi nou
Ou té bien, nou té bien

Adan chalè lanmou lafanmi
Dan tjè’w té toujou lablanni.

Ou té la, ou sé di ou té bien

Avan’w té plenn kò’w
Nou té za rivé bò’w.

Sousi’w té ta nou
Pliskè ou té la épi nou.

Ou té la, jòdijou ou pa la,
Ou pa la men, a pli ta…

Ba lachè fanmi-mwen ki pati. 

 

laplirecto.jpg

Après son premier recueil «Yanm san Ranm» paru en avril 2002, Jean François LIENAFA nous remet le couvert avec «Lapli Pawol» qui n’est rien d’autre qu’un Cocktail ou plutôt un Migan très épicé d’Amour de Fraternité et d’Humanité.

Un jour viendra dit-il, où, peut-être nous serons tous des Agriculteurs du cœur « Agrikiltjè », des Cultivateurs du cœur « Kiltivatjè » pour faire pousser la Paix et l’Amour, partout dans ce monde, sans O G M, sans Pesticide, sans Insecticide, ni Homicide voire Génocide.

Nul doute qu’on se laissera volontiers rafraîchir par «La Pluie de Paroles» de ce Ducossais de 47 ans, de retour depuis peu dans son île, après un séjour de plus de 24 ans passé en Métropole.

 

Couillon-nades ka rété pou maîtt yo

Classé dans : Contes Créoles (Kont) — CATORC Charles @ 18:11

 

Compè cabritt-bois cété an bougg ki té ain-main fait la fêtt épi toutt’ moune i té join-ne. I fauk i té toujou trouvé an défaut ba moune, poutchi, passe i té ka couè-i an pile, i té ka fait cô-i passé pou an gros missié. I té pé volé tout-pa-tout, monté jisse dans ciel ouè Bon-Dié, flatté Bon-Dié, la-tè pas té ka pôté-i, i té ka min-me prend cô-i pou Bon-Dié dé lhè, épi, pas té ni an mépris i pas té ka trouvé ba moune.

Compè chien ki té ja enragé contt’ Bon-Dié, di ouè ki i té tiré-i la parole, té pli enragé contt’ cabritt bois pisse cété compè Bon-Dié, i té ka atten-ne cabritt-bois join-ne-li épi fait la fêtt épi-i. I ka fait-i mandé padon. Chien té ni ti l’habitide-li, i té ka allé adans bois-a fait ti cabinett-li tous lé matins, or Bon-Dié té interdit-ça.

An jou, cabritt-bois, là, ka tounin an lè cô-i, pas save ça pou-i fait. Lhè i ouè chien ka vini, i dit, «zaffai chien faitt jôdi-a, compè chien pris jôdi-ta-là». I véyé, i véyé chien, i compren-ne ça chien té ka allé fait-a. Lhè chien mété cô-i en position, i coumencé hélé Pas-caca-là, pas-caca-là».

Chien sauté, i pas té ka enten-ne-li, i ran-massé pantalon-i épi mété couri a-tè, mé chien enragé, i faché, ka jiré di prend rivanche-;  ça, ça pas jé moune ka fait».

Chien andidans cô-i min-me ka réfléchit ki man-niè i ké pé fait ça, cabritt-bois cé compè Bon-Dié, eh bin moin, moin ké fait compè épi diabb.

Moin té ja ni an prèmié histoi épi Bon-Dié, cé diabb pou moin allé ouè.

Chien allé ouè diabb épi expliqué-i tout ça ki passé. Diabb dit-i «Compè chien moin ka aidé tout ça ki ni bisoin moin, pas coutté ça moune ka dit, diabb mauvé, diabb fait ci, diabb fait ça, mé lhè ou ka pati, pas dit moin mèci».

Alôs, pou zaffai-ou-là, fait con ou ni l’habitide fait, lhè ou ouè cabritt-bois ka vini, fait con si ou pas quitté-i fait ti la-fêtte-li et à moment ta-là ou ka dit cé quatt’ mots ta-là, zaffai-i ké fait pou an bon ti-brin temps, i pé ké fait la-fêtt épi moune encô.

Ça ki dit ki faitt, chien allé adans bois-a con i té ni l’habitide, cabritt-bois jou ta-là min-nin toutt ti compè-i: dimoiselle, sautt’relle, tac-tac, bêtt-limiè pou fai la fêtt épi chien, yo sérré cô yo bien pou chien pas ouè yo. Chien fait con si ayin pas là, i baissé pantalon-i, lhè i accroupi, cabritt-bois coumencé crié «Pas-caca-là, pas-caca-là». Chien an-nous dit quatt mots-a diabb té ba-i-là. Cabritt-bois pé net, pati con an bougg fou, pèd la tête, pèd la parole, ka voyé cô-i an lè, épi ricoumencé ka crié an sèl bagaille, «pas-caca-là, pas-caca-là». Toutt cé compè-i-là coumencé ri-i. Dépi jou ta-là cabrit-bois rhonte sôti la jounin, ka sôti lan-nuitt, pède la parole, épi sèl bagaille i pé dit atchèlment cé «pas-caca-là, pas-caca-là».

Couillon-nades ka rété pou maîtt yo.

 

Serge RESTOG

14 février, 2009

Mémorial Cap 110

Classé dans : Histoire de Madinina,La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 11:03

cap110d.gif

Le mémorial Cap 110 de Laurent Valère, situé Anse Caffard, en Martinique, fut édifié en 1998, sur le territoire et à l’initiative de la ville du Diamant à l’occasion du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.

Le site a été choisi en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. Aux abords de l’Anse Caffard, du nom du colon Jean Caffard, un navire transportant 300 esclaves s’échoua en pleine tempête sur les rochers de la côte, la nuit du 8 avril 1830, alors que la traite avait été déclarée illégale. Le bateau fut entièrement détruit, son nom et sa nationalité jamais établis. Six cadavres furent repêchés. Les corps des marins furent inhumés au cimetière, ceux des esclaves enterrés à quelques mètres du rivage. 86 captifs, dont 26 hommes et 60 femmes, eurent la vie sauve et furent transférés vers Fort de France.

Le concepteur, Laurent Valère, est un Martiniquais né en 1959. L’œuvre déposée à même le sol, forme un ensemble de 15 bustes de personnages affligés, présentés de manière serrée, en triangle (référence au commerce triangulaire). Construites en béton armé et blanchies au sable de Trinité-et-Tobago, chacune des statues pèse 4 tonnes pour une hauteur de 2,5 m. Elles sont orientées au cap 110 (est-sud-est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée, d’où leur nom. Toutes présentent un même visage penché dans le même sens, accablé, affligé, les yeux baissés vers la terre et la mer. Elles figurent la foule des victimes anonymes de la traite.

Voici une analyse de l’oeuvre par Jean-Luc Bonniol : « Toujours sur la commune du Diamant, à l’extérieur du bourg, une œuvre remarquable, dans tous les sens du terme, a été installée sur le littoral, juste en face du célèbre rocher du Diamant, manifestant une intention nettement monumentale et clairement commémorative. Intitulée Cap 110, Mémoire et fraternité, elle relève plus de l’évocation que de la reconstitution du passé en tant que telle. Elle est flanquée de ces nouveaux panneaux explicatifs, qui satisfont aux normes de la mise en tourisme d’aujourd’hui (avec traduction anglaise…). En 1830, lors s’une violente tempête, un navire négrier (qui pratiquait à cette époque une traite clandestine) se fracassa contre le rocher, entraînant vers le fond sa cargaison humaine : les quelques rescapés qui purent gagner la côte provoquèrent un dilemme juridique quant à la fixation de leur statut, comme lors du célèbre épisode de l’Amistad… L’œuvre consiste en un ensemble de bustes formant un vaste triangle disposé sur un morne dominant la mer : ils sortent de terre, les bras tendus le long du corps, touchant le sol, la tête légèrement inclinée, regardant la mer, dans la direction, au loin, du Golfe de Guinée… Œuvre au fort symbolisme, qui ne manque pas de puissance, provoquant le surgissement dans la conscience du visiteur de l’innombrable foule des victimes de la traite… »

cap11001.gif

7 février, 2009

Des Musées, en veux-tu ?

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:15

bibliothqueschoelcher.jpg 

                                                         Bibliothèque Schoelcher

Le Musée Régional d’Histoire et d’Ethnographie

10, bd du général de Gaulle – 97200 Fort de France – Tél : 059672 81 87

La Maison de la Canne

Quartier Vatable – 97229 Trois-Ilets – Tél : 0596 68 32 04

L’Ecomusée

Anse Figuier – 97211 Rivière-Pilote – Tél : 0596 62 19 14

La Maison Régionale des Volcans

Immeuble Magalon – 97260 Le Morne-Rouge – Tél : 0596 52 45 45

La Galerie d’Histoire et de la Mer

Place de la Mairie – 97221 Le Carbet – Tél : 0596 78 03 72

Le Musée d’Art et de Traditions Populaires

97270 - Bourg du Saint-Esprit – Tél ; 0596 56 76 51

Le Musée Café et Cacao

Domaine du Chateau Gaillard – 97229 – Trois-Ilets – Tél : 0596 48 24 40

Le Musée Départemental d’Archéologie de la Martinique

9, rue de la Liberté – 97200 Fort de France – Tél : 0596 71 57 05

Le Musée Gauguin (Centre d’Art Mémorial)

Anse Turin – 97221 Le carbet – Tél : 0596 78 22 66

Le Musée de la Pagerie

97229 Trois-Ilets (face au Golf) – Tél : 0596 68 33 06

Le Musée du Rhum Saint-James

Quartier Lassalle – 97230  Sainte-Marie – Tél 0596 69 30 02

3ilets.jpg

Marny, la Panthère Noire !!

Classé dans : Histoire de Madinina — CATORC Charles @ 17:32

 

 marny0001.jpg

Au début des années soixante, la Martinique  change de visage à grands pas. Les usines disparaissent à tour de rôle, on voit s’ouvrir les premiers libres-services, la télévision fait son apparition dans quelques foyers. C’est dans une société en pleine mutation qu’éclate, en septembre 1965 l’affaire Pierre-Just Marny. Elle ébranle l’opinion publique. Pierre-Just Marny est issu d’un milieu modeste. En fréquentant des petites bandes de délinquants, il se présente très rapidement comme un « major ».

En 1963, âgé de 22 ans, il est condamné pour la première fois à quatre années d’emprisonnement dont deux avec sursis. Devant ses acolytes, il accepte d’endosser l’entière responsabilité des délits précisant qu’il ne révélera aucun nom. En contrepartie, il devra avoir sa part du butin à sa sortie de prison.

Sa peine purgée, à sa libération, il n’a qu’une idée en tête récupérer don dû. Il a vite été oublié. Il rencontre plutôt hostilité lorsqu’il se présente devant ses anciens comparses.

Il tue trois personnes

Ainsi, au lendemain de sa sortie de prison, le 2 septembre 1965,  Marny tue trois personnes dont un enfant de trois ans qui se trouvait dans les bras de sa mère à la Redoute. Il blesse gravement trois autres avant de prendre la fuite. Sa cavale sera de courte durée. Il est arrêté quatre jours plus tard par un important déploiement de force. Trois semaines plus tard, Marny fait de nouveau parler de lui en s’évadant du 107 rue Victor Sévère. Nous sommes le 10 octobre 1965.

Les neuf jours de cavale qui suivent, la population vit à l’écoute des faits et gestes de Marny. A l’image des nègres marrons, il devient un nouveau héros de la lutte contre la répression coloniale. Pour preuve son arrestation dans une épicerie à Sainte Thérèse entraîne une véritable émeute populaire.

Le peuple s’en prend à l’épicière qui aurait dénoncé Marny qui était entré dans son commerce pour acheter un morceau de pain.  Le feu est mis dans l’établissement. Par la suite Marny sera transféré en Métropole. Il est maintenant devenu l’un des plus anciens prisonniers de France. Il aurait sans doute été libéré, mais en France, il a encore fait parler de lui à l’occasion d’une tentative d’évasion et surtout pour avoir crevé l’oeil d’un de ses gardiens.

 stesprit0004.jpg

Détenu violent, Marny séjourne dans les quartiers de haute sécurité et en hôpital psychiatrique. Aux dernières nouvelles, il était incarcéré à la prison de Sarreguemines, un centre pénitentiaire à vocation psychiatrique. Pour beaucoup, Marny reste un héros, pour d’autres, il a été tout simplement un bandit et un assassin. Selon quelques témoignages, sous réserve, lorsqu’il a été arrêté Marny à déclaré : « La seule chose qui me fait mal au coeur c’est que j’ai tué un enfant. Mais il fallait que je me venge. Signé la panthère noire ».

Un étrange garçon

Etrange garçon que Pierre-Just Marny. Etrange destin que le sien! il vit le jour le 06 août 1943 à Fort-de-France, plus exactement au quartier Balata. Cadet d’une famille de cinq enfants, il se désintéressa très vite de la vie de famille, se retira dans son atmosphère et vécu en sauvageon. Très peu doué pour les études, il quitta les bancs de l’école en classe de 7ème et commença à travailler un peu partout. C’est un garçon instable dit l’un de ses frères. Il ne peut rester en place et force lui est, de chercher constamment un nouvel emploi.

Il a une passion : la pêche. Toute les étagères de la petite garçonnière qu’il occupait à proximité de la maison familiale, regorge de cannes à pêche, de masques de plongée, de fusils harpon et palmes. Selon son frère, tout semblait le destiner à embraser un jour une carrière de plongeur sous-marin, de scaphandrier ou simplement de pêcheur. Il aime à bricoler, très touche-à-tout, il passe de la chaudronnerie, à la ferronnerie. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, il a construit tout seul une embarcation.

Source : Extrait de France-Antilles du 6 septembre 1965

Pierre-Just Marny est aujourd’hui, le plus ancien prisonnier de France. Il a 62 ans. Selon certaines sources, il exprimerait le désir de revenir fouler le sol de son pays natal. A ce sujet, ses avocats sont très discrets sur les demandes de mise en liberté dont qu’il pourrait bénéficier.

En 2008, c’est le retour au bercail d’une légende vivante et de son histoire criminelle : Pierre-Just Marny alias “la Panthère Noire”. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, par la cour d’Assises de Paris en 1969, le plus ancien détenu de France a donc obtenu son transfèrement (vraisemblablement contre l’avis du parquet de Fort-de-France) sur son île natale et loge désormais au sein du Service Médico-Psychologique Régional du Centre Pénitentiaire de Ducos.

Dates marquantes et édifiantes de Madinina

Classé dans : Histoire de Madinina — CATORC Charles @ 16:52

martinidrap.gif

 130 après J.C : Apparition des premiers habitants de la Martinique: les Arawaks originaire d’Amérique du Sud.

295 après J.C : Les Arawaks sont décimés suite à l’éruption de la Montagne Pelée.

400 après J.C : Retour des Arawaks et repeuplement de l’île.

600 après J.C : Une autre civilisation, les Caraïbes, originaire d’Amérique du Sud, exterminent les Arawaks et s’installent sur l’île pendant plusieurs siècles.

1502 : Christophe Colomb découvre officiellement la Martinique.

Septembre 1635 : Le 17 septembre, Pierre Belain d’Esnambuc débarque au Carbet et entreprend la colonisation de l’île, il fonde la ville de Saint-Pierre.

1642 : Louis XIII autorise la déportation d’esclaves africains dans les colonies : début de la Traite des Noirs.

1658 : Disparition des derniers indiens caraïbe.

1669 : Le Gouverneur de Baas fonde la ville de Fort-Royal (aujourd’hui Fort de France).

1674 : décembre : la Martinique est rattachée au Domaine du roi.

1766 :  Le 2 août naissance à Saint-Pierre de Louis Delgrès, chef de la résistance contre les troupes du général Richepance envoyées par Napoléon 1er pour rétablir l’esclavage en Guadeloupe.

1793 : Le 4 février, Jean Baptiste Dubuc signe les accords de Whithall à Londres soumettant la Martinique aux Britanniques tant que la royauté ne sera pas rétablie en France. Cela garantit notamment le maintien de l’esclavage.

1794: La Convention vote l’abolition de l’esclavage.

De 1794 à 1802: la Martinique est sous occupation anglaise, suite au Traité de Whitehall du 19 février 1974, signé à Londres entre la Couronne britannique et les grands planteurs de l’île, de la Guadeloupe et de Saint-Domingue, qui leur permet d’échapper à la Révolution française et de bloquer l’abolition de l’esclavage voté le mois précédent par la Convention.

1800: Le sainte-lucien Jean Kina, colonel dans l’armée d’occupation anglaise, est arrêté alors qu’il tente de se joindre à des esclaves insurgés. Le gouverneur de la colonie le sanctionne en l’expulsant vers les États-Unis.

1802: à la suite du traité d’Amiens Napoléon Bonaparte maintient l’esclavage à la Martinique par la Loi du 20 mai 1802.

1822: Insurrection d’esclaves au Carbet faisant 2 morts et 7 blessés. La répression fut impitoyable, 19 esclaves condamnés à mort, 10 condamnés aux galères, 6 au fouet, 8 à assister aux exécutions.

1823: Arrestation de Cyrille Bissette, Fabien et Volny pour la diffusion de l’opuscule « De la situation des gens de couleur libres ». Lors du procès en première instance Bissette est condamné au bannissement à perpétuité du territoire français, il fait appel et la Cour Royal le condamne à la marque et aux galères perpétuelles.

1848: Signature le 27 avril par le gouvernement provisoire du décret d’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises.

1848: Les 22 et 23 mai, Révolution antiesclavagiste à Saint-Pierre et signature sous la pression des esclaves insurgés du décret d’abolition de l’esclavage par le Gouverneur Claude Rostoland.

Aux XIXe siècle: les principaux défenseurs de l’abolition de l’esclavage en Martinique furent Victor Schoelcher, Cyrille Bissette, Auguste-François Perrinon et Pierre-Marie Pory-Papy.

1870: Insurrection du sud de la Martinique suite à une altercation entre le béké Codé et l’artisan Lubin. Codé est lynché par la foule et de nombreuses usines à sucre sont incendiées dans le sud de l’île. La répression fut impitoyable, 74 condamnés dont 12 fusillés, les autres ont été déportés aux bagnes de Guyane et de Nouvelle Calédonie. Les leaders de cette insurrection sont Louis Telga, Eugène Lacaille et une femme, Lumina Sophie dite « Surprise ».

1881: Le 21 juillet 1881, inauguration du lycée de Saint-Pierre, premier lycée laïque de l’histoire de la Martinique. À partir de 1882, ouverture de nombreuses écoles laïques sur toute l’île grâce à l’acharnement du député Marius Hurard, le père de l’école laïque en Martinique.

1900: Lors d’une grève à l’usine du François, la répression policière occasionne la mort de 10 ouvriers agricoles.

1902: Le 8 mai, l’éruption de la Montagne Pelée détruit entièrement la ville de Saint-Pierre faisant 30 000 morts.

Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.

Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.

Le 21 septembre 1928, Edouard Glissant naît à Sainte-Marie.

1945: le 27 mai, Aimé Césaire est élu Maire de Fort de France puis député.

Le 19 mars 1946: la Martinique devient un Département d’Outre-Mer. Le premier Préfet de l’île est Pierre Trouillé. Georges Gratiant est élu en 1946 premier Président du Conseil Général du nouveau département.

1948: « L’affaire des 16 de Basse-Pointe ». Le béké Guy de Fabrique est assassiné sur l’habitation Desmares à Basse-Pointe. 16 ouvriers agricoles sont accusés du meurtre. Lors du procès qui s’est déroulé à Bordeaux, les 16 ouvriers ont été acquittés faute de preuve.

1959: 3 jours d’émeute à Fort de France suite à une altercation raciste sur la place de la Savane. La répression des CRS fait 3 morts, Marajo, Rosile et Betzi.

1962: Première revendication indépendantiste en Martinique. Il s’agit de l’affaire autour du Manifeste de l’O.J.A.M (Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique). Les auteurs de ce manifeste sont 18 jeunes étudiants Martiniquais. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté de l’État et emprisonnés à Fresnes. Puis ils ont été acquittés après 2 ans de procès.

1974: au mois de février, grève agricole dans le secteur de la banane. La répression policière fait 2 morts, Georges Marie-Louise et Rénor Ilmany.

1983: la Martinique devient une région à part entière avec la création d’une nouvelle collectivité, le Conseil Régional. Aimé Césaire est élu premier Président du Conseil Régional.

1996: L’égalité sociale entre la France et les D.O.M est réalisée sous la présidence de Jacques Chirac. Alignement du S.M.I.C des D.O.M sur celui de la France.

1997: L’indépendantiste Alfred Marie-Jeanne est élu député de la Martinique puis en 1998 il est élu Président du Conseil Régional. C’est une première dans l’histoire de la Martinique.

2003: Une évolution institutionnelle été envisagée, dans laquelle le Conseil Régional et le Conseil Général fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée à 50,48% par le referendum du 7 décembre 2003.

2005: le 16 août, Crash d’un vol charter de la compagnie colombienne West Caribbean entre le Panama et la Martinique. L’avion un MD80 avec à son bord 160 passagers dont 152 martiniquais s’écrasait après quelques heures de vol à proximité de la ville de Machiques au Venezuela. Cet accident d’avion avait provoqué une grande émotion au sein de la population martiniquaise.

2008: Aimé Césaire meurt le 17 avril à l’âge de 94 ans, il fut député et maire de Fort de France durant 56 ans. Des obsèques nationales lui ont été rendues le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l’État et devant plusieurs milliers de personnes réunies au stade Pierre Aliker.

afrique.gif

 

Vitalo.fr |
double sens |
♪♪**La riviere ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
| Location d'un studio à Sali...
| Donquichotte de la Mauritanie