Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

31 mai, 2009

La Trinité, ville carrefour (97220)

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 16:04

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Située sur la côte atlantique de la Martinique, La Trinité en est une des trois sous-préfectures de la Martinique. La sous-préfecture de La Trinité a été créée par le décret du 15 septembre 1965.

Elle compte sur son territoire Tartane et la presqu’île de la Caravelle, au bout de laquelle le château Dubuc surplombe une mangrove.

Née en 1658, la Trinité fait partie à l’origine d’un vaste ensemble : la Capesterre qui ne comportait pas moins de six communes : « Le Lorrain, Le Marigot, Sainte-Marie, Le Robert, Le Gros-Morne, La Trinité.

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C’est en se détachant de cet ensemble que sa paroisse est créée ; en lieu et place du fort Sainte -Catherine, berceau de la Capesterre est érigée une chapelle en bois.

Le Père Boulogne est le premier curé de la paroisse et sa dévotion à la Sainte Trinité aura valu ce nom baptismal à la commune, à moins que ce ne soit l’existence des trois quartiers à partir desquels s’est formée la paroisse :

-Le petit Brésil qui aurait accueilli à l’origine des juifs Brésiliens.
-La Citerne, au mitan duquel trônait une citerne approvisionnant en eau les habitants.
-La rue Paille dont les toits des habitations étaient recouverts de chaume.
Le développement de la commune débute autour de la vie militaire, principalement à cause des deux fortins, installés de part et d’autre du territoire pour parer l’attaque anglaise :
-Au nord, le Fort Sainte -Catherine.
-Au sud, la Batterie de la Caravelle.

En 1688, on voyait quatre canons desservis par la milice du quartier. Aujourd’hui, on peut admirer encore deux de ces canons face à l’hôtel de Ville.

La commune doit alors son développement à la production de cacao, de coton, de sucre qui fait affluer commerçants, marchands et acheteurs.

La grande baie naturelle prédestinait le quartier à devenir un port fréquenté où bon nombre de vaisseaux en provenance de Nantes notamment pouvaient y accoster en toute sécurité.
Trinité devient alors durant tout le XVIIe siècle et jusqu’au XIXe siècle un port stratégique de la côte atlantique.

Elle se désigne comme la Ville carrefour, carrefour administratif, carrefour économique, carrefour culture, carrefour tourisme et carrefour communication.

La Trinité, un pôle économique majeur accueillant les activités suivantes :

TERTIAIRE
-450 commerces dont :

  • *98 de détail non alimentaire

  • *104 structures composant l’offre touristique.

INDUSTRIE
Trois entreprises majeures existent:

  • - Usine sucrière du Galion,

  • - Usine SIAPOC (peinture),

  • - Blanchisserie industrielle

AGRICULTURE

  • - 278 exploitations agricoles

  • - Une surface agricole Utile de 1 559 hectares soit près de 35% dui territoire de la Trinité.

  • -324 emplois

MER ET AQUACULTURE

  • - 89 professionnels de la pêche

  • - 1 port départemental de pêche et de commerce à Cosmy

  • - 1 Port Départemental (APID) à Tartane

  • - Des étals réglementaires pour la vente de poisson à Tartane

Tertiaire : 81%
Industrie : 8%
Agriculture : 7%
Construction : 4%

Pour accompagner ce développement économique, la Trinité s’est dotée de zones artisanales et commerciales dynamiques : la ZAC du Bac en périphérie, et le Centre commercial le Galion au centre bourg.

Un tourisme intégré au service du développement
 

L’amélioration de la qualité de l’accueil et de l’information

Entre 2002 et 2005, l’effectif de l’OT passe de deux CDI à une formation plus étoffée, avec la pérennisation de deux emplois jeunes en 2003.
La qualité de l’accueil et de l’information sera améliorée par la création d’un point information à Tartane mais aussi par la réalisation de la Maison du Tourisme, projets qui seront cofinancés par la Région, les Fonds européens et la Ville.

L’une des misions essentielles de l’Office de Tourisme est l’animation du territoire.
Véritable carrefour de la promotion, de la valorisation du territoire, de la coordination des acteurs et de la sensibilisation de la population, l’animation contribue à rendre la commune encore plus attractive et passe incontestablement par la mise en œuvre d’actions ponctuelles ou durables.
Les deux actions phares, emblématiques de La Trinité sont indéniablement «Sur la Route du Sucre», et le « Trempage Show ».

Le programme d’animations proposé au visiteur sous-tend une stratégie qui se décline en trois volets :

• Le volet pédagogique, dont la cible est tantôt l’enfant, tantôt l’adulte, comprend notamment des actions ponctuelles de sensibilisation au tourisme telles que « La Caravelle Grand Site » destinée à faire découvrir toute la richesse de ce site remarquable, mais aussi des actions pérennes qui marquent cette volonté de faire du Martiniquais le premier acteur de la promotion de son territoire ; citons «Accueil O’ Resto’» mais également «l’Expo – Tradition».

• Le volet promotion, dont les actions d’animation sont le moteur incontestable, a également pour objectif de favoriser un certain sursaut économique. On peut citer «La Fête des Boulangers Pâtissiers», «Trinité Festival sur Mer» et «Vol Vakans».

• Le volet coordination des acteurs
Des actions telles «La Trinité, Caravelle de vos Passions» qui propose la promotion de l’ensemble de l’offre touristique sur le territoire, «Accueil O Resto», et «Les premiers Ateliers Tourisme Santé» organisés avec le partenariat de la PAHO (Pan American Health Organization) qui a mis l’accent sur l’importance de la prise en compte de la santé dans le développement de l’activité touristique, tant en Martinique que dans la Caraïbe.

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Cyberbase

La cyberbase de la Trinité ouvrira enfin ses portes dans le courant du mois de décembre.
Installée sur une surface de 100 m2 dans le bâtiment de l’ancienne cantine du bourg, elle accueillera 12 postes en consultation publique.

Une équipe de trois personnes composée d’un manager et de deux animateurs auront pour mission d’animer la structure.
Ouverte au tout public (jeunes, moins jeunes, personnes âgées), la cyberbase, voulue par les élus, s’inscrit dans le programme global de sensibilisation du plus grand nombre aux technologies de l’information et de la communication, initié par le Conseil Général.
Les activités proposées seront la découverte de l’outil informatique, des logiciels, d’internet, mais aussi l’accompagnement à l’I. administration -ANPE –TRESOR PUBLIC-CAF…etc
Le financement est assuré par la ville, le Conseil Général et l’ADI.

Service Municipal Culturel
Maison de la culture
Tel : 0596 58 21 62

Missions :
- Organisation d’événements et de manifestations à caractère culturel,
- Mise en place d’activités favorisant la pratique artistique de tous ( ateliers danse, arts plastiques, théâtre…)
- Coordination et accompagnement de l’action des associations,
- Gestion et administration de la Maison de la Culture, la Maison des Associations et des maisons pour tous de quartiers ( Cité du Bac, Beauséjour, Tartane, Morne Pavillon, Tracée, Desforts, Bellevue)

- Programmation jeune public (scolaires, club 6-12)- Coordination ateliers pratiques artistiques
Marie-Agnès SEJEAN

- Communication externe
Linda MOUTOUSSAMY

L’édile actuel est Louis-Joseph Manscour, il est est né à la Trinité, en 1945
Fortement attaché à ses racines, on ne peut le dissocier de sa ville natale et de ses origines modestes. Il aime, à ce titre, rappeler un proverbe togolais selon lequel « Si quelquefois, il t’arrive de ne pas savoir où tu vas, alors surtout, n’oublie jamais d’où tu viens ».
Il grandit à La Trinité, commune du Nord Atlantique, dans une maison discrète au milieu de la campagne trinitéenne. Il quitte La Trinité pour suivre ses études à Fort-de-France. Puis, devenu instituteur, il rejoint le Nord Atlantique, où il enseigne, plus tard, l’Histoire-Géographie en tant que professeur de collège.
Marié et père de deux enfants, il s’investit pleinement dans la vie associative et citoyenne. Président d’une association omnisports pendant 15 ans, il a toujours su développer et entretenir la cordialité et l’amitié des rapports humains.
Il profite de ses rares moments de détente pour se livrer à ses deux passions : le jeu d’échecs, pour lequel il a été champion de la Martinique en 1980, et la pétanque.

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Lien :  http://www.mairie-latrinite.fr/

20 mai, 2009

Quelques fleurs !!

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Fleurs du jardin
Album : Fleurs du jardin
Quelques beautés encore de l'îles !!
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Danses traditionnelles

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Danseuses traditionnelles
Album : Danseuses traditionnelles
Travail réalisé par des jeunes en Angleterre!! Glwadys, merci!!
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19 mai, 2009

Les Techniques de Pêche en Madinina

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:52

Dans son jardin marin, Madinina regorge de fruits de mer. Poisssons, mollusques et crustacés frétillent de plaisir dans les eaux limpides des Caraïbes offrant aux joyeux convives, ou simples baladins, la promesse de savoureux festins.

Heureux comme on peut l’être dans l’eau, 1300 espèces halleutiques se partagent l’écrin bleu caribéen. Beaucoup finiront dans la marmite d’une cuisine.

Sous le gommier du marin-pécheur, Lutjans : oeil de boeuf, vivaneaux, oreilles noires, tête ronde. Serrans : pagres rose, fine et paguette sorbe et Epinephètes : grand-gueule, couronné, valirois ou vieille malaque déploient leurs nageoires colorées aux côtés des Scombres :  maquereaux, tazard bâtard, franc, bonite, ou gros thon et des plus Marlins : varey, et autres espadons, panacées de nos plus fins gourmets.

Mais, on ne peut déguster leur chair fine et savoureuse sans les avoir pêchés. Aux premières lueurs, nos marins-pêcheurs Martiniquais, à proximité du littoral ou au grand large, s’en vont taquiner le rouget.

Pour les plus belles prises, différentes techniques de pêche sont de mise, en fonction des saisons et des espèces convoitées.

Héritage des caraïbes, les techniques de pêche ont toujours gardé un caractère artisanal :

1) La pêche à la Nasse

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Elle permet de pêcher du petit poisson plus communément nommé « poisson rouge », ces casiers, faits de vannerie tressée ou de grillage à mailles serrées, amarrés à des mrceaux de bois « ti baume » ou de branches de goyavier, donnent du fil à retordre au barbarin, voisin du rouget, demoiselle, langouste ou chatrou, appâtés par le goût du pain rassis et de la pulpe de noix de coco dont la nasse est garnie. Si le poisson varie en fonction de la profondeur, l’immersion de la nasse est temporaire (une à quatre semaines) et se pratique de juin à novembre.

2) La pêche à la Senne

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Technique collective séculaire, la pêche à la senne utilise de grands filets dont la longueur peut atteindre plusieurs centaines de mètres pour la prise de poissons blancs observés près des côtes. Dans ce filet mille fois ravaudé frétillent déjà de petits coulirous aux écailles argentées, maquereaux, kia-kias ou balaous. Le filet de nylon, autrefois fait de chanvre teinté au roucou, est tendu en arc puis ramené sur la plage à la force de nombreux bras. Après l’effort, le réconfort, chacun se voit récompensé d’un lot de poisson à ramener à la maison.

3) La pêche à Miquelon

Photo PG006018 © Philippe GIRAUD 500 X 334 pixels

Les plus grands, gros thon, marlin, tazard, daurade n’échappent pas aux pêcheurs de poissons pélagiques. C’est la pêche à miquelon qui entraîne au-delà de l’horizon, l’homme, ses lignes et sa passion. A bord de son gommier, bakoua pointu (ou salako pour les Saintois) vissé sur la tête, le pêcheur part au-delà de l’horizon (à 100 miles des côtes) capturer son poisson (un tiers de sa production), vendue à qui mieux mieux, à même la plage, par les marchandes.

4) La pêche à la Traîne

 

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A chaque technique de pêche son leurre. Pour celle à la traîne, c’est un hameçon garni d’un leurre artificiel, tracté en surface pour piéger thons z’ailes jaunes, vareys ou tazards. Un leurre est volant et la ligne, laissée à la dérive, sera réservée pour la prise de daurade. Elle est la pêche des plus belles prises, requin-marteau, thon, tazard longiligne au nez pointu (apparenté au thon), espadon, barracuda, daurade coryphène, la préférée des gormets tant sa chair est blanche, fine et le long corps bleu argent est débité et vendu à peine sorti de l’eau.

5) La pêche au Filet

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La palangre de fond est un filet mouillé sur des fonds de 200 à 400 mètres entre chien et loup, elle est relevée au pipiri chantant et permet de capturer les dents de la mer. Mais de manière générale, les filets sont disposés entre les îles pour emprisonner poissons volants, orphies, balaous, coulirous et sardines. Citons encore, parmi les poissons les plus répandus, le gros vivaneau rose à la chair blanche et grasse, le mulet, la vieille (le mérou), le poisson coffre dont on doit écorcher la carapace très dure pour préserver les filets.

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Nota : Vous ne trouverez pas dans les filets martiniquais la Morue qui s’appelle Cabillaud tant qu’il est frais, elle est originaire des mers les plus froides du globe. Elle est paradoxalement un aliment de base en Martinique et si elle fut « antan robè » (pendant les restrictions de la seconde guerre mondiale) le plat du pauvre, elle a aujourd’hui son coût!

Ses filets salés et séchés se conservent longtemps et une morue garde toujours mieux la chaleur que les pisquettes du marché. Elle triomphe dans les accras ou marinades, le macadam et la chiquetaille dessalée et relevée au piment, ail et oignons hachés, accompagnée de son féroce d’avocat.

Quelques recettes savoureuses :

Qu’ils soient préparés grillés, au four, en daube ou en blaff, tout est bon dans le poisson;

Le blaff de poisson

Il est introduit aux Antilles par les colons Hollandais (juifs et protestants) qui, repoussés des côtes brésiliennes par les portuguais trouvent refuge dans les Antilles Françaises. Ils apportent avec eux une manière simple de préparer le poisson frais. Poché sobrement à l’eau salée, le « poisson bleu » accompagné de son beurre noir et de ses pommes de terre cuites à l’anglaise devient un plaisir du palais. La méthode de préparation appliquée au blaff martiniquais (qui tiendrait son nom du bruit du poisson rigoureusement frais plongé dans un court-bouillon généralement composé d’eau, de vinaigre assaisonné de sel, poivre et condimenté à souhait, thym, piments, cives, ail, oignons et persil) remonte à ces origines.

Férocement pimenté, le blaff de coulirous ou chinchard prend alors le nom de brûle gueule. Dégusté avec ses légumes-pays, ignames, malangas, choux caraïbe ou patates douces, ce plat, devenu national, n’a rien à envier au poisson grillé.

Le Trempage

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Spécialité culinaire martiniquaise, il est issu du métissage culturel et probablement né pendant les périodes de poissons maigres tout au long de l’histoire de l’île. Créé à partir d’un court-bouillon antillais de morue épaissi à la farine et servi très chaud sur son lit de pain rassi, chiquetaillé et agrémenté de morceaux de figue (banane figue – plantain – ti-nain) et d’avocat, le trempage aujourd’hui quelque peu embourgeoisé, se retrouve servi à toutes les sauces.

On met le pain rassi de plusieurs jours à tremper, d’où le nom de ce plat, dans de l’eau, puis on l’essore, on le dispose sur la table couverte généralement de feuilles de bananier, on verse alors la sauce en abondance, la chair bien au milieu de la table et les heureux convives, qui mangent debout et avec les mains, se régalent jusqu’à s’en mordre les doigts.

Différents choix : poissons, langoustes, écrevisses, crustacées, abats, etc.. 

Touffée de Titiris

Les Titiris si petits se pêchent à la moustiquaire à l’embouchure des rivières, mais mijotés à l’étouffée (toufée chez nous), en omelette ou en accras, ils sont un vol au vent de saveur; leurs cousines, les pisquettes, sont plus grosses et argentées.

Source : Bois Lélé – Le Guide des bonnes tables – 4ème édition – Martinique 2009

10 mai, 2009

L’Hygiène bucco dentaire

Classé dans : Hygiène de vie — CATORC Charles @ 18:15

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L’hygiène bucco-dentaire est un ensemble de pratiques permettant d’éliminer la plaque dentaire qui se forme naturellement et en permanence à la surface des dents.

L’élimination de la plaque dentaire permet d’éviter les maladies parodontales. En effet, les bactéries sont responsables d’une irritation des gencives (gingivite), qui deviennent rouges, gonflées, et saignent facilement au brossage. Cette situation risque de dégénérer en parodontite entraînant l’apparition de mobilité puis la perte des dents.

Bon nombre de bactéries présentes dans la plaque dentaire transforment les sucres (sucreries mais aussi chips, biscuits, …) en acide lactique. L’action de cet acide sur l’émail dentaire aboutira à une déminéralisation de la dent et à l’apparition d’une cavité. C’est la carie. Chaque repas est potentiellement cariogène. Heureusement, le pouvoir tampon de la salive permet de ramener l’acidité de la bouche (ph) à la neutralité. Toutefois, dans la bouche d’une personne mangeant constamment, l’acidité restera importante. Le risque d’apparition de carie s’en trouvera donc fortement accru.

Le tartre, qui est de la plaque dentaire minéralisée, ne peut plus être éliminé par simple brossage, et doit être enlevé chez le dentiste par un détartrage.

 L’hygiène dentaire doit être appliquée quotidiennement. Le moment importe peu. Il s’agit de chasser une quantité maximale des colonies de bactéries toutes les 24 heures. La séquence de travail comporte d’abord le nettoyage interdentaire et ensuite le brossage. Parler de durée n’a pas de sens. En tenant la brosse verticalement, on réalisera un travail « dent par dent ». Aux enfants, on demandera de compter les dents. Le travail est fini lorsqu’il aura été fait sur la dernière face de la dernière dent et non pas lorsqu’une minuterie aura sonné !

 S’acharner à une hygiène bucco-dentaire irréprochable

Pour avoir de bonnes gencives, de belles dents et une haleine fraîche bien sûr. Mais ce n’est pas tout. Une hygiène bucco-dentaire irréprochable sert aussi à prévenir certaines maladies comme l’infarctus, l’attaque vasculaire cérébrale, le diabète et même certaines maladies respiratoires.

Prendre soin de ses dents prévient aussi les maladies inflammatoires chroniques

Par quel mécanisme la santé de nos dents peut-elle influencer le risque d’infarctus ou de diabète? C’est que notre bouche est une porte d’entrée de notre organisme. Ainsi, toute infection microbienne, par l’intermédiaire de l’inflammation qu’elle génère, peut à long terme accentuer les maladies inflammatoires. C’est le cas des maladies cardiovasculaires, mais aussi du diabète et des maladies respiratoires chroniques.
Les études sont formelles : une gingivite (maladie inflammatoire des gencives) multiplie par 2 le risque d’infarctus et d’accidents vasculaires, par 2 à 4 celui de diabète et par 2 à 5 le risque de maladies respiratoires chroniques.

Quels sont les instruments de l’hygiène bucco-dentaire ?

L’étape minimale de l’hygiène bucco-dentaire repose sur un brossage minutieux des dents et des espaces inter-dentaires, durant 3 minutes, et 2 à 3 fois par jour après les repas.
Ensuite, différents produits et accessoires permettent d’aller plus loin.

* Les bains de bouche : choisir de préférence un produit antiseptique à base de chlorhexidine. Une à deux fois par jour, ils complètent le brossage.

* Le fil dentaire : passé entre toutes les dents, il permet de nettoyer les espaces inter-dentaires. Il existe aujourd’hui des fils dentaires cirés, moins agressifs pour les gencives. En cas d’espace inter-dentaire assez important, recourir à une brosse inter-dentaire.

* Le jet inter-dentaire : à défaut du fil dentaire, on peut employer le jet dentaire. Cet appareil permet un nettoyage efficace entre les dents.

* Le gratte langue : il est peu connu et encore moins utilisé. Il faut savoir que du tartre se dépose aussi sur le dos de la langue. Ainsi, elle est parfois recouverte d’une pâte blanchâtre, souvent en cause dans la mauvaise haleine. Le passage quotidien d’un gratte langue permet de s’en débarrasser. A défaut, on peut nettoyer sa langue avec sa brosse à dents.

* Le dosage en fluor : en cas de caries récidivantes, il est possible de renforcer l’émail dentaire en utilisant un dentifrice fortement dosé en fluor, supérieur à 1.500 ppm, uniquement disponible en pharmacie. Faire attention que ces dentifrices ne soient pas utilisés par les enfants. Le dosage en fluor pour les enfants de 2 à 6 ans ne doit pas dépasser 500 ppm et 1.500 ppm entre 7 et 12 ans.

Mais pour finir, l’emploi de tous ces produits ne remplace pas une visite une à deux fois par an chez son dentiste, et immédiatement au moindre problème.

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9 mai, 2009

Quand un proche consomme du cannabis

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 18:29

Pourquoi les jeunes fument-ils ?

C’est souvent la curiosité, l’envie de découvrir quelque chose dont on entend parler, la sollicitation de l’entourage, le désir d’appartenir à un groupe en partageant les mêmes expériences qui poussent aux premières consommations. Ensuite, comme toutes les drogues, le cannabis peut être consommé pour deux grands types de raisons. Soit pour se faire plaisir (se sentir bien, détendu, à l’aise avec ses amis…) ; soit pour soulager et calmer des tensions, échapper à la réalité, tenter d’oublier ses problèmes. Parfois les raisons se superposent mais, dans tous les cas, le fait d’en consommer régulièrement fait oublier que l’on peut vivre sans et peut conduire à en devenir dépendant. Ceci est valable avec le cannabis comme avec le tabac ou l’alcool. Ceci est valable pour les jeunes comme pour les adultes.

Existe-t-il des signes visibles d’un usage de cannabis ?

L’usage de cannabis provoque des effets dont certains peuvent être apparents mais ils varient considérablement d’une personne à l’autre. Il n’existe donc pas de signes physiques qui démontrent avec certitude un usage de cannabis. Une impression peut toujours être trompeuse et le soupçon, justifié ou non, venir compliquer un dialogue éventuel. En revanche, des comportements ou des attitudes inhabituels peuvent légitimement être soulignés par des parents soucieux du bien être de leurs enfants.

Comment savoir si son enfant fume du cannabis ?

Le plus simple est de lui poser la question, même si la réponse peut être difficile à entendre, et d’entamer un dialogue à propos d’une éventuelle consommation. Bien sûr, ce premier échange peut rester insatisfaisant, sans effets immédiatement perceptibles. L’incertitude, également, peut persister mais il n’est pas nécessaire d’avoir des preuves d’un usage de cannabis pour en parler. Il est légitime et nécessaire que des parents cherchent à savoir si leur enfant fume du cannabis, de la même manière qu’ils s’inquiètent de sa santé ou de sa sécurité à propos des sports à risques, de la circulation routière ou de la sexualité. L’usage de cannabis est un sujet aussi important qu’un autre et, comme pour tous les sujets importants, un adolescent peut éprouver des réticences à en parler avec ses parents. Il faut donc accepter que le sujet soit simplement évoqué et pouvoir lui indiquer, si cela semble nécessaire, des lieux ou des personnes avec qui il pourra en parler plus librement. Si un dépistage de drogues peut être prescrit par un médecin à la demande de parents d’enfants mineurs (pour des enfants majeurs l’accord de ces derniers est indispensable), nous déconseillons néanmoins une telle démarche : un résultat positif n’indique pas la fréquence de l’usage, ni sa durée et encore moins ses causes.

Je pense qu’il fume, comment lui en parler ?

Avant tout, mieux vaut éviter de faire comme si on ne savait rien. Dire ce que l’on sait et parler de ses craintes sont les moyens les plus simples pour aborder cette situation. Dans le dialogue à propos de la drogue, il est normal que les parents puissent dire leur inquiétude même si elle n’est pas partagée. Leur rôle est aussi d’expliquer pourquoi ils s’inquiètent afin de savoir si leur enfant a besoin d’aide. Fumer un joint ne rend pas toxicomane, de même que boire un verre de vin ne rend pas alcoolique ; en revanche, fumer ou boire comporte des risques dont il faut pouvoir parler.

Et si le dialogue est impossible ?

Le dialogue est souvent conseillé aux personnes qui veulent aider quelqu’un qui prend des drogues mais plusieurs éléments peuvent le rendre difficile. Dans la relation entre parents et adolescents, le dialogue peut être difficile d’une façon générale. L’adolescent cherche à préserver son intimité, alors que ses parents ont tendance à être inquiets et donc à poser beaucoup de questions. Les limites sont vécues comme des contraintes et plus la pression est forte plus le jeune peut vouloir y échapper. Quel que soit le cadre de la relation, un dialogue peut également être rendu difficile parce que l’usager lui-même ne reconnaît pas avoir de problèmes avec sa consommation. Les parents peuvent néanmoins dire leurs inquiétudes, exprimer leurs interrogations et leurs observations pour souligner que ce qui lui paraît normal peut paraître inquiétant pour d’autres. Dialoguer n’aboutit pas forcément ni immédiatement à l’arrêt de toute consommation. Se parler est l’occasion d’établir ou de rétablir un échange et une confiance réciproques, de remettre en question certaines habitudes, de provoquer une réflexion, de partager une certaine complicité. Les propos échangés semblent parfois se perdre. Ils peuvent aussi montrer leur utilité plus tard et permettre de reprendre l’échange là où il s’était arrêté. Enfin, le dialogue est un moyen nécessaire, mais pas une fin en soi. On peut se sentir mieux après avoir parlé, tout en ayant conscience que le problème persiste. Il peut parfois être important de trouver une aide extérieure en rencontrant quelqu’un qui pourra apporter des informations, faire des observations, proposer un dialogue qui n’est pas toujours facile au sein même de la famille.

Pour s’informer, pour en parler, pour demander de l’aide, les usagers comme leur entourage peuvent se rendre dans :

*Les CONSULTATIONS CANNABIS (consultations pour jeunes consommateurs de cannabis et autres produits psychoactifs),

*Les POINTS ACCUEIL ET ÉCOUTE JEUNES. Pour connaître leurs coordonnées : DROGUES INFO SERVICE : 0800 23 13 13 Communication gratuite depuis un poste fixe Depuis un téléphone portable, composez le 01 70 23 13 13, coût d’une communication ordinaire

*ÉCOUTE CANNABIS : 0811 91 20 20 Ligne « cannabis » de Drogues info service, coût d’une communication locale depuis un poste fixe

*FIL SANTÉ JEUNES : 0800 235 236 Service d’écoute et d’information tenu par l’Ecole des Parents d’Ile-de-France.

*En Martinique : A l’USSARD, Unité Ambulatoire du CSRM (Centre de Soins et de Réinsertion de la Martinique), sis à l’ex-hôpital Clarac – Boulevard Pasteur – 97200 Fort-de-France.

Est-il possible d’arrêter du jour au lendemain ?

La difficulté d’arrêter n’est pas la même pour un fumeur occasionnel ou pour un fumeur régulier. Sur le plan physiologique, il faut rappeler que la dépendance au tabac (souvent associé au cannabis) complique l’arrêt du cannabis car l’habitude et le plaisir de fumer sont relancés à chaque cigarette. Comme pour le sevrage du tabac, il est nécessaire de modifier certaines de ses habitudes pour envisager le quotidien sans cannabis. Un autre obstacle à l’arrêt peut être la dépendance psychologique, c’est-à-dire l’envie impérieuse de fumer, de ressentir l’ivresse. L’idée de se passer d’un produit qu’on utilise régulièrement est angoissante pour de nombreux usagers. Certains moments vont être plus difficiles et il faut imaginer à l’avance par quels moyens on va pouvoir résister à la tentation. Par ailleurs, certains problèmes masqués par les effets du cannabis peuvent se manifester à nouveau dès l’arrêt : troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, anxiété. Ils peuvent décourager une tentative sincère de sevrage. Que l’arrêt soit possible ne signifie pas qu’il soit facile et rapide à mettre en place. La décision d’arrêter, qui revient à l’usager, peut être accompagnée et soutenue par un professionnel (médecin ou psychologue par exemple) qui aidera à en parler, à apprécier les risques liés à l’usage et les moyens qui peuvent aider à la réussite.

Que faire s’il refuse toute aide et ne veut pas arrêter ?

Vouloir quelque chose pour quelqu’un qui ne le désire pas lui-même représente a priori une situation d’impasse. De plus, face à l’insistance d’un proche ou d’un parent le jeune usager peut se sentir incapable de se conformer à leur volonté. Il faut parfois se contenter de proposer des informations (sur les risques du cannabis, les numéros de téléphone et adresses utiles), d’être à l’écoute, de témoigner de l’attention, de s’adresser à des professionnels pour réfléchir avec eux à une attitude adaptée. Les parents ne peuvent pas décider seuls de l’arrêt de l’usage de leur enfant, surtout s’il est dépendant. Dans certains cas, l’usager s’organise pour réduire sa consommation et en limiter les risques. Il vit le fait d’y parvenir comme un pas en avant, alors que son entourage ne voit qu’une seule chose, c’est qu’il continue. Toutes les discussions sur ce sujet risquent alors d’être en décalage. Il faut souvent du temps entre le moment où une personne commence à percevoir la nocivité de son usage et le moment où elle se sent prête à y renoncer. Quand l’usage de cannabis s’accompagne de difficultés importantes, troubles du comportement, troubles scolaires graves, les parents doivent chercher une aide, qu’ils soient ou non accompagnés par l’usager dans cette démarche. Pour l’entourage comme pour les usagers, dans tous les cas, il existe des lieux d’accueil et d’écoute pour être soutenu et conseillé lorsqu’on souffre d’une telle situation.

A qui peut-on demander de l’aide ?

→Il existe plusieurs possibilités d’aide, d’accompagnement, parfois de soins pour faire face aux problèmes posés par l’usage de cannabis ou de toute autre drogue. Elles concernent aussi bien les usagers que les personnes de leur entourage.
→Des documents d’informations édités par les pouvoirs publics ou par des associations sont disponibles dans les lieux d’accueil ou de documentation.
→Des Consultations cannabis sont ouvertes dans tous les départements. Sans rendez-vous, elles sont anonymes et gratuites et ouvertes aussi bien aux jeunes qu’à leur entourage.
→pour les aider à mieux évaluer leurs consommations et leurs conséquences sur leur travail et leur vie sociale ;
→pour délivrer des conseils et des informations, adaptés à leur situation, qui s’appuient sur des données scientifiquement validées ;
→pour proposer aux usagers qui le souhaitent une prise en charge brève ;
→pour accueillir et soutenir les parents en difficulté du fait des consommations de leurs enfants.
→Des Centres spécialisés de soins en toxicomanie et en alcoologie.
→Des Points Accueil Écoute Jeunes (PAEJ).

Toutes ces structures, réparties sur tout le territoire, garantissent une prise en charge gratuite et anonyme. Enfin, à tout moment, les services téléphoniques spécialisés proposent un accueil, une écoute, des informations, des conseils et aident à trouver des lieux d’accueil compétents :

DROGUES INFO SERVICE : 0800 23 13 13 Communication gratuite depuis un poste fixe ; depuis un téléphone portable, composez le 01 70 23 13 13 (coût d’une communication ordinaire).

ÉCOUTE CANNABIS : 0811 91 20 20 Ligne « cannabis » de Drogues info service, coût d’une communication locale depuis un poste fixe.

Source : www.drogues.gouv.fr.

Le Cannabis, les conséquences sur le comportement

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 12:25

Quels sont les comportements modifiés par l’usage de cannabis ?

Les effets du cannabis modifient les sensations et les perceptions. Il est également établi que le cannabis a des effets sur le comportement : diminution de la capacité de concentration, baisse de la vigilance, ralentissement des réflexes, désinhibition (facilitation de la parole et de la relation aux autres). La grande variété des réactions individuelles aux effets du cannabis empêche de prévoir leur intensité ou leur manifestation précise. Néanmoins, il est déconseillé de consommer du cannabis dans les circonstances qui exigent de l’attention, de la concentration, de la vigilance, de la précision, de la mémoire.

Quelle est l’action du cannabis sur la mémoire ?

Le cannabis altère la mémoire immédiate et peut donc diminuer les capacités d’apprentissage. La mémoire immédiate est celle qui permet de garder en mémoire quelque chose que l’on vient d’entendre, de voir, de percevoir. Sous l’effet du cannabis, la personne n’éprouve pas de difficulté à se souvenir des choses apprises dans le passé, mais elle peut connaître une forte diminution de sa capacité à apprendre les choses nouvelles et à s’en souvenir. Ce trouble de la mémoire dure le temps que durent les effets du cannabis, c’est-à-dire quelques heures. En l’état actuel des connaissances, la mémoire ne semble pas affectée au-delà de cette période.

Le cannabis influence-t-il la motivation ?

Les effets du cannabis, notamment la sensation de « planer » souvent décrite par les usagers, limitent la capacité et l’intérêt à réaliser des tâches d’apprentissage ou des tâches qui demandent une certaine concentration (scolaires, professionnelles, etc.). Aussi, sous l’effet d’une consommation trop régulière de cannabis, les projets de toutes sortes peuvent apparaître plus difficiles et moins motivants. En cela, l’usage régulier de cannabis peut conduire à une réelle réduction d’un certain nombre d’activités et d’initiatives pourtant nécessaires à la vie personnelle et à l’intégration sociale.

L’usage de cannabis revêt-il des risques particuliers au moment de l’adolescence ?

Toutes les sciences de l’homme (psychologie, neurologie, biologie, sociologie, etc.) montrent que les transformations du corps et des comportements, à l’adolescence, correspondent à une étape très importante de la croissance et de la formation de la personnalité. A cette période de la vie, l’usage régulier de drogues comme le cannabis ou l’alcool présente donc des risques majeurs :

    – celui de rechercher et d’éprouver une impression de détente et de mieux être uniquement à travers l’usage de drogues ;
     – celui d’écarter les sensations de mal être, d’angoisse ou de stress grâce à des drogues ; 
      – celui de devenir dépendant de drogues sans lesquelles on ne se sent pas bien. Or le développement même de la personne suppose que ses relations aux autres et au monde extérieur ne soient pas fonction des drogues qu’elle consomme.

Est-il dangereux de conduire sous l’effet du cannabis ?

Oui. Les effets du cannabis sont incompatibles avec la conduite car ils modifient les perceptions, y compris la perception des risques, et affectent l’appréciation des distances et les réflexes. En réduisant la capacité du conducteur à traiter l’ensemble des informations nécessaires à la maîtrise de son véhicule, les effets du cannabis peuvent entraîner des comportements inadaptés et donc dangereux. La conclusion est évidente : il est de la responsabilité de chacun de s’abstenir de conduire après avoir fumé du cannabis. Pour ces raisons la loi interdit de conduire après avoir consommé du cannabis ou tout autre stupéfiant (Loi n°2003-495 du 12 juin 2003). L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) mène une importante étude destinée à évaluer l’implication du cannabis dans les accidents de la route ; les résultats sont attendus en mai 2005.

Existe-t-il des professions à risques pour les usagers de cannabis ?

Oui. Toute profession qui engage sa propre sécurité et a fortiori celle d’autrui est une profession à responsabilité : transports, conduite de machines-outils, port d’armes, etc. D’ailleurs, l’usage de cannabis, ou d’autres drogues, interdit l’exercice de certaines professions et des tests de dépistage sont pratiqués couramment par des entreprises comme Air France, la SNCF ou la RATP. Toute tâche qui demande de la concentration, de la vigilance, de la mémoire et une bonne appréciation de son environnement est incompatible avec les effets du cannabis.

Le cannabis provoque-t-il des troubles mentaux ?

Il est important à ce sujet de distinguer les troubles mentaux passagers, ou aigus, des maladies mentales. Des troubles passagers comme l’anxiété, les crises de panique, des épisodes dépressifs ou délirants peuvent être déclenchés par un usage de cannabis, même occasionnel. Ils peuvent parfois nécessiter une hospitalisation et des traitements médicamenteux, mais ils disparaissent habituellement en quelques semaines. Quant aux maladies mentales qui affectent durablement les personnes, il est seulement établi que l’usage de cannabis peut déclencher les troubles chez les personnes qui, de toute façon, auraient développé une maladie. Il peut également aggraver les troubles des personnes déjà atteintes. En revanche, en l’état actuel des connaissances, l’usage de cannabis n’apparaît pas causer de maladie mentale. Les études sur les relations entre l’usage de cannabis et les troubles mentaux sont d’autant plus difficiles à conduire que les causes de ces troubles sont mal connues, qu’elles sont souvent multiples et enfin que l’expérimentation est impossible.

A propos de la schizophrénie : plusieurs études suggèrent que le risque d’apparition de cette maladie mentale est plus élevé au sein de la population des personnes ayant consommé du cannabis à de nombreuses reprises avant 18 ans. Ce risque augmenterait encore avec l’importance et la précocité de la consommation. De nombreuses études en cours cherchent à vérifier l’hypothèse, aujourd’hui prise au sérieux par de nombreux psychiatres, selon laquelle le cannabis pourrait accélérer l’apparition de troubles mentaux chez des personnes qui, plus fragiles ou vulnérables, seraient déjà susceptibles de les développer.
 

Références : Conférence scientifique internationale de Bruxelles, Belgique, 25 février 2002, conclusions du comité d’experts réuni à l’initiative des ministères de la santé de Belgique, de France, d’Allemagne, de Suisse et des Pays-Bas.

Que sait-on des interactions avec d’autres drogues ?

Peu de choses précises : les interactions entre les drogues produisent des effets mal connus car difficiles à identifier et à mesurer. Cependant, il apparaît, par exemple, que l’association de l’alcool et du cannabis augmente sérieusement les effets de l’un comme de l’autre. La prudence doit conduire à éviter les mélanges et à les considérer comme un risque supplémentaire aux conséquences imprévisibles.

Le cannabis et ses conséquences sur la santé

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 11:57

Le cannabis est-il plus toxique que le tabac ?

Tous les produits fumés (tabac, cannabis, etc.) produisent des composants dangereux pour les voies respiratoires du simple fait de la combustion et de l’inhalation des composants et des goudrons. L’analyse comparative des fumées d’une cigarette de tabac et d’une cigarette contenant exclusivement de l’herbe de cannabis montre que certains produits cancérigènes sont plus nombreux dans la fumée de cannabis.

Fumer du cannabis favorise-t-il le cancer du poumon ?

Oui. Les effets du cannabis fumé sur les poumons sont proches de ceux du tabac. De plus, le THC dilate les bronches et les alvéoles pulmonaires et permet à la fumée d’y pénétrer plus facilement. Cela peut provoquer l’irritation de la gorge et des bronches (voie enrouée, toux, bronchite). De récentes études montrent que la survenue de cancer des voies respiratoires et du poumon chez les sujets de moins de 40 ans est souvent associée à un usage régulier de cannabis.

Fumer du cannabis endommage-t-il le cerveau ?

Aucun des tests utilisés pour détecter des lésions cérébrales chez l’être humain n’a relevé de dommages liés au cannabis, même à la suite d’un usage régulier et de longue durée.

Quels sont les effets du cannabis sur le cœur ?

Le cannabis peut provoquer une accélération du rythme cardiaque et être responsable de palpitations. Par ailleurs, l’oxyde de carbone contenu dans la fumée peut provoquer des lésions du muscle cardiaque. Aussi, les personnes souffrant de pathologies cardiaques seront plus exposées.

Le cannabis a-t-il une influence sur la fertilité ?


L’expérimentation animale a montré que les substances contenues dans le cannabis peuvent être à l’origine de perturbations dans la production des hormones sexuelles mâles et femelles. Il n’existe cependant pas de preuve d’une action du cannabis sur la fertilité.

Peut-on faire une overdose de cannabis ?

Non. Dans le langage courant, une overdose est une consommation trop importante pouvant provoquer la mort par arrêt cardiaque ou insuffisance respiratoire. Jusqu’à présent, aucun cas de décès directement lié à une intoxication aiguë au cannabis n’a été rapporté.

Quelles sont les conséquences de l’usage de cannabis chez la femme enceinte ?

Les études sur les risques de l’usage de cannabis pendant la grossesse sont rares et aucune ne fournit de réponses précises à cette question. Le risque le plus fréquemment évoqué est un retard de poids et de taille à la naissance ainsi que des problèmes respiratoires chez l’enfant. Mais les travaux scientifiques ne signalent pas de risques particuliers de malformations dues à l’usage de cannabis. L’abstinence de tout usage de drogue, alcool et tabac compris, pendant la grossesse est une attitude de bon sens qu’il faut recommander. Si une future maman rencontre des difficultés pour arrêter de fumer du cannabis, elle peut solliciter, en toute confidentialité, l’aide et les conseils du médecin qui assure le suivi de sa grossesse ou d’une structure spécialisée de soins.

Le cannabis peut-il être utilisé comme médicament ?


Non, en France le cannabis n’est pas utilisé par la communauté médicale. Les médicaments à base de cannabis ne peuvent pas être prescrits (sauf rares exceptions*) car leur efficacité thérapeutique est considérée comme moins importante que celle des médicaments existants. Dans d’autres pays, les vertus thérapeutiques du cannabis, reconnues tant par des médecins que par des patients, sont le traitement des nausées et des vomissements liés, notamment, aux effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses et des trithérapies contre le sida.

En outre, il peut stimuler l’appétit et redonner plaisir à manger, même sur le long terme, permettant ainsi de lutter contre la cachexie (maigreur extrême). L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques est en débat dans de nombreux pays : les Pays-Bas ont autorisé en 2003 la vente de cannabis en pharmacie ; la Suisse, le Canada ou encore le Royaume-Uni tolèrent la prescription de cannabis pour certaines maladies graves.

* Dans des cas, très précis, les médecins peuvent demander une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour prescrire des médicaments dérivés du cannabis et commercialisés à l’étranger (Marinol®, Cesamet®)

Source : www.drogues.gouv.fr

Les effets du cannabis

Classé dans : Mon métier — CATORC Charles @ 11:49

Que ressent celui ou celle qui fume du cannabis ?

Les effets varient à la fois selon chaque personne, le contexte dans lequel elle consomme, la quantité et la concentration du cannabis en THC. D’une manière générale, fumer du cannabis provoque une ivresse dès les premières bouffées. Parfois cette première consommation peut provoquer un sentiment de malaise ou d’angoisse. Parfois il arrive que le consommateur ne ressente aucun effet. L’ivresse provoquée par le cannabis peut se traduire par un sentiment de détente, de bien-être, voire d’euphorie, que les usagers désignent par l’expression « planer ». Progressivement, d’autres effets peuvent apparaître : perceptions sensorielles plus intenses, modification de l’appréciation du temps et de l’espace, désinhibition (facilitation de la parole et de la relation aux autres). Ces effets s’accompagnent de sensations physiques comme l’irrésistible envie de manger, la bouche sèche, l’augmentation du rythme cardiaque. Ils s’estompent en quelques heures.

Témoignage « La vue, l’ouie, l’odorat, le toucher, le goût prennent un sens nouveau, un relief, une profondeur et une résonance spéciale. Les pensées aussi sont modifiées, elles voyagent très vite, comme dans un rêve… On apprécie particulièrement certaines musiques, on a le regard absorbé et fasciné par une lumière… On plane. Si des sons peuvent être amplifiés et devenir agréables, les choses désagréables sont tout autant amplifiées. »

Combien de temps durent les effets du cannabis ?

Les composants actifs contenus dans la fumée de cannabis passent des poumons dans le sang et atteignent le cerveau en moins d’une minute. Même s’il reste des traces de cannabis dans l’organisme pendant plusieurs jours ou semaines en cas de consommation régulière, les effets sur les sensations, les perceptions, les comportements durent de 2 à 4 heures. Lorsque le cannabis est ingéré, les effets n’apparaissent qu’après digestion (1 à 2 heures) et ont une durée un peu plus longue (4 à 6 heures).

Peut-on être dépendant du cannabis ?

Oui. Dès qu’il devient difficile ou insupportable de se passer de cannabis, on peut parler de dépendance. Avec les drogues, la dépendance peut se manifester de deux manières. Physiquement, lorsque le manque provoque une souffrance intense qui ne peut être calmée qu’avec une nouvelle prise de drogue ou avec un traitement approprié. Psychologiquement, lorsque l’usager ressent la nécessité, peu à peu quotidienne, de consommer pour retrouver les effets et les sensations qu’elles procurent. Avec le cannabis, il n’y a pas de signes physiques caractéristiques de la dépendance. En revanche, les signes de dépendance psychologique sont beaucoup plus fréquents. Ils se manifestent notamment par un sentiment de malaise, par une plus grande irritabilité (énervement, stress), par des troubles du sommeil qui apparaissent lorsque l’usager manque de cannabis. Bien sûr, comme avec les autres drogues, l’intensité de la dépendance est liée aux habitudes de consommation, aux quantités utilisées, à la personnalité de l’usager, à ses conditions de vie. Ainsi, plus l’usage de cannabis est fréquent, plus l’usager se sent mal quand il n’en a pas ou quand il redoute de ne pas en avoir, plus le risque de dépendance est important. Un usager régulier qui arrête de consommer a besoin de temps pour s’adapter à une vie sans cannabis. L’arrêt peut être difficile à surmonter et, comme avec toutes les drogues, il peut laisser réapparaître un mal-être que l’usage de drogue visait à cacher. Ainsi, décider d’arrêter est bien plus qu’une question de volonté. Plus la personne qui souhaite arrêter est dépendante, plus ce passage peut être difficile et nécessiter une aide extérieure.

Témoignage « Je fume quotidiennement depuis 5 ans du cannabis sous forme de résine. Je n’arrive pas à m’arrêter. Lorsque je fais des tentatives, je me sens stressée, je ne dors presque pas et je transpire énormément la nuit. »

Qu’est-ce qu’un « bad trip » ?

L’expression « bad trip » signifie, en anglais, mauvais voyage. Elle désigne un sentiment de malaise intense et de perte de contrôle de soi pouvant se transformer en véritable traumatisme et laisser un souvenir marquant : crise de panique, angoisse, sentiment de persécution. Des usagers, souvent peu habitués à l’usage de cannabis, appellent également « bad trip » les nausées qui surviennent parfois et qui cessent avec les vomissements. Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un « bad trip » : mélange avec l’alcool ou d’autres drogues, première expérience du cannabis, contexte défavorable… Lorsqu’une personne fait un bad trip, il faut rester calme et faire son possible pour la calmer également. Dans la mesure du possible, il faut sortir faire quelques pas avec elle dans un endroit calme et aéré, la tranquilliser et la rassurer : les effets vont se dissiper. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander de l’aide (Pompiers 18 / Samu 15).

Témoignage « Bonjour, après avoir fumé du cannabis il m’est arrivé quelque fois de partir en « bad trip », je deviens très anxieuse, j’ai un grand sentiment de malaise, je ne contrôle plus mes gestes ni mes paroles et j’ai l’impression d’être dans un autre monde, que je suis seule et que personne ne peut m’aider. De plus, quand je fume à nouveau, le sentiment d’anxiété me vient de plus en plus vite. Pourtant je fume très peu souvent mais la dernière fois je suis restée défoncée et bizarre pendant plus d’un jour complet. »

Quels sont les risques pour les fumeurs passifs ?

Le « fumeur passif » est celui qui ne fume pas lui-même mais qui respire la fumée dégagée par les fumeurs. Comme avec le tabac, l’exposition passive, quand elle est régulière, représente un risque pour la santé, notamment pour les voies respiratoires, mais elle n’est que rarement suffisante pour ressentir les effets du cannabis.

5 mai, 2009

Martinique Intempéries du 05-05-09 – Incroyable !!

Classé dans : Albums Photos — CATORC Charles @ 14:42
Martinique Intempéries du 05-05-09
Album : Martinique Intempéries du 05-05-09
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