Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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23 juillet, 2009

L’automassage express

Classé dans : Education à la santé,Hygiène de vie — CATORC Charles @ 17:39

À la jointure du pouce et de l’index se trouve un point d’acupuncture qui permet de lutter contre l’anxiété.

L’automassage express

On a tendance, quand on est stressé, à serrer le poing et à placer spontanément le bout de l’index à la base du pouce. Ce geste inconscient stimule en fait le goduku, un point d’acupuncture qui correspond au point 4 GI du méridien du gros intestin. C’est le point de la confiance et de la volonté, le point des acteurs avant la représentation. « Massez-le longuement dès que vous vous sentez en situation de stress, de trac, avant un examen. Faites-le rouler une dizaine de fois dans le sens des aiguilles d’une montre entre le pouce et l’index », explique David Tran (1), réflexothérapeute.

Commencez par la main gauche, puis passez à l’autre main. Ce point peut être extrêmement sensible, n’hésitez pas à le stimuler jusqu’à la limite de la douleur. Il est également indiqué quand le haut du corps est congestionné (rhume, affection des bronches, boutons) et en cas de constipation.

D’où vient cette impression désagréable de contact esquivé quand une poignée de main n’est pas ferme et franche ? Sans doute du fait qu’elle ne va pas jusqu’au bout solliciter ce point qui agit sur la confiance.

(1) Président Fondateur de l’Institut Franco-Chinois de Réflexologie. David Tran est né le 6 Février 1949 à Canton (Chine). Nom et prénom chinois : CHAN Tao-Wei (Tao-Wei signifie « Chemin de la Lumière »). Surnommé par les patients : Docteur FOOT

22 juillet, 2009

Massalé au coco : Poisson ou volaille

Classé dans : Cuisine — CATORC Charles @ 18:29

700g de filet de poisson ou blanc de poulet 20 cl de lait de coco 6 c à soupe de massalé coriande

Recette

Dans une cocotte,versez 20 cl de lait de coco et 6 c à soupe de massalé, laissez chauffer sans bouillir en remuant pendant 5 minutes, ajouter le poisson (ou la volaille) et laissez cuire 6 à 8 min ajoutez une pincée de coriande et servir avec du riz blanc.

Massalé au coco : Poisson ou volaille dans Cuisine 123gifs010123gifs005 dans Cuisine

Macarons au coco

Classé dans : Confiseries et Pâtisseries — CATORC Charles @ 18:24

Ingrédients

  • 3 blancs d’oeufs,
  • 125 g de noix de coco râpée et séchée,
  • 200 g de sucre en poudre,
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille,
  • 1 cuillère à soupe de farine.

 

Préparation

  1. Dans un saladier, mélangez soigneusement le coco, le sucre et la farine.
  2. Montez les blancs d’oeufs en neige bien ferme.
  3. Incorporez délicatement les blancs d’oeufs au mélange coco-sucre-farine et ajoutez la vanille.
  4. Beurrez et farinez une tôle à pâtisserie et disposez la pâte obtenue en petits tas de la grosseur d’un petit oeuf.
  5. Faites cuire à four doux.

 

Astuce

Pour que les blancs d’oeufs montent facilement en neige ferme, ajoutez-y une pincée de sel.

Macarons au coco dans Confiseries et Pâtisseries 123gifs004

16 juillet, 2009

La Guadeloupe, l’île soeur, l’île aux belles eaux (2)

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 10:49

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LE CLIMAT

La Guadeloupe bénéficie d’un climat tropical tempéré par les influences maritimes et les alizés. On distingue deux saisons en Guadeloupe et dans les îles voisines :

  • Une saison sèche appelée « carême » qui va de janvier à juin,

  • Une saison humide dite « hivernage », qui s’étale de juillet à décembre.

Côté température, avec une moyenne de 27°C, il n’y a que peu de différence entre les mois les plus chauds (de 25°C à 32°C) et les mois les plus froids (de 23°C à 29°C). La géographie spécifique de l’archipel, le contraste entre la Basse-Terre et la Grande-Terre, entraine également un climat spécifique sur chacune de ces îles. La Grande-Terre et ses plateaux calcaires connaissent régulièrement de sévères sécheresses, alors que dans le même temps, le relief perpendiculaire au flux des alizés de la Basse-Terre régule le régime des pluies. La température moyenne de l’eau de mer est de 28° Celsius.

Voir la carte physique

L’ENVIRONNEMENT

La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages à forte naturalité et en espèces endémiques. Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, à cause des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l’urbanisation, d’une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi qu’à cause des cultures intensives (banane et canne à sucre surtout) qui ont remplacé la forêt tropicale. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources d’importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (méthanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitées. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (Rhum) et bananes épuise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d’insecticides. Elle a longtemps été encouragée par quelques grandes familles productrices et par l’état.

Les séquelles de l’utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd’hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd’hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l’aval des bassins versants jusqu’en mer), une contamination générale du réseau d’eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 1990. Des mesures ont été prises pour assurer l’accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et d’autres îles des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé.

Les récifs sont dégradés au moins à 50 % dans les grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L’environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties de l’archipel, constituant une ressource majeure pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF et protégés, pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne, dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d’habitats sous-marins permettent d’envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions anthropiques et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global. À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.

La Guadeloupe, l'île soeur, l'île aux belles eaux (2) dans Bô Kay nou

Vue sur les quais de Pointe-à-Pitre

L’ECONOMIE

La situation économique de la Guadeloupe, fortement déficitaire, est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (22,7 % de la population active en 2007), et le taux de couverture des importations par les exportations (6 % en 1996).

L’agriculture (canne à sucre, banane, melon, café, avocat, ananas, corossol, orange, citron, aubergine, carambole, pamplemousse, etc.), autrefois moteur économique de l’île, ne survit que grâce aux subventions de l’État et des collectivités locales. « La canne, c’est notre sidérurgie », ont coutume de dire les guadeloupéens et pour cause les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). On trouve aussi une cimenterie. Le tourisme est le seul secteur économique à conserver un certain dynamisme.

La canne à sucre et la banane, les deux plus grosses productions de l’archipel, sont en crise. Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des 400 000 habitants. Chaque année, la Guadeloupe doit importer plus de dix mille tonnes de fruits et de légumes. 

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Paysage du nord de la Grande-Terre, surnommée « la petite Bretagne des Antilles »

DEMOGRAPHIE

Population : Au 1er janvier 2006, la population était estimée à 400 736 habitants, alors qu’en 1999, la Guadeloupe comptait 386 566 habitants; sur les neuf dernières années qui se sont écoulées, la croissance démographique a été de l’ordre de 4%, croissance inférieure à celle de la métropole sur la même période.

Densité de population : En 2006, la densité moyenne était de 246 hab./km² contre 100 au niveau national; de plus, un tiers des terres de l’archipel est consacré à l’agriculture et les zones montagneuses ne sont pas habitables, ainsi l’espace et le logement viennent à manquer. Située à la jonction des deux grandes îles de la Guadeloupe, l’agglomération pointoise (soit Pointe-à-Pitre, les Abymes, Baie-Mahault, le Gosier), regroupe à elle seule 33% de la population; dans cette zone, la densité moyenne est de 772 hab./km², tandis qu’à Marie-Galante elle n’est que de 76 habitants/km².

Composition de la population : Environ 72% des guadeloupéens sont noirs et métis (nègre, chabin, mulâtre, etc.), 14% sont d’origine indienne (région du Tamil Nadu), 7% sont blancs (blanc kréyol, breton, métropolitain, etc.), 4% de la population est originaire du Moyen-Orient (libanais, syrien, etc.), enfin, les asiatiques, les hispaniques et les autres, représentent près de 3% des habitants. Riche de sa diversité ethnique, de type créole, la population guadeloupéenne est très jeune.

Immigration dans le département : La richesse de la Guadeloupe contraste avec la très grande pauvreté de plusieurs îles de la région des Caraïbes; ainsi, la collectivité s’apparente à un Eldorado pour les populations de ces territoires. De plus, d’autres facteurs, comme l’instabilité politique, et les catastrophes naturelles expliquent cette immigration. Dès les années 70, les premiers immigrés clandestins d’origine haïtienne arrivèrent en Guadeloupe pour satisfaire un besoin de main-d’œuvre dans le secteur agricole; à côté de cette immigration haïtienne, plus visible parce que plus nombreuse, la Guadeloupe a également connu l’arrivée et l’installation de populations de l’île de la Dominique et de la République Dominicaine. En 2005, la préfecture qui représente l’État en Guadeloupe, avance les chiffres de 50 000 à 60 000 étrangers dans le département.

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CULTURE

La culture de la Guadeloupe suit depuis l’esclavage avec le Gwo Ka. C’est une musique simple jouée avec un instrument à percussion appelé le « Ka ». Le Gwo-Ka permettait aux esclaves noirs de communiquer pour les hommes de brousse. Mais elle se fonde aussi sur le quadrille et la biguine qui sont toutes deux des danses de couple sur un air de musique entraînant.

En matière de gastronomie, la Guadeloupe se sert surtout de ses produits agricoles, comme le poyo (de la famille de bananes plus communément appelées bananes vertes ou ti-nain), du fruit de l’arbre-à-pain, de gombos, de choux, de cresson et des produits de la mer. Comme plat typique, on citera par exemple le blaff où le poisson, préalablement assaisonné, est cuit dans un petit bouillon agrémenté de cives (sorte d’oignons du pays), de persil, piment, thym… La cuisine guadeloupéenne est souvent épicée et assaisonnée en faisant macérer la viande ou le poisson pendant des heures avant de les faire cuire pour relever le goût.

La Guadeloupe est une terre de métissage entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie (Moyen-Orient, Inde). Ainsi la communauté indienne longtemps effacée, tient à faire reconnaître son identité. La présence de la couleur indienne que ce soit par le colombo (épice) ou par le tissu emblématique de la tenue traditionnelle, le madras, rappelle leur contribution très ancrée dans l’identité guadeloupéenne. La communauté indienne a d’ailleurs une tradition qui lui est propre et qui vient d’Inde. Il s’agit des mayé men, prononciation déformée de la coutume de même déroulement indienne maï man.

Outre la cuisine, la Guadeloupe est connue pour son grand goût des festivités. Ainsi en période de Noël, les familles et amis se réunissent lors de chanté nwel occasion de chanter des cantiques et de faire la fête. Après les périodes de fêtes de fin d’année débutent les répétions du Carnaval. Les groupes de carnaval défilent tous les dimanches soir, dans les rues (chose que déplorent les professeurs, regrettant d’avoir des élèves somnolents le lundi dans les classes) jusqu’au vacances de Carnaval qui arrivent en février.

Les groupes à peaux, par exemple, Akiyo (qui signifie, « qui sont-ils ? ») sont des groupes composés uniquement de grosses percussions, et d’instruments de coque de lambi. Ils ont la particularité de ne pas avoir de cuivres dans l’orchestre, ni de chorégraphie, défilent souvent sans costumes thématiques.

Le Mardi gras, c’est la grande fête où les groupes de carnaval concourent dans le chef-lieu Basse-Terre ou à Pointe-à-Pitre pour les meilleurs costumes, meilleure musique ou meilleure chorégraphie dont le thème est imposé par les comités de carnaval. Puis le lendemain, le mercredi des Cendres, jour qui termine le carnaval, la mascotte de roi du carnaval surnommée Vaval est brûlée, ce qui signe la fin des festivités, tout le monde défile en noir et blanc (pour marquer le deuil de Vaval), et débutent alors les 40 jours de carême.

La population majoritairement catholique, respecte cette période, ainsi les boites de nuit se vident, les gens évitent de faire la fête, certains ne mangent que du poisson ou alors s’en privent. Mais, étant donné le grand engouement pour les fêtes, le « jeudi mi-carême », un défilé en rouge et noir identique au carnaval donc avec des groupes de musiciens précédés de personnes qui défilent est organisé.

Après cette période de privation, ce sont les fêtes de Pâques, lors desquelles les familles vont souvent camper sur la plage et mangent des plats à base de crabes : matété (riz cuit avec du crabe), calalou (crabes avec des feuilles de madères accompagné de riz blanc) ou dombrés aux crabes (petites boules de farine cuites avec du crabe).

La jeunesse guadeloupéenne soucieuse de son patrimoine culturel a fait naître un nouveau courant nommé Gwada Style, du nom que donnent les jeunes à l’archipel, la « Gwada ». On retrouve souvent cette expression dans la musique reggaeton/dance-hall, genres musicaux très populaires aux Antilles. 

Carnaval à Pointe-à-Pitre

LANGUE

La Guadeloupe étant un département français, le français en est la langue officielle. Les représentants des plus vieilles générations de l’archipel ne parlent pas toujours couramment le français, mais le créole guadeloupéen. Le créole guadeloupéen est considéré comme une langue régionale, langue ancienne née d’un métissage de français, d’anglais et de langues africaines et de certains mots amérindiens. Quelques exemples de rapprochements souvent ignorés avec l’anglais : En créole, lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il a biguidi, cela signifie se défiler, perdre ses forces ou son sang-froid. En anglais to be giddy peut signifier être étourdi, fébrile, avoir le vertige. En créole un tré désigne le plateau d’une marchande. En anglais a tray est un plateau. En créole on lo moun veut dire « beaucoup de monde ».

En anglais, on dirait a lot of people (soit littéralement un lot de personnes, beaucoup de monde). Également l’expression méré lékol (sécher les cours), vient de my way sous-entendu I go my way (Je suis ma route ailleurs qu’à l’école). Le créole était le moyen de communication des Africains déportés durant l’esclavage, les esclaves provenant de différents villages africains ne se comprenaient pas toujours entre eux, et il leur fallait un langage leur permettant de communiquer sans être compris de leurs maîtres. Le créole est ainsi un mélange.

Les autres îles des Antilles ayant subi la même histoire coloniale, un créole y est également parlé, cependant, il existe des variantes. Les créoles des îles francophones (Guadeloupe, Martinique, Haïti) sont les plus proches. Toutefois les habitants des îles anglophones parlent un créole qui parait francisé malgré l’anglais pour langue officielle. De même, certains habitants de la Dominique, île voisine, comprennent le créole guadeloupéen.

La syntaxe du créole guadeloupéen (comme celui des autres îles de la Caraïbe) ne considère pas le vouvoiement, exprimé par la 2ème personne du pluriel en français. Le créole est aussi une langue très imagée, et très philosophique par ses expressions. Le créole est une langue rude du fait qu’elle tire son origine de la souffrance des esclaves, les expressions sont souvent crues, ce qui traduit littéralement en français peut facilement porter à confusion.

Pourtant leur utilisation en langue créole ne traduit pas la violence qui lui équivaut en français. Par exemple an ke limmé di fé si’w qui mot à mot se traduirait « je vais allumer du feu sur toi » ne signifie pas l’envie du locuteur d’incendier la personne avec laquelle il dialogue, mais plutôt son intention de l’impressionner de par sa prestation, comme quelqu’un dirait « je vais te laminer » ou « je vais te donner une leçon » lorsqu’il est sûr de gagner à une partie de jeu vidéo.

Quelques éléments de phonétique : Le créole a été écrit pour la toute première fois par un béké guadeloupéen au début du XXe siècle. À l’époque, il l’avait retranscrit phonétiquement à partir de l’orthographe française. Maintenant la lettre « c » n’existe pas, ni l’association « qu », le son [k] s’écrit avec un K. Le son « in » (de matin) s’écrit « en », et le son « an » (de enfant) s’écrit « an ». Le retour aux sources de la population guadeloupéenne a créé un véritable intérêt pour le créole, des livres de contes et de poésies sont depuis une dizaine d’année édités en créole et en français. Hector Poullet est notamment un pionnier des dictées médiatisées en créole.

Les Guadeloupéens qui ont aujourd’hui 50 ans ont connu une période de répression du créole. En effet, le créole était considéré comme une langue rappelant des origines modestes, donc les parents et les instituteurs interdisaient à leurs enfants de s’exprimer en créole. Cela n’empêchait pas les enfants de s’exprimer en créole entre eux. Il est encore aujourd’hui considéré comme impoli pour un enfant de s’adresser directement en créole à un adulte; pour autant le créole n’a pas disparu. Maintenant les jeunes intègrent des mots anglais, notamment provenant de l’anglais jamaïcain au créole. Ainsi les adultes ont parfois du mal à « comprendre » le créole parlé par leurs enfants, comme les parents de l’hexagone ne saisissent pas toute une conversation en verlan ou en argot des jeunes adolescents.

Certaines personnes âgées qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées très longtemps préfèrent s’exprimer en créole, et de ce fait parlent créole, alors que le reste de la population parle le plus souvent français que créole pour engager une conversation. Le créole est facilement parlé sur les ondes, entre amis, dans les églises, il s’agit véritablement d’une deuxième langue.

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Marcel LOLLIA dit Vélo

MUSIQUE

Archipel de métissage musical, les plages sont bercées par le zouk, le Gwo Ka, la biguine et bien d’autres styles musicaux FWI, « French West Indies ».

Le Gwo-ka, datant de l’esclavage, est la racine musicale guadeloupéenne. Le Gwo Ka a été inventé par les esclaves au XVIIIe siècle et était un moyen d’expression au même titre que le créole, aussi bien qu’une musique identitaire. Le Gwo-ka se joue avec un ka sorte de tambour et est composé de sept rythmes : toumblak, woulé, pajenbel, graj, kaladja, menndé, lewoz; chacun correspondant à un état d’esprit et une ambiance particulière. Aujourd’hui encore, il existe des soirées « lewoz », où musiciens, « les tambouyè », chanteurs, les « répondè » et danseurs improvisent une conversation rythmée pendant des heures. Le terme Ka viendrait de quart, le nom donné aux tonneaux à partir desquels ces « tambours » étaient fabriqués.

Le zouk originellement est une dérive du rythme de la biguine. La percussion du Zouk reprend les temps fort du rythme de la batterie de la biguine.Bien qu’il désigne un bal populaire, les origines du mot zouk sont dues à l’artiste martiniquais (plasticien et musicien) Henri Guédon, mais il est admis que ce sont les groupes comme Kassav’, Zouk Machine, Expérience 7, Gilles Floro et Francky Vincent qui ont été les premiers à exporter ce style musical en dehors de l’archipel guadeloupéen.

Le plus gros succès du Zouk fut néanmoins Maldon, chanson interprétée par les trois filles de Zouk Machine, parmi lesquelles se trouvait la chanteuse Jane Fostin. Au fil de l’évolution s’est crée une nouvelle variante du zouk, le Zouk-love, plus lent.

Les jeunes musiciens guadeloupéens sont actuellement orientés vers le zouk ou zouk-love (Medhy Custos, Slaï), vers le dance-hall ou Reggae-dancehall (Admiral T), et vers la création de label indépendants (Mozaik Kreyol « MK » d’Admiral T, G ZUP concept de DJ Xiner, G Prod de Fuckly…)

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Gilles Floro

14 juillet, 2009

La Guadeloupe, l’île soeur, l’île aux belles eaux (1)

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 18:22

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La Guadeloupe (en Créole : Gwadloup) est à la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer français (numéro 971).

Ce petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 200 km de la France Métropolitaine, à 600 km au nord des côtes de l’Amérique du Sud, à 700 km à l’est de la République Dominicaine et à 2 200 km au sud-est des États-Unis.

Autrefois appelée Calaou çaera, puis Karukera « île aux belles eaux », la Guadeloupe tient son nom actuel du Monastère royal de Santa María, situé dans la ville espagnole de Guadalupe, dans la province de Cáceres en Estrémadure, dont la statue de la Vierge (la « Virgen de Guadalupe »), était vénérée par Christophe Colomb qui vint la remercier pour son aide lors de la découverte du « Nouveau monde ».

Le département de la Guadeloupe est un archipel de 1 628 km² qui comprend une multitude d’îlots et six îles habitées, dont les deux principales sont :

  • L’île de Grande-Terre, calcaire, plate et aride.

  • L’île de Basse-Terre, volcanique, montagneuse et humide.

Tout à la fois proches et dissemblables, ces deux îles sont séparées par un étroit bras de mer : « la Rivière Salée ». Leur configuration et leur position de part et d’autre de ce bras de mer font qu’elles sont souvent comparées aux ailes d’un papillon déployé sur la mer. À quelques encâblures du papillon, se trouvent les autres îles qui composent l’archipel :

  • Terre-de-Bas, dans l’archipel des Saintes.

  • Terre-de-Haut, dans l’archipel des Saintes.

  • Marie-Galante, surnommée la grande galette.

  • La Désirade, incluant les îles de la Petite Terre.

La Guadeloupe, l'île soeur, l'île aux belles eaux (1) dans Bô Kay nou gper

HISTOIRE

Selon les connaissances actuelles, les Arawaks venus du Vénézuela, dans le bassin de l’Orénoque, furent les premiers à avoir occupé la Guadeloupe. Cette population pacifique de pêcheurs a vu arriver à partir du IXe siècle des indiens caraïbes, un peuple guerrier pratiquant le cannibalisme. Ces indiens baptisèrent l’île, « Karukera » (l’île aux belles eaux), et occupèrent les lieux jusqu’à la fin du XVe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’arrivée des premiers européens.

L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive sur l’île de la Basse-Terre lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage à un monastère espagnol. À l’époque, la Guadeloupe est peuplée par les caraïbes, peuple amérindien présent sur l’île depuis le VIIIe siècle. Elle était habitée auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd’hui sujette à controverse, furent massacrés à l’arrivée des indiens caraïbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.

À partir de 1635, Charles Liènard de l’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l’Amérique. C’est le début de la colonisation de l’archipel.

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En 1641, se termine la guerre entre colons et caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l’île de la Dominique. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c’est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes. La population augmente cependant rapidement et l’esclavage arrive, mais en petites quantités. En 1656, les esclaves sont déjà 3 000 à travailler sur l’archipel, pour une population de 15 000 personnes.

En 1671, la Guadeloupe est encore habitée par de nombreux petits colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux, dans le cadre de la Compagnie des Indes occidentales, dissoute en 1674. L’archipel guadeloupéen et la Martinique passent alors sous l’autorité directe du roi de France Louis XIV, qui décida alors de développer la culture de la canne à sucre, plus onéreuse mais beaucoup plus rentable, en donnant des terres à des officiers supérieurs et en les encourageant à y importer des esclaves. Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine rapide. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobite profite de la contrebande et prend son essor.

L’augmentation rapide de la population d’esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie Royale d’Afrique, fondée en 1672. Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli, pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des français et des anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre.

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Dès 1700, la population d’esclaves, qui avait avait fortement reculé en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes) est remontée à 6 076 personnes. Cet essor de l’esclavage est cependant moins rapide qu’à la Martinique, à qui la traite négrière réserve les esclaves les plus résistants, où Louis XIV a installé plus de nobles de rang élevé et où la population noire double entre 1673 et 1680. Cette différence explique aussi qu’un siècle plus tard, en 1794, Victor Hugues ait pû se rendre maître de la Guadeloupe pour le compte de la Révolution française alors que la Martinique est restée sous la domination des grands planteurs de sucre alliés aux anglais dans le cadre du Traité de Whitehall.

Auparavant, les Britanniques s’emparèrent de la Guadeloupe dès 1759 pour la conserver jusqu’en 1763 (traité de Paris), après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703. À partir de 1775, la Guadeloupe, n’est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l’autorité du gouverneur des îles du Vent.

En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques prennent brièvement possession de l’île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot, d’où les chassent dès l’été Victor Hugues, un commissaire de la République, aidé par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l’abolition de l’esclavage (adopté par la convention au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « le terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l’Angleterre) ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La répression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payé. En 1798, le directoire le rappela en France. Il a été remplacé par le Général Desfourneaux. Malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l’armée.

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En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l’armée les officiers noirs, intégrés après l’abolition de l’esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.

Bonaparte dépêche une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres. La loi du 16 pluviôse an II qui avait abolit l’esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les Anglais mènent une nouvelle campagne d’invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et la Désirade, puis en 1809, les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est à nouveau anglaise.

Après une première tentative d’invasion en 1814 (Saint-Barthélemy avait été cédée à la Suède par le traité de 1784). Les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe à la France qu’en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu’à nos jours.

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Entre 1816 et 1825 une série de lois propre à l’île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième République, l’esclavage est finalement aboli. Et Saint-Barthélemy est recédée par le Royaume de Suède à la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

La Guadeloupe a participé à la Seconde Guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer à la résistance.

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, est organisée une grève par les ouvriers de l’usine Gardel pour une hausse de leurs salaires, des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Finalement, les militaires français sur place reçurent l’ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Selon certains témoignages, certaines victimes n’avaient pas de lien direct avec la grève. Localement ces événements sont appelés Massacre de la Saint-Valentin.

De nouvelles émeutes eurent lieu les 25, 26 et 27 mai 1967 où ont lieu des manifestions ouvrières en vue d’obtenir une augmentation salariale de 2,5 %. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les CRS, et entraînent la mort de 5 à 87 personnes, selon les sources, dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG et plusieurs blessés. Les personnes arrêtées seront relaxées par la cour.

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Avec l’arrivée des Socialistes au pouvoir en France, la loi de décentralisation est votée en 1982 et la Région de la Guadeloupe est créée, s’intégrant aux 22 régions de France métropolitaine. Dans la foulée, le Conseil régional de la Guadeloupe voit le jour en 1983.

Le 17 septembre 1989, le Cyclone Hugo infligea de sérieux dégats à l’île. Situé dans une région très exposée, l’archipel devra faire face à de nombreux cyclones, plus particulièrement en 1995 quand 3 ouragans s’abatteront sur les îles en moins d’un mois.

Le 1er décembre 1999, la « Déclaration de Basse-Terre » est signée. Les Présidents de Région des DFA proposent au Président de la République et au Gouvernement, une modification législative voire constitutionnelle, visant à créer un statut nouveau de Région d’Outre-mer doté d’un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République Française d’une part, et de l’Union Européenne d’autre part (article 299-2 du Traité d’Amsterdam).

Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d’une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l’autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007, deux Collectivités d’outre-mer (COM) distinctes des autres îles de Guadeloupe.

Le 21 novembre 2004, les îles de Guadeloupe, et notamment l’archipel des Saintes, furent frappées par un violent séisme atteignant les 6,3 sur l’échelle de Richter causant de nombreux dégâts matériels.

En janvier 2009, la grève générale des Antilles françaises destinée à protester contre la vie chère, débute en Guadeloupe sous l’égide du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (« Mouvement contre l’exploitation » en créole) et de son leader Élie Domota, paralysant très vite l’économie de l’archipel.

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ADMINISTRATION

Depuis la réforme constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a supprimé les appellations DOM et TOM, la Guadeloupe est un DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer). Elle est donc à la fois une région administrative et un département français d’outre-mer (l’expression DOM reste utilisée aujourd’hui) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane, située au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA).

Aujourd’hui, la Guadeloupe fait partie de l’Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénéficier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.

Le référendum du 7 décembre 2003, où le non l’a emporté, proposait de mettre en place une nouvelle collectivité territoriale, gérée par une assemblée unique regroupant les compétences de la région et du département. Cette nouvelle collectivité devait rester dans le cadre de l’article 73 de la Constitution avec un régime dit d’assimilation législative.

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POLITIQUE

La politique de la Guadeloupe s’organise comme celle de la France hexagonale : les pouvoirs sont attribués par la population aux maires, élus par vote, de chaque commune de l’archipel. Les citoyens votent aussi pour leurs conseillers généraux et leurs conseillers régionaux. Ce sont les députés qui seront chargés de les représenter dans l’hexagone et de porter les doléances du territoire au chef de l’État. Si une construction doit être remise aux normes après un cyclone, par exemple, on regardera dans les fonds du conseil régional et si on manque de revenus, la requête sera conduite vers l’État. La préfecture du département est Basse-Terre; de plus il existe aussi une sous-préfecture établie à Pointe-à-Pitre.

LOCALISATION

La Guadeloupe est un archipel de l’hémisphère nord situé en Amérique du Nord, dans les Caraïbes, entre le tropique du cancer et l’équateur. Elle est positionnée à 16°15′ de latitude Nord, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et à 61°35′ de longitude Ouest, à peu près celle du Labrador et des îles Malouines; cette localisation place l’archipel à 6 200 km de la France métropolitaine, à 2 200 km au sud-est de la Floride, à 600 km des côtes de l’Amérique du sud, et plus précisément en plein cœur de l’arc des petites Antilles, entre les îles de la Dominique, de Montserrat et d’Antigua.

DESCRIPTION

De par son caractère archipélagique, la Guadeloupe dévoile sur 1 628 km² de terres, des paysages aussi bien variés que contrastés.

  • D’une superficie de 1 434 km², la « Guadeloupe continentale » est composée de deux îles distinctes, qui sont séparées par un bras de mer n’excédant pas 200 mètres de large, appelé « la Rivière Salée ».  

    • L’île de Basse-Terre à l’Ouest, 848 km² (massif ovale de 45km sur 20), montagneuse et recouverte d’une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades, est d’origine volcanique comme certaines îles voisines (Dominique, Martinique, Sainte-Lucie). Le plus haut sommet est le volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles. Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi de nombreuses plages de sable noir et de sable roux.

    • L’île de Grande-Terre à l’Est, 586 km² (triangle d’environ 40 km de côté), dont le substrat est calcaire (comme les îles d’Antigua, de Barbade), se compose d’une plaine bordée d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de mornes appelée « les grands fonds » au centre et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l’abri des récifs coralliens que se concentrent les grandes stations balnéaires; ce littoral est appelé la « Riviera ».

  • Avec une superficie de 194 km², la « Guadeloupe insulaire » (ou îles du sud) fait face au « Continent » et se compose de plusieurs îles s’étalant de l’Est jusqu’au Sud-Ouest de l’archipel.

    • La Désirade, 21 km², est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km), qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d’altitude, est son point culminant.

    • Petite Terre, est un petit archipel de 2 km² constitué de deux îlots (Terre de Haut et Terre de Bas) fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade.

    • Marie-Galante, 158 km², est un substrat calcaire vallonné, arrosé par l’alizé, et qui, par rapport à sa forme arrondie (15 km de diamètre), est surnommée la Grande Galette.

    • Les Saintes, 9 îlets dont deux habités, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, respectivement 5 km² et 8 km², se présentent comme un petit chapelet d’îlets arides et escarpés.

La Basse-Terre et les Saintes sont issues de formations d’une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles de l’archipel sont d’origine corallienne; en raison de ses caractéristiques géologiques, l’archipel de la Guadeloupe est classé en zone III d’après le zonage sismique de la France.

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13 juillet, 2009

Les Ateliers du SERMAC

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 18:54

Historique du SERMAC  

Atelier Dessins – Peinture peinture.jpg

Ces ateliers sont dirigés par René LOUISE et Daniel ACCAMAH.

Dans ces ateliers de dessin, vous trouverez un espace sensible d’écoute et de dialogue mais aussi de méditation. Les amoureux du dessin, de la peinture, du travail des matières y sont accueillis à bras ouverts. Cet atelier programmé suivant 3 niveaux (débutants/intermédiaires/avancés) est également ouvert sur la création scénique (décor/costumes)

Atelier Poterie-Céramique potrtie.jpg

Cet atelier est dirigé par Albert LOUIS-MICHEL.

Dans cet atelier sont enseignés les techniques de fabrication des vases et autres objets de terre cuite. Ils sont travaillés suivant des normes et peuvent être la reproduction de « pièces modèles »

Programme pédagogique :

Recherche/Préparation de la terre (Maigrir ou rendre plus plastique une terre)

Calcul du retrait d’une terre en « cru » ou en « cuit »

Techniques manuelles

Colombin – creusage – repoussage / la plaque – le modelage.

Ces techniques permettent même à des stagiaires débutants, sans connaissance de base, de réaliser des objets de qualité.

Techniques mécaniques

Tournage – calibrage

Ces techniques permettent de réaliser de petites ou grandes séries d’objets de facture régulière.

Techniques du plâtre

Modelage – bosse à creux perdu – moulage sur bosse – moulage sur bosse à creux perdu La dépouille / La contre – dépouille. Reproduction de modèles d’abord en terre puis en plâtre. Fabrication de moules

La technique du plâtre permet de bien finir un modèle, de mouler ce dernier et de le reproduire en série

Décoration avant cuisson ou biscuit

Décor par la forme elle – même – décor en relief, en creux / par gravure, par engobage Détermination d’une courbe de cuisson (biscuitage)

Recherche/Composition d’émaux couverts – Oxydes de base sur émail/ sous émail

Terre à faïence/ Terre à grès – Emaux plombeux/ Emaux non plombeux.

Atelier Sculpture sur bois sculpture.jpg

Cet atelier est dirigé par Joël GORDON

Les stagiaires de niveau débutant ou avancé se retrouvent dans la petite rotonde du Parc nichée dans un véritable écrin de verdure. Parmi eux, des professionnels de l’ébénisterie et de la menuiserie.

Le mahogany, le poirier, l’acajou comptent au nombre des essences particulièrement prisées à cause de leur bois très dur, susceptible d’acquérir un magnifique poli.

Atelier Vannerie vannerie.jpg

Cet atelier est dirigé par Myrtha ANCARNO

Le rotin traditionnellement utilisé pour la réalisation de cannes, de sièges… L’osier, pratiqué depuis des millénaires pour le tressage des paniers, des corbeilles ou plus simplement pour faire des liens, sont des matières à partir desquelles opèrent les stagiaires.

La torche, le point droit, le pignon, la crocane constituent les points de tressage permettant de donner forme à l’objet, le passage obligé de la « croisée » passant par la maîtrise des piques et des traverses.

Atelier Photographie photo.jpg

Cet atelier est dirigé par Marie-Claire DELBE CILLA

Objet dès le début du SERMAC de l’engouement des visiteurs et stagiaires, mémoire incontournable de multiples événements ayant ponctué la vie des centres culturels, l’accueil de nombreux artistes, la mise en œuvre de stages, les créations de spectacles, concerts, expositions, les grands travaux de la Ville…cet atelier où sont prônés avant tout l’échange, la responsabilité, le dialogue, affiche sans toutefois exclure la couleur, une préférence pour le noir et blanc. Il propose à l’actif de son programme pédagogique, une approche à la fois sensible et pratique intégrant :

 - Un travail d’observation de l’environnement, de familiarisation au jeu d’expression des formes, de l’ombre et de la lumière.

  – Une connaissance technique du matériel photographique.

  – L’entraînement aux techniques de prises de vue.

  – Le travail en laboratoire.

Atelier Pochoir Sérigraphie pochoir.jpg

Cet atelier est dirigé par Luc MARLIN

Procédé moderne d’impression issu du pochoir asiatique, la sérigraphie fait de nos jours de plus en plus d’adeptes séduits par la simplicité d’une technique ancestrale nécessitant à la base l’emploi d’un cadre de bois ou de métal, du menu matériel (raclette soie, agrafeuse, encre…). Originellement appliquée à la soie puis à d’autres matières, elle permet des tirages en grande quantité, avec fidélité, finesse, sur des formats et des supports divers.

L’atelier offre aux stagiaires une approche diversifiée se référant à :

La couleur, le dessin, le découpage, la composition, le lettrage, la menuiserie, la photo, différentes créations sur tissus, la décoration, l’artisanat d’art.

Atelier Danse Contemporaine contemporaine1.jpg

Cet atelier est dirigé par Michelle BRIANT MONTPLAISIR et Christiane EMMANUEL ZELINE

Initiation et perfectionnement des stagiaires aux techniques d’expression contemporaine:

Modern Jazz, Modern Création – Improvisation/Modern Folklore – Salsa, Technique cubaine (Modern et Folklore)

 

Atelier Danses Traditionnelles traditionnelle1.jpg

Cet atelier est dirigé par Josy MICHALON

Le Bèlè dans ses multiples variantes, (bèlè kourant, bèlè pitché, gran bèlè) est généralement dansé au son du ti bwa et du tanbou bèlè à la Martinique.

Les stagiaires ayant choisi la formule initiation ou perfectionnement se verront associés, dans la pratique des rythmes et figures de la tradition, kanigwé, bélya, mabèlo…à une réelle incursion au cœur de la culture populaire.

 

Atelier de Danses Indiennes indiennes1.jpg

Cet atelier est dirigé par Suzy MANIRI

Les techniques développées se réfèrent à un style particulièrement expressif du sud de l’Inde, le bharata-natyam, qui sollicite chez la danseuse, émotion, précision, finesse…de réelles qualités de comédienne.

L’atelier innove depuis 2002 avec l’étude de l’odissi, autre style de danse pratiqué dans le nord de l’Inde.

 

Atelier Théâtre thatre.jpg

Cet atelier est dirigé par José DALMAT

Les jeunes stagiaires apprennent à mieux se construire par un travail sur la respiration, l’écoute, l’imaginaire…une initiation aux pratiques de l’expression corporelle, du mime, du masque, de l’improvisation.

 

Atelier Anglais anglais1.jpg

Cet atelier est dirigé par Anna Saint ELIE

L’anglais est devenu la langue de la communication par excellence pour tous ceux qui veulent établir des contacts avec des étrangers, voyager ou étudier dans d’autres pays.

Vu le nombre toujours croissant de personnes qui souhaitent communiquer avec des anglophones aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger, un atelier d’anglais a été créé au SERMAC. L’objectif est d’aider les stagiaires à soutenir une conversation. Grâce à une méthode simple mais efficace les stagiaires apprennent la grammaire anglaise.

La méthode utilisée est très variée. Par des dialogues, sketches, des mises en situations, des jeux de rôles…de nombreux thèmes sont abordés pour permettre aux stagiaires de réagir spontanément dans les situations de tous les jours.

Des cours sont proposés aux enfants, collégiens et adultes.

Enfants :

Le mercredi matin, une initiation à l’anglais parlé est offerte aux 6-12 ans. Ce sont des cours très vivants agrémentés de dialogues, de sketches, de jeux et de chants.

Collégiens et lycéens :

Le mercredi après-midi un soutien scolaire leur est proposé (écrit et oral). Les élèves sont répartis par groupe de niveau.

 

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Cet atelier est dirigé par Paco CHARLERY

DEBUTANTS

  • Etude de la clave et de la cloche cubaine

  • Frappes de congas. Ti bois bèlè et bélya

  • Rythmes : Bolero, Cha-cha, Son, Son montuno, A caballo,

  • Bembé, Calypso, Plena, Merengue, Zouk, Compas.

  • Petites percussions: guiro, maracas, shaker

  • Etude du djembé africain

  • INTERMEDIAIRES

  • Variations de tous les rythmes étudiés en 1ère année et solos

  • Etude des timbales (cascara, 6/8 etc…), des bongos (martillo..)

  • Rythmes :Guaguanco, Mambo, Mozambique, Songo, Biguine, Mazouk, Compas et Rara (Haïti), Samba, Bomba.

  • Djembé : rythmes et solos

  • AVANCES

    Improvisation, travail d’atelier avec basse et piano

    Rythmes : Jazz, Funk, Mambo, Pilòn, Danzòn, Conga de comparsa, Rumba columbia, Abakwa, Soukouss

    • Jeu à plusieurs tambours avec solos de quinto (Guaguanco, Bembé, Mozambique)

    • Jeu à trois et quatre congas (Son montuno, Guaguanco, Bembé, Mozambique, Songo)

    • Samba (batucada)

    • Solos de timbales et bongos

    • Etude de la tambora (République Dominicaine)

    • Djembé : rythmes et solos plus approfondis

     

    Atelier Solfège solfge.jpg

    Cet atelier est dirigé par Patrick VARSOVIE

    Le solfège est l’étude des éléments permettant de lire, écrire, jouer ou chanter une partition. Le but ultime du solfège est de pouvoir entendre une œuvre musicale, son orchestration et son interprétation, sans autre support que son oreille interne.

     

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    Ces ateliers sont dirigés par Emmanuel GABELUS-HELOISE et Claude CESAIRE

    Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d’harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l’enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, appelé « échappement », permet à la corde de vibrer librement, puis au cours de son évolution, une répétition plus rapide de la note.

     

     Atelier Saxophone saxo.jpg

    Cet atelier est dirigé par Charles GASSETTE

    Le saxophone est un instrument de musique à vent (ou aérophone) appartenant à la catégorie des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax, en Belgique.

     

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    Ces ateliers sont dirigés par Félix CLARION, Frantz TUERNAL, Claude BANYS

    La guitare est un instrument à cordes pincées joué avec les doigts ou avec un plectre (ou médiator). La vibration des cordes est amplifiée par la résonance du corps, le manche servant à modifier la hauteur des notes.

     

    3 juillet, 2009

    Les causes du diabète

    Classé dans : Education à la santé,Hygiène de vie — CATORC Charles @ 18:35

    I)  Diabète et Hérédité, quels sont vos risques ?

    Il existe trois types de diabète (type 1, 2, gestationnel). Tous sont en partie héréditaires ! Quels sont les taux de risques en fonction des degrés de parenté, et peut-on contrer l’hérédité ?

    1) Diabète de type 1

    Dans la population générale, le risque d’avoir un diabète de type 1 (insulinodépendant ou juvénile) est heureusement très faible (0,4 %). Mais attention, il est en partie héréditaire. Ainsi, il est de 5 % quand l’un des parents de premier degré est touché par la maladie. Il passe ensuite à 30 % si deux parents sont diabétiques, et atteint 50 % lorsqu’on a un jumeau ou une jumelle souffrant de problèmes de régulation glycémique (liés au taux de sucre dans le sang).

    2) Diabète de type 2

    Le risque de développer un diabète de type 2 (non-insulino dépendant, de la maturité ou gras) est d’environ 2 à 4 % dans la population générale, soit relativement faible… Mais il est de 10 à 30 % quand l’un de ses parents de premier degré souffre de la maladie, de 30 à 60 % si deux de ses parents sont diabétiques… et de 90 à 100 % si un jumeau ou une jumelle est diabétique de type 2 !

    3) Diabète gestationnel

    Certaines femmes sont plus exposées au diabète gestationnel que d’autres. Le principal facteur de risques reste l’hérédité (l’occurrence de la maladie croît de 30 à 40 % s’il y a des antécédents au sein de la famille). Mais le surpoids ou l’obésité, un poids de naissance de la future maman supérieur à 4 kilos, un diabète gestationnel lors d’une grossesse précédente ou la naissance d’un enfant aîné de plus de 4 kilos favorisent aussi la survenue d’un diabète gestationnel.

    A noter : ce diabète apparaît dans la moitié des cas en l’absence de risques.

    4) Peut-on vaincre l’hérédité ?

    On peut surtout empêcher l’hérédité de s’exprimer dans le diabète de type 2, dont les facteurs héréditaires sont aggravés par une mauvaise hygiène de vie et des habitudes alimentaires déséquilibrées. On peut donc contrer l’hérédité en suivant sérieusement certaines règles : activité physique régulière, mesures nutritionnelles, perte de poids… Le plus souvent, chez les personnes prédiabétique (dont les chiffres de glycémie se situent entre 1 et 1,2 g/l), un simple régime permet d’éviter la maladie.

    En revanche, l’héritage d’un diabète gestationnel est plus difficile à contrer mais un dépistage est possible. Quant au diabète de type 1, il est par définition génétique et donc impossible à prévenir à ce jour.

     

    II) Fumer favorise le diabète

    Fumer favoriserait le diabète de la maturité ! Le tabac, qui nuit au pancréas, augmenterait la résistance à l’insuline et le taux de sucre dans le sang.

    1. Quel lien entre diabète et tabac ?

    Une étude publiée dans le Journal of American Medical Association (JAMA, 13 décembre 2007) vient de démontrer que les fumeurs ont en moyenne 44 % plus de risque de développer un diabète de la maturité (type 2). L’enquête, qui prend en considération 25 études et 1,2 million de personnes, précise également que le risque serait plus élevé chez les gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour). Ce travail semble donc conforter les conclusions d’une autre étude plus ancienne, publiée en 2006 dans le British Médical Journal (BMJ) sur un lien probable entre tabagisme passif et augmentation du risque diabétique…

    2. La cigarette nocive pour le pancréas

    Parmi les hypothèses formulées pour expliquer le lien entre tabac et diabète, les chercheurs avancent la possibilité d’une augmentation de la résistance à l’insuline (hormone permettant de réguler le taux de sucre dans le sang). Cette augmentation, généralement provoquée par une consommation excessive de sucre durant des années, pourrait être également suscitée par le tabagisme. Ce n’est pas un hasard si les fumeurs ont aussi deux fois plus de risques de développer un cancer du pancréas (qui sécrète l’insuline). Même si les chercheurs n’expliquent pas encore ce lien, il témoigne cependant de l’incidence du tabagisme actif sur l’organe clé du diabète.

    3. Les fumeurs s’alimentent souvent mal

    Le tabagisme actif est souvent associé à une mauvaise hygiène de vie : sédentarité, alimentation plus grasse et plus sucrée, consommation d’alcool supérieure à la moyenne. Résultat, les chercheurs se demandent si le lien entre tabac et diabète n’est pas davantage lié à ces comportements à risque qu’au tabac lui-même… Des comportements qui, on le sait, font, au fil des années, le lit du diabète de type 2. De nouvelles études sont nécessaires pour mesurer plus précisément l’impact de ces deux facteurs dans la survenue du diabète de la maturité (type 2).

    4. Un risque de plus pour le fumeur !

    Ce nouveau risque vient s’ajouter à la longue liste des méfaits du tabac : augmentation du risque de cancer de la gorge, du poumon, de la vessie, du colon et du pancréas, de maladies cardio-vasculaires (angine de poitrine par exemple), d’infarctus ou d’artérite (inflammation des artères), d’accident vasculaire cérébral (AVC)… Fumer accroît aussi le nombre de bronchites chroniques (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO) et d’insuffisance respiratoire (emphysème…).
    Sources : Active Smoking and the Risk of Type 2 Diabetes : A Systematic Review and Meta-analysis. Carole Willi ; Patrick Bodenmann ; William A. Ghali ; Peter D. Faris ; Jacques Cornuz. JAMA. 2007 ;298(22):2654-2664.

    III) Diabète de type 2 : l’épidémie silencieuse

    En constante augmentation, le diabète de la maturité (dit aussi de type 2 ou gras) devient une maladie épidémique. Malbouffe, sédentarité, surcharge pondérale et allongement de la durée vie favorisent cette pathologie redoutable, car souvent silencieuse durant des années.

    1) Des chiffres explosifs

    Le diabète de type 2 est la forme la plus courante de la maladie. Loin devant le type 1 (juvénile) et le diabète gestationnel, il concerne 80 % des cas, et touche 2 millions de Français… avec un souci de taille : beaucoup de malades ignorent qu’ils sont touchés (ce serait le cas de 800 000 personnes en France !). La pathologie a en effet pour particularité de rester des années silencieuse. Le diagnostic n’est hélas posé, le plus souvent, qu’entre 60 et 65 ans, à l’occasion d’un bilan sanguin classique.

    2) Les causes de l’épidémie

    Le diabète de la maturité est associé dans 60 % des cas à une surcharge pondérale ou une obésité. Pour 50 % des malades, il est lié à une hypertension artérielle, et pour un peu plus de 30 %, à un taux de graisses trop élevé dans le sang (de cholestérol en particulier). Or toutes ces maladies sont liées au moins pour partie à nos modes de vie occidentaux actuels : alimentation déséquilibrée trop riche en sucres rapides (douceurs, confiseries…) ou en graisses saturées animales, et sédentarité plus ou moins prononcée. Pour rappel : il est vivement conseillé de marcher au moins une demi-heure par jour !

    3) Même les enfants sont touchés

    Le diabète de la maturité porte de plus en plus mal son nom. Il touche en effet un certain nombre de jeunes malades, nombre qui ne cesse d’augmenter… Avec plus d’un million d’enfants en surcharge pondérale aujourd’hui dans l’Hexagone, une épidémie de diabète de type 2 est à craindre pour les années à venir, touchant sans doute des sujets de moins en moins âgés. Le chiffre de 2,5 millions de patients souffrant de diabète de la maturité en France est avancé à l’horizon 2025.

    4) Un phénomène mondial

    Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), les chiffres du diabète (tous types confondus) sont alarmants. En 1985, on estimait à 30 millions le nombre des diabétiques dans le monde. En 1995, il était de 135 millions, puis il a atteint 177 millions en 2000. Selon les prévisions, il devrait concerner au minimum 300 millions de personnes d’ici 2025. Le nombre de décès attribués à la maladie se situerait actuellement aux alentours de 4 millions par an, dont la plupart surviennent à un âge prématuré.

    Source : www.medisite.fr/

     

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    1 juillet, 2009

    Le Diabète

    Classé dans : Education à la santé — CATORC Charles @ 18:46

    Trop de sucre dans le sang. Telle est, en première approximation, la définition du diabète de la maturité qui survient dès 45-50 ans. Mais ce sont les conséquences sur l’ensemble de l’organisme qui en font une maladie redoutable quand elle n’est ni dépistée, ni soignée.

    De quoi s’agit-il ?

    Le terme diabète regroupe toutes les situations où l’équilibre du taux de sucre sanguin (glycémie) est durablement perturbé. La glycémie à jeun est normalement comprise entre 0,90 et 1,10 g/l de sang. La communauté médicale a fixé à 1,26 g/l le taux d’alerte à jeun nécessitant une prise en charge. Le diabète de la maturité est un diabète qui survient avec l’âge, le plus souvent après 50 ans.

    Quels sont ses signes ?

    Le diabète de la maturité reste souvent longtemps silencieux et n’est parfois diagnostiqué qu’à l’occasion de la survenue d’une complication. D’où l’importance du dépistage systématique sous la forme d’un dosage sanguin, en particulier en présence de facteurs de risque de diabète. Parfois, le diabète se manifeste par une envie de boire abondamment, des fringales, et des envies fréquentes d’uriner. Ce sont parfois des infections, comme des infections urinaires à répétition, des furoncles ou des infections respiratoires fréquentes qui donneront l’alerte. Enfin, un malaise hypoglycémique ou la survenue de troubles de la conscience, comme un coma, peuvent être les premières manifestations du diabète de la maturité.

    Quelles sont ses causes ?

    Le diabète de la maturité, appelé aussi diabète gras ou de type 2, est dû à l’épuisement plus ou moins important des cellules pancréatiques productrices d’insuline lors d’une surcharge alimentaire prolongée (plusieurs dizaines d’années). Il existe un terrain familial à la survenue du diabète de la maturité. Il est favorisé par des mauvaises habitudes alimentaires (alimentation trop riche en graisses et en sucres rapides) et une mauvaise hygiène de vie (sédentarité, stress…). Le surpoids et la présence d’une hypertension artérielle sont aussi des facteurs de risque.

    Comment le prévenir ?

    La prévention reste le meilleur des traitements. Aussi, en présence de facteurs de risque de diabète, il faut faire régulièrement de l’exercice physique (au moins une demi-heure par jour de marche à pied), éviter le surpoids, ne pas manger trop de sucres rapides (gâteaux, bonbons, crèmes…), boire du thé vert ou du café et éviter trop de stress. Ensuite, il faut se faire dépister régulièrement à partir de 40 ans par une consultation médicale chez votre médecin traitant, ou un bilan de santé qui explorera aussi les autres facteurs de risques cardio-vasculaires comme le cholestérol ou l’hypertension.

    Quels examens peuvent être nécessaires ?

    Le dépistage et le traitement précoce du diabète sont les meilleurs moyens de prévenir ses complications. Ce dépistage consiste en un dosage sanguin de la glycémie à jeun, complété éventuellement par une hyperglycémie provoquée (dosage deux heures après une dose de charge en sucre) ou une glycémie post-prandiale (GPP). Un dosage de l’hémoglobine glyquée est ensuite nécessaire pour suivre l’évolution de la maladie sous régime et/ou traitement médicamenteux. Enfin, des examens concernant d’éventuelles complications sont prescrits (fond d’œil, électrocardiogramme, dosage de la créatinine pour les reins, échographies artérielles et cardiaques…).

    Quelle est son évolution ?

    Une glycémie chronique élevée (durant des années ou des dizaines d’années) entraîne une détérioration, le plus souvent irréversible, des vaisseaux sanguins (rétine, cœur, reins, capillaires de la peau, etc.), des nerfs et du cristallin de l’œil (cataracte). Les complications sont l’atteinte du cœur et des artères (artérite, athérome, accident vasculaire cérébral…), des reins (risque d’insuffisance rénale), des yeux (risque de rétinopathie diabétique), des nerfs (polynévrite).

    Quels sont les traitements ?

    Le premier des traitements du diabète de la maturité est le régime antidiabétique (peu de sucres rapides, plus de sucres lents). Mais l’exercice physique régulier, la lutte contre le surpoids et l’arrêt du tabac, qui aggrave le diabète, sont des mesures d’hygiène de vie importantes à prendre dans le cadre du traitement. Si ces mesures ne sont pas suffisantes pour endiguer la montée des chiffres glycémiques, des médicaments hypoglycémiants seront prescrits. Ces antidiabétiques ont la propriété de contenir le taux de sucre dans le sang, voire de le faire baisser. Enfin, malgré ces traitements le plus souvent efficaces, il arrive que le passage à l’insuline soit nécessaire, sous la forme d’injections quotidiennes, pour équilibrer le diabète.

    Source : http://www.medisite.fr/

    Quelques recettes de douceurs pour diabétiques

    Classé dans : Confiseries et Pâtisseries — CATORC Charles @ 18:28

    1. Gâteau fondant au chocolat 

    Temps de préparation : 15 min
    Temps de cuisson : 15 min
    Ingrédients pour 4 personnes :
    200 g de chocolat ligne gourmande dessert à 2 % de sucre, 60 g de beurre, 90 g de farine, 4 oeufs
     
    Préparation :
    Préchauffer le four a 180 °C. Faire fondre le chocolat avec le beurre, laissez tiédir. Séparer les blancs des jaunes d’oeufs. Mélanger le chocolat fondu et les quatre jaunes. Ajouter la farine, mélanger bien pour obtenir une pâte assez solide.

    Quelques recettes de douceurs pour diabétiques dans Confiseries et Pâtisseries 123gifs008

    2. Milk-shake au chocolat 

    Temps de préparation : 5 min
    Ingrédients pour 2 milk-shake :
    50 cl de lait écrémé, 4 cuillères à soupe de cacao pauvre en sucre, dégraissé, 16 glaçons, 2 cuillères à café d’extrait naturel de vanille, 4 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre.
    Préparation :
    Diluer le cacao dans le lait chaud. Verser ensuite dans un mixeur et ajouter les glaçons, la vanille et l’édulcorant. Mixer jusqu’à ce que la préparation mousse. Verser dans deux verres. Saupoudrer d’un peu de cacao en poudre et servir.

    123gifs013 dans Confiseries et Pâtisseries

    3. Clafoutis aux poires et pépites de chocolat 

    Temps de préparation : 10 min
    Temps de cuisson : 35 min
    Ingrédients pour 6 personnes :
    4 poires, 2 œufs, 20 cl de lait écrémé, 20 g de farine de blé complète, 30 g de maïzena, 7 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre, 20 pépites de chocolat noir, 1 gousse vanille
    Préparation :
    Peler, épépiner et couper les poires en cubes. Les répartir dans un moule anti-adhésif. Parsemer dessus les pépites de chocolat. Dans un saladier, mélanger les œufs, la farine, la maïzena et l’édulcorant. Ajouter le lait. Ouvrir en deux la gousse de vanille et gratter avec la pointe d’un couteau afin d’extraire la poudre de vanille. L’ajouter à la préparation précédente. Verser la préparation sur les poires et faire cuire 35 min à 180°c (th.6).

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    4. Cake au chocolat 

    Temps de préparation : 15 min.
    Temps de cuisson : 30 min.
    Ingrédients pour 4 personnes :
    50 g de farine, 2 œufs, 60 ml de lait écrémé, 7 g de beurre, 10 g de chocolat amer, 1 à 2 cuillères à café d’édulcorant liquide, 1/3 sachet de levure.
    Préparation :
    Battre les jaunes d’œufs  avec l’édulcorant. Ajouter le lait, le chocolat, et le beurre fondu.Mettre ensuite la levure, la farine, et les blancs battus en neige. Verser la préparation dans un moule à cake et faire cuire au four à 180 °C.

    A noter : Cette recette est autorisée aux diabétiques dans le cadre de leur « régime » alimentaire, c’est-à-dire en tenant compte des apports caloriques globaux (glucides, lipides…).

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    5. Poires Belle-Hélène 

    Temps de préparation : 15 min
    Temps de cuisson : 5 min
    Ingrédients pour 4 personnes :
    4 poires, 30g de cacao sans sucre et dégraissé, 1 jaune d’œuf, 10cl de lait écrémé, 2 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse, 2 cuillères à soupe de fromage blanc 0% MG
    Préparation :
    Mettre l’édulcorant, le lait et le cacao dans une casserole. Faire cuire à feu doux environ 5 min et remuer régulièrement afin d’obtenir un mélange homogène. Retirer du feu et laisser tiédir. Ajouter ensuite le jaune d’œuf et le fromage blanc. Mélanger. Réchauffer 3 minutes à feu doux. Disposer les poires dans 4 coupelles et verser dessus le nappage au chocolat.

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    6. Soufflé glacé chocolat-framboises 

    Temps de préparation : 20 min
    Ingrédients pour 4 personnes :
    200g de fromage blanc à 0% de MG, 2 cuillères à soupe de crème fraîche liquide à 5% de MG, 60g de cacao en poudre non sucré et dégraissé, 20g de sucre en poudre, 2 blancs d’œufs, 4 framboises
    Préparation :
    Dans un saladier, mélanger le fromage blanc et le chocolat en poudre. Fouetter la crème fraîche afin d’obtenir une chantilly. L’ajouter ensuite au mélange précédent. Dans un autre saladier, battre les blancs en neige bien ferme. Ajouter le sucre en poudre puis le mélange au chocolat. Mélanger doucement à l’aide d’une cuillère en bois, pour ne pas faire retomber les blancs. Verser dans des ramequins et mettre au réfrigérateur au moins 2h. Déposer une framboise sur chaque soufflés et servir !

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     7. Crème chocolat 

    Temps de préparation : 5 min
    Temps de cuisson : 5 min
    Ingrédients pour 4 personnes :
    10g de Maïzena, 12,5cl de lait écrémé, 4 cuillères à soupe d’édulcorant de synthèse en poudre, 3 cuillères à soupe de cacao maigre non sucré.
    Préparation :
    Délayer la Maïzena avec 2 cuillères à café de lait. Dans une casserole, faire chauffer à feu moyen le reste du lait avec l’édulcorant et le cacao. Mélanger régulièrement afin d’obtenir une pâte lisse. Retirer du feu une fois que le mélange est chaud (mais sans avoir bouilli) et ajouter la Maizena. Remettre sur le feu et faire cuire jusqu’à épaississement de la préparation. Verser dans 4 ramequins et laisser refroidir au frais pendant au moins 30 min.

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    8. Mousse menthe-chocolat 

    Temps de préparation : 10 min
    Ingrédients pour 4 personnes :
    400 g de fromage blanc à 0% MG, 2 cuillères à soupe d’édulcorant en poudre, 1 cuillère à soupe de sirop de menthe, 15 feuilles de menthe fraîche, 2 blancs d’œufs, 50 g de copeaux de chocolat à 85 % de cacao
    Préparation :
    Mettre dans un bol à mixeur les feuilles de menthe, l’édulcorant, le fromage blanc et le sirop de menthe. Mixer. Verser la préparation dans un saladier. Incorporer les blancs battus en neige. Mélanger délicatement. Ajouter les copeaux de chocolat et mélanger délicatement afin de ne pas les briser.
    Répartir dans 4 ramequins et mettre au frais environ 45 min.
    Au moment de servir, disposer quelques feuilles de menthe sur chaque mousse.

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