Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

12 août, 2009

Sainte-Luce, ville convoitée, ville désirée (97228)

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:18

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 Un haut lieu du Tourisme d’aujourd’hui et davantage demain. Selon les données du C.M.T., la commune de SAINTE LUCE se classe parmi les communes les plus touristiques de l’île après Sainte-Anne et Trois-Ilets et se place donc à la 3ème place.

En effet, la commune de Sainte Luce semble être le lieu privilégié où la montagne et la mer réalisent la plus touchante harmonie et créent le plus parfait équilibre entre les activités touristiques, maritimes et rurales.

Sainte-Luce, ville convoitée, ville désirée (97228) dans Les Communes de Madinina 660px-Sainte-Luce_coast_panorama1

Ville d’accueil par vocation, grâce à ses nombreuses plages au sable blanc, sa mer calme, ses anses abritées, le charme de ses paysages, l’attrait de sa forêt tropicale, la sympathie proverbiale, la réputation d’accueil et d’hospitalité de ses habitants, la commune de Sainte Luce connaît actuellement une vitalité touristique en plein essor.

Longtemps considérée comme un petit village de pêcheur dont les plages se transformaient, seulement l’été, en village de toile, Sainte Luce est devenue un haut lieu de résidence recherché.
Les grosses structures hôtelières qui étirent la commune au delà de l’anse Gros-Raisin, les structures plus familières que sont les gîtes ruraux et les « Hébergements chez l’Habitant » sont là pour le prouver.
La prédominance du développement de « l’hébergement chez l’habitant », fait de Sainte Luce la commune la plus recherchée pour des vacances paisibles.

Les habitants de la commune de Sainte-Luce sont des « Lucéens, Lucéennes ».

HISTOIRE ET PATRIMOINE

Vue de Sainte-Luce et de l'Océan Atlantique

Plusieurs hypothèses sont émises quant à l’origine du nom de la commune ; il semblerait que Sainte Luce ait gardé le nom de sa patronne, Sainte Lucie.

Sainte Luce était habitée par les caraïbes, comme l’attestent la roche gravée et les hiéroglyphes découverts dans le quartier Montravail. Les Caraïbes étaient installés dans la région de Sainte Luce. Les insulaires virent débarquer sur leur île « Madinina » les premiers Français en 1635. Le pacte est rompu par les nouveaux occupants en 1654. Les Caraïbes se retranchent, disparaissent peu à peu de la population.

Au 17éme siècle, les colons s’installèrent au quartier Trois Rivières, à l’emplacement du bourg actuel, et à l’anse Figuier, ces trois agglomérations constituant la paroisse de Sainte Luce, dont dépendait Rivière Pilote. La paroisse officiellement reconnue en 1681 était alors partagée avec les natifs de Rivière-Pilote. Les Caraïbes sont refoulés dans le nord-ouest, Les colons s’approprient la côte opposée incluant le territoire de Sainte Luce.
C’est au quartier Trois-Rivières que durant plusieurs générations se situa le bourg de Sainte Luce où se fixa d’abord l’agglomération la plus importante. Le décret du 12 juin 1837 fait des paroisses de Sainte Luce, du Diamant et des Anses d’Arlet, la commune du sud.
Les habitants de Sainte Luce, froissés de ce regroupement profitèrent de la révolution de 1848 pour demander l’érection de la paroisse de Sainte Luce en commune, ce qu’ils obtinrent par décret du 13 juin 1848.

L’hôtel de ville est inauguré le 27 août 1939 par le gouverneur Spitz en présence du maire Jean Enal, commanditaire du seul bâtiment civil du bourg et de ses adjoints. Malgré quelques adjonctions postérieures, la mairie conserve son aspect d’origine des années 1930.

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TROIS-RIVIERES, Berceau de Sainte-Luce

Trois Rivières, est le nom du quartier qui accueillait jadis la distillerie du même nom. Cette usine de rhum et de sucre fournissait du travail à beaucoup de martiniquais. Outre leur travail à la distillerie, ils passaient leur temps à la mer, la pêche était un excellent dérivatif, et une source de nourriture.

Trois-Rivières était considéré comme le bourg de la ville. Trois Rivières était à l’époque le grand marché de la commune, les marchandes, les pêcheurs de toutes les communes avoisinantes, venaient y vendre et y acheter.
Trois-Rivières était constitué d’une seule rue, « rue kay négr », une ruelle où de part et d’autre, se trouvaient des petites cases, habités par les employés de la distillerie.
Le quartier était loin de ce qu’il est actuellement, aucune habitation, excepté la petite épicerie du coin et les usines.
La quasi-totalité des terres était planté en canne à sucre, les autres, trop répulsives étaient occupées par la mangrove. Les premières maisons du quartier ont été construites par les employés de l’usine voulant habiter non loin du lieu de travail, ou encore les pêcheurs.
Très vite le quartier est devenu résidentiel, et très prisé. On trouve aujourd’hui à Trois Rivières, outre la distillerie qui ne produit plus de rhum mais qui demeure un lieu à visiter et de nombreux hôtels et restaurants, des entreprises, une plage très appréciée.
Actuellement le quartier est le siège de nombreuses résidences primaires et secondaires

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Sainte-Luce est située au Sud de la Martinique, entre le Diamant et le Marin et face à l’île de Sainte Lucie que l’on peut apercevoir par temps clair. La commune de Sainte Luce accueille aujourd’hui le plus gros parc hôtelier de l’île. Sainte Luce possède de nombreuses plages comme Gros Raisins, Anse Corps de Garde, Anse Pont café, Anse Fond Banane, Anse Désert, Anse Mabouya.

Ste Luce est aussi un des plus anciens lieu de peuplement de l’île comme en témoigne un site archéologique précolombien à la Forêt de Montravail. Ce site, découvert en 1970, possède un ensemble de quatre roches gravées (pétroglyphes) de plus de quinze siècles d’existence. Sur une de ces roches, de forme irrégulière de 2 m sur 1m40, on distingue des gravures représentant des visages stylisés.

La Forêt de Montravail, domaine forestier aménagé par l’ONF permet la découverte de nombreuses espèces d’arbres de la Martinique ou importées comme le pin des Caraïbes, le mahogany du Honduras, le poirier, le courbaril ainsi qu’un grand fromager. On trouve également dans cette forêt les vestiges d’anciennes cultures de l’habitation de Montravail : cacaoyers, avocatiers, manguiers, vanille, caféiers, abricotiers, pruniers de cythère.

Randonnée de la Forêt Domaniale de Montravail
3 km – 1h30
Niveau 1 (facile) – Roches gravées près du parcours à Montravail.
Accès : Forêt Domaniale de Montravail

L’ECONOMIE

La culture de la canne à sucre et la pêche sont deux activités économiques traditionnelles de la commune.
Cependant aujourd’hui, le tourisme est sans doute l’activité qui apporte la plus grande manne financière, qui emploie le plus de personnel et l’activité qui sans conteste, dispose du plus important potentiel de développement. Sainte-Luce est également une commune où les entreprises artisanales sont nombreuses, tout comme les commerces (boutiques et restaurants surtout).
Ainsi, deux entreprises sortent du lot de part leur importance (en terme d’emploi et de chiffre d’affaire) : « Clarté Divine » et la distillerie de « Trois-Rivières ».

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Sainte-Luce est une commune tournée aujourd’hui vers le tourisme, mais la pêche conserve son importance : elle était la première activité économique de la commune avec l’agriculture (culture de la canne à sucre plus particulièrement).

La pêche connaît ces dernières années une recrudescence (augmentation du nombre de pêcheurs enrôlés) depuis la mise en place de mesures incitatives (DCP par exemple).
L’agriculture est une activité en difficulté entrainant la chute de la surface agricole utile : la pression sur les zones agricoles est forte car elles sont situées en des endroits stratégiques (bordure de la RN5). La seule culture actuellement en croissance est la canne à sucre : le terroir lucéen est réputé (classement AOC). Cependant, la distillerie a cessé de fonctionner (transfert de la production dans la commune voisine de Rivière-Pilote, distillerie de la Mauny) et aujourd’hui le site de Trois-Rivières n’accueille plus que les touristes (visite des sites de production, mais aussi des différents commerces présents sur le site).

Sainte-Luce accueille de nombreuses entreprises artisanales aux activités variées : deux zones artisanales sont présentes sur le territoire communal et une troisième va voir le jour à Pont café.

L’OML

Créé en juin1994 à l’initiative du Maire Louis CRUSOL, l’O.M.L est une association régie par la loi 1901. Administré par un conseil composé d’élus municipaux, de responsables associatifs, l’O.M.L a la particularité d’avoir des salariés, des intervenants et un directeur administratif Charles PUJAR.

L’Office Municipal de la Culture, des Sports, des Loisirs et de la Communication, communément appelé OML, coordonne la politique culturelle de la ville.

Il a pour objectif de promouvoir des activités sportives et culturelles au sein de la commune et de représenter dignement Sainte Luce « La ville qui bouge », avec de nombreux partenariats.

L’OML propose des ateliers culturels et sportifs, des manifestations culturelles, des manifestations sportives, des formations et une cyberbase.

L’EDILE

Le Maire actuel est M. Thierry Louis CRUSOL

Il est Maître de Conférence en économie et président de la Fédération du crédit mutuel Antilles Guyane .

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A VISITER

Le carnaval à Ste Luce, les plages, la forêt tropicale de « Montravail », les points de vue, la distillerie de trois-Rivières, le bourg.

10 août, 2009

Le Bois d’Inde

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 17:20

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Le bois d’Inde 

 Le bois d’Inde provient des Antilles et du Vénézuela. Il est cultivé en Dominique et en Jamaïque pour la fabrication de la lotion « Bayrum ». C’est une espèce assez commune que l’on rencontre en forêts mésophytiques à basse altitude mais aussi à proximité des lieux d’habitation. La floraison a lieu de novembre à mars, la fructification de janvier à juillet.

Les indiens caraïbes nommaient le bois d’Inde « achourou ou ouraba » et accommodaient tous leurs plats avec cette épice qui poussait naturellement autour de leurs villages. Avec les feuilles et les baies, ils préparaient une infusion destinée à lutter contre les troubles gastro-intestinaux et fabriquaient un shampoing pour les cheveux et le corps. DUTERTRE (1667) indique que la décoction des feuilles soulage les paralytiques et fait désenfler les hydropiques. Thibault de Chanvallon (1763) mentionne le bois d’Inde comme fortifiant des nerfs et antirhumatismal. Descourtilz (1727) considère les baies et les feuilles comme stomachiques, antiseptiques et astringentes. Il conseille un bain de feuilles de « myrte feuille de laurier » dans les affections oedémateuses.

De nos jours, aux Antilles, le bois d’Inde est considéré comme une plante chaude. Les feuilles, macérées dans du rhum, sont utilisées en friction contre les rhumatismes. La décoction des feuilles est employée dans tout le bassin caribéen contre la toux, le rhume, la grippe et la fièvre. Dans les îles anglophones, les feuilles, distillées dans du rhum, servent à fabriquer le bayrum, lotion rafraîchissante appliquée contre les douleurs, la fatigue, les maux de tête. En Haïti, les feuilles sont prises en décoction contre les douleurs abdominales. En République Dominicaine et à Curaçao, la feuille écrasée est appliquée en cas de maux de dents. A Cuba, la graine est employée comme stimulant.

Usages recommandés :

Rhumatismes, contusions

Fragmenter une quinzaine de feuilles et les laisser macérer au soleil dans un litre de rhum pendant une à deux semaines. utiliser en friction; la lotion « bayrum » présente les mêmes vertus.

Etats grippaux

Boire une infusion des feuilles (30 g/l), trois fois par jour.

Douleurs dentaires

Utiliser la macération des feuilles (30 g/l) en bain de bouche trois ou quatre fois par jour.

Céphalées

Appliquer localement la feuille fraîche écrasée.

Précautions d’emploi

En raison du risque ulcérogène du bois d’Inde, il est conseillé de l’utiliser avec modération en usage interne (5 feuilles maximum par tasse d’infusion)

Et aussi

Aux Antilles, on dénombre trois variétés de bois d’Inde quis se distinguent par leur parfum : odeur de girofle pour la plus courante, de citronnelle et d’anis pour les deux autres.

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Graines de bois d’Inde

Source : magazine anform Martinique N° 24 – mai-juin 2009

 

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