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26 juillet, 2010

Saint-Vincent et Les Grenadines

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 11:29

stvincent.bmpDrapeau de Saint-Vincent-et-les Grenadines

Capitale:  Kingstown
Population:  116 394 habitants (est. 2002)
Langue officielle: anglais (de facto)
Groupe majoritaire: créole (98 %)
Groupes minoritaires:  anglais et langues immigrantes
Système politique: monarchie constitutionnelle de type britannique
Articles constitutionnels (langue): art. 3, 8, 15 et 25 de la Constitution du 26 juillet 1979 
Lois linguistiques:
  aucune

Saint-Vincent-et-les-Grenadines est un petit État indépendant des Antilles; il est constitué de l’île de Saint-Vincent (la plus grande du pays) et des îles septentrionales de l’archipel des Grenadines (une trentaine de petites îles, dont moins d’une douzaine sont habitées).

Les îles des Grenadines les plus importantes sont Bequia, Canouan, Moustique, Mayreau et Union. La superficie totale du pays est de 389 km², l’île de Saint-Vincent représentant 344 km², les Grenadines, seulement 45 km². 

Le pays fait partie des Îles-du-Vent dans la mer des Caraïbes du Sud-Est et se situe au sud de Sainte-Lucie et au nord de La Grenade (voir la carte des Antilles). La Grenade, Sainte Lucie, la Dominique et les Antilles françaises font également partie des Îles-Sous-le-Vent.  La capitale et port principal, Kingstown, est située sur la côte sud-ouest de l’île de Saint-Vincent. Le pays est divisé en six paroisses (parishes): Charlotte, Grenadines, Saint Andrew, Saint David, Saint George et Saint Patrick.

La population de Saint-Vincent-et-les-Grenadines comprenant des Saints-Vincentais et des Grenadins , qui représentait 115 942 habitants en 2001, est composée de Noirs (66 %), de Mulâtres (19 %), d’Indiens (6 %), d’Amérindiens (2 %), de Blancs (3,5 %) et d’autres groupes (3,5 %). La majorité de la population (92 %) est concentrée dans l’île de Saint-Vincent, notamment près de la côte sud où se trouve Kingston, les Grenadines ne comptant que pour environ 8 % de la population totale.

L’anglais est la langue officielle et parlée par presque tous les habitants comme langue seconde. Dans leur vie quotidienne, la plupart des Saint-Vincentais parlent un créole à base d’anglais appelé anglais vincentais ou «English Vincy». Le créole vincentais suit les règles de grammaire dérivées à la fois de l’anglais et des langues africaines; son vocabulaire comprend des mots anglais, mais aussi français, espagnols, caraïbes et africains.

Le créole vincentais n’est plus senti comme une langue dévalorisée, car il correspond à l’identité nationale du pays, en particulier chez les jeunes. Les écoles qui, depuis toujours, interdisaient l’usage du créole, encouragent maintenant son usage dans des activités théâtrales, littéraires et oratoires, tout en maintenant l’unilinguisme anglais comme langue d’enseignement. 

Il y a encore quelques décennies, on comptait beaucoup de Saint-Vincentais parlant le French patois, un créole à base lexicale de français, mais il est aujourd’hui pratiquement disparu, comme ce fut la cas à La Grenade et à Trinité-et-Tobago. La langue caraïbe des Amérindiens est également éteinte.

L’île de Saint-Vincent fut d’abord habitée par les Amérindiens cibonay (Cigayos) en provenance d’Amérique du Sud il y a environ 5000 ans avant notre ère. Un autre peuple amérindien venu du Venezuela, les Arawaks,  leur succéda vers le IIIe siècle de notre ère avant d’être à son tour supplanté par les Caraïbes, un  peuple guerrier venu au XIVe siècle d’Amérique du Sud par le nord. 

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Le pays des Caraïbes

L’île de Saint-Vincent fut probablement explorée par Christophe Colomb qui lui a donné le nom de Saint-Vincent en 1498. Cependant, la colonisation du pays ne débuta qu’au XVIIIe siècle, les Caraïbes ayant réussi à protéger Saint-Vincent (alors le Yurumein) de la présence européenne. En 1660, un traité franco-anglo-caraïbe garantit aux Caraïbes l’entière propriété des îles de la Dominique et de Saint-Vincent. 

En 1675, un bateau hollandais chargé d’esclaves fit naufrage au large des côtes de Saint-Vincent. Les Caraïbes permirent aux survivants africains de rester sur l’île. Beaucoup d’entre eux épousèrent des Caraïbes, adoptèrent leur langue de la famille arawak, leurs coutumes et s’intégrèrent à leur nouvelle société, provoquant ainsi un métissage afro-amérindien. 

 La patrie des Garifuba

Puis la nouvelle que Saint-Vincent (alors l’île de Yurumein) était devenue un «paradis» pour les esclaves fugitifs (ou marrons) se répandit parmi les Noirs. D’autres évadés arrivèrent et se marièrent avec des Caraïbes, ce qui créa un peuple appelé les Garifuna ou «Caraïbes noirs» ou «Caraïbes rouges» — Black Karibs en anglais; en espagnol: Caribes Negros, par opposition aux Arawaks appelés traditionnellement par les Français Caraïbes rouges; en anglais et en espagnol, les autochtones sont associés aux Asiatiques, d’où le nom de Yellow Karibs en anglais et de Caribes Amarillos ou jaunes en espagnol, mais Caraïbes rouges en français sans doute par association aux Peaux-Rouges du Canada. Mais la tension finit par monter entre les «Caraïbes jaunes» amérindiens (Yellow Karibs), ce qui divisa l’île en 1700. Les Caraïbes jaunes s’installèrent à l’Ouest et les Caraïbes noirs à l’Est. Redoutant d’être dominés par les Caraïbes noirs, les Caraïbes jaunes autorisèrent les Français à s’établir 1719. Les Français envoyèrent des missionnaires parmi les Caraïbes noirs et finirent par établir des relations pacifiques avec les deux peuples caraïbes. Le French patois fit son apparition à cette époque.

Entre 1763 et 1783, la Grande-Bretagne et la France se disputèrent le contrôle de l’île Saint-Vincent, bien que le traité de Paris de 1763 ait reconnu les îles Saint-Vincent et la Dominique comme des îles «neutres». Les Britanniques tentèrent à plusieurs reprises d’occuper Saint-Vincent, mais les Caraïbes noirs se révélèrent de forts bons guerriers et réussirent à les repousser. Ils infligèrent même une cuisante défaite aux Anglais qui durent leur reconnaître le droit d’exister comme «nation indépendante».

Les Britanniques et la déportation des Garifuna

En 1782, le traité de Versailles accorda aux Britanniques la possession de Saint-Vincent. Les Caraïbes et Garifunas furent alors livrés à leurs pires ennemis. Les Britanniques fondèrent des plantations de canne à sucre et firent venir des esclaves africains pour y travailler, ce qui contribua à l’élaboration du créole à base d’anglais. Cependant, les Français encouragèrent les Caraïbes noirs à s’opposer à la colonisation britannique. En 1797, les tribus caraïbes noires, réunies sous le commandement du chef Joseph Chatoyer, repoussèrent les Britanniques le long de la côte ouest vers Kingstown. Toutefois, lorsque Chatoyer fut tué pendant que les Français laissaient tomber leurs alliés, les Caraïbes noirs se rendirent aux Britanniques. 

Ces derniers ne pouvaient accepter que des Noirs soient libres sur une île vaincue et puissent continuer de vivre parmi eux, comme des Blancs. Comme c’était la coutume anglaise à l’époque, il leur fallait liquider ces populations jugées indésirables. Les Anglais pourchassèrent tous les Garifunas pour les emprisonner, brûlant au passages les maisons, prenant le bétail et tuant dans la mêlées des centaines de résistants. Puis, le 15 juillet 1796, Henry Dundas, le secrétaire d’État britannique à la guerre, ordonna au major-général Sir Ralph Abercromby de transporter les 4300 prisonniers garifunas sur l’île déserte de Baliceaux dans les Grenadines, en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Mais sur Baliceaux, la moitié d’entre eux mourut de la fièvre jaune en raison des mauvaises conditions de détention et d’alimentation. Pendant ce temps, les Britanniques continuèrent la chasse à l’homme et détruisirent toutes les cultures de façon à affamer les survivants. 

Afin d’empêcher toute nouvelle résistance, le gouvernement britannique décida finalement de déporter la plupart des Garifunas. Le 26 octobre 1796, les Britanniques embarquèrent sur des bateaux 5080 d’entre eux et, après avoir chassé la garnison espagnole qui occupait l’endroit, les larguèrent sur la petite île hondurienne de Roatán.  Mais, le 11 avril 1797, les Anglais ne laissèrent sur l’île de Roatán que 2248 Garifunas, les autres ayant péri au cours du long voyage. Les Garifunas qui étaient restés à Saint-Vincent furent conduits dans des colonies pour travailler dans le nord de l’île (où leurs descendants demeurent toujours). 

Rappelons que cette pratique de la déportation massive était courante à l’époque, et les Acadiens de la Nouvelle-Écosse au Canada avaient connu le même sort en 1755. En effet, Charles Lawrence, le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, avait justifié la déportation des Acadiens dans une lettre adressée en 1754 aux autorités britanniques:

Comme les Acadiens possèdent les plus belles et les plus grandes terres de cette province, nous ne pourrons nous y installer pour de bon tant que ce sera le cas. […] Je ne puis m’empêcher de penser qu’il serait préférable […] qu’on les chasse.

Comme les Acadiens n’étaient pas des Noirs, on peut croire que la déportation n’était pas justifiée politiquement pour une simple question de race, mais pour s’accaparer gratuitement des terres. Cela dit, les Garifunas ne restèrent pas plus d’une décennie sur Roatán. En bons navigateurs, ils se fabriquèrent des pirogues, puis se dispersèrent sur les côtes du Belize, du Honduras et du Nicaragua, pour devenir dorénavant non plus une nation libre, mais de petites communautés minoritaires. Les Caraïbes restants furent conduits vers des colonies dans le nord de Saint-Vincent où leurs descendants demeurent toujours, mais ils ont perdu leur langue ancestrale.

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La colonisation britannique

Les Britanniques imposèrent l’anglais comme langue officielle et ignorèrent le créole des insulaires saint-vincentais. En 1812, sur l’île Saint-Vincent, une éruption du volcan la Soufrière détruisit les récoltes et des bâtiments de la colonie. Après l’abolition de l’esclavage en 1834, les propriétaires de plantation firent venir des travailleurs de l’Inde orientale comme ouvriers agricoles et comme domestiques. Au cours du XIXe siècle, de nombreux Portugais s’établirent sur l’île comme négociants ou commerçants. En 1898, un cyclone endommagea des cultures et, en 1902, une éruption massive de la Soufrière détruisit des fermes et tua plus de2000 personnes. Au début du XXe siècle, Saint-Vincent demeurait encore sous contrôle britannique, mais l’île obtint la maîtrise croissante de ses affaires internes. En 1925, le gouvernement britannique autorisa la création du Conseil législatif, puis le suffrage universel fut accordé aux adultes en 1951. De 1958 à 1962, Saint-Vincent adhéra à la Fédération des Antilles. En 1969, elle devient un membre autonome des États associés des Antilles. Et c’est le 27 octobre 1979 qu’elle acquit son indépendance dans le cadre du Commonwealth, sous le nom de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Un État indépendant

En 1979, une revendication sécessionniste vit le jour dans l’archipel des Grenadines et provoqua un bref mouvement de révolte dans l’île de l’Union. Le pays est stable depuis lors. En 1984, c’est James F. Mitchell, le dirigeant du Parti national démocratique, qui accéda au pouvoir et dirigea le pays. Malgré de nombreux scandales qui ternirent l’image de son gouvernement, accusé de corruption, James Mitchell fut réélu jusqu’en 2000. Il a été l’artisan d’un tourisme ancé dans la vie des îles, par opposition aux prix forfaitaires et aux grands hôtels. 

La politique linguistique

Comme pour la plupart des autres petits États issus des anciennes colonies britanniques (Jamaïque, Belize, Honduras, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Lucie, Dominique, etc.), la politique linguistique de Saint-Vincent-et-Grenadines s’avère simple et correspond à la non-intervention en matière linguistique. De fait, l’anglais n’est même pas proclamé juridiquement parlant (de jure) comme langue officielle, ni dans la Constitution ni dans une loi. Il a acquis ce statut dans les faits (de facto). L’anglais demeure la langue de l’État saint-vincentais. Cependant, étant donné que la majorité des Saint-Vincentais parlent le créole comme langue maternelle, des «adaptations» sont nécessaires. Les services gouvernementaux sont tous offerts en anglais, mais le créole est largement utilisé dans les communications orales, tant par les fonctionnaires que par les citoyens, surtout dans les zones rurales. L’affichage public est uniquement en anglais.

L’éducation

Le système d’éducation publique a été institué à Saint-Vincent en 1849 par la Grande-Bretagne. Les manuels et les leçons présentaient l’histoire et la culture d’un point de vue britannique. Les examens étaient définis et notés en Grande-Bretagne. La langue anglaise était utilisée exclusivement dans les écoles, ce qui créait un problème pour les élèves qui étaient plus à l’aise en créole vincentais. Depuis l’indépendance, des réformes éducatives ont été introduites, mais l’anglais est resté la langue dd tous les niveaux d’enseignement. Le gouvernement finance toutes les écoles publiques et prescrit des programmes communs dans tous les établissements d’enseignement. L’éducation primaire et secondaire est gratuite, mais non obligatoire. 

L’école primaire connaît quelques problèmes, car environ 25 % des enfants ne terminent pas leur instruction primaire sous prétexte qu’ils doivent travailler pour aider leur famille. Bien que les écoles fonctionnent toute la journée, il arrive que les enfants qu’on envoie déjeuner chez eux ne reviennent pas à l’école, parce qu’ils ont des corvées à faire. Certaines écoles sont surchargées, plusieurs classes se partageant une grande salle.

Au secondaire, l’anglais continue d’être l’unique langue d’enseignement. Moins de la moitié des enfants du pays fréquentent l’école secondaire. Saint-Vincent compte également un certain nombre d’écoles privées où la scolarité est payante. Après l’école secondaire, les étudiants peuvent fréquenter un collège technique, une école d’infirmière ou une école normale d’instituteurs, affiliée à l’Université des Antilles. Les études universitaires se font exclusivement en anglais. Les cours se donnent essentiellement par la University of the West Indies (l’Université des Antilles) fondée en 1948. Il s’agit d’un établissement autonome régional soutenu par 15 États: outre Saint-Vincent-et-les-Grenadines, mentionnons Sainte-Lucie, Anguilla, Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, les îles Vierges britanniques, les îles Caïman, la Dominique, la Grenade, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Christophe-et-Niévès, le Trinidad et Tobago. L’Université West Indies compte trois campus principaux: soit Mona en Jamaïque, Cave Hill à la Barbade et St. Augustine à Trinidad. On comprendra que, dans ces conditions, règne l’unilinguisme anglais dans les établissements universitaires. Certains étudiants plus fortunés vont étudier à l’étranger, habituellement aux États-Unis, au Canada, à Cuba ou en Grande-Bretagne. Les universités cubaines offrent des bourses aux étudiants saint-vincentais.

Les médias

Tous les médias écrits (The Daily Herald et Vincentian) paraissent en anglais. La radio et la télévision diffusent surtout en anglais, mais également en créole vincentais. La seule station de télévision de Saint-Vincent est privée et fonctionne sans interférence de la part du gouvernement. Les antennes paraboliques sont très populaires parmi ceux qui peuvent se les permettre et il existe aussi un système de télévision de câblodistribution nord-américain émettant exclusivement en anglais. Par ailleurs, les raisons sociales des compagnies ainsi que tout l’affichage commercial ne sont qu’en anglais. Visuellement, ce petit État qu’est  Saint-Vincent-et-les-Grenadines est bien un pays de langue anglaise.

La politique linguistique de Saint-Vincent-et-les-Grenadines est bel et bien une politique de non-intervention qui consiste à perpétuer les pratiques en vigueur lors du colonialisme britannique. Les affaires publiques se déroulent en anglais, mais le peuple continue de parler son créole vincentais. Peu de tentatives ont été faites afin de promouvoir l’usage du créole au Parlement, dans l’enseignement et dans les médias. À court terme, on ne voit pas comment ce petit pays pourrait changer de politique, laquelle joue en fait sur un certain bilinguisme anglo-créole.

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St. Vincent and the Grenadines is a little independent state of West Indies, and is composed of the island of St. Vincent (the largest in the country) and the northern islands of the archipelago of the Grenadines (thirty small islands, of which less than a dozen are inhabited). The islands of the Grenadines are the most important Bequia, Canouan, Mustique, Mayreau and Union. The country’s total area is 389 square kilometers, the island of St. Vincent representing 344 km ², the Grenadines, only 45 km ².

The country is part of the Leeward Islands in the Caribbean Sea and South-East is located south of St. Lucia and north of Grenada (see map of the West Indies). Grenada, St. Lucia, Dominica and the French Caribbean Islands are also part-Sous le Vent. The capital and main port, Kingstown, is located on the southwest coast of the island of St. Vincent. The country is divided into six parishes (Parish): Charlotte, Grenadines, Saint Andrew, Saint David, Saint George and Saint Patrick.

The population of St. Vincent and the Grenadines – including Saints Vincent and the Grenadines – which accounted for 115,942 inhabitants in 2001, is composed of blacks (66%) of mulattos (19%), Indians (6%), Indians (2%), whites (3.5%) and other groups (3.5%). The majority of the population (92%) is concentrated in the island of St. Vincent, especially near the south coast where Kingston, the Grenadines accounting for only about 8% of the total population. English is the official language and spoken by almost everyone as a second language. In their daily lives, most Vincentians speak a creole based on English English called Vincentian or « Français Vincy. Vincentian Creole follows the rules of grammar derived from both the English and African languages, its vocabulary includes words English but also French, Spanish, Caribbean and African countries. Vincentian Creole is no longer felt devalued as a language because it is the country’s national identity, particularly among youth. Schools that have always prohibited the use of Creole, now encouraging its use in theatrical, literary and oratory, while maintaining the monolingual English as the language of instruction. There are still a few decades, there were many Vincentians speaking French patois, based creole of French, but it is now virtually disappeared, as was the case in Grenada and Trinidad and Tobago . The Carib language of Indians was also extinguished. The island of St. Vincent was first inhabited by Native Americans cibonay (Cigayos) from South America about 5000 years before our era. Another Native America came from Venezuela, the Arawaks, they succeeded to the third century AD before being supplanted in turn by the Caribbean, a warrior people came to the fourteenth century American South from the north. 

The Caribbean

The island of St. Vincent was probably explored by Christopher Columbus gave the name of St. Vincent in 1498. However, the colonization of the country did not begin until the eighteenth century, the Caribbean has been able to protect St. Vincent (then Yurumein) of the European presence. In 1660, a Franco-Anglo-Caribbean Caribbean guarantees full ownership of the islands of Dominica and St. Vincent.

In 1675, a ship loaded Netherlands slaves was shipwrecked off the coast of St. Vincent. The Caribbean, allowed the survivors to stay on the African island. Many of them married in the Caribbean, adopted their language from the Arawak family, their customs and became integrated into their new society, causing a blending Afro-Amerindian.


The home of Garifuba

Then the news that Saint-Vincent (then Yurumein Island) had become a « haven » for runaway slaves (or brown) spread among blacks. Other escapees arrived and intermarried with the Caribbean, which created a people called the Garifuna or « Black Carib » or « Caribbean Red – Black Kariba in English and in Spanish: Negros Caribs, Arawaks called as opposed to the traditionally French Caribbean red in English and Spanish, the indigenous are associated with Asians, hence the name Kariba Yellow Caribs in English and Spanish Amarillos or yellow, red French Caribbean but probably by association with the Redskins Canada. But eventually the tension mounted between the « Caribbean Yellow » Amerindian (Yellow Kariba), which divided the island in 1700. The Caribbean Yellow settled in the west and the Black Caribs to the east. Fearful of being dominated by the Black Caribs, Caribbean yellow authorized him to settle the French 1719. The French sent missionaries among the black Caribbean and eventually establish peaceful relations with the two Caribbean nations. The French patois appeared at that time.

Between 1763 and 1783, Britain and France fought over control of the island of St. Vincent, although the Treaty of Paris of 1763 had recognized the islands of St. Vincent and Dominica as « islands » neutral.  » The British tried repeatedly to occupy St. Vincent, but the Black Caribs proved strong and good fighters managed to repel them. They also inflicted a crushing defeat to the English who had to recognize their right to exist as « an independent nation. »

The British and the deportation of the Garifuna

In 1782, the Treaty of Versailles gave the British possession of St. Vincent. The Caribs and Garifuna were then delivered to their worst enemies. Founded the British plantations of sugar cane and African brought slaves to work, which contributed to the development of English-based Creole. However, the French encouraged the Black Caribs to oppose British rule. In 1797, black Caribbean tribes, united under the command of Chief Joseph Chatoyer, drove the British along the coast west to Kingstown. However, when Chatoyer was killed while the French let down their allies, the Black Caribs surrendered to the British.

They could not accept that blacks are free on an island conquered and can continue to live among them, as whites. As was the English custom at the time, they must liquidate these people considered undesirable. The English chased all the Garifuna jail for burning the passages houses, killing livestock and taking in the mixed hundreds of resisters. Then, July 15, 1796, Henry Dundas, the British Secretary of State for War, ordered Major-General Sir Ralph Abercromby carrying 4300 prisoners on the Garifuna Baliceaux desert island in the Grenadines, pending a decision on their fate. But on Baliceaux half of them died of yellow fever due to poor prison conditions and diet. Meanwhile, the British continued the manhunt, and destroyed all the crops to starve the survivors.

To prevent further resistance, the British government finally decided to deport most of the Garifuna. On October 26, 1796, the British embarked on boats between them and 5080, after ousting the Spanish garrison which occupied the place, cast off on the small Honduran island of Roatan. But April 11, 1797, the English left on the island of Roatan in 2248 as Garifuna, the others having perished during the long journey. The Garifuna who remained in St. Vincent were brought into the colonies to work in the north of the island (where their descendants still remain).

Recall that the practice of mass deportation was common at the time, and the Acadians of Nova Scotia in Canada had suffered the same fate in 1755. In fact, Charles Lawrence, the Lieutenant Governor of Nova Scotia, had justified the deportation of the Acadians in a letter to the British authorities in 1754: Like the Acadians have the most beautiful and largest land in this province, we will not install in earnest as this will be the case. [...] I can not help thinking it would be better [...] you hunt.

There are Acadians were not blacks, they may believe that the deportation was not justified politically to a simple question of race but to grab free land. However, the Garifuna do not remain more than a decade on Roatan. Like good sailors, they made for themselves in canoes, and then dispersed on the coast of Belize, Honduras and Nicaragua, to become now no longer a free nation, but small minority communities. The remaining were taken to Caribbean colonies in the north of St. Vincent, where their descendants remain, but they have lost their ancestral language.

British colonization

The British imposed English as the official language and failed Creole island St. Vincent. In 1812, the island of St. Vincent, Soufriere volcano eruption destroyed crops and buildings of the colony. After the abolition of slavery in 1834, the plantation owners did bring in workers from eastern India as laborers and domestic servants. During the nineteenth century, many Portuguese settled on the island as merchants or traders. In 1898, a cyclone damaged crops and in 1902, a massive eruption of the Soufriere destroyed farms and killed more people de2000. At the beginning of the twentieth century, Saint Vincent was still in British hands, but the island gained increasing control of its affairs. In 1925, the British government authorized the creation of the Legislative Council, and universal suffrage was granted to adults in 1951. From 1958 to 1962, joined St. Vincent in the West Indies Federation. In 1969, she became an independent member of the West Indies Associated States. And it is October 27, 1979 it acquired its independence within the Commonwealth under the name of St. Vincent and the Grenadines.

An independent state

In 1979, a secessionist claim was born in the Grenadine Islands and caused a brief revolt in the island of the Union. The country is stable since then. In 1984, James F. Mitchell, leader of the National Democratic Party, which came to power and ruled the country. Despite several scandals that tarnished the image of his government, accused of corruption, James Mitchell was re-elected until 2000. He was the architect of a tourism aunched in island life, as opposed to fixed prices and major hotels.

Language policy
 

Like most other small countries from the former British colonies (Jamaica, Belize, Honduras, Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, Dominica, etc..), The language policy of Saint Vincent and the Grenadines s proves simple and corresponds to the non-intervention in matters of language. In fact, English is not even declared legally speaking (de jure) as an official language, nor in the Constitution or a law. He has acquired this status in practice (de facto). English remains the language of the St. Vincent. But since the majority of Vincentians speak Creole as mother tongue, what adaptations are needed. Government services are all offered in English, but Creole is widely used in oral communications, both by officials and by citizens, especially in rural areas. The public display is only in English.

Education

The public education system was established in St. Vincent in 1849 by Great Britain. The textbooks and lessons presented the history and culture of a British perspective. The examinations were defined and recorded in Great Britain. English was used exclusively in schools, which created a problem for students who were more comfortable in Vincentian Creole. Since independence, education reforms were introduced, but English remains the language dd all levels of education. The government funds all public schools and prescribes joint programs in all schools. The primary and secondary education is free but not compulsory.

The elementary school is experiencing some problems, because about 25% of children do not complete their primary education under the pretext that they must work to support their families. Although schools operate all day, sometimes they send the children lunch at home do not return to school because they have chores to do. Some schools are overcrowded, many classes are sharing a large room.

In high school English continues to be the sole language of instruction. Less than half of the nation’s children attend school. St. Vincent also has a number of private schools where tuition is charged. After high school, students can attend a technical college, a school nurse or a teacher training college, affiliated with the University of West Indies. University studies are exclusively in English. The courses are taught primarily by University of West Indies (UWI), founded in 1948. It is an autonomous institution supported by 15 regional countries: besides Saint Vincent and the Grenadines include St. Lucia, Anguilla, Antigua and Barbuda, Bahamas, Barbados, Belize, British Virgin Islands , Cayman Islands, Dominica, Grenada, Jamaica, Montserrat, Saint Kitts and Nevis, Trinidad and Tobago. The University West Indies has three main campuses: Mona in Jamaica is, Cave Hill in Barbados and St. Augustine in Trinidad. Understandably, in these conditions, the prevailing unilingual English in academic institutions. Some students are more fortunate to study abroad, usually in the United States, Canada, Cuba and Great Britain. Cuban universities offer scholarships to students in St. Vincent.

Media

All print media (The Daily Herald and Vincentian) appear in English. Radio and television broadcast mainly in English but also in Vincentian Creole. The only television station in St. Vincent is private and operates without interference from the government. Satellite dishes are very popular among those who can afford them and there is also a cable television system in North America emits only in English. Moreover, companies and social reasons that all commercial signs are in English. Visually, this small state that is St. Vincent and the Grenadines is a country of English.

The language policy of Saint Vincent and the Grenadines is indeed a policy of non-intervention is to perpetuate the practices during British colonialism. Public affairs are conducted in English, but people continue to speak his Vincentian Creole. Few attempts have been made to promote the use of Creole in Parliament, in education and the media. In the short term, we do not see how this small country could change its policy, which actually plays on a bilingual English-Creole.

20 juillet, 2010

Le sexe et le tabac : Attention à la panne

Classé dans : Hygiène de vie,Mon métier — CATORC Charles @ 12:53

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Dans les années 1950, la cigarette était un accessoire de séduction dont l’image était exploitée, notamment au cinéma, comme un symbole de prestige et de pouvoir. Aujourd’hui, on sait que le tabagisme augmente les risques de troubles de l’érection et qu’il diminue la fertilité chez les hommes comme chez les femmes. 

Tabagisme et impuissance 

Les grands fumeurs peuvent connaître une diminution de la libido par l’action de la fumée de tabac sur la sécrétion de testostérone.

Le tabagisme est aussi un facteur indéniable d’impuissance. Ainsi, on constate que : 


 

• 81 % des cas d’impuissance surviennent chez les fumeurs,
• 60% des hommes souffrant d’érection instable sont des fumeurs. 

Le tabac exacerbe les effets négatifs bien connus des maladies coronariennes et de l’hypertension sur la possibilité d’obtenir et de maintenir une érection.
Une étude italienne montre que sur 2 000 hommes de plus de 18 ans, 70% des fumeurs et 60% des anciens fumeurs rencontraient plus fréquemment des problèmes sexuels. D’après une étude américaine , les fumeurs auraient 27 fois plus de risques de souffrir de troubles érectiles.
La cigarette augmente ainsi de 37 % la fréquence des impuissances d’origine organique.

La cigarette agit par un triple mécanisme: 

 

• Resserrement des petites artérioles empêchant le remplissage de la verge (le débit

artériel est normalement multiplié par 10 au moment de l’érection).
• Difficulté de remplissage des corps caverneux par atteinte des muscles lisses.
• Athéromes des artères terminales de la verge. 


Les troubles de l’érection provoquées par ces différentes lésions peuvent apparaître dès l’âge de 25 ans. 

 

Tabagisme et fertilité 

Un tabagisme important a aussi chez l’homme un effet sur le nombre et la qualité des spermatozoïdes : ceux-ci sont moins nombreux et moins mobiles. Chez la femme, le tabac diminue la fertilité naturelle : le risque d’hypofécondité est de 1,7.
Le délai de conception peut ainsi être augmenté chez un couple de gros fumeurs, en raison de ces troubles de la fertilité. 

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15 juillet, 2010

Le Thym-manioc

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:17

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 Dans les Petites Antilles, Duss et Descourtilz rapportent que le thym-manioc est depuis longtemps conseillé pour soigner la toux, la bronchite et le rhume. Il était aussi connu pour ses propriétés amères et aromatiques qui le faisaient employer comme stomachique et digestif. Cabre, en 1939, le citait comme antidiarrhéique et pour ses vertus diurétiques mises à profit dans les affections urinaires.

Actuellement, aux Antilles françaises, les parties aériennes sont utilisées dans le traitement de la grippe, de la toux et des maux d’estomac. En Martinique, où le thym-manioc est également préconisé, sous forme de bains, contreles affections de la peau (gratel, boutons, etc.), l’espèce est encore citée comme emménagogue. La tradition lui attribue le pouvoir d’augmenter les ventes et les marchandes gardent précieusement une branche de thym-manioc au fond de leur poche. En Dominique, l’espèce est donnée en bain rafraîchissant après l’accouchement, en association avec « ester fragil » (Polygala paniculata, polygalacées) ainsi que comme antiasthmatique. En Guyane, la plante est considérée comme fébrifuge (Grenand et al., 1987) et antidiarrhéique (Morton, 1981). A Porto-Rico, tenu pour expectorant, le thym-manioc est aussi décrit comme astringent et diurétique.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les Indiens Palikur de Guyane préparent un bain de thym-manioc pour accélérer l’apprentissage à la marche des nourrissons.

USAGES RECOMMANDES

Fièvre, état grippal : Boire trois fois par jour une tasse de l’infusion des parties aériennes à 30g/l.

Diarrhées : Boire quotidiennement trois tasses de l’infusion des parties aériennes. Pour plus d’efficacité, ajouter des bourgeons de goyave à la préparation.

Troubles hépatiques : Pour ses propriétés cholérétiques, boire trois fois par jour une tasse d’infusion des feuilles (40g/l)

Eruptions cutanées, coups de soleil : Ajouter une poignée de la plante à l’eau du bain ou appliquer les feuilles pilées en cataplasme.

Source : D’après Jean-Louis Longuefosse – Magazine anform n° 31 – juillet-août 2010

Tabac, pas que les poumons

Classé dans : Hygiène de vie,Mon métier — CATORC Charles @ 17:28

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Le tabac est un domaine dans lequel il est encore très difficile de faire avancer les mentalités. Par manque d’information sur les dégâts causés. la fumée ne touche pas que les fumeurs, ni que les poumons.

Une des raisons principales pour expliquer que les fumeurs continuent de s’intoxiquer en 2010 est qu’ils sont toujours ignorants des réelles conséquences du tabagisme pour eux et pour les membres de leur famille. La majorité des fumeurs croient souvent que la plupart des dégâts disparaissent après un certain temps d’arrêt du tabagisme. Ce qui est évidemment faux. La toxicité du tabagisme est le plus souvent irréversible et proportionnelle à la durée et à l’intensité du tabagisme. C’est pourquoi, il est essentiel de convaincre les jeunes de ne jamais fumer ou d’interrompre le plus rapidement possible le tabagisme actif et passif.

BRONCHITES ET INFARCTUS

Le tabagisme constitue toujours la première cause de mortalité prématurée et de maladies dans le monde. Et si le cancer du poumon est une cause de mortalité importante (de l’ordre de 30 000 décès par an), ce n’est pas la cause principale de décès par tabagisme (plus de 80 000 par an). Il y a aussi les bronchites chroniques (BPCO en terme médical) et les emphysèmes (destruction du poumon) qui provoquent des décès par suffocation, les maladies cardiovasculaires (comme l’infarctus) et des dizaines d’autres types de cancers comme les cancers du sein, de l’utérus, de la vessie, du rein, les leucémies, les lymphomes, les cancers digestifs comme celui du colon et du pancréas et les cancers de la peau. Avant de mourir, il y a une transformation et une dégradation de l’organisme que nous ne voyons plus tellement. Nous sommes habitués à vivre avec les fumeurs. Une des conséquences ignorées est le vieillissement accéléré des tissus provoquant un ramollissement tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’organisme.

 

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RIDES ET CHEVEUX BLANCS

Le visage est le reflet évident de cette intoxication tabagique (smoker face des Anglosaxons décrit il y a déjà 50 ans et que tous ignirent). La peau est plus fine et atrophique du fait de la destruction des fibres de collagène et d’élastine. Ce qui augmente les rides, notamment autour des yeux et de la bouche. Les pores de la peau sont dilatés et les paupières sont fines et donnant un aspect de petits sacs. Le teint est terne et les cheveux sont secs, blanchissent et tombent plus rapidement. Les gencives se rétractent et s’infectent plus facilement. A l’intérieur du corps, les fumées ramollissent le pharynx provoquant son affaissement à l’endormissement, expliquant le ronflement et les apnées du sommeil chez le fumeur et sa famille (notamment chez l’enfant). Le tabagisme actif, passif et même tertiaire (les fumées sur les vêtements, le mobilier, le sol et les murs des logements de fumeurs restent toxiques plusieurs jours à plusieurs semaines) augmente le risque de maladies auxquelles on ne pense pas comme les ulcères, les rhumatismes inflammatoires, l’ostéoporose, la ménopause précoce et l’impuissance sexuelle. Le tabagisme augmente aussi les troubles de la mémoire, la dépression, les maldies psychiatriques et le risque de démence. Le tabagisme passif provoque également une augmentation de la mortalité et des maladies chez les enfants. La loi Evin ne protège que l’adulte en milieu professionnel oubliant le sort de l’enfant enfumé à domicile.

PREMATURES, MALFORMATIONS

Chez la femme fumeuse et enfumée, il y a des risques pour la descendance avec augmentation de la prématurité, des malformations, des retards mentaux, de troubles du comportement, de la mort subite, de l’allergie, de l’asthme, des leucémies et de tumeurs du cerveau. Si les fumeurs se renseignaient réellement sur les conséquences du tabagisme ou s’ils acceptaient de voir la différence entre l’état de santé des fumeurs et des non-fumeurs notamment celle de la peau du visage, beaucoup arrêteraient de fumer.

Source : Magazine anform n° 31 – juillet-août 2010 – Par le Dr Jean-Jacques Hosselet (pneumologue et somnologue)

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Tant de mégots…beurk !!

La Christophine

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 12:41

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La chayote ou chayotte (Sechium edule), appelée aussi christophine (Antilles françaises, Guyane), chouchou (Réunion, Île Maurice), chouchoute (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ou encore mirliton en Haïti, est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité. Le terme désigne aussi le fruit qui est consommé comme légume.

La christophine, chayotte ou chouchou est un légume ressemblant au coing, de la famille des cucurbitacées (originaire du Mexique). Qu’elle soit de petite ou de grande taille, la christophine est mûre dès qu’elle est de couleur créme-ivoire et légérement tâcheté. La verte est plutôt utilisée en version salade ou pour agrémenter certaines plats en sauce. La chair fine et savoureuse dépend de la maturité du légume et non pas de la taille. On en trouve dans les épiceries exotiques Asiatiques ou Africaines, le prix varie entre l’unitaire à la piéce ou au kilos. On peut préparer la christophine en gratin, en sauce, en purée, en salade…

C’est une plante vivace par sa souche tubéreuse, mais elle n’est pas rustique en climat tempéré froid. Elle émet de longues tiges, de plusieurs mètres de longueur, grimpantes grâce à des vrilles trifides. Les tubercules qui contiennent 10 à 15 % d’amidon, sont comestibles quand ils sont jeunes.

Les feuilles, de 10 à 20 centimètres de long, sont entières, à nervation palmée, avec cinq lobes pointus et une base cordiforme.Les petites fleurs, jaunes ou blanc verdâtre, sont monoïques (sexes séparés sur la même plante). Les fleurs mâles sont réunies en grappes, les fleurs femelles solitaires, toutes apparaissant à l’aisselle des feuilles.

La Christophine dans Fruits & Légumes du Pays 

La «viviparité » de la chayote : la graine germe à l’intérieur du fruit

Le fruit est une grosse baie d’une dizaine de centimètres de longueur, en forme de poire biscornue, à côtes irrégulières. Il est jaune crème ou vert pâle et n’a, contrairement aux autres cucurbitacées, qu’une seule graine. Cette graine est très grosse, à tégument mince, difficile à extraire du fruit. On dit parfois que cette plante est « vivipare » car la graine germe à l’intérieur du fruit tombé à terre.

Sa culture demande un sol frais, profond, bien ameubli et bien fumé, ainsi qu’un climat chaud.La multiplication se fait par plantation du fruit assez tôt en fin d’hiver dans un endroit abrité et chaud. Le plant est ensuite mis en place au printemps, vers le mois de mai dans l’hémisphère nord.La récolte intervient vers le mois de novembre. Six mois de chaleur sont nécessaires pour la maturation des fruits. La chayote a besoin d’être palissée pour prospérer.La souche peut rester en terre plusieurs années à condition de la protéger efficacement contre le gel. Le chouchou est un des légumes préférés des Réunionnais, sa production est une spécialité du cirque de Salazie.

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Plantation de christophines


 

Une petite recette : Le gratin de Christophine

La recette est classique et basique, elle contient de la chair de chritophine et de la béchamel agrémentée de peu de fromage. Puis on trouve la version light à base de créme fraîche (je préfére la première version) et la version plus gourmande avec un peu de cives (oignons pays), persil et lardons. Il y a vraiment de quoi varier les plaisirs.
La préparation du gratin de chritophines ressemble à celle du gratin de papayes vertes (papayes légumes). On n’arrive même pas à distinguer le goût de chaque légume tellement c’est semblable en saveurs.

Ingrédients :

Une christophine de taille moyenne (tel un pamplemousse) par personne.
De la béchamel maison
Fromage râpé à volonté
Sel et une pincée de noix de muscade

Comment préparer les christophines ?

Rincer généreusement les christophines, vous pouvez même les frotter à l’aide d’une éponge.
Ne pas peler la chritophine, vous le ferez après cuisson.
Couper le légume en quatre quartiers puis retirer le pépin central dur appelé « graine de choucou ».

Variantes :
- Si vous optez pour de la salade à base du légume crue, éplucher le sous un filet d’eau afin d’éviter d’avoir les doigts collants.
- Si vous souhaitez récupérer la coque pour la farcir, il suffit de couper le légume en deux et de faire cuire ainsi on va ensuite récupérer la chair à la cuillére sans casser ni abîmer la coque.

Mettre dans un grand volume d’eau salée. Couvrir et faire cuire 25 minutes dès que la chair est tendre. Planter un couteau qui doit ressortir facilement.
Récupérer la chair à l’aide d’une cuillére puis disposer dans un grand saladier.
Ecraser à l’aide d’un presse-purée ou d’un moulin à légumes.
Il faut obtenir une chair lisse sans de gros morceaux.
Mettre dans un torchon propre et presser fortement afin d’éliminer toute l’eau (c’est très important)..

Préparer une béchamel home-made (fait maison), (voir dans Cuisine Gratin de Bananes Jaunes)
Mettre la chair de christophines dans une casserole puis placer sur feu doux.
Ajouter la béchamel et une pincée de muscade.
Bien mélanger tout en maintenant sur feu doux puis ajouter du fromage et mélanger bien pour qu’il ne forme pas de filaments.
Disposer dans un plat allant au four. Ajouter du fromage et faire gratiner de manière homogéne.

Variantes :
- Ajouter à la chair des lardons revenus, des cives émincées et de l’ail.
- Farcir les coques du légumes avec la chair et placer au four. On obtient ainsi des parts individuelles très sympa.

Vous pouvez déguster ce gratin avec un ragoût de porc, de mouton, viande grillée, etc..

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Gratin de Bananes Jaunes

Classé dans : Cuisine,Recettes antillaises — CATORC Charles @ 11:59

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Bananes jaunes

La banane jaune lorsqu’elle n’est pas encore mûre est appelée banane créole ou encore plantain.

Pour 4 à 6 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min

 Ingrédients :

8 à 10 bannes jaunes pas très mûres
Béchamel :1 bel oignon france, 1 gousse d’ail, 1 c. à soupe remplie de beurre ou de l’huile, 3 c. à soupe de farine, une pincée de muscade et 3/4 L de lait, sel, fromage râpé et poivre moulu

Commencer par éplucher les bananes, puis les couper en rondelles de 1 à 1,5 cm et les faire revenir dans un peu d’huile; une qu’elles sont bien dorées, les faire égoutter dans une passoire sur du papier essuie-tout.

Préparer la sauce béchamel, dans une casserole : faire fondre le beurre, ajouter la farine puis mélanger, verser le lait petit à petit et continuer à remuer. Ajouter un peu de muscade, le fromage râpé, le sel (faire attention car le fromage est déjà salé) et le poivre.

Disposer par couches dans un plat allant au four : une couche de béchamel, une couche de bananes jaunes et ainsi de suite. 

Recouvrir d’une couche de fromage râpé et enfourner en position four pendant dix minutes et ensuite en position grill jusqu’à l’obtention de la dorure souhaitée.

Déguster avec une viande en sauce, grillée… Vous pouvez également accompagner ce gratin d’une petite quantité de riz nature.

Variante : vous pouvez ajouter des lardons, du persil émincé… afin de bien garnir le gratin et vous pouvez aussi essayer cette recette que j’ai inventé avec des mangues Julie (justes mûres), à la place des bananes.

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Ps : Vous trouverez une recette de Gratin de Christopàhines à la rubrique : Fruits et légumes du pays.

8 juillet, 2010

39ème Festival de Fort de France « Résonnances » – Pierre ALIKER

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 11:46

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39ème Festival culturel de la Ville de Fort-de-France.

 Du 9 au 26 juillet, la Ville Capitale organise son 39ème festival culturel. Hommage au docteur Pierre Aliker, ce temps fort du calendrier des arts promet de grands moments d’émotion.

Place de l’Enregistrement, derrière l’espace culturel Camille Darsières, à Fort-de-France, la présentation officielle du 39ème festival culturel de la ville de Fort-de-France a été faite. Une présentation gênée par la pluie et animée par le groupe Kanel.

« Par ma voix, Fort-de-France, exprime sa tendresse infinie et sa reconnaissance sans bornes à une immense stature, celle du docteur Pierre Aliker. Une figure magnifique, tellement unique, puits sans fond de connaissances et de cultures où résonnent distinctement des leçons d’excellence, mais aussi des leçons d’expériences qui doivent servir de socle à notre peuple martiniquais » , déclarait le premier magistrat, Raymond Saint-Louis-Augustin. Deux semaines durant, la ville capitale va vibrer de mille « Résonnances ».

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique) est médecin et homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi co-fondateur du Parti progressiste martiniquais.

Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialité chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère d’André Aliker, journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il porte encore le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker devient le vice-président du PPM, fonction qu’il occupera jusqu’au 17e congrès du parti en 2005.

Pierre Aliker est premier adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.
Il est conseiller général du canton 3 de Fort-de-France de 1958 à 1970.

Pierre Aliker est également à l’origine du SICEM (Syndicat intercommunal du Centre de la Martinique) qu’il présidera de 1997 à 2001. Le SICEM devient le 27 décembre 2000 la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique).

En mars 2001, après avoir dirigé la ville de Fort-de-France durant 56 ans, Aimé Césaire et Pierre Aliker annoncent qu’ils ne brigueront pas un nouveau mandat et soutiennent Serge Letchimy, candidat PPM aux élections municipales de 2001.

Pierre Aliker a été le bras droit d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d’un demi-siècle. Lorsqu’on lui demande les raisons de la longévité de cette collaboration, il explique que c’est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : « Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés« .

Le 9 février 2007, lors de ses 100 ans, la municipalité de Fort-de-France décide de baptiser le stade de Dillon à Fort-de-France (16 000 places), stade municipal Pierre Aliker, lui rendant ainsi hommage.

Le 20 avril 2008, dans le stade portant son nom, il rend un dernier et poignant hommage à son ami et compagnon de lutte, Aimé Césaire, lors des obsèques de ce dernier, et rappelle dignement, en présence du Président de la République et de nombreux ministres, que « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais« [1], recueillant une pluie d’applaudissements. Après son vibrant discours, il a été salué par une standing ovation.

Le 31 janvier 2009, il se mariera avec Marcelle Landry, née en 1929, une patiente rencontrée soixante ans plus tôt et avec laquelle il vivait depuis. 

Téléchargez le programme du festival 2010

Les points de vente des billets : Théâtre municipal (0596.59.43.29), Grand Carbet (0596.60.07.91), Crash Games (Fort-de-France, Lamentin, centre commercial La Véranda), Médiaserv (Place d’Armes, Lamentin) et Vitaform (Trinité). Contact : 0596.64.97.00. Plus d’infos : www.fortdefrance.fr.

Télécharger le programme du festival :

 39ème Festival de Fort de France fdf5084105telechargezicileprogrammedufestival20101.pdf

La nouvelle édilité de Foyal

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 10:11

Raymond Saint-Louis Augustin

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN  (2010 – )

Le 07 avril 2010, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN a quitter son rôle de premier adjoint pour devenir le nouveau de maire de Fort-de-France en remplacement de Serge LETCHIMY jusqu’en 2014.

Raymond Saint-Louis-Augustin est aujourd’hui âgé de 69 ans. Il a été élu pour la première fois conseiller municipal de la ville de Fort-de-France en 1983. Il travaille alors au côté d’Aimé Césaire. Pour les municipales de 2001, Serge Letchimy est désigné comme tête de liste pour le PPM. C’est donc tout naturellement que Raymond Saint-Louis-Augustin fait campagne aux côté du dauphin et il est élu 1er adjoint. Une place qu’il conserve aux dernières municipales de 2008. Aujourd’hui, c’est le fauteuil de maire de la ville capitale qu’il occupe.

Le conseil municipal de Fort-de-France a désigné, jeudi, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, comme nouveau maire de Fort-de-France, après la démission du député DVG Serge Letchimy. Élu le 26 mars à la présidence du conseil régional de la Martinique, ce dernier était touché par la loi sur le cumul des mandats.

Pour être un homme discret, Raymond Saint-Louis Augustin n’en est pas pour autant un débutant de la vie municipale.

Ancien psychologue scolaire, et homme de culture, l’adjoint au Maire d’Aimé Césaire devient en 2001 le 1er adjoint de Serge Letchimy, renouvelé dans ces fonctions en 2008.

A travers cette proposition, Serge Letchimy et sa majorité ont sans doute fait le choix de la sagesse d’un homme, mais également celui de la paix au sein d’une équipe que toute autre désignation (il y eut quelques rumeurs autour des noms de Yvon Pacquit et Catherine Conconne notamment) aurait sans doute fortement divisée.

Né au quartier l’Entraide le 16 Novembre 1940 à Fort de France, d’un père saléen et d’une mère originaire du Précheur, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est l’ainé d’une fratrie de quatre garçons, Il a vécu onze ans à Terres Sainville, puis à la rue Perrinon au N°73. Scolarisé à l’école d’application des Terres Sainville, puis au cours complémentaire, il rejoint le lycée Schoelcher duquel il sort nanti du baccalauréat Sciences Expérimentales.

Sa vie professionnelle

Il rejoint en 1960, l’école normale  de Croix Rivail (Château Aubéry) afin de devenir instituteur. Il enseignera pour des élèves de CM2 au François, puis de 4ème et 3ème  aux collèges du Vauclin, de Redoute et de Corridon avant de partir en 1967 pour l’université de Bordeaux pour des études de psychologie.
Ses quarante cinq années de vie professionnelle seront consacrées principalement aux   écoliers, à leurs parents, à ses collègues enseignants puisqu’il exercera au sein de l’Education Nationale, la fonction de psychologue scolaire.

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN s’ouvrira à la psychosociologie au Centre d’Etude de Documentation, d’Information et de Formation, le CEDIF, puis à la psychanalyse (il est membre fondateur du groupe Antillais de Recherches et d’Etudes Psychanalytique) et enfin à la Gestalt thérapie. Ses différentes activités dans les milieux associatifs et sociaux vont l’amener à développer une connaissance vive des gens, des milieux avec un sens aigu de la  relation à autrui, mais l’amèneront aussi à participer à la formation des enseignants spécialisés (Guadeloupe, Guyane, Martinique) à l’Ecole Normale de Pointe des Nègres. Il est retraité de l’Education Nationale depuis Septembre 2005. 

Sa vie politique

C’est en 1983 qu’il prend place au Conseil Municipal de la ville de Fort de France conduit par Aimé Césaire. Le 12 Mars 1989, il devient le quinzième adjoint au Maire et lors de son troisième mandat de 1995 à 2001, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est le neuvième adjoint au maire de Fort de France. Et c’est avec fierté et dévouement qu’il participe au développement de Fort de France conduit par Aimé Césaire et Pierre Aliker. 

C’est ainsi qu’outre sa participation effective à de nombreuses commissions municipales (Urbanisme, Culture, Dénomination de voies, Commission d’appel d’offres, Logement, Education), Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN assure la Présidence déléguée du CCAS, le Centre Communal d’Actions Sociales, la Présidence de l’ADUAM, la présidence de l’Office de Tourisme de Fort de France, ainsi que celle de la SEMAFF, la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort de France.   En outre il représente la ville au sein d’un certain nombre d’organismes extérieurs (Commission  portuaire des installations de plaisance, la commission permanente d’enquête du Port de Plaisance, l’Office départementale  du Tourisme de la Martinique, la Commission  Schéma d’Aménagement Régional, au Conseil d’Administration de l’AMEP et du lycée professionnel de Chateauboeuf, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN représente la ville à l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, il est officier de réserve.

C’est en mairie qu’il rencontre Serge Letchimy, alors que celui-ci est Directeur du Service d’Urbanisme, mais c’est à la SEMAFF que les deux hommes apprendront à se connaitre et à s’apprécier. Serge Letchimy  assurera la Direction de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort de France, de sa création en juillet 1988 jusqu’à 2001, tandis que Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, lui, d’abord vice président, sera ensuite nommé à   la présidence de 1996 à 2008.

En 2001 Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN figure sur la liste conduite par Serge Letchimy élue le 18 Mars et est nommé premier adjoint au maire, poste occupé jusqu’au 07 Avril. Il continue à participer à de nombreuses commissions municipales,  à assurer la vice présidence du SDIS, Service Départemental d’Incendie et de Secours, mais conduit plus particulièrement les missions qui lui seront confiées comme en 2001, Les Risques Majeurs, le Ravalement des Façades, puis en 2008 la Commission Personnes âgées associée à la Mission Personnes Agées et  Handicap. 

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN un homme passionné de Culture

Tous les amoureux de la culture l’ont forcément croisé à l’Atrium,  au SERMAC, bref dans tous les grands rendez vous culturels. Les danseurs de Haute Taille du quartier Perriolat au François se souviennent encore de ses débuts, et gageons que ses amis de l’AM4 pourront encore bénéficier de ses talents de chanteur de lavwadèyè.
Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est aussi l’homme des grands rendez vous historiques de Fort de France, puisque c’est lui qui représente la ville à Nantes à l’occasion de la manifestation « Les anneaux de la Mémoire » de même qu’il a été porteur du message adressé par Aimé Césaire à l’ile de Gorée au Sénégal en 2005, lors du festival de la diaspora noire.

Vie de famille
Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, adepte des arts martiaux,  est le papa de trois grandes filles, le grand père de Axel et de  Manon, et est le « granman » de Mathys le petit fils de sa compagne.

La nouvelle édilité de Foyal dans Fort de France, Ville Capitale

Investiture de Raymond SAINT-LOUIS AUGUSTIN 

Le successeur de Serge Letchimy entend continuer les lourds travaux entamés par Aimé Césaire et Pierre Aliker pour faire de notre chef-lieu l’une des plus belles villes de France.

Il a donc du pain sur la planche vu l’état de certains grands chantiers entamés par son prédécesseur: petite allusion d’ailleurs à la Savane, par exemple, où les travaux semblent s’éterniser.

Nonobstant, c’est pour une durée de quatre ans que le nouveau locataire de l’hôtel de ville dit s’être engagé.

Il devrait, en mars 2014, remettre les clefs de l’édilité à Serge Letchimy, qui rappelons-le, a promis à ses électeurs foyalais de ne pas les abandonner.

7 juillet, 2010

Confiture de Tamarin

Classé dans : Confiseries et Pâtisseries,Recettes antillaises — CATORC Charles @ 18:33

Confiture de Tamarin dans Confiseries et Pâtisseries tamarin

  • Temps de préparation : 20 Minutes
  • Temps total : 20 Minutes
  • Difficulté : très facile

Ingrédients :

- 200 g de tamarins charnus
- 800 g de sucre
- 1 zeste de
citron
- Une gousse de vanille
- 1 dl d’eau
- 1 poignée de gros sel
- Cannelle, muscade

 

Préparation de la recette :

1/ Épluchez les tamarins en les gardant entiers.

2/ Faites-les tremper dans de l’eau salée. Après un jour, remplacez l’eau salée par de l’eau douce et laissez tremper encore un jour.

3/ Dans une casserole faites un sirop avec le sucre et l’eau. Portez le sirop sur feu vif jusqu’à ce qu’il devienne très épais.

4/ Égouttez les tamarins, ajoutez-les au sirop épais, et faites cuire à feu très doux.

5/ Ajoutez le zeste de citron, la cannelle, la vanille et une pincée de muscade.

6/ Une fois la confiture de tamarin refroidie, remplissez les pots.

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Le Tamarinier

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:22

 Allure générale d'un vieil arbre, à la Réunion

ETYMOLOGIE 

Malgré son étymologie (de l’arabe tamar hindi qui signifie « datte de l’Inde »), le tamarin est originaire d’Afrique, vraisemblablement d’Egypte. Sa culture fut introduite en Amérique tropicale et aux Antilles au début du XVIIe siècle. Il est très courant des Petites Antilles où il s’est parfaitement naturalisé surtout sur le littoral sec bien qu’il préfère les sols alluviaux profonds. Il se multiplie par graines et fleurit durant l’hivernage de juin à août.

UN ARBRE SACRE EN AFRIQUE

Ce sont les arabes qui, au Moyen âge, firent connaître la plante en Europe. Le tamarinier est considéré comme un arbre sacré en Afrique où il a donné son nom à Dakar qui en est la transcription wolof. La pulpe du tamarin est principalement utilisée en Amérique tropicale et dans toute la Caraïbe comme un excellent laxatif. Selon Descourtilz (1883), la pulpe du tamarin sert à préparer une boisson rafraîchissante prescrite contre les fièvres bilieuses et les irritations gastriques. Cabre, en 1939, précise que la pulpe est prise contre les coliques néphrétiques et qu’elle est appliquée sur les plaies. Il préconise l’infusion des feuilles et de l’écorce contre l’asthme et l’oppression. Les feuilles du tamarinier sont considérées en thérapeutique populaire comme « rafraîchissantes« . On les emploie en cas de grippe, fièvre, « pirézi » et contre certaines inflammations (maux de gorge, conjonctivites). La macération de l’écorce est utilisée contre l’hypertension. Le bain de feuilles sert à calmer les démangeaisons et les courbatures. Dans les Grandes Antilles, les différentes parties de l’arbre sont employées comme anti-ictériques, fébrifuges et antalgiques. Au Costa-Rica, les graines sont réputées aphrodisiaques alors qu’au Honduras, la décoction des feuilles est utilisée comme antidiarrhéique.

Le Tamarinier dans Bien-être - Rimèd razié 220px-Koeh-134 

USAGES RECOMMANDES

Constipation : Piler 40 à 50 g de la pulpe du fruit, après en avoir ôté les graines. Dissoudre la masse contenue dans un 1/2 litre d’eau. Boire cette macération en une seule fois, le matin à jeun. Chez les enfants au-dessus de trois ans, donner 2 g de pulpe par année d’âge.

Boisson parfumée : Maintenir à ébulition pendant 5 à 10 minutes un litre d’eau contenant 2 poignées de tamarin écossés. La boisson obtenue, filtrée et légèrement sucrée, sera bue froide et de façon modérée pour éviter les effets laxatifs.

Troubles hépatiques : Pour ses propriétés cholérétiques, boire trois fois par jour une tasse d’infusion des feuilles (40 g/l)

Rétention hydrique, calculs urinaires : Boire 2 ou 3 tasses par jour de la macération aqueuse de la pulpe du fruit à 40 g/l.

Précautions d’emploi : Le jus de tamarin est susceptible de diminuer l’absorption de certains médicaments. 

ET AUSSI…

Hépatoprotecteur, le jus de tamarin a la réputation de prévenir la gueule de bois.

Source : Selon Jean-Louis Longuefosse dans le Magazine anform Martinique n° 30 – mai/juin 2010

175px-Tamarin_echelle_main dans Bien-être - Rimèd razié

 

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