Rivière-Pilote

Rivière-Pilote est une commune française située dans la région mono-départementale de Martinique. Ses habitants sont appelés les Pilotins et les Pilotines.
Fête patronale, le 8 décembre (fête de l’Immaculée Conception).

Le Marché
Commune du littoral méridional, elle est située à distance des principaux axes de communications, depuis la construction du pont au-dessus de la mangrove dit du « trou au diable » qui permet d’atteindre les plages du sud sans traverser le bourg. Les communes limitrophes sont Sainte-Luce, Rivière-Salée, Saint-Esprit, Le Vauclin et Le Marin. Le bourg est dans la vallée à 2 km en amont de l’embouchure de la rivière Pilote. Fort-de-France est à 21 km et la sous-préfecture du Marin à 8 km.
Au sud, avant d’arriver dans la commune voisine du Marin, une plage paisible, son écomusée (sur l’ancienne distillerie Ducanet), sa caserne militaire discrète, le site bien aménagé (restaurant, douche, wc) de l’Anse Figuier offre une vue imprenable sur le rocher du Diamant et la dame couchée. Par temps dégagé, on distingue au sud Sainte-Lucie.

L’Anse Figuier
Vers le nord, la commune, s’étend et s’élargit, passant par de nombreux hameaux (Bas Mangot, Débat, Josseaud, Lourdes, Mare Capron, Marie Noire, Poirier, Ravine Acajou, La Renée, Saint-Vincent…). Les points culminants de la commune sont le morne Honoré (388m), au nord-ouest, le morne Vent (377m) et le morne Aca (262m) sur la presqu’ile de la pointe Borgnesse.
Des « blocs erratiques », rochers volcaniques descendus des pentes, dont le rocher Zombi tout près du bourg, sont objets de curiosité. La route touristique du Saint-Esprit présente d’autres points d’intérêts, comme la grotte aux Chauves-Souris.
La commune a pris le nom de l’Amerindien « Pilotte » favorable aux Français du temps du partage de l’ile entre colons et indigènes au XVIIe siècle.
On raconte qu’il se serait noyé dans la rivière éponyme.
Il faut remonter loin dans le passé de la Martinique pour trouver trace des premiers habitants des lieux, les Arawaks, qui étaient installés sur le site de l’Anse Figuier. Il en furent délogés par les Kalinas (guerriers Caraïbes). Bien plus tard, l’un de ces chefs Caraïbes, nommé Pilotte, s’installa entre l’Anse Figuier et le quartier Poirier, près d’une petite rivière.
C’est en 1635 que les premiers colons s’établirent tout au long de la côte ouest de la Martinique, du Prêcheur à Fort-Royal. Puis, petit à petit, l’occupation du Nord s’est amorcée tout en chassant les Caraïbes vers les côtes du Sud. Les Jésuites, qui souhaitaient convertir les Caraïbes, s’installèrent en 1665 à l’embouchure de la rivière. Six ans plus tard, en 1671, on pouvait trouver tout près, une église et une plantation qui formèrent la paroisse de Sainte-Luce.

L’Eglise
Celle-ci constitua une partie du territoire de Rivère-Pilote tandis que l’autre était le village du Marin. Les hommes voulant conquérir l’intérieur des terres, quelques-uns d’entre eux remontèrent la rivière et s’installèrent à l’emplacement actuel du bourg de Rivière-Pilote. Le village compte alors une douzaine d’habitants avec leurs familles et leurs esclaves. En 1693, les Anglais débarquent au sud de la Martinique et dévastent Sainte-Anne, Le Marin et Sainte-Luce. En 1705, la paroisse de Rivière-Pilote voit le jour en se détachant de Sainte-Luce, elle compte alors une soixantaine d’habitations. La commune de Rivière-Pilote, créée dès 1837, a toujours eu une tradition d’indépendance et de refuge pour les rebelles et les nègres marrons. L’insurrection du sud en septembre 1870 est partie de Rivière-Pilote.
Chef du parti indépendantiste MIM, la commune a eu comme maire Alfred Marie-Jeanne de 1972 à 2000 avant que ce dernier ne devienne député puis président du Conseil régional. Monument politique local et rare politicien ayant un charisme identitaire.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Années |
1967 |
1974 |
1982 |
1990 |
1999 |
2006 |
2007 |
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale. Source : INSEE
Personnalités liées à la commune
Alfred Marie-Jeanne La situation géographique de Rivière-Pilote en fait une commune tournée essentiellement vers l’économie agricole (cultures légumières). Celles de la banane et de la canne à sucre sont moins présentes, même si la distillerie La Mauny, l’un des fleurons du rhum martiniquais, y est implantée depuis 1749. En dépit d’une étroite façade maritime, Rivière-Pilote voit chaque année augmenter le nombre de ses marins-pêcheurs. La municipalité pilotine a agrandi la capacité d’accueil des embarcations du port. Rivière-Pilote est une commune ambitieuse, elle envisage la création d’un des plus grands circuits écotouristiques des Antilles, qui permettra la découverte des principaux sites naturels et des hauts lieux patrimoniaux de la commune. L’édilité actuelle :
Albert Lucien Veilleur
A visiter : Distillerie La Mauny (rhum La Mauny): « Le Rhum » des martiniquais[3] Écomusée de Martinique : les collections évoquent l’histoire de l’île depuis la préhistoire amérindienne au début de l’ère coloniale, de la période esclavagiste à l’économie de la plantation. Ancienne distillerie mise en valeur. Thèmes des collections : Préhistoire ; Sciences et Techniques ; Agro-alimentaire. Église de l’Immaculée Conception : la plus vieille de l’île. Anse Figuier (Plage et site amérindien) Le rocher Zombi (Roc volcanique, mégalithique à l’entrée du bourg) Las Palmas (Jardin privé composé essentiellement d’une collection de palmiers) |
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