Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

  • Accueil
  • > A visiter absolument en Madinina

29 janvier, 2011

L’îlet de Sainte-Marie et son Tombolo

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 23:48

stemarieciel001.jpg

L’ilêt et son tombolo

L’îlet Sainte Marie, ancien port, situé face au bourg est rattaché à la plage par une curieuse bande de sable appelée Tombolo, a joue un rôle important dans l’histoire de la ville. Il protège de la houle en période de forte mer et a servi de poste d’observation avec deux canons pendant les guerres contre les Anglais. Jusqu’au années 40, un chemin de fer servait au transport des marchandises entre la ville et l’îlet.  C’est aussi à cet endroit que s’est déroulée l’histoire tragique de Félix Lorne.

Le Tombolo est un mot d’origine italienne qui désigne une flèche de sable construite par la dérive du littoral. Cette construction liée à un phénomène climatique ne peut se faire qu’entre deux points dont la profondeur ne dépasse pas 10 mètres. Cette réalisation est due à l’influence de l’anticyclone des Bermudes. Ce front froid du nord qui demeure sur la région régit le climat de novembre à avril et garantie des journées sans nuages et des nuits fraîches : c’est le carême.  Le déplacement de ce front va engendrer un certain nombre de modifications maritimes et climatiques. L’anticyclone des Bermudes descend sur les Antilles peu de temps après que le soleil soit passé dans l’hémisphère Sud et bénéficie de l’affaiblissement de l’anticyclone des Açores qui contrôlait jusque là le climat régional. Cette masse en se déplaçant va engendrer des courants différents et inhabituels et va créer une mer du vent et les vagues vont se trouver dans un sens oblique par rapport à la plage et la dérive du littoral (transfert de sédiments). Commence la construction du Tombolo. Il convient de noter que Sainte-Marie a été par le passé un lieu où l’on venait ramasser du sable pour d’autres constructions. A partir du mois d’Avril le soleil revenu dans l’hémisphère Nord va favoriser la puissance de l’anticyclone des Açores qui reprendra le dessus sur le climat régional. Le soleil, en chauffant la mer va permettre une évaporation de l’océan et le vent des Alizés va transporter son chapelet de nuages qui apportera de l’eau. La saison des pluies s’installe et la destruction du Tombolo est entamée. Ici est présenté le phénomène dans sa généralité. On ne peut dire de manière rigoureuse le début et la fin exacte de la construction sachant que ce phénomène est lié à la météo, à la force et à la résultante des deux fronts qui vont fluctuer. en permanence.

3 Mars 1950 : Le destin tragique de Félix LORNE

stemariefelix002.jpg 

Buste de Félix LORNE

À 5 heures du matin, tous les élèves sont là pour une formation volontaire d’athlète dirigée par l’instituteur Félix LORNE sur le terrain de football. Après les échauffements d’usage, c’est la leçon de natation au tombolo. Un des élèves n’arrivant pas à sortir de l’eau, Monsieur LORNE intervient et l’aide. Puis un deuxième élève LAGAVILLE est en difficulté, Monsieur LORNE se lance à son secours, il disparaîtra sous les eaux avec lui. Les élèves sont debout sur la plage, confiants. Mais le temps passe et personne ne remonte à la surface. L’espoir fait place à l’inquiétude puis à la panique. Les élèves appellent au secours. Des pêcheurs arrivent, se font expliquer, scrutent l’océan. Ils comprennent la situation : l’eau trouble n’a pas permis au professeur d’opérer efficacement. Des nageurs plongent, mais ils reviennent bredouilles et désemparés. On décide d’utiliser la senne. Le filet est jeté. Rien! Et pourtant LORNE est un maître nageur. Les recherches reprennent le lendemain. On trouve le corps de Luc LAGAVILLE coincé contre un pilotis de la voie ferrée. Le surlendemain, un vol de « malfinis » tournoyant signale la présence de quelque chose derrière l’îlet. Alertées quelques personnes se précipitent sur l’î!et. Du sommet, on découvre le cadavre, que les flots frappent contre les rochers. Plus de cinq mille personnes vinrent des quatre coins de la Martinique pour accompagner Félix LORNE dans sa dernière demeure. C’est ainsi que finissait la vie trop courte de celui qui fut un héros.

L'îlet de Sainte-Marie et son Tombolo dans A visiter absolument en Madinina Tombolo

Le Tombolo

12 octobre, 2010

Le Morne Larcher (Diamant)

Classé dans : A visiter absolument en Madinina,Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 18:39

Le Morne Larcher (Diamant) dans A visiter absolument en Madinina rocher-du-diamant-et-morne-larcher

 

Les Attraits touristiques du Diamant sont nombreux et font du Diamant l’une des communes les plus appréciées par les touristes visitants la martinique. Cela est bien sûr due à son Rocher du Diamant … Mais également au Morne Larcher.

Le Morne Larcher est l’autre symbole de la Martinique. Il est en effet très connu et très photographié car:
- Il s’est allie magnifiquement bien avec la beauté du Rocher situé à 1.75 km dans la mer.
- Il représente la partie la plus importante de la célèbre « Femme Couchée » puisque il dessine le visage d’une Femme. Le Sommet du Morne Larcher souligne même le « Menton » de cette célèbre femme couchée que l’on peut voir de Sainte Anne, du Marin, de Sainte Luce, de Rivière Pilote, de Rivière Salée … et un peu moins bien proportionnée du Diamant (commune ou se situe le Morne Larcher).

Bien que les proportions de la Femme soient moins bonnes au Diamant, c’est bien au Diamant que l’on peut admirer de plus près le relief fascinant du Morne Larcher. De plus, c’est derrière celui-ci que se couche le soleil tous les soirs : Un spectacle fascinant et quotidien !

Avec ses 477 mètres d’altitude, le Morne Larcher est un ancien volcan non actif qui domine le Diamant et (on pourrait presque dire) tout le sud de la Martinique. Derrière ce Morne (petite montagne) se trouve la commune des Anses d’Arlet et plus précisement le quartier de « Petite Anse ». Pour y acceder, il suffit de suivre la route sinueuse qui longe le Morne Larcher, mais il faut avouer que le Morne Larcher est bien plus beau côté Diamant: Une Route à faire car elle est magnifique, pour moi la plus belle de Martinique !

Pour les plus courageux, il est possible de gravir le Morne Larcher à pied … tandis que les moins courageux (mais amateurs de sensations fortes) opteront pour un survol en hélicoptère ou en parapente. Il existe également une solution de facilité pour l’observer d’un autre angle (rendez vous sur la page du Morne Pavillon). Revenons sur la randonnée du Morne Larcher : Il est possible d’effectuer plusieurs circuits:
- La Randonnée complète du Morne Larcher débute à l’anse Cafard et se termine à Petite Anse…ou dans l’autre sens ! Comptez 2 à 3 heures de marche, et surtout prévoyez de deposer une voiture ou un chauffeur à l’arrivée.
- La Randonnée « tronquée » est également possible afin de revenir par là ou vous êtes arrivés (bien plus pratique).
Quoi qu’il en soit, cette randonnée est destinée aux marcheurs aguéris, ayant le matériel nécessaire (eau, chaussures de marche …) et devient très difficile s’il pleut ou si le sol est encore mouillé. Par temps dégagé, la vue sur la baie du Diamant vous enchantera et sera la récompense de la journée !

 

morne-larcher-femme-couchee dans Géographie de Madinina

 

La coupure verte qu’offre le Rocher pour la commune du Diamant livre un paysage authentique et naturel du sud de la Martinique. Depuis la côte, le Morne Larcher relié au Rocher par la mer laisse entrevoir une silhouette de femme couchée.
Avec ses 477 mètres d’altitude, le Morne Larcher domine la côte ouest. L’uniformité du couvert végétal et l’harmonie des courbes font du Morne un site d’une grande qualité paysagère.

Versant nord-est : Déboisée par le passé, cette zone est actuellement occupée par une jeune forêt secondaire dont les arbres dominants et prépondérants sont les poiriers avec de plus petits arbres comme le Campêche et le Bois blanc. A plus grande altitude, à 350 mètres, la forêt est plus ancienne et dominée par les bois-d’Inde.

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Versant sud-ouest : De ce côté du Morne, des mosaïques de pâture et de forêt agrémentent ce versant plus rocheux, plus sec et plus chaud que le versant nord-est.
Cette forêt est dominée par le poirier et le Bois savonnette. A plus haute altitude, la forêt est proche de son stade de développement maximal : on y retrouve des Bois de fer, des merisiers bois et des bois d’ébène vert.

Une grande variété d’oiseaux est observable sur le Morne Larcher : des Tourterelles, des Grives, le Coucou manioc, le Petit Colibri huppé, le Sucrier en sont quelques exemples.

Le sommet du Morne Larcher est accessible par un sentier de randonnée inscrit au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et Randonnée (PDIPR). Quoique de difficulté moyenne, ce sentier livre un panorama sur tout le sud de la Martinique que vous aurez le loisir de contempler durant cette balade de 3 heures.

Le Canal de Beauregard ou Canal des Esclaves

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:12

canaldesesclaves39.jpg

 

Cette randonnée facile suit le cours d’un ancien petit canal d’irrigation construit par des esclaves vers 1770, (d’où son surnom de Canal des Esclaves) pour approvisionner en eau les habitations du Carbet et de Saint-Pierre. Cette balade est une très bonne introduction à la découverte du nord de la Martinique, de ses reliefs et de sa végétation tropicale.

Le sentier commence à la sortie de la commune de Fonds-Saint-Denis et vous mène jusqu’aux hauteurs surplombants le bourg du Carbet. Tout le long, vous marcherez sur l’étroit muret qui borde le canal. Aucun dénivelé, la progression est facile, la forêt majestueuse. Vous y croiserez des Fromagers géants, des massifs de bambous, des fougères arborescentes, des fleurs tropicales. Des crabes aussi, dans les méandres du canal.

 A certains endroits, le canal offres des vues vertigineuses sur les mornes avoisinants. (personnes sujettes au vertige : prudence). Il vous faudra moins de deux heures pour arriver à la fin du sentier. A l’ombre des frondaisons surplombant le canal vous croiserez des ‘ciriques’, des crabes jaunes d’eau douce mais aussi des arbres hauts de plus de trente mètres tels le fromager ou le gommier et le kapok. Puis vous traverserez des plantations d’anthurium, d’alpina et de roses de porcelaine comme à la Maison Rousse tout en regardant les contreforts des Pitons du Carbet, de Morne Roy au Morne Piquet.

Durée : 2 h 00 

Longueur : 3,5 km (balisage jaune et blanc)

Faisabilité : facile

Période : toute saison hors pluie

Equipement : tenue légère

Danger : attention aux serpents et aux risques de vertiges dûs aux à-pics de 30 à 130 m.

canaldesesclaves28.jpg

 

16 novembre, 2009

Le saut Gendarme

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 17:22

sautgendarme.jpg

Plongeon dans la verdure
 

La belle cascade du Saut Gendarme est le lieu idéal pour une halte pique-nique et baignade au cœur de la forêt tropicale.

Sur la commune de Fonds-Saint-Denis, l’une des plus verdoyantes de la Martinique, la cascade du Saut Gendarme offre une halte rafraîchissante. Elle est accessible pour tous en cinq petites minutes de marche. Autour de la cascade, l’espace est aménagé pour le pique-nique. La cascade en elle-même se jette du haut de ses dix mètres dans une vasque artificielle, qui permet de s’y baigner dans une eau bien fraîche. Si ce bassin aménagé facilite la baignade, il nuit également au caractère naturel du lieu. Aux abords de la cascade, des sentiers de randonnée serpentent dans la forêt le long de la rivière, permettant de profiter pleinement de la dense végétation. Attention toutefois en période de pluie, car le niveau de la rivière peut alors monter très brutalement !

Plusieurs versions tentent d’expliquer le nom surprenant de cette cascade. Il serait notamment lié à la Maréchaussée à cheval. Certains disent que les gendarmes appréciaient de s’y arrêter pour se rafraîchir et faire boire leurs chevaux, sur la route de Saint-Pierre. D’autres considèrent qu’elle doit son nom à un gendarme qui y serait mort en essayant d’escalader la paroi. Une dernière version justifie ce nom par un poste de contrôle de gendarmes situé à proximité après l’éruption de la Montagne Pelée, afin d’empêcher les pilleurs d’accéder à la ville de Saint-Pierre dévastée.

La commune de Fonds-Saint-Denis présente une autre curiosité : le Canal de Beauregard, aussi appelé « canal des esclaves », qui s’étend jusqu’au Carbet. Ce canal fut en effet construit au XVIIIe siècle par des esclaves pour approvisionner en eau les distilleries de Saint-Pierre et du Carbet. Un travail de titan ! Une promenade de 3,5 km (environ 3 heures aller-retour) permet de longer ce canal à flanc de montagne sur un muret de 30-40 cm de large. Le paysage montagneux qui s’offre à vous est somptueux, tout comme l’est la végétation environnante (immenses fromagers, forêts de bambou, fougères arborescentes, etc.). La promenade est cependant à proscrire pour les personnes sujettes au vertige, car elle longe parfois des à pics vertigineux de 30 mètres à plus de 100 mètres de profondeur. Dans le canal, vous apercevrez des ciriques, des crabes d’eau douce à la carapace jaune clair. Excursion à éviter par temps de pluie.

 

pitons20du20carbetcascadegendarme70701.jpg

4 octobre, 2009

Les Pitons du Carbet

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:42

martinique181.jpg

Les Pitons du Carbet sont d’origine volcanique et culminent à 1196 m. Ils sont avec la Montagne Pelée le plus bel observatoire naturel de l’île.

Cette région se caractérise par une épaisse forêt tropicale humide (forêt tropicale hygrophile) avec de hautes fougères arborescentes, anthuriums, balisiers, bambous. A partir de 800 m d’altitude, la végétation devient moins dense et dévoile des panoramas magnifiques sur l’île.

Les 5 Pitons du Carbet sont le Piton Lacroix ou Morne Pavillon (1196 m), le Piton de l’Alma (1105 m), le Piton Dumauzé (1109 m), le Piton Boucher (1070 m) et le Morne Piquet (1160 m).

lespitonsducarbetimagearticle.jpg

Le Plateau Boucher, savane au milieu de la forêt tropicale, est le point de départ de nombreuses randonnées aux Pitons du Carbet. La Trace des Pitons, randonnée difficile de 5h30, s’étage de la forêt tropicale aux lichens des hauteurs.

D’autres randonnées comme la remontée de la rivière l’Alma, la randonnée Caplet (Morne Vert)- Fonds-Saint-Denis, le Morne Cesaire ou Verrier-Absalon permettent de découvrir cette région des Pitons.

En Martinique, la forêt tropicale humide ou hygrophile (de 2,5 à 7 m de précipitations par an) s’étend entre 150 et 1000 m d’altitude sur la Côte au Vent et entre 500 et 1000 m sur la Côte sous le Vent. Les arbres atteignent 30 à 40 m de hauteur, parfois 50 m et possèdent souvent de larges contreforts consolidant leur assise au sol (acomats, châtaigners). Les fougères arborescentes de ces forêts peuvent atteindre jusqu’à 15 m de hauteur.
Après 1000 m, la forêt humide est remplacée par des fourrés et savanes d’altitude (tourbières, mousses, broméliacées).

7116.jpg

25 avril, 2009

Le rocher du Diamant

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 16:12

Le rocher du Diamant dans A visiter absolument en Madinina 160px-Diamond_Rock

 Le rocher du Diamant, haut de 176 m, est un îlot volcanique inhabité situé dans la Mer des Caraïbes au sud-est de la Martinique, à 3 kilomètres environ de la pointe du Diamant dans le canal (ou détroit) de Sainte-Lucie. L’îlot doit son nom aux reflets de ses parois à certaines heures du jour qui évoquent ceux d’une pierre précieuse. Ce joyau est le paradis des plongeurs et des oiseaux.

Vestige de la forte activité volcanique qui a affecté cette région, voilà près d’un million d’années, cette île se présente comme un roc basaltique de 175 mètres de haut. Couvert de broussailles et de cactées, difficilement accessible, le rocher a pourtant joué un grand rôle durant les guerres napoléoniennes. Le Diamant occupait en effet une position stratégique au nord du détroit de Sainte-Lucie, permettant de contrôler la navigation entre la Martinique et sa voisine méridionale, Sainte-Lucie.

diamant07.jpg

Au début du XIXe siècle, la guerre faisant rage aux Antilles entre la France et l’Angleterre qui tentaient de s’assurer le contrôle de cet arc insulaire, les Britanniques décidérent d’occuper l’îlot. En janvier 1804, profitant de l’effet de surprise et aidé par des conditions météorologiques favorables, le contre-amiral Samuel Hood (à bord du HMS Centaure) s’empara du rocher du Diamant qu’il s’empressa de fortifier, installant cinq canons à son sommet (trois de 24 livres, deux de 18 livres).

Une garnison de plusieurs dizaines d’hommes (107 d’après certaines sources), placés sous les ordres du lieutenant Maurice, fut laissée sur place pour harceler la marine française. Les grottes servaient alors de dortoirs aux hommes (les officiers bénéficiant de tentes), pour pallier un ravitaillement incertain acheminé à l’aide de paniers hissés jusqu’au sommet grâce à des poulies et des cordes, un petit élevage de chèvres, de pintades et de poules se développa sur les maigres herbages du lieu.

rocherdudiamantcrepuscule.jpg

Position inexpugnable, le rocher se vit conférer par l’amirauté de Sa Gracieuse majesté le titre honorifique de navire de guerre et devint le HMS (Her Majesty’s Ship) Diamond Rock. Pendant dix-sept mois, les troupes françaises tentèrent de reconquérir en vain l’îlot, mais, en 1805, le gouverneur de l’île Villaret-de-Joyeuse, avec l’aide de l’amiral Villeneuve envoyé par Napoléon pour règler le problème, parvint à reprendre le Diamant aux Britanniques. La garnison, manquant de nourriture et d’eau (les citernes ayant été fissurées), se rendit aux forces françaises, le 2 juin 1805.

D’après l’état des lieux de la DIREN de Martinique, le rocher du Diamant est probablement le dernier refuge d’un reptile endémique de la Martinique, la couleuvre couresse (Liophis cursor). Comme les 47 autres îlets qui entourent la Martinique, le rocher du Diamant possède ses propres caractéristiques écologiques, bénéficiant par rapport à l’île principale d’un ensoleillement plus important, de précipitations moindres et d’une période de sécheresse saisonnière plus longue. Ces spécificités, auxquelles s’ajoute l’absence d’occupation humaine permanente, a donc permis au rocher d’être le sanctuaire d’une espèce que l’on croyait disparue.

rocherdudiamantarcenciel.jpg

27 janvier, 2009

Sites incontournables

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:55

geographie3.jpg

Le jardin de Balata : Fort de France – Route de la Trace – Parc Botanique Tropical 

Tél : 0596 64 48 73

Anse Latouche : Le Carbet – Tél : 0596 64 48 73

Le Jardin de la Pelée : Morne Rouge – Rue Joseph Labarde – Tél : 0596 52 42 51 

Fax : 0596 48 44 82

Maison de la Nature (PNRM) : Morne Rouge – Route de la Trace – Carrefour Deux Choux – Tél : 0596 53 33 49 / 0596 64 42 59

Parc des Floralies (PNRM) : Trois Ilets – Carrefour de la Pagerie – Parc d’agrément 

Tél : 0596 68 34 50 / 0596 64 42 59

Le jardin des Papillons : Le carbet – Tél : 0596 78 33 39

Les Rails de la Canne à Sucre : Sainte Marie – Distillerie Saint James 

Tél : 0596 92 44 70

La Maison du Coco : Sainte Luce – Distillerie des Trois Rivières – Tél : 0596 62 51 10

Art et Nature : Sainte Luce – Monésie – Tél : 0596 62 59 19

Atelier Artisanal TILO : Le Lamentin – Rte du Robert – Atelier d’impression Tee-shirts – Madras – Paréo Souvenirs typique – Confection – Tél : 0596 51 25 25

Centre d’Art et de Vannerie : Sainte Marie – Morne des Esses – Tél : 0596 69 83 74

Fabrique de Farine de Manioc et de Kassav : Le Lorrain – Quartier Vallon

Tél : 0596 53 41 45

Le Marché Couvert : Fort de France – Rue Isambert – Construit en structure métallique en 1901 par l’architecte Henri Pick. Toutes les richesses de notre terroir : épices, fruits, légumes, artisanat et restaurants aux spécialités locales. 

 cap110diamant.jpg

Mémorial de l’Anse Cafard : Le Diamant – Plage de l’Anse Cafard – « Cap 110 Mémoire et Fraternité » – Ensemble de 15 bustes de 2,50m et de 4 tonnes chacun, en hommage à l’épopée de la communauté noire.

Poterie des Trois Ilets : Trois Ilets – Visite gratuite – Poterie artisanale, céramique, aquarelles, atelier bois, artisanat caribbean, habitation du XVIIè siècle.

Tél : 0596 68 78 90

Sacré-Coeur de Balata : Rte de Balata – Côté gauche de la route intérieure menant au Morne Rouge. Le Sacré-Coeur construit à l’image de celui de PARIS, mais miniaturisé, offre un des plus beaux points de vue de la Martinique. Tél : 0596 64 34 18

La Maison du Tambour : Le Marin – Morne Gommier – Tél 0596 74 80 03

La Maison de la Coiffe et du Costume Créole : La Trinité – 0596 58 35 47

dessin.jpg

13 octobre, 2008

La bibliothèque Schoelcher

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 18:23

 

bibliothqueschoelcher.jpg

C’est une petite bibliothèque possédant une armature métallique. Très coloré et finement ouvragé, c’est l’un des plus beau monument de la ville sinon le plus beau. Elle se trouve au nord-ouest de la place de la Savane. Bâtiment à l’architecture étonnante, mélange de style romanobyzantin, néocolonial et baroque, la bibliothèque ne laisse quiconque indifférent et mérite le détour.  

Elle a été construite par le parisien Henri Picq, et achevé en 1887 dans le jardin des tuilleries à Paris (un peu avant l’exposition universelle de 1889) Elle a été démonté pièce par pièce en 1890 pour être remonté à Fort de France à l’emplacement de l’ancien hôtel du Petit Gouvernement au coeur de Fort-de-France afin d’accueillir les quelques dix milles ouvrages donnés par M. Schoelcher au conseil général de la Martinque. 90% de ces ouvrages ont brulé lors d’un incendie la même année.

 La bibliothèque Schoelcher est visible aujourd’hui’hui rue de la liberté à Fort-de-France en face de la « savane  » nom qui est resté au grand jardin public qui s’étale sur plusieurs hectares entre la rade de Fort-de-France, la rue de la liberté et le Fort Saint Louis.

UN ÉDIFICE ORIGINAL ET ATTACHANT

La bibliothèque Schoelcher, incontestablement l’un des plus beaux bâtiments de la ville de Fort-de-France, voire de l’île, inscrit depuis 1973 à l’ inventaire des monuments historiques, fierté des martiniquais, est née dans la douleur.

Catastrophes de toutes sortes : incendie en 1890, violent cyclone en 189l, procès interminable avec le constructeur, la maison Moreau, suspensions de chantier pour diverses raisons, litiges divers et variés semblent s’ opposerà la construction de l’ édifice qui mettra dix ans pour sortir de terre.

La bibliothèque Schoelcher jaillit d’ un écrin de verdure et de plantes tropicales. Elle est clôturée d’ une ceinture de grilles en fer forgé qui l’ isole de la rue. Le bâtiment s’ admire pour commencer de l’ extérieur.
La façade antérieure d’ une grande richesse contraste avec la sobriété des façades latérales. Le bâtiment surprend dès qu ‘on l’approche. Il évoque un édifice religieux, église ou temple.
Un certain éclectisme fait bon ménage avec un exotisme bien dosé qui s’ accorde merveilleusement bien avec le raffinement et le pittoresque de l’ architecture.

Pour l’époque, l’édifice constitue une véritable prouesse technique, une pré- fabrication industrielle. En effet, n’ oublions pas que le bâtiment a été entièrement réalisé à Paris, puis démonté, transporté et remonté à Fort-de-France.
Le bâtiment principal est un carré de 17,75 mètres de côté et de 23,65 mètres de hauteur précédé d’ un avant corps rectangulaire. Une coupole de forme octogonale surplombe la salle de lecture. En haut du mur l’on peut voir une frise constituée par les noms d’ écrivains et de philosophes célèbres. Douze colonnes métalliques reposant sur un soubassement en pierre supportent la grande verrière.

Malgré la grande variété du décor l’ ensemble ne souffre d’ aucune lourdeur : décor floral sur fond de mosaïque, médaillons. Chapiteaux corinthiens, bas reliefs. frises, cartouches, polychrome des murs, couleurs pastel ou vives se mêlent dans une harmonie parfaite. Belle de jour, mais également belle de nuit, telle se révèle la bibliothèque Schoelcher sous l’ effet d’ unéclairage spécial externe, qui met particulièrement en valeur son charme insolite à la tombée du jour.

L’ARCHITECTE PIERRE-HENRY PICQ MAÎTRE D’ŒUVRE DE LA BIBLIOTHÈQUE SCHOELCHER

Henry Picq né le 2 février 1833 a Saint-Cloud aura eu pour maîtres le sculpteur V. Cruchet qui a abondamment répondu aux commandes de Louis Philippe et de l’ impératrice Eugénie, et, l’ architecte E. Cordier qui a marqué de son empreinte la ville de Paris.

Sur la trace de ses maîtres il sera rapidement introduit dans le corps des inspecteurs des travaux de la ville de Paris.
A ce titre il sera associé à la réalisation d‘édifices importants comme l’Eglise Saint-Ambroise à Paris, à l’ édification de plusieurs groupes scolaires parisiens. Dès 1872, il adhère à la prestigieuse Société Impériale et Centrale des architectes.

Il participera aux concours de l’exposition des Beaux Arts en 1861. 1866,1867 et, également à l’Exposition Universelle de 1867. Il se fera remarquer, par la réalisation du grand projet de la construction de l’Ecole des filles et de la salle d’ asile Etienne Blanc à Dugny dans  la région parisienne. Cette réalisation lui vaudra d’ être promu officier d’ Académie.
Premier prix au concours de l’ Exposition Universelle de 1878 à Paris, il sera nommé inspecteur au service de l’ architecture du Palais du Champ de Mars.

Un ensemble de circonstances vont incliner Pierre Henry Picq à envisager une carrière à la Martinique : tout d’ abord, les origines martiniquaises de son épouse. En effet, il a épousé Lucie Brière de l’Isle, une métisse originaire de la commune du Vauclin à la Martinique. Son beau-père, Emile Brière de l’Isle, est lui aussi originaire de la commune du Vauclin à la Martinique.
Ensuite, sa réputation de brillant architecte avait sans nul doute traversé les océans et puis, il y a ses liens d’amitié avec Victor Schoelcher. Pierre Henry Picq va séjourner plusieurs années à la Martinique à partir de 1890.
On lui doit la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France. La bibliothèque Schoelcher, la reconstruction de l‘église de la commune du François qui avait été détruite par un cyclone en 189l, plusieurs maisons particulières à Fort-de-France et le magasin « Le Printemps « .
Plusieurs autres projets dessinés par lui n’ ont pu être réalisés faute de crédit mais ses deux oeuvres maîtresses restent incontestablement la bibliothèque Schoelcher et la cathédrale Saint Louis.

lasavane.jpg

La Place de la Savane

7 juillet, 2008

La Montagne Pelée, un volcan des plus célèbres

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 17:38

  http://www.photoway.com/fr/dest/martinique-212-photos-montagne-pelee.html

La montagne Pelée domine l’île de la Martinique dans l’arc des Petites Antilles. Elle figure depuis 1902 parmi les volcans les plus célèbres du monde, car son éruption cette année là a anéanti la ville de Saint-Pierre et ses quelques 28,000 habitants.

Sept communes sont installées sur les flancs du volcan : Le Prêcheur, Saint-Pierre, le Morne-Rouge, Grand-Rivière, Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe et Macouba.

L’étude des causes de la catastrophe marque le début de la volcanologie moderne, avec l’analyse et la définition du phénomène volcanique le plus dangereux : les nuées ardentes aussi appelées coulées et déferlantes pyroclastiques. La montagne Pelée a également laissé son nom à un type d’éruption précis : le type péléen.

La montagne Pelée fait partie d’un arc volcanique qui s’étend sur près de 850 km, depuis Puerto-Rico jusqu’au contintent Sud-Américain, dans la zone de subduction entre les plaques Caraïbe et Atlantique.

La plaque Atlantique glisse sous la plaque Caraïbe à un rythme de 1 à 2 cm / an, et plonge dans la manteau supérieur. La fusion partielle de la plaque et des sédiments entraînés, est à l’origine de la formation du magma alimentant les volcans antillais.

Le phénomène de la subduction est à l’origine du volcanisme de l’arc des Petites Antilles, et par le frottement des 2 plaques en mouvements, à l’origine des séismes tectoniques régionaux.

Au contact des deux plaques, l’accumulation de sédiments a entraîné la formation d’un « prisme d’accrétion », émergeant au niveau de Barbade (île calcaire). 

D’autres volcans régionaux sont également célèbres pour leur activité volcanique ou leur style éruptif, il s’agit principalement de la Soufrière de Saint-Vincent, de la Soufrière de Guadeloupe, la Soufriere Hills de Montserrat, et du volcan sous-marin Kick’Em Jenny.

La montagne Pelée est un stratovolcan parmi les plus meurtriers de la planète.

Le massif de la montagne Pelée constitue le dernier stade de formation de la Martinique.

L’édification de l’île a débuté il y a plus de 30 millions d’années, par la mise en place des presqu’iles de la Caravelle et de Sainte-Anne, à l’Est au au Sud. Ces terrains sont donc les plus anciens de l’île, et s’opposent à ceux de la montagne Pelée, plus récents.

Les dernières formations géologiques mises en place sur le massif de la montagne Pelée datent en effet de la dernière éruption de 1929-1932, et n’ont que 70 ans !

Randonnées sur la Pelée :

Montagne Pelée par l’Aileron
6 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 618 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 23.
Accès : Morne Rouge puis Route de l’Aileron, Parking du 1er refuge.

Montagne Pelée par Grand-Rivière (ou Macouba)
16 km Aller-Retour – 7h Aller Retour – Dénivelé 1300 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 21 (Gd-Rivière).
Accès : Habitation Beauséjour à Grand-Rivière.

Montagne Pelée par la Grande Savane
7 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 717 m
Niveau 2 (randonneurs) – Sentier ONF no 21 (Gd-Rivière).
Accès : Direction la Grande Savane au quartier la Charmeuse à l’entrée du Prêcheur.

Randonnée des sources chaudes de la Montagne Pelée
8 km Aller-Retour – 5h Aller-Retour – Dénivelé 550 m
Niveau 1 (facile) – Sentier ONF – interdit ma/me/vendredi.
Accès : Début du sentier signalé face à la sablière – 2 km au Nord de Saint-Pierre en direction du Prêcheur.

La Baignoire de Joséphine

Classé dans : A visiter absolument en Madinina — CATORC Charles @ 17:07

baignoirejosphine.jpg

De Sainte-Anne à la presqu’île de la Caravelle, la côte atlantique de la Martinique est une succession de baies peu profondes protégées du large par de grandes barrières de corail et parsemées d’ilets. Vu du ciel, de grandes tâches blanches y apparaissent au milieu des flots. Des hauts fonds sablonneux appelés ici les fonds blancs sur lesquels martiniquais et touristes ont pris l’habitude de venir s’installer, immergés jusqu’à la taille, un verre de rhum ou de jus de fruit à la main. Le spectacle de ces eaux translucides et l’impression de prendre l’apéritif en pleine mer y est en effet assez réjouissant.

 La Baignoire de Joséphine », le plus célèbre de ces fonds blancs est une langue de sable fin immergée à faible profondeur sise à quelques encablures des ilets Thierry et Oscar dans la Baie du François. Il doit sa renommé à son petit côté jet set, et aux légendes qui entourent son nom.

C’est là que les Békés, ces grandes familles de l’île descendantes des premiers colons, nombreuses à être installées dans la région du François, avaient pris l’habitude de se retrouver, loin de la foule, pour barboter en sirotant un ti-punch. Puis la mode s’est progressivement étendue et démocratisée pour devenir aujourd’hui une des principales attractions touristiques de la Martinique.

Plusieurs légendes habillement relayées par les professionnels du tourisme tentent d’apporter une explication à son appellation. Selon la première d’entre elle, la baignoire de Joséphine s’appellerait ainsi en mémoire de l’impératrice qui avait ses habitudes ici. D’autres font remarquer que la future femme de Napoléon, vivant au sud de l’île sur la commune des Trois-Ilets, devait avoir d’autres lieux de baignade plus proche de chez-elle, et que le surnom viendrait plutôt du nom d’un petit bateau dragueur de sable « La Joséphine » qui s’approvisionnait ici. Une version plus prosaïque mais peut-être plus réaliste ! Quoi que ! Demandez à votre guide lors de votre prochaine visite, il y a fort à parier qu’il vous livre quelques variations.

Atteindre la baignoire de Joséphine située à environ deux kilomètres et demi de la côte la plus proche, nécessite d’embarquer sur un bateau. Au départ de la marina du François, plusieurs options s’offrent à vous. Le kayak, la yole de pêche ou les gros navires des compagnies proposant des excursions à la journée avec baignade aux fonds blancs et repas sur l’îlet Oscar. Offrant une totale liberté de mouvement, le kayak est l’outil idéal pour parcourir la baie, s’arrêter sur les îlets (Métrente, Oscar, Thierry, Pelé, Long, Frégate, Lapins, Lavigne) profiter de leurs plages, et se baigner sur les fonds blancs tout en évitant les zones de fort afflux touristique. Et puis, au raz de l’eau, le spectacle est encore plus magique !

 

Vitalo.fr |
double sens |
♪♪**La riviere ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
| Location d'un studio à Sali...
| Donquichotte de la Mauritanie