Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

3 octobre, 2011

Haïti

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Drapeau d’Haïti

Haïti, en forme longue la République d’Haïti, en créole haïtien Ayiti et Repiblik Ayiti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l’île d’Hispaniola (soit 28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince.

La révolte des esclaves de Saint-Domingue est à l’origine de la création de la République d’Haïti qui devient en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après l’abandon de l’île par l’armée de Napoléon Bonaparte. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. C’est aussi le premier pays noir à prendre son indépendance seul. De plus, Haïti a aidé son voisin la République dominicaine à prendre son indépendance.

Haïti est un pays en voie de développement, qui fait une expérience de démocratie naissante et qui tente de s’organiser et de se reconstruire après le violent séisme qui a dévasté un tiers de son territoire. Avec pourtant les mêmes conditions naturelles de départ que sa voisine, la République dominicaine, qui comparativement vit plutôt bien grâce au tourisme, Haïti a occupé la première destination touristique de la caraïbe dans les années 1950,1960 et 1970. Surnommé « La Perle des Antilles », il fut un temps le pays le plus visité des Antilles.

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Chez les Taïnos, Ayiti signifiait « Terre des hautes montagnes » ou « La montagne dans la mer ».

Lorsque les flibustiers français, qui d’abord, ont envahi l’île de la Tortue, au nord, migrent vers la Terre Principale, ils occupent la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, ils francisent le nom en usage chez les Espagnols « Santo Domingo » en Saint-Domingue. De 1630 à 1664, ce nom reste informel jusqu’à ce que Colbert incorpore la colonie de Saint-Domingue à la Compagnie des Indes occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick (1697) et de Bâle (1795) pour désigner la partie occidentale (pars occidentalis) qui, durant cette période coloniale française, est aussi surnommée la « perle des Antilles ».

Le 1er janvier 1804, en déclarant l’indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taino d’origine, Haïti-Bohio-Quisqueya, en honneur à ce peuple amérindien.

Hispaniola est le nom donné à l’ensemble de l’île, la République dominicaine en occupant les deux tiers à l’est.

En créole, le pays est appelé Ayiti.

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Armoiries d’ Haïti

GEOGRAPHIE

Le territoire d’Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l’île d’Hispaniola que l’on nomme également « Terre haute ou montagneuse », à laquelle vient s’ajouter un certain nombre d’autres îles et archipels tels que :

– La Gonâve ;

– l’île de la Tortue ;

– Les Cayemites ;

– l’Île-à-Vache.

Le relief de la « Terre montagneuse » est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. Comme pour l’île entière, celui de la République d’Haïti est formé de deux bandes montagneuses principales séparée par la Plaine du Cul-de-Sac : l’une au Nord, où s’élèvent la chaîne du Haut-Piton, le massif des Montagnes Noires et la chaîne des Matheux ; l’autre au Sud, constituée par le massif du pic la Selle et le massif de la Hotte.

Malgré la déforestation à grande échelle sur l’ensemble du territoire national, Haïti possède encore des zones boisées qui s’étendent sur le pays voisin qu’est la République dominicaine. Ainsi ces deux États partagent la forêt de pins de l’île d’Hispaniola qui couvre encore une partie du massif du Pic la Selle et du massif de la Hotte.

La partie centrale et l’Est forment un grand plateau d’altitude. Le principal fleuve haïtien est l’Artibonite.

Haïti (comme le reste de l’île d’Hispaniola) se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre. Celui du 12 janvier 2010, se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200 000 morts, et des millions de sans abris.

CLIMAT

Le climat est tropical. La saison des pluies s’étend d’avril à juin puis d’octobre à novembre. La saison des ouragans s’étend du mois de juin jusqu’à la fin du mois de novembre.

Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des ouragans. L’ouragan Jeanne qui a ravagé Haïti en septembre 2004 s’est soldé par un bilan provisoire de plus de 1 160 morts et 1 250 disparus. Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficiles de ce pays : 170 000 personnes manquent de quoi manger et boire, et les bananiers ont été en grande partie détruits par le cyclone, alors que le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1 220 personnes.

DEMOGRAPHIE

En 1790, la population de la colonie, alors nommée Saint-Domingue, s’élevait à environ 500 000 personnes dont 38 360 Européens et 28 370 Africains et hommes de couleur libres, aux côtés de 433 270 personnes ayant le statut d’esclave.

Dans les années 1880, elle comprenait environ 570 000 habitants.

La population d’Haïti serait estimée à 9 923 243 habitants (recensement par estimation de 2009) dont plus de 43,6% seraient citadins.

Dans les années 2000, la plus grande agglomération est la capitale Port-au-Prince avec près de 2 300 000 habitants (est. 2009), suivie du Cap-Haïtien avec 250 000 habitants environ.

80 à 85% de la population haïtienne est d’ascendance Africaine tandis que les 15 à 20% restants sont issus de métissage (la plus grande proportion se trouvant dans le sud de l’ile) ou sont d’origine Européenne (Française, Italienne, Allemande, Polonaise, Portugaise, Espagnole). Une proportion de population d’origine Arabe, Arménienne, Juive ou encore Indienne et Asiatique est aussi constatée.

HISTOIRE

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Toussaint Louverure

Des origines à 1804

Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos occupent l’île avant l’arrivée des Espagnols. Christophe Colomb, débarquant le 5 décembre 1492 la nomme Hispaniola alors que les indigènes la nommaient de trois façons : Ayiti, Quisqueya et Bohio. On estime qu’environ 100 000 indigènes peuplaient l’île d’Hispaniola à la fin du XVe siècle.

Les Espagnols exploitent l’île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines sont massacrés et réduits en esclavage ; les rares personnes qui réussissent à s’échapper trouvent refuge dans les montagnes et sont marginalisées et fortement paupérisées. Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens font des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité font le reste : la population indigène est exterminée en quelques décennies.

Les Espagnols font alors venir d’Afrique des esclaves noirs déportés. En 1517, Charles Quint autorise la traite des esclaves, qu’il interdira dès la décennie suivante, mais sans succès, pas plus qu’ensuite le pape Paul III.

La partie ouest d’Hispaniola, dépourvue de minerai, est vite négligée par les colons espagnols qui la laissent vide. Des boucaniers français s’y installent, malgré plusieurs expéditions militaires espagnoles. Au XVIIe siècle, sous l’autorité du cardinal de Richelieu, l’installation française s’institutionnalise. L’île de la Tortue, au nord ouest d’Hispaniola, devient le siège de la flibuste. Ces aventuriers gagnent peu à peu la « Grande terre » : en 1654, ils créent la première ville de la future Saint-Domingue : Petit-Goâve. Le premier gouverneur de la colonie est Bertrand d’Ogeron, nommé en 1665. Sachant se faire accepter des flibustiers, il organise la colonisation par la venue de Français qui s’engagent à travailler trois ans avant de devenir propriétaires de terres (on les appelait les « 36 mois »). Il favorise la plantation de tabac. Ainsi, il sédentarise une population de boucaniers et de flibustiers peu portée à accepter l’autorité royale jusqu’aux années 1660. Bertrand d’Orgeron attire aussi des colons de Martinique et de Guadeloupe.

Mais en 1670-1690 intervient la crise du tabac et un grand nombre de places furent abandonnées. Les rangs de la flibuste grossissent, les pillages, comme ceux de Vera Cruz en 1683 ou de Campêche en 1686, se multiplient et Jean-Baptiste Colbert, ministre de la Marine, ramene l’ordre en prenant un grand nombre de mesures. Il transfére le gouvernement à Port-de-Paix en 1676. Il encourage la création de plantations d’indigo et de canne à sucre. Le premier moulin à sucre est créé en 1685. Enfin, il réglemente l’esclavage en préparant le Code noir (qui sera promulgué en 1685, après sa mort). L’ensemble des ces actions permet l’essor économique de la colonie.

À la suite du traité de Ryswick de 1697 et à l’accession au trône d’Espagne d’un petit-fils de Louis XIV, les Espagnols renoncent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l’île. La France officialise le nom de Saint-Domingue, pour cette partie. C’est alors que viennent de France de nombreux colons qui développent les plantations ou travaillent dans celles-ci. De 1713 à 1787, 30 000 Français viennent grossir le nombre des colons présents dans la partie Ouest de l’île.

1804 : La révolution d’indépendance

La Révolution française entraîne de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles comme à Saint-Domingue. Le plus important est la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l’abolition de l’esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, décision avalisée et généralisée à l’ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard.

Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses. La promulgation d’une constitution autonomiste provoque une réaction de la France : Napoléon Bonaparte, sous l’influence des Créoles (Français – et Espagnols – nés sur l’une des îles des Antilles, plus tard en Louisiane aussi) et des négociants, envoie une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le général Leclerc avec pour mission de démettre Louverture et rétablir l’esclavage. Mais, après quelques victoires, l’arrestation et la déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises commandées par Rochambeau sont battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines.

Au terme d’une double bataille pour la liberté et l’indépendance, remportée par d’anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, la Déclaration d’indépendance[6] du pays est proclamée le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti est donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l’esclavage.

De 1804 à 1990

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Dessalines

Dessalines est proclamé gouverneur à vie par ses troupes. L’histoire rapporte qu’il exécuta certains blancs restés sur l’île et gouverne en despote. Il est assassiné à son tour le 17 octobre 1806. Le pays se divise alors en deux, un royaume au nord avec Henri Christophe et une république au sud avec Alexandre Pétion.

En 1822, le président Jean Pierre Boyer réunifie les deux parties Nord et Sud et conquiert la partie est de l’île, colonie espagnole.

Le président Pétion initie des négociations pour la reconnaissance d’Haïti en 1814. Elles durent jusqu’en 1824. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X promulgue une ordonnance qui reconnaissait l’indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).

Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des Haïtiens, la République dominicaine se déclare à nouveau indépendante.

Une longue succession de coups d’État suit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cesse d’être contesté par des factions de l’armée, les élites mulâtre et noires, et la classe marchande, désormais composée majoritairement d’étrangers (Allemands, Américains, Français et Anglais). Le pays s’appauvrit, peu de chefs d’État se préoccupent de son développement. Dès que le pouvoir se fragilise, des révoltes armées se déclenchent, entretenues par les candidats à la succession.

En 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République : il transforme le pays en empire d’Haïti le 25 août 1849 et devient Faustin Ier. Despote, il fuit le pays suite à un soulèvement populaire en 1859.

Au début du XXe siècle, le pays est en état d’insurrection quasi-permanente. Cet état de fait favorise l’invasion de l’île par les troupes du président Wilson en 1915 pour contrer l’influence de l’Empire allemand. Les États-Unis occupent l’île de 1915 à 1934. Après le départ des américains, l’instabilité politique (entre militaires et populistes) reprend, et ne s’achève qu’à partir de 1957 avec la dictature de la famille Duvalier jusqu’en 1986. Partisan de la lutte contre les mulâtres, François Duvalier, le père (alias « Papa Doc »), assied son pouvoir personnel sur la délation et alimente la terreur à l’aide de ses partisans surnommés tontons macoutes, véritable escadrons de la mort. La dictature des Duvalier est responsable de nombreuses tueries, de massacres d’opposants et de la population civile tel celui de la ville de Jérémie, connu sous le nom « vêpres Jérémiennes » en 1964. De nombreux Haïtiens s’exilent, notamment aux États-Unis et au Canada. Après avoir fait face à plusieurs coups d’état, son fils Jean-Claude (alias « Baby Doc ») est finalement chassé par une insurrection populaire en 1986 et la démocratie s’établit peu à peu après le déchoucage des notabilités compromises avec le régime précédent.

Les guerres éclatent en Europe et se prolongent sur les mers jusqu’aux Antilles et aux Caraïbes. En 1756, le commerce est paralysé. Un grand nombre de colons et leurs familles quittent Saint-Domingue pour la Louisiane, où ils s’installent dans des Postes établis par la France et administrés par des militaires.

Vers 1790, Saint-Domingue, est la colonie française la plus riche de toute l’Amérique grâce aux profits immenses de l’industrie sucrière et de celle de l’indigo générés par le travail des esclaves. Des dizaines de milliers d’Africains avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries. Leur sort est juridiquement encadré par le code noir, mais, dans les faits, ils subissent des traitements souvent pires que ceux dudit code. Leur nombre (400 000) est dix fois plus élevé que celui des blancs.

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Depuis 1990

Élection d’Aristide (1990-1994)

Le populiste Jean-Bertrand Aristide remporte les élections de décembre 1990 que d’ailleurs Aristide qualifie de Coup d’Etat électoral. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d’État mené par Raoul Cédras et des militaires (soutenus par la bourgeoisie d’affaires et par les États-Unis) le corrige jusqu’aux os dès le mois de septembre. Aristide s’exile aux États-Unis. Pendant trois ans les milices (elles aussi soutenues par les États-Unis) « nettoient » la population en intimidant et en assassinant les leaders syndicaux et responsables locaux qui avaient constitué la base de la résistance aux Duvalier et l’appui à l’élection d’Aristide. La plus importante de ces forces paramilitaires, le FRAPH, avait été fondé par le pion local de la CIA, Emmanuel Constant.

Retour d’Aristide au pouvoir (1994-1996)

En 1994, Aristide est rétabli au pouvoir par l’administration de Bill Clinton, lors de l’opération « Rétablir la démocratie »à la condition qu’il renonçât à récupérer les années perdues lors de l’intermède militaire et qu’il se pliât à un programme néolibéral, surnommé “plan de la mort” par les haïtiens. Il s’agissait en fait du programme de son opposant lors des dernières élections, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, Marc Bazin. Son retour fut par ailleurs marqué par le démantèlement de l’armée jugée responsable de l’instabilité politique.

Premier mandat de Préval (1996-2001)

Aristide quitte la présidence en 1996 et René Préval lui succède. Malgré son appartenance à Lavalas, le parti d’Aristide, il n’est soutenu que du bout des lèvres par l’ancien président. Il applique immédiatement le plan américain, ce qui provoque un véritable tollé dans l’île.

Second mandat d’Aristide et règne des chimères (2000-2004)

Aristide est réélu en 2000, avec une abstention estimée à 90% par l’ONU. Après plusieurs mois de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France (avec l’intervention de Régis Debray et Véronique de Villepin-Albanel) et les États-Unis, Aristide est obligé, lors du Coup d’État du 29 février 2004, de quitter le pays avec un commando des forces spéciales des États-Unis. Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assure ensuite le pouvoir par intérim.

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Second mandat de PREVAL (depuis 2006)

En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l’appui de manifestations populaires, René Préval est élu.

Séisme de 2006

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l’échelle de Richter frappe l’ouest d’Haïti et notamment sa capitale, Port-au-Prince. Il est suivi de plus d’une centaine de répliques. Il s’agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l’histoire d’Haïti, allant jusqu’à désorganiser totalement le fonctionnement de l’État, à l’image de l’effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs cadres du gouvernement. Le président Préval et son Premier ministre Jean-Max Bellerive y échappent de peu. De plus, des milliers de détenus alors incarcérés à la prison de Port-au-Prince se sont échappés, suite à l’effondrement de celle-ci, fragilisant encore plus une situation sécuritaire déjà précaire.

La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) fut également dévastée par l’écroulement de son quartier général à Port-au-Prince : plus de 150 casques bleus dont le chef de mission Hédi Annabi et son adjoint sont morts ou portés disparus. Le bilan de ce cataclysme sismique s’élève, au 24 février 2010, à plus de 300 000 morts, 300 000 blessés et 1 000 000 de sans-abri. Mais le général Ken Keen, qui dirige la force spéciale américaine en Haïti, a évoqué celui de 150 000 à 200 000 morts comme « hypothèse de travail ». Barack Obama parle « de la plus grande catastrophe humanitaire qu’aient eu à gérer les États-Unis d’Amérique ». Les États-Unis y ont dépêché sur place 16 000 militaires, l’Union européenne 1 500.

Étant donné qu’il sera impossible de déblayer tous les gravats à courte échéance, les autorités haïtiennes envisagent de reconstruire plusieurs quartiers de Port-au-Prince aux alentours de la capitale haïtienne.

Le 20 janvier 2010, à six heures (heure locale), une réplique de magnitude 6,1 sur l’échelle de Richter, ressentie à soixante kilomètres à l’ouest de la capitale en ruine, frappe à nouveau le pays.

Le 22 janvier 2010, un effort « mondial » (mobilisant notamment le Canada, les États-Unis, la France…) est consenti afin de recueillir plus d’un milliard de dollars dans un fonds d’aide.

Le 16 février 2010, le coût de reconstruction de la capitale haïtienne et de ses environs est estimé entre huit et quatorze milliards de dollars.

 Épidémie de choléra

En octobre 2010, dans des circonstances peu claires, une épidémie de choléra a fait son apparition, ce sont les forces de l’ordre ou du moins les mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qui l’a apportée dans le pays ; la contamination commence le 19 octobre dans les départements d’Artibonite et du Centre où les cinq premiers cas sont recensés ; la consommation d’eau impropre du fleuve Artibonite en serait à l’origine.

Au 5 janvier 2011, on dénombrait 3 184 morts dues au choléra.

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Président Michel MARTHELY

POLITIQUE

Haïti est une république démocratique. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens âgés de dix-huit ans et plus.

Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : le Sénat et la Chambre des députés. Le chef de l’exécutif est le président de la République Michel Martelly. Le chef du gouvernement est le Premier ministre Garry Conille.

Le Premier ministre ne peut être révoqué par le président de la République, mais peut être interpellé par le Sénat et renvoyé après un vote de censure par ce dernier.

Haïti est divisée en 10 départements, 41 arrondissements, 133 communes et 565 sections communales.

Il existe aussi ce qui est couramment appelé le « onzième département », représentant les quelque deux millions d’Haïtiens vivant à l’extérieur du pays : la diaspora haïtienne.

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Pour en savoir plus, source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha%C3%AFti

26 octobre, 2010

La Grenade, l’île aux épices – Grenada, spices island

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 10:26

Drapeau de Grenade

La Grenade, en anglais Grenada, est un pays des Antilles situé au nord de Trinité-et-Tobago, à 200 km au nord du Venezuela. D’une superficie de 350 km², cette île compte environ 90 343 habitants (en 2008). Saint-Georges en est la capitale. Ses habitants sont les Grenadins.

La Grenade a été surnommée « l’île aux épices » pour ses bâtonnets de cannelle, clous de girofle, son curcuma et surtout sa noix de muscade et son macis.

En 2004, le pays a fait la une de l’actualité suite au passage de l’ouragan Ivan.

 Grenada's capital, St George's viewed from the fort.

Grenada’s capital, St George’s viewed from the fort

Histoire

Avant l’arrivée de Christophe Colomb, en 1492, l’île était habitée par les Caraïbes. Christophe Colomb baptisa cette île Concepción. Une compagnie fondée par le cardinal français Richelieu acheta l’île aux Anglais en 1650. Grenade resta sous domination française jusqu’en 1762. Grenade devint officiellement britannique en 1763 par le traité de Paris qui met fin à la Guerre de Sept ans. Les Français se réemparèrent de l’île en 1779, mais les Britanniques la reprirent peu après. En effet, les deux camps signèrent le traité de Versailles en 1783. Provoquée par Victor Hugues une révolte pro-française éclata en 1795 mais fut matée par les troupes britanniques.

De 1958 à 1962, la Grenade devint une province de la Fédération des Indes occidentales qui éclata rapidement.

L’île accéda à l’indépendance le 7 février 1974 sous Eric Gairy. Mais le gouvernement de celui-ci devint progressivement autoritaire, déclenchant un coup d’État en 1979 par le populaire et charismatique leader populiste Maurice Bishop. Bishop n’organisa pas d’élections et sa politique socialiste le rapprocha considérablement des communistes de Cuba. Ceci était dérangeant pour les pays voisins, comme Trinité-et-Tobago, la Barbade, la Dominique et surtout les États-Unis. Au sein du gouvernement socialiste, des dissensions entre une section pro-soviétique loyale à Moscou et les partisans de Bishop conduisirent à l’arrestation de ce dernier. Il fut exécuté le 19 octobre 1983, l’armée (dominée par les éléments pro-soviétiques) prenant le pouvoir.

Intervention Américaine

Six jours après la prise de pouvoir par l’armée en octobre 1983, la Grenade était envahie par une coalition menée par les États-Unis, une opération nommée Urgent Fury. Cette intervention fut demandée par l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECE). La requête fut rédigée à Washington. L’opération fut le plus grand déploiement américain depuis la guerre du Vietnam.

La guerre fut rapide et la coalition américaine (7 000 soldats américains et 300 hommes d’Antigua, la Barbade, la Dominique, la Jamaïque, Sainte-Lucie et Saint-Vincent, qui n’ont pas participé aux combats) vint rapidement à bout des forces grenadiennes (1 200 soldats, assistés par 784 Cubains et quelques instructeurs provenant d’URSS et d’autres pays communistes). Une partie des Cubains présents étaient en fait des ouvriers travaillant à la construction d’un grand aéroport sur l’île, qui avaient reçu un bref entraînement militaire. Cet aéroport (l’actuel aéroport Point Salines de St George’s) fut achevé par les États-Unis plus tard.

Le président américain Ronald Reagan avait lancé l’attaque notamment pour assurer la sécurité des étudiants américains présents. Il apparaît aujourd’hui pour la plupart des observateurs que rien ne menaçait réellement ces étudiants, et que le traumatisme de la prise d’otage de Téhéran a causé cette réaction forte des États-Unis. Il faut également relever que deux jours auparavant, le 23 octobre 1983, un attentat meurtrier à Beyrouth contre une caserne américaine (concomitant à l’attentat du Drakkar) avait meurtri les États-Unis. Les États-Unis n’étaient pas favorables à l’établissement d’un nouveau relais communiste aux Amériques. Ronald Reagan avait notamment dénoncé la construction de l’aéroport de Point Salines avec l’aide de Cuba, affirmant qu’il avait un objectif militaire.

La reine Élisabeth II, chef d’État de la Grenade, a vivement dénoncé l’invasion, tout comme les Nations unies (veto américain au Conseil de sécurité, et 108 contre 9 à l’Assemblée générale). Le bilan de l’invasion fut de 19 soldats américains, 45 soldats grenadiens et 25 Cubains tués. De nombreux civils ont également été tués (au moins 24 recensés, peut-être plus de 100 en réalité). Par exemple, un hôpital psychiatrique fut bombardé à la place d’un quartier général militaire. Des élections furent tenues en 1984, et virent la victoire des pro-Américains.

Le 6 septembre 2009, l’ancien vice-Premier ministre Bernard Coard et six autres hommes ont recouvré la liberté après quelque 26 ans derrière les murs d’une prison datant du XVIIe siècle.

 Politique

La Grenade est une monarchie parlementaire multipartite où le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. Les institutions politiques et judiciaires sont largement inspirées de la Common Law britannique.

La reine d’Angleterre, chef de l’État officielle, depuis le 06 février 1952, est représentée par un gouverneur général depuis le 09 août 1996 qui agit sur conseil du Premier ministre, The Hon Tillman Thomas du CDN (09 juillet 2008) et du cabinet. Le gouverneur général nomme le président de la Cour suprême après avoir consulté le Premier ministre et le leader de l’opposition. Il nomme les autres juges en entente avec une commission judiciaire.

Le Premier ministre est le leader du parti majoritaire. Lui et son gouvernement répondent politiquement de leurs actes devant le Parlement, en accord avec le système de Westminster.

Le Parlement est composé de deux chambres. La Chambre des représentants compte 19 membres élus pour 5 ans dans des circonscriptions à siège unique. Le Sénat compte 13 membres dont 10 sont nommés par le gouvernement et 3 par l’opposition.

La plus haute instance judiciaire est le Privy Council du Royaume-Uni. La Grenade est par ailleurs membre de la Cour suprême de la Caraïbe orientale.

Way up north, fishing village

Way up north, fishing village

La Grenade, Grenada in English, is a Caribbean country located north of Trinidad and Tobago, 200 km north of Venezuela. Covering an area of 350 sq km, this island has about 90,343 inhabitants (2008). St. George is the capital. Its inhabitants are Grenadines.

Grenada has been dubbed the « Spice Island » for its cinnamon sticks, cloves, turmeric and his especially his nutmeg and mace.

In 2004, the country has made the headlines following the passage of Hurricane Ivan.

History

Before the arrival of Christopher Columbus in 1492, the island was inhabited by the Caribs. Christopher Columbus named the island Concepcion. A company founded by Cardinal Richelieu, French purchased the island from the English in 1650. Grenada remained under French rule until 1762. Granada officially became British in 1763 by the Treaty of Paris ending the Seven Years War. The French réemparèrent the island in 1779, but the British took it back shortly thereafter. Indeed, both sides signed the Treaty of Versailles in 1783. Caused by Victor Hugues pro-French revolt broke out in 1795 but was quelled by British troops.

From 1958 to 1962, Grenada became a province of the West Indies Federation which broke quickly.

The island gained independence February 7, 1974 by Eric Gairy. But the government of it gradually became authoritarian, triggering a coup in 1979 by the popular and charismatic populist leader Maurice Bishop. Bishop does not hold elections and socialist politics considerably nearer the communists in Cuba. This was disturbing to neighboring countries such as Trinidad and Tobago, Barbados, Dominica, and especially the United States. Within the socialist government, a section of dissension between pro-Soviet Moscow and loyal supporters of Bishop led to the arrest of the latter. He was executed October 19, 1983, the army (dominated by pro-Soviet elements) taking power.

American intervention

Six days after taking power by the army in October 1983, Grenada was invaded by a coalition led by the United States, an operation called Urgent Fury. This intervention was requested by the Organization of Eastern Caribbean States (OECS). The petition was drafted in Washington. The operation was the largest U.S. deployment since the Vietnam War.

The war was quick and the U.S. coalition (7000 U.S. soldiers and 300 troops from Antigua, Barbados, Dominica, Jamaica, St. Lucia and St. Vincent, who did not see combat) quickly came to the end Grenadian forces (1200 soldiers, assisted by 784 Cubans and a few instructors from the USSR and other communist countries). A portion of these Cubans were actually workers at the construction of a major airport on the island, which had received a brief military training. This airport (now Point Salines airport of St George’s) was completed by the United States later.

U.S. President Ronald Reagan launched the attack in particular to ensure the safety of American students attend. It now appears to most observers that nothing really threatened these students, and the trauma of the hostage taking in Tehran has caused strong reaction from the United States. It should also be noted that two days ago, October 23, 1983, a deadly attack in Beirut against a U.S. barracks (concomitant with the attack of Drakkar) had battered the United States. The United States did not favor the establishment of a new Communist relay the Americas. Ronald Reagan denounced in particular the construction of the Point Salines airport with the help of Cuba, saying he had a military objective.

Queen Elizabeth II, Head of State of Grenada, has strongly denounced the invasion as the United Nations (American veto in the Security Council, and 108 against 9 in the General Assembly). The balance of the invasion was 19 U.S. soldiers, 45 soldiers and 25 Cubans killed Grenada. Many civilians were also killed (at least 24 identified, perhaps more than 100 in reality). For example, a psychiatric hospital was bombed in place of a military headquarters. Elections were held in 1984, and saw the victory of pro-American.

On 6 September 2009, former Deputy Prime Minister Bernard Coard and six other men were released after some 26 years behind prison walls dating from the seventeenth century.

 Politics

Grenada is a multiparty parliamentary monarchy where the Prime Minister is the head of government. Executive power is held by the government while legislative power is shared between the government and parliament. The judiciary is independent of both. The political and judicial institutions are based largely on British Common Law.

The queen of England, the head of state official, since February 6, 1952, is represented by a Governor-General since August 9, 1996 acting on the advice of the Prime Minister, The Hon Tillman Thomas of the NDC (09 July 2008) the firm. The Governor General appoints the President of the Supreme Court after consulting the Prime Minister and the Leader of the Opposition. He appoints the other judges in agreement with a judicial commission.

The Prime Minister is the leader of the majority party. He and his government address politically accountable to Parliament, in agreement with the Westminster system.

Parliament consists of two rooms. The House of Representatives has 19 members elected for 5 years in single-seat constituencies. The Senate has 13 members including 10 appointed by the government and 3 by the opposition.

The highest court is the Privy Council of the United Kingdom. Grenada is a member of the Supreme Court of the Eastern Caribbean.

Sun set over Grand Anse beach

Sun set over Grand Anse beach

26 juillet, 2010

Saint-Vincent et Les Grenadines

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 11:29

stvincent.bmpDrapeau de Saint-Vincent-et-les Grenadines

Capitale:  Kingstown
Population:  116 394 habitants (est. 2002)
Langue officielle: anglais (de facto)
Groupe majoritaire: créole (98 %)
Groupes minoritaires:  anglais et langues immigrantes
Système politique: monarchie constitutionnelle de type britannique
Articles constitutionnels (langue): art. 3, 8, 15 et 25 de la Constitution du 26 juillet 1979 
Lois linguistiques:
  aucune

Saint-Vincent-et-les-Grenadines est un petit État indépendant des Antilles; il est constitué de l’île de Saint-Vincent (la plus grande du pays) et des îles septentrionales de l’archipel des Grenadines (une trentaine de petites îles, dont moins d’une douzaine sont habitées).

Les îles des Grenadines les plus importantes sont Bequia, Canouan, Moustique, Mayreau et Union. La superficie totale du pays est de 389 km², l’île de Saint-Vincent représentant 344 km², les Grenadines, seulement 45 km². 

Le pays fait partie des Îles-du-Vent dans la mer des Caraïbes du Sud-Est et se situe au sud de Sainte-Lucie et au nord de La Grenade (voir la carte des Antilles). La Grenade, Sainte Lucie, la Dominique et les Antilles françaises font également partie des Îles-Sous-le-Vent.  La capitale et port principal, Kingstown, est située sur la côte sud-ouest de l’île de Saint-Vincent. Le pays est divisé en six paroisses (parishes): Charlotte, Grenadines, Saint Andrew, Saint David, Saint George et Saint Patrick.

La population de Saint-Vincent-et-les-Grenadines comprenant des Saints-Vincentais et des Grenadins , qui représentait 115 942 habitants en 2001, est composée de Noirs (66 %), de Mulâtres (19 %), d’Indiens (6 %), d’Amérindiens (2 %), de Blancs (3,5 %) et d’autres groupes (3,5 %). La majorité de la population (92 %) est concentrée dans l’île de Saint-Vincent, notamment près de la côte sud où se trouve Kingston, les Grenadines ne comptant que pour environ 8 % de la population totale.

L’anglais est la langue officielle et parlée par presque tous les habitants comme langue seconde. Dans leur vie quotidienne, la plupart des Saint-Vincentais parlent un créole à base d’anglais appelé anglais vincentais ou «English Vincy». Le créole vincentais suit les règles de grammaire dérivées à la fois de l’anglais et des langues africaines; son vocabulaire comprend des mots anglais, mais aussi français, espagnols, caraïbes et africains.

Le créole vincentais n’est plus senti comme une langue dévalorisée, car il correspond à l’identité nationale du pays, en particulier chez les jeunes. Les écoles qui, depuis toujours, interdisaient l’usage du créole, encouragent maintenant son usage dans des activités théâtrales, littéraires et oratoires, tout en maintenant l’unilinguisme anglais comme langue d’enseignement. 

Il y a encore quelques décennies, on comptait beaucoup de Saint-Vincentais parlant le French patois, un créole à base lexicale de français, mais il est aujourd’hui pratiquement disparu, comme ce fut la cas à La Grenade et à Trinité-et-Tobago. La langue caraïbe des Amérindiens est également éteinte.

L’île de Saint-Vincent fut d’abord habitée par les Amérindiens cibonay (Cigayos) en provenance d’Amérique du Sud il y a environ 5000 ans avant notre ère. Un autre peuple amérindien venu du Venezuela, les Arawaks,  leur succéda vers le IIIe siècle de notre ère avant d’être à son tour supplanté par les Caraïbes, un  peuple guerrier venu au XIVe siècle d’Amérique du Sud par le nord. 

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Le pays des Caraïbes

L’île de Saint-Vincent fut probablement explorée par Christophe Colomb qui lui a donné le nom de Saint-Vincent en 1498. Cependant, la colonisation du pays ne débuta qu’au XVIIIe siècle, les Caraïbes ayant réussi à protéger Saint-Vincent (alors le Yurumein) de la présence européenne. En 1660, un traité franco-anglo-caraïbe garantit aux Caraïbes l’entière propriété des îles de la Dominique et de Saint-Vincent. 

En 1675, un bateau hollandais chargé d’esclaves fit naufrage au large des côtes de Saint-Vincent. Les Caraïbes permirent aux survivants africains de rester sur l’île. Beaucoup d’entre eux épousèrent des Caraïbes, adoptèrent leur langue de la famille arawak, leurs coutumes et s’intégrèrent à leur nouvelle société, provoquant ainsi un métissage afro-amérindien. 

 La patrie des Garifuba

Puis la nouvelle que Saint-Vincent (alors l’île de Yurumein) était devenue un «paradis» pour les esclaves fugitifs (ou marrons) se répandit parmi les Noirs. D’autres évadés arrivèrent et se marièrent avec des Caraïbes, ce qui créa un peuple appelé les Garifuna ou «Caraïbes noirs» ou «Caraïbes rouges» — Black Karibs en anglais; en espagnol: Caribes Negros, par opposition aux Arawaks appelés traditionnellement par les Français Caraïbes rouges; en anglais et en espagnol, les autochtones sont associés aux Asiatiques, d’où le nom de Yellow Karibs en anglais et de Caribes Amarillos ou jaunes en espagnol, mais Caraïbes rouges en français sans doute par association aux Peaux-Rouges du Canada. Mais la tension finit par monter entre les «Caraïbes jaunes» amérindiens (Yellow Karibs), ce qui divisa l’île en 1700. Les Caraïbes jaunes s’installèrent à l’Ouest et les Caraïbes noirs à l’Est. Redoutant d’être dominés par les Caraïbes noirs, les Caraïbes jaunes autorisèrent les Français à s’établir 1719. Les Français envoyèrent des missionnaires parmi les Caraïbes noirs et finirent par établir des relations pacifiques avec les deux peuples caraïbes. Le French patois fit son apparition à cette époque.

Entre 1763 et 1783, la Grande-Bretagne et la France se disputèrent le contrôle de l’île Saint-Vincent, bien que le traité de Paris de 1763 ait reconnu les îles Saint-Vincent et la Dominique comme des îles «neutres». Les Britanniques tentèrent à plusieurs reprises d’occuper Saint-Vincent, mais les Caraïbes noirs se révélèrent de forts bons guerriers et réussirent à les repousser. Ils infligèrent même une cuisante défaite aux Anglais qui durent leur reconnaître le droit d’exister comme «nation indépendante».

Les Britanniques et la déportation des Garifuna

En 1782, le traité de Versailles accorda aux Britanniques la possession de Saint-Vincent. Les Caraïbes et Garifunas furent alors livrés à leurs pires ennemis. Les Britanniques fondèrent des plantations de canne à sucre et firent venir des esclaves africains pour y travailler, ce qui contribua à l’élaboration du créole à base d’anglais. Cependant, les Français encouragèrent les Caraïbes noirs à s’opposer à la colonisation britannique. En 1797, les tribus caraïbes noires, réunies sous le commandement du chef Joseph Chatoyer, repoussèrent les Britanniques le long de la côte ouest vers Kingstown. Toutefois, lorsque Chatoyer fut tué pendant que les Français laissaient tomber leurs alliés, les Caraïbes noirs se rendirent aux Britanniques. 

Ces derniers ne pouvaient accepter que des Noirs soient libres sur une île vaincue et puissent continuer de vivre parmi eux, comme des Blancs. Comme c’était la coutume anglaise à l’époque, il leur fallait liquider ces populations jugées indésirables. Les Anglais pourchassèrent tous les Garifunas pour les emprisonner, brûlant au passages les maisons, prenant le bétail et tuant dans la mêlées des centaines de résistants. Puis, le 15 juillet 1796, Henry Dundas, le secrétaire d’État britannique à la guerre, ordonna au major-général Sir Ralph Abercromby de transporter les 4300 prisonniers garifunas sur l’île déserte de Baliceaux dans les Grenadines, en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Mais sur Baliceaux, la moitié d’entre eux mourut de la fièvre jaune en raison des mauvaises conditions de détention et d’alimentation. Pendant ce temps, les Britanniques continuèrent la chasse à l’homme et détruisirent toutes les cultures de façon à affamer les survivants. 

Afin d’empêcher toute nouvelle résistance, le gouvernement britannique décida finalement de déporter la plupart des Garifunas. Le 26 octobre 1796, les Britanniques embarquèrent sur des bateaux 5080 d’entre eux et, après avoir chassé la garnison espagnole qui occupait l’endroit, les larguèrent sur la petite île hondurienne de Roatán.  Mais, le 11 avril 1797, les Anglais ne laissèrent sur l’île de Roatán que 2248 Garifunas, les autres ayant péri au cours du long voyage. Les Garifunas qui étaient restés à Saint-Vincent furent conduits dans des colonies pour travailler dans le nord de l’île (où leurs descendants demeurent toujours). 

Rappelons que cette pratique de la déportation massive était courante à l’époque, et les Acadiens de la Nouvelle-Écosse au Canada avaient connu le même sort en 1755. En effet, Charles Lawrence, le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, avait justifié la déportation des Acadiens dans une lettre adressée en 1754 aux autorités britanniques:

Comme les Acadiens possèdent les plus belles et les plus grandes terres de cette province, nous ne pourrons nous y installer pour de bon tant que ce sera le cas. […] Je ne puis m’empêcher de penser qu’il serait préférable […] qu’on les chasse.

Comme les Acadiens n’étaient pas des Noirs, on peut croire que la déportation n’était pas justifiée politiquement pour une simple question de race, mais pour s’accaparer gratuitement des terres. Cela dit, les Garifunas ne restèrent pas plus d’une décennie sur Roatán. En bons navigateurs, ils se fabriquèrent des pirogues, puis se dispersèrent sur les côtes du Belize, du Honduras et du Nicaragua, pour devenir dorénavant non plus une nation libre, mais de petites communautés minoritaires. Les Caraïbes restants furent conduits vers des colonies dans le nord de Saint-Vincent où leurs descendants demeurent toujours, mais ils ont perdu leur langue ancestrale.

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La colonisation britannique

Les Britanniques imposèrent l’anglais comme langue officielle et ignorèrent le créole des insulaires saint-vincentais. En 1812, sur l’île Saint-Vincent, une éruption du volcan la Soufrière détruisit les récoltes et des bâtiments de la colonie. Après l’abolition de l’esclavage en 1834, les propriétaires de plantation firent venir des travailleurs de l’Inde orientale comme ouvriers agricoles et comme domestiques. Au cours du XIXe siècle, de nombreux Portugais s’établirent sur l’île comme négociants ou commerçants. En 1898, un cyclone endommagea des cultures et, en 1902, une éruption massive de la Soufrière détruisit des fermes et tua plus de2000 personnes. Au début du XXe siècle, Saint-Vincent demeurait encore sous contrôle britannique, mais l’île obtint la maîtrise croissante de ses affaires internes. En 1925, le gouvernement britannique autorisa la création du Conseil législatif, puis le suffrage universel fut accordé aux adultes en 1951. De 1958 à 1962, Saint-Vincent adhéra à la Fédération des Antilles. En 1969, elle devient un membre autonome des États associés des Antilles. Et c’est le 27 octobre 1979 qu’elle acquit son indépendance dans le cadre du Commonwealth, sous le nom de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Un État indépendant

En 1979, une revendication sécessionniste vit le jour dans l’archipel des Grenadines et provoqua un bref mouvement de révolte dans l’île de l’Union. Le pays est stable depuis lors. En 1984, c’est James F. Mitchell, le dirigeant du Parti national démocratique, qui accéda au pouvoir et dirigea le pays. Malgré de nombreux scandales qui ternirent l’image de son gouvernement, accusé de corruption, James Mitchell fut réélu jusqu’en 2000. Il a été l’artisan d’un tourisme ancé dans la vie des îles, par opposition aux prix forfaitaires et aux grands hôtels. 

La politique linguistique

Comme pour la plupart des autres petits États issus des anciennes colonies britanniques (Jamaïque, Belize, Honduras, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Lucie, Dominique, etc.), la politique linguistique de Saint-Vincent-et-Grenadines s’avère simple et correspond à la non-intervention en matière linguistique. De fait, l’anglais n’est même pas proclamé juridiquement parlant (de jure) comme langue officielle, ni dans la Constitution ni dans une loi. Il a acquis ce statut dans les faits (de facto). L’anglais demeure la langue de l’État saint-vincentais. Cependant, étant donné que la majorité des Saint-Vincentais parlent le créole comme langue maternelle, des «adaptations» sont nécessaires. Les services gouvernementaux sont tous offerts en anglais, mais le créole est largement utilisé dans les communications orales, tant par les fonctionnaires que par les citoyens, surtout dans les zones rurales. L’affichage public est uniquement en anglais.

L’éducation

Le système d’éducation publique a été institué à Saint-Vincent en 1849 par la Grande-Bretagne. Les manuels et les leçons présentaient l’histoire et la culture d’un point de vue britannique. Les examens étaient définis et notés en Grande-Bretagne. La langue anglaise était utilisée exclusivement dans les écoles, ce qui créait un problème pour les élèves qui étaient plus à l’aise en créole vincentais. Depuis l’indépendance, des réformes éducatives ont été introduites, mais l’anglais est resté la langue dd tous les niveaux d’enseignement. Le gouvernement finance toutes les écoles publiques et prescrit des programmes communs dans tous les établissements d’enseignement. L’éducation primaire et secondaire est gratuite, mais non obligatoire. 

L’école primaire connaît quelques problèmes, car environ 25 % des enfants ne terminent pas leur instruction primaire sous prétexte qu’ils doivent travailler pour aider leur famille. Bien que les écoles fonctionnent toute la journée, il arrive que les enfants qu’on envoie déjeuner chez eux ne reviennent pas à l’école, parce qu’ils ont des corvées à faire. Certaines écoles sont surchargées, plusieurs classes se partageant une grande salle.

Au secondaire, l’anglais continue d’être l’unique langue d’enseignement. Moins de la moitié des enfants du pays fréquentent l’école secondaire. Saint-Vincent compte également un certain nombre d’écoles privées où la scolarité est payante. Après l’école secondaire, les étudiants peuvent fréquenter un collège technique, une école d’infirmière ou une école normale d’instituteurs, affiliée à l’Université des Antilles. Les études universitaires se font exclusivement en anglais. Les cours se donnent essentiellement par la University of the West Indies (l’Université des Antilles) fondée en 1948. Il s’agit d’un établissement autonome régional soutenu par 15 États: outre Saint-Vincent-et-les-Grenadines, mentionnons Sainte-Lucie, Anguilla, Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, les îles Vierges britanniques, les îles Caïman, la Dominique, la Grenade, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Christophe-et-Niévès, le Trinidad et Tobago. L’Université West Indies compte trois campus principaux: soit Mona en Jamaïque, Cave Hill à la Barbade et St. Augustine à Trinidad. On comprendra que, dans ces conditions, règne l’unilinguisme anglais dans les établissements universitaires. Certains étudiants plus fortunés vont étudier à l’étranger, habituellement aux États-Unis, au Canada, à Cuba ou en Grande-Bretagne. Les universités cubaines offrent des bourses aux étudiants saint-vincentais.

Les médias

Tous les médias écrits (The Daily Herald et Vincentian) paraissent en anglais. La radio et la télévision diffusent surtout en anglais, mais également en créole vincentais. La seule station de télévision de Saint-Vincent est privée et fonctionne sans interférence de la part du gouvernement. Les antennes paraboliques sont très populaires parmi ceux qui peuvent se les permettre et il existe aussi un système de télévision de câblodistribution nord-américain émettant exclusivement en anglais. Par ailleurs, les raisons sociales des compagnies ainsi que tout l’affichage commercial ne sont qu’en anglais. Visuellement, ce petit État qu’est  Saint-Vincent-et-les-Grenadines est bien un pays de langue anglaise.

La politique linguistique de Saint-Vincent-et-les-Grenadines est bel et bien une politique de non-intervention qui consiste à perpétuer les pratiques en vigueur lors du colonialisme britannique. Les affaires publiques se déroulent en anglais, mais le peuple continue de parler son créole vincentais. Peu de tentatives ont été faites afin de promouvoir l’usage du créole au Parlement, dans l’enseignement et dans les médias. À court terme, on ne voit pas comment ce petit pays pourrait changer de politique, laquelle joue en fait sur un certain bilinguisme anglo-créole.

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St. Vincent and the Grenadines is a little independent state of West Indies, and is composed of the island of St. Vincent (the largest in the country) and the northern islands of the archipelago of the Grenadines (thirty small islands, of which less than a dozen are inhabited). The islands of the Grenadines are the most important Bequia, Canouan, Mustique, Mayreau and Union. The country’s total area is 389 square kilometers, the island of St. Vincent representing 344 km ², the Grenadines, only 45 km ².

The country is part of the Leeward Islands in the Caribbean Sea and South-East is located south of St. Lucia and north of Grenada (see map of the West Indies). Grenada, St. Lucia, Dominica and the French Caribbean Islands are also part-Sous le Vent. The capital and main port, Kingstown, is located on the southwest coast of the island of St. Vincent. The country is divided into six parishes (Parish): Charlotte, Grenadines, Saint Andrew, Saint David, Saint George and Saint Patrick.

The population of St. Vincent and the Grenadines – including Saints Vincent and the Grenadines – which accounted for 115,942 inhabitants in 2001, is composed of blacks (66%) of mulattos (19%), Indians (6%), Indians (2%), whites (3.5%) and other groups (3.5%). The majority of the population (92%) is concentrated in the island of St. Vincent, especially near the south coast where Kingston, the Grenadines accounting for only about 8% of the total population. English is the official language and spoken by almost everyone as a second language. In their daily lives, most Vincentians speak a creole based on English English called Vincentian or « Français Vincy. Vincentian Creole follows the rules of grammar derived from both the English and African languages, its vocabulary includes words English but also French, Spanish, Caribbean and African countries. Vincentian Creole is no longer felt devalued as a language because it is the country’s national identity, particularly among youth. Schools that have always prohibited the use of Creole, now encouraging its use in theatrical, literary and oratory, while maintaining the monolingual English as the language of instruction. There are still a few decades, there were many Vincentians speaking French patois, based creole of French, but it is now virtually disappeared, as was the case in Grenada and Trinidad and Tobago . The Carib language of Indians was also extinguished. The island of St. Vincent was first inhabited by Native Americans cibonay (Cigayos) from South America about 5000 years before our era. Another Native America came from Venezuela, the Arawaks, they succeeded to the third century AD before being supplanted in turn by the Caribbean, a warrior people came to the fourteenth century American South from the north. 

The Caribbean

The island of St. Vincent was probably explored by Christopher Columbus gave the name of St. Vincent in 1498. However, the colonization of the country did not begin until the eighteenth century, the Caribbean has been able to protect St. Vincent (then Yurumein) of the European presence. In 1660, a Franco-Anglo-Caribbean Caribbean guarantees full ownership of the islands of Dominica and St. Vincent.

In 1675, a ship loaded Netherlands slaves was shipwrecked off the coast of St. Vincent. The Caribbean, allowed the survivors to stay on the African island. Many of them married in the Caribbean, adopted their language from the Arawak family, their customs and became integrated into their new society, causing a blending Afro-Amerindian.


The home of Garifuba

Then the news that Saint-Vincent (then Yurumein Island) had become a « haven » for runaway slaves (or brown) spread among blacks. Other escapees arrived and intermarried with the Caribbean, which created a people called the Garifuna or « Black Carib » or « Caribbean Red – Black Kariba in English and in Spanish: Negros Caribs, Arawaks called as opposed to the traditionally French Caribbean red in English and Spanish, the indigenous are associated with Asians, hence the name Kariba Yellow Caribs in English and Spanish Amarillos or yellow, red French Caribbean but probably by association with the Redskins Canada. But eventually the tension mounted between the « Caribbean Yellow » Amerindian (Yellow Kariba), which divided the island in 1700. The Caribbean Yellow settled in the west and the Black Caribs to the east. Fearful of being dominated by the Black Caribs, Caribbean yellow authorized him to settle the French 1719. The French sent missionaries among the black Caribbean and eventually establish peaceful relations with the two Caribbean nations. The French patois appeared at that time.

Between 1763 and 1783, Britain and France fought over control of the island of St. Vincent, although the Treaty of Paris of 1763 had recognized the islands of St. Vincent and Dominica as « islands » neutral.  » The British tried repeatedly to occupy St. Vincent, but the Black Caribs proved strong and good fighters managed to repel them. They also inflicted a crushing defeat to the English who had to recognize their right to exist as « an independent nation. »

The British and the deportation of the Garifuna

In 1782, the Treaty of Versailles gave the British possession of St. Vincent. The Caribs and Garifuna were then delivered to their worst enemies. Founded the British plantations of sugar cane and African brought slaves to work, which contributed to the development of English-based Creole. However, the French encouraged the Black Caribs to oppose British rule. In 1797, black Caribbean tribes, united under the command of Chief Joseph Chatoyer, drove the British along the coast west to Kingstown. However, when Chatoyer was killed while the French let down their allies, the Black Caribs surrendered to the British.

They could not accept that blacks are free on an island conquered and can continue to live among them, as whites. As was the English custom at the time, they must liquidate these people considered undesirable. The English chased all the Garifuna jail for burning the passages houses, killing livestock and taking in the mixed hundreds of resisters. Then, July 15, 1796, Henry Dundas, the British Secretary of State for War, ordered Major-General Sir Ralph Abercromby carrying 4300 prisoners on the Garifuna Baliceaux desert island in the Grenadines, pending a decision on their fate. But on Baliceaux half of them died of yellow fever due to poor prison conditions and diet. Meanwhile, the British continued the manhunt, and destroyed all the crops to starve the survivors.

To prevent further resistance, the British government finally decided to deport most of the Garifuna. On October 26, 1796, the British embarked on boats between them and 5080, after ousting the Spanish garrison which occupied the place, cast off on the small Honduran island of Roatan. But April 11, 1797, the English left on the island of Roatan in 2248 as Garifuna, the others having perished during the long journey. The Garifuna who remained in St. Vincent were brought into the colonies to work in the north of the island (where their descendants still remain).

Recall that the practice of mass deportation was common at the time, and the Acadians of Nova Scotia in Canada had suffered the same fate in 1755. In fact, Charles Lawrence, the Lieutenant Governor of Nova Scotia, had justified the deportation of the Acadians in a letter to the British authorities in 1754: Like the Acadians have the most beautiful and largest land in this province, we will not install in earnest as this will be the case. [...] I can not help thinking it would be better [...] you hunt.

There are Acadians were not blacks, they may believe that the deportation was not justified politically to a simple question of race but to grab free land. However, the Garifuna do not remain more than a decade on Roatan. Like good sailors, they made for themselves in canoes, and then dispersed on the coast of Belize, Honduras and Nicaragua, to become now no longer a free nation, but small minority communities. The remaining were taken to Caribbean colonies in the north of St. Vincent, where their descendants remain, but they have lost their ancestral language.

British colonization

The British imposed English as the official language and failed Creole island St. Vincent. In 1812, the island of St. Vincent, Soufriere volcano eruption destroyed crops and buildings of the colony. After the abolition of slavery in 1834, the plantation owners did bring in workers from eastern India as laborers and domestic servants. During the nineteenth century, many Portuguese settled on the island as merchants or traders. In 1898, a cyclone damaged crops and in 1902, a massive eruption of the Soufriere destroyed farms and killed more people de2000. At the beginning of the twentieth century, Saint Vincent was still in British hands, but the island gained increasing control of its affairs. In 1925, the British government authorized the creation of the Legislative Council, and universal suffrage was granted to adults in 1951. From 1958 to 1962, joined St. Vincent in the West Indies Federation. In 1969, she became an independent member of the West Indies Associated States. And it is October 27, 1979 it acquired its independence within the Commonwealth under the name of St. Vincent and the Grenadines.

An independent state

In 1979, a secessionist claim was born in the Grenadine Islands and caused a brief revolt in the island of the Union. The country is stable since then. In 1984, James F. Mitchell, leader of the National Democratic Party, which came to power and ruled the country. Despite several scandals that tarnished the image of his government, accused of corruption, James Mitchell was re-elected until 2000. He was the architect of a tourism aunched in island life, as opposed to fixed prices and major hotels.

Language policy
 

Like most other small countries from the former British colonies (Jamaica, Belize, Honduras, Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, Dominica, etc..), The language policy of Saint Vincent and the Grenadines s proves simple and corresponds to the non-intervention in matters of language. In fact, English is not even declared legally speaking (de jure) as an official language, nor in the Constitution or a law. He has acquired this status in practice (de facto). English remains the language of the St. Vincent. But since the majority of Vincentians speak Creole as mother tongue, what adaptations are needed. Government services are all offered in English, but Creole is widely used in oral communications, both by officials and by citizens, especially in rural areas. The public display is only in English.

Education

The public education system was established in St. Vincent in 1849 by Great Britain. The textbooks and lessons presented the history and culture of a British perspective. The examinations were defined and recorded in Great Britain. English was used exclusively in schools, which created a problem for students who were more comfortable in Vincentian Creole. Since independence, education reforms were introduced, but English remains the language dd all levels of education. The government funds all public schools and prescribes joint programs in all schools. The primary and secondary education is free but not compulsory.

The elementary school is experiencing some problems, because about 25% of children do not complete their primary education under the pretext that they must work to support their families. Although schools operate all day, sometimes they send the children lunch at home do not return to school because they have chores to do. Some schools are overcrowded, many classes are sharing a large room.

In high school English continues to be the sole language of instruction. Less than half of the nation’s children attend school. St. Vincent also has a number of private schools where tuition is charged. After high school, students can attend a technical college, a school nurse or a teacher training college, affiliated with the University of West Indies. University studies are exclusively in English. The courses are taught primarily by University of West Indies (UWI), founded in 1948. It is an autonomous institution supported by 15 regional countries: besides Saint Vincent and the Grenadines include St. Lucia, Anguilla, Antigua and Barbuda, Bahamas, Barbados, Belize, British Virgin Islands , Cayman Islands, Dominica, Grenada, Jamaica, Montserrat, Saint Kitts and Nevis, Trinidad and Tobago. The University West Indies has three main campuses: Mona in Jamaica is, Cave Hill in Barbados and St. Augustine in Trinidad. Understandably, in these conditions, the prevailing unilingual English in academic institutions. Some students are more fortunate to study abroad, usually in the United States, Canada, Cuba and Great Britain. Cuban universities offer scholarships to students in St. Vincent.

Media

All print media (The Daily Herald and Vincentian) appear in English. Radio and television broadcast mainly in English but also in Vincentian Creole. The only television station in St. Vincent is private and operates without interference from the government. Satellite dishes are very popular among those who can afford them and there is also a cable television system in North America emits only in English. Moreover, companies and social reasons that all commercial signs are in English. Visually, this small state that is St. Vincent and the Grenadines is a country of English.

The language policy of Saint Vincent and the Grenadines is indeed a policy of non-intervention is to perpetuate the practices during British colonialism. Public affairs are conducted in English, but people continue to speak his Vincentian Creole. Few attempts have been made to promote the use of Creole in Parliament, in education and the media. In the short term, we do not see how this small country could change its policy, which actually plays on a bilingual English-Creole.

25 juin, 2010

Petite Martinique

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 18:33

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L’île de Petite Martinique appartient à l’archipel des Grenadines mais a rejoint l’état de la Grenade en 1974. L’île est d’origine volcanique, son sommet culminant à 230 mètres, et est toute petite, puisque vous pouvez en faire le tour à la marche en une heure.

Les habitants de l’île qui sont moins d’un millier, ont un patrimoine culturel très particulier tout en possédant un des plus haut revenu par habitant de toutes les Antilles. Les hommes, ont toujours eu la réputation d’être d’excellents marins et de tous temps les grandes compagnies de cargo ont cherché à les recruter.

Comme dans l’île voisine de Carriacou, Petite Martinique possède son Big Drum dance, musique composée de rythmes importés par les esclaves africains. Vous aurez peut-être également la chance d’assister à la cérémonie d’un mariage traditionnel où vous découvrirez la danse du gâteau et la danse des drapeaux, qui sont des rituels uniques à Petite Martinique.

Le village principal, Madame Pierre, s’appelle ainsi car c’était le nom de l’épouse du propriétaire français de l’île au XVIIe siècle. Vous y trouverez une poste, une banque, une école, une église, un centre de soin et une station essence. Après ça, vous pourrez découvrir le reste de l’île.

On ne visite pas Petite Martinique pour ses plages mais surtout pour cet art de vivre très décontracté que l’on retrouve au sein de la population. Entre la plongée sous-marine, les pique-niques et tout simplement la détente en regardant le coucher du soleil, vous trouverez un moyen de vous adapter très vite. Enfin, ne manquez pas de grimper le plus haut sommet de l’île qui a 230m vous permettra d’avoir une vue inoubliable sur la mer des Caraïbes et les îles environnantes.

Petite Martinique est d’origine volcanique , de forme conique , avec la plus haute colline de la « Piton » , s’élevant à 756 pieds d’altitude . La mer des Caraïbes baigne les côtes sur le côté ouest de l’île et le dramatique de l’Atlantique se gonfle briser sur la côte orientale . La plage principale située sur le côté ouest de l’île contient deux quais . Un privé qui appartient à la société d’économie de carburant B & C et l’autre appartient au Gouvernement de la Grenade.

La plupart des habitants sont à la fois africains et européens de descente , ainsi que le mélange d’une riche culture africaine avec des compétences européennes pour faire une forte communauté tricotée , une communauté qui s’occupe de l’autre , de plus en plus ensemble comme un seul peuple , passant continuellement leurs compétences et de la culture leurs enfants qui lui permet de « rester en vie »

Les habitants de l’île sont d’une communauté de pêcheurs qui vend son poisson à la partie continentale de la Grenade et aussi à l’île française de Martinique. Les poissons de grande taille des bateaux de pêche pour le thon et le vend à la Grenade et de là il est ensuite expédié aux États-Unis , tandis que les plus petits bateaux de pêche du poisson pour le vivaneau , le mérou et autres petits poissons qui seraient sur leur liste . Ce sont portées à la Martinique où ils sont collectés par des agents de pêche, puis envoyé en France . A la demande du marché élevé que la population de Petite Martinique espère ne mourra jamais .

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The island of Petite Martinique is part of the Grenadine Islands but has joined the state of Grenada in 1974. The island is volcanic in origin, its highest peak at 230 meters, and is very small, since you can go around walking in one hour.

The inhabitants of the island that are less than a thousand, have a very particular cultural heritage while having one of the highest income per capita of all the Caribbean. Men have always had the reputation of being excellent sailors and all time the great ship companies have sought to recruit them.As in the neighboring island of Carriacou, Petite Martinique has its Big Drum dance, music composed in rhythms imported by African slaves.

You may also be lucky enough to attend the ceremony of a traditional marriage where you find the cake and dance the dance of the flags, which are rituals unique to Petite Martinique.  

The main village, Ms. Pierre, called so because it was the name of the wife of the French owner of the island in the seventeenth century. You’ll find a post office, bank, school, church, a care center and a gas station. After that, you can discover the rest of the island.We do not visit Petite Martinique for its beaches but also for this very relaxed way of life found within the population.

From scuba diving, picnicking and just relaxing while watching the sunset, you will find a way to adapt very quickly. Finally, do not miss to climb the highest peak of the island which has 230m you will have an unforgettable view of the Caribbean Sea and surrounding islands.

Petite Martinique is volcanic in origin, conical, with the highest hill of the « Piton », amounting to 756 feet. The Caribbean Sea laps the shores on the west side of the island and the dramatic Atlantic swells break on the east coast. The main beach on the west side of the island contains two docks. A private company which belongs to the fuel-saving B & C and the other belongs to the Government of Grenada.

Most people are both African and European descent, as well as a rich mixture of African culture with European powers to make a strong knit community, a community that looks after the other, more together as one people, continually passing skills and culture of their children allows him to « stay alive »

The Islanders are a community of fishermen who sells his fish to the mainland of Grenada and also to the French island of Martinique. The large fish boats fishing for tuna and sells it to Grenada and from there it is then shipped to the United States, while the smaller fishing vessels fish for snapper, grouper and other small fish that would be on their list. They are brought to Martinique where they are collected by fishery officers, then sent to France. A high market demand as the population of Petite Martinique hopes will never die.

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19 novembre, 2009

La Barbade

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 17:43

Armoiries de la BarbadeDrapeau de la Barbade 

 La Barbade (Barbados en anglais) est une île nation située à la frontière de la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique. Pendant plus de trois siècles, la Barbade a été sous la domination britannique et le Souverain du Royaume Uni en est encore le chef de l’État. Situé à environ 13° nord de l’équateur et 59° ouest du méridien de Greenwich, la Barbade est considérée comme faisant partie des Petites Antilles. Les îles les plus proches sont l’île Saint-Vincent-et-les Grenadines et Sainte-Lucie, à l’ouest. Au sud, se trouve Trinité-et-Tobago – avec qui la Barbade partage désormais une frontière maritime fixe et officielle – et la côte sud-américaine. La superficie totale de la Barbade est d’environ 430 kilomètres carrés (166 miles carrés), et est principalement de faible altitude, avec les pics les plus élevés à l’intérieur du pays.

Le point le plus élevé de la Barbade est le mont Hillaby dans la paroisse de Saint Andrew. La composition géologique de la Barbade est d’une origine non-volcanique et est principalement de calcaire et de coraux formés par la subduction de la plaque sud-américaine en collision avec la plaque caraïbe. L’île a un climat tropical, avec des alizés de l’océan Atlantique servant à maintenir des températures douces. Certaines régions moins développées du pays contiennent des forêts tropicales et des mangroves. D’autres parties de l’intérieur du pays, qui contribuent à l’industrie de l’agriculture, sont dédiés à la production de cannes à sucre. En 2006, l’indice de développement humain de la Barbade était le 37e plus élevé au monde (0,889)

La Barbade est une île d’environ 34km du nord au sud par 23km d’ouest en est, située dans l’archipel des Caraïbes. La capitale Bridgetown est située sur la côte sud-ouest de île : orienté vers la mer des Caraïbes, calme et chaude. Au nord et à l’est, île est bordée par l’océan Atlantique, ce qui en fait une côte beaucoup plus sauvage. La langue officielle parlée est l’anglais. Une deuxième langue coexiste – le Bajan – qui est un anglais coloré de créole local. Ce terme désigne également la culture et les habitants.

 

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Histoire

Le nom de Barbade vient de l’explorateur portugais Pedro A. Campos qui nomma l’île en 1536 Os Barbudos (« Les Barbus »). Il la nomma ainsi en voyant les longues racines aériennes de certains ficus qui lui faisaient penser à des « barbes ». Ancienne colonie Britanique; Les vestiges archéologiques montrent que l’île était habitée par les indiens Arawak avant l’arrivé des premiers colons anglais en 1625 à Holetown. Les Barbadiens sont très fiers de leur indépendance acquise en 1966. Le drapeau de la Barbade est composé de trois bandes verticales : le noir du trident représente l’héritage de l’Afrique ; le trident symbolise le Dieu des mers Neptune; le jaune figure les plages des îles, qui se situe au centre des deux bandes bleues pour le ciel et la mer. . La devise du pays est « Fièreté et Industrie ».

La population est constituée à 98% de descendants des esclaves issus d’Afrique. Les 2% restant se répartissent entre descendants de familles britaniques et immigrés issus d’Inde, de Chine, d’Europe de l’ouest et d’Amérique du nord. Il y a environ 280 000 habitants, principalement concentrés sur les côtes sud et ouest.

Les premiers habitants de la Barbade furent les Arawaks venus du Venezuela vers 1500 ans avant notre ère. Plusieurs centaines d’années plus tard, vers 1200 de notre ère, les Arawaks furent chassés par la Caraïbes, des Amérindiens plus a agressifs que les Arawaks. Ils étaient redoutés, car ils étaient de bons archers et de cruels guerriers qui mangeaient leurs prisonniers. On raconte, par exemple, qu’ils auraient mangé un équipage français en 1596. Les Portugais arrêtèrent sur l’île lorsqu’ils découvrirent le Brésil. C’est l’explorateur portugais Pedro a Campos qui baptisa l’île du nom de Los Barbados («les barbus») vraisemblablement parce que ses hommes considéraient que la peau rugueuse des figues trouvées dans les arbres ressemblait à une barbe d’homme. Puis, à partir de 1492, les Espagnols s’installèrent dans l’île et imposèrent l’esclavage aux Caraïbes qui, au contact des Européens, développèrent des maladies contagieuses qui les décimèrent grandement. Les Espagnols finirent par se désintéresser de la Barbade au point où elle pouvait être colonisée par d’autres.

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La colonisation britannique

Le premier bateau britannique toucha l’île le 14 mai 1625. Le capitaine John Powell revendiqua la possession de l’île pour le roi James Ier. En février 1627, le capitaine Henry Powell s’installa sur l’île avec 80 colons anglais et quelque 10 esclaves. La petite colonies de Jamestown fut vite surnommée «la Petite Angleterre» par les colonies voisines; l’anglais devint de facto la langue officielle de la Barbade. Les premiers colons cultivèrent d’abord le tabac et le coton qui, s’étant révélés peu rentables, furent abandonnés dès 1637 pour la canne à sucre. En raison de sa position géographique particulière, c’est-à-dire l’île la plus orientale des Caraïbes, la Barbade fut tôt reconnue comme étant d’une importance stratégique navale et militaire. La colonie prospéra et fonda une Chambre d’assemblée (House of Assembly), ce qui en faisait l’une des première démocratie parlementaires du monde. Mais l’exploitation de la canne à sucre se révéla lourdement tributaire d’une main-d’oeuvre abondante. 

Dans un premier temps, on fit venir de nouveaux colons, des planteurs, puis des domestiques sous contrat et des criminels. Les descendants de ces premiers «esclaves blancs» furent appelés Red Legs («Pieds rouges») à cause de la couleur de leurs pieds endoloris par le travail; ils se spécialisèrent dans la pêche et l’agriculture de subsistance pour finalement devenir un groupe retranché de la société, qui avait peu d’espoir d’améliorer leur sort. Mais le passage de la production du tabac et du coton à celle du sucre exigea une plus grande de main-d’oeuvre et de capital. Les colons anglais avaient bien essayé de faire des derniers Caraïbes des esclaves, mais devant la difficulté d’une telle entreprise ils se résolurent plutôt à les utiliser comme pêcheurs (jusqu’à leur disparition).   

À partir de 1644, il fallut importer massivement des esclaves d’Afrique. Ce sont les marchands hollandais qui fournirent à la Barbade la main-d’oeuvre nécessaire. Les esclaves sont venus de la Sierra Leone, de la Guinée, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria et du Cameroun. Au total, environ 80 000 Noirs sont venus d’Afrique, mais on estime qu’au moins 30 000 de plus avaient quitté leur pays natal pour mourir avant d’arriver à destination. C’est donc au XVIIe siècle que la population noire développa le créole barbadien que nous connaissons aujourd’hui. Les rapports entre les esclaves créolophones et les Anglais favorisèrent l’anglicisation des noms propres, même de la part des colons européens non anglophones (Flamands, Espagnols, Portugais, etc.). La religion à la Barbade fut aussi grandement influencée par les Anglais, car les premiers colons pratiquaient l’anglicanisme qui s’assura rapidement la position dominante.

En 1834, l’Emancipation Act permit aux esclaves de devenir libres, mais ce n’est qu’en 1838 qu’on assista à l’abolition totale de l’esclavage, ce qui remit en cause le système instauré par les Britanniques. Pour la majorité des Noirs barbadiens (les Afro-Barbadiens), même après l’abolition de l’esclavage, les conditions de travail demeurèrent très difficiles. Une proportion importante de la population active fut contrainte de continuer à travailler sur les plantations pour des salaires de misère. Encore aujourd’hui, on peut dire que l’île a hérité d’une société hautement stratifiée où les classes sociales jouent un rôle déterminant. En 1896, la crise économique et une agitation sociale généralisées obligèrent la Grande-Bretagne à constituer une commission royale d’enquête. Les émeutes historiques de 1937 incitèrent la Grande-Bretagne à en nommer une autre qui recommandait notamment de légaliser les syndicats. En 1950, le mouvement de décolonisation s’affirmant de plus en plus, le suffrage universel fut institué. Un gouvernement local composé de ministres fut mis en place en 1954.

De 1958 à 1961, la Barbade adhéra à la fédération des Antilles, qui incluait également les îles de Trinité-et-Tobago.  La dissolution de cette fédération, en 1961, accéléra le mouvement des colonies vers l’accession individuelle à l’indépendance. En 1961, Errol Barrow, connu comme le «père de l’indépendance», accéda au pouvoir et prépara l’indépendance de l’île qui fut proclamée en novembre 1966, dans le cadre du Commonwealth.

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L’indépendance

Les années qui suivent l’accession à l’indépendance furent marquées par une élévation constante du niveau de vie, plusieurs élections et changements de gouvernement exemplaires, l’institution de l’enseignement primaire et secondaire universel, gratuit et obligatoire et de la gratuité de l’enseignement du troisième degré et enfin, par une diversification des sources de revenu parmi lesquelles figurent désormais le tourisme, les industries légères et l’informatique. L’île adhéra aux Nations unies et à l’Organisation des États américains. Puis, en 1973, la Barbade fut à l’origine de la fondation du Marché commun des Caraïbes (CARICOM: Caribbean Common Market) dont l’objectif était d’encourager la coopération politique et sociale, ainsi que l’intégration économique de ses membres.

En politique intérieure, la première alternance au pouvoir entre les deux partis principaux (le Barbados Labour Party ou Parti travailliste de La Barbade, BLP, et le Democratic Labour Party ou Parti démocratique, DLP) eut lieu pacifiquement en 1976. En 1986, c’est le DLP qui accéda au pouvoir et Errol Walton Barrow devient premier ministre. À la mort de Barrow en juin 1987, Erskine Sandiford lui succéda. Les élections de 1994 virent la victoire du nouveau leader du BLP, Owen Arthur. Grâce aux revenus du tourisme, de la canne à sucre et des activités financières, l’économie de l’île connut dans les années quatre-vingt-dix un bon niveau de croissance. À l’initiative d’Owen Arthur, le processus d’intégration aux autres îles de la région, dans le cadre de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS), a été lancé en 1998. En janvier 1999, le mandat d’Owen Arthur fut reconduit.

 

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Activité économique

La Barbade est l’île des Caraïbes la plus développée. Située au 31ième rang mondial (classement 2005 de Nations Unies) des pays développés (Human Development Index) et au 39ième rang du PIB.

Le PIB estimé pour 2007 s’élève à 3.346 billion USD (à comparer avec la France : $2.244 trillion USD estimé).

On y trouve du pétrole en petite quantité, du tourisme en quantité industrielle, du Rhum à l’hectolitre et une spécialité de médecine de la fertilité…
Les exportations principales sont :

  • le sucre et la molasse
  • le rhum
  • les produits chimiques
  • quelques produits alimentaires et boissons (ex : jus de fruits)
  • les composants électroniques

Les principales importations sont

  • les biens de première nécessité
  • les produits alimentaires
  • les machines
  • des matériaux de construction
  • des produits chimiques
  • du carburant
  • des composants éléctroniques

Historiquement, l’économie de la Barbade était dépendante de la culture de la canne à sucre. Cependant, les activités se sont diversifiées ces dernières années en se tournant vers l’industrie légère, le tourisme et les services. La construction immobilière s’est développée parallèlement à l’essor du tourisme.
Le gouvernement continu à concentrer ces efforts sur la réduction du chômage, l’éducation et le développement des investissements étrangers.

La Barbade et le Canada ont signé plusieurs accords bilatéraux et les Canadiens représentent environ 75 % de la communauté financière de la Barbade. De fait, les liens économiques entre les deux pays sont très importants. Pour en savoir plus, consulter la page Relation Canada-Barbade du site du gouvernement canadien.

 

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Géographie

La Barbade est une île relativement plate, se relevant doucement dans la région centrale montagneuse, le point le plus élevé est le mont Hillaby à 336 m. L’île est située sur une position légèrement excentrée dans l’océan Atlantique comparée aux autres îles des Caraïbes. Le climat est tropical, avec une saison des pluies à partir de juin jusqu’à octobre. La capitale est Bridgetown. D’autres villes à signaler sont Holetown et Speightstown.

La Barbade est une île d’environ 34km du nord au sud par 23km d’ouest en est, située dans les Caraïbes, à l’extreme sud-est de l’archipel. L’île fait 416 km² et a 97km de côtes.
La plus grande surface de l’ile est constituée de dépot coralien – limestone – avec au Nord-Est quelques terrains de clays et sandstones que l’on retrouve également dans les formations sédimentaires de l’Ecosse.
Le point culminant est le mont Mount Hillaby dans la paroisse de St. Andrew, à 336m d’altitude.

Elle est découpée en 12 paroisses : St. Joseph, St. John, St. Andrew, St. George, Christ Church, St. Michael, St. Thomas, St. Philip, St. Peter, St Lucy, St. James
Pour en savoir plus sur les paroisses, vous pouvez consulter la page du site visitbarbados.co.uk (en anglais).

 

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Les ressources naturelles sont pétrole, gaz naturel et la pêche.

 Le Gouvernement

La Barbade est une démocratie parlementaire, rattachée au Commonwealth. Les différentes instances sont donc :

  • Sa Majestée la Reine d’Angleterre, représentée par un Gouverneur Général

  • Un Premier Ministre, chef du Gouvernement.

  • un Sénat

  • une Assemblée Nationale.

 A voir absolument :

HARRISON’S CAVE

Cette magnifique caverne de calcaire cristallisé est considérée comme une des merveilles du monde. De l’eau cristalline et pure coule à l’intérieur et ont permis de créer de magnifiques stalagmites. Vous allez être stupéfié par l’exploration et la maîtrise de la nature lorsque vous voyagerez sous terre dans cette caverne vivante. Ecoutez les cascades  et admirez le calme des piscines naturelles souterraines. Admirez les formes et les tailles des stalactites et des stalagmites et regardez apparaitre les différentes couleurs des cristaux, c’est incroyable !

Harrison’s cave doit son nom à Thomas Harrison, qui acheta une partie de la région au début du XVIIIème siècle. En 1733, Harrison créa une école qui s’appelle encore aujourd’hui Harrison College. On ne sait pas précisément à quelle date il a découvert la caverne qui porte son nom. Au cours des XVIIIème et XIXème siècles, différentes expéditions ont été organisées dans la cave de Harrison pour essayer de trouver des passages et mettre à jour des mystères géologiques. Redécouverte et cartographiée en 1974 par Ole Sorensen, un ingénieur danois, assisté par Tony Mason et Allison Thornhill, deux jeunes résidants de la Barbade. A partir de 1981, le gouvernement de la Barbade a développé l’ activité touristique dans cette grotte.

Vous voyagerez dans un petit tram pour évoluer dans cette caverne, et serez dirigé par des guides d’excursion qui vous apporteront toutes les informations nécessaires sur les différentes structures, tout comme sur les nouvelles formations qui se développent continuellement dans cette caverne vivante. A certains endroits précis, le tram s’arrêtera pour vous laisser descendre quelques instants, et admirer la beauté du site de plus prêt.

La caverne est ouverte tous les jours de la semaine. La première excursion a lieu à 9h et la dernière à 16h. L’entrée est à 40 $ BDS pour les adultes et 20 $ BDS pour les enfants jusqu’à 16 ans.

 SAM LORD’S CASTLE:

Ce fut une maison de planteurs qui a été transformée en un magnifique hôtel superbement décoré et meublé avec du mobilier fait en caoba des Barbades. Aventurez-vous dans la paroisse de Saint-Philippe pour une visite au château de l’infâme Sam Lord’s. Parmi les tableaux anciens, meubles et vaisselle il en existe plusieurs textes de la propriété initiale de l’homme. La légende de l’île prétend Sam était un pillard, il accrochait des lanternes dans les arbres de sa propriété pour attirer les navires imprudents sur les rochers en contrebas.

BARBADOS WILDLIFE RESERVE:

La réserve de vie sauvage des Barbades a des animaux originaires de l’île ainsi que d’autres espèces introduites par les colonisateurs, et tous vivent en liberté dans les bois de caoba. Les visiteurs peuvent ainsi voir des singes verts, des tortues, des cerfs, des walabies, des pélicans et des nutries. Il y a aussi une zone où l’on peut voir des paons, des dindons, des toucans, des guacamayas, des perruches, des perroquets et des iguanes.

Festival des Jazz de la Barbade : événement de 7 jours tenu annuellement au mois de janvier. Le festival prend de l’expansion en quantités de visiteurs et en qualité à chaque année. Dans les dernières années, le festival a accueilli Patti LaBelle, Kenny G, Luther Vandross, Ray Charles, George Benson, Gladys Knight, Roberta Flack et beaucoup plus.

Crop-over : le festival principal de l’île. Le festival s’étale sur 3 semaines, de la mi-juillet au début août. Historiquement, le festival célèbre la fin de la récolte de la canne de sucre. On y retrouve des festivités à tous les jours, le tout culminant avec « Kadooment », une parade haute en couleur qui se tient le premier lundi du mois d’août.

 

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Harrison’s cave

Barbados

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 16:39

Drapeau de la BarbadeArmoiries de la Barbade

 Barbados (Barbados in English) is an island nation located at the border of the Caribbean Sea and Atlantic Ocean. For over three centuries, Barbados was under British rule and the Sovereign of the United Kingdom is still the head of state. Located about 13 degrees north of the equator and 59 ° west of Greenwich, Barbados is considered part of the Lesser Antilles. The closest islands are the Isle Saint Vincent and the Grenadines and St. Lucia to the west. To the south is Trinidad and Tobago – with which Barbados now shares a maritime boundary fixed and official – and the South American coast. The total area of Barbados is approximately 430 square kilometers (166 square miles) and is mainly low lying with the highest peaks in the country.

The highest point in Barbados is Mount Hillaby in the parish of St. Andrew. The geological composition of Barbados is a non-volcanic origin and is mainly limestone and coral formed by subduction of the South American plate colliding with the Caribbean Plate. The island has a tropical climate, with winds from the Atlantic Ocean serving to keep temperatures mild. Some less developed regions of the country contain tropical forests and mangroves. Other parts of the country, contributing to the agriculture industry, are dedicated to the production of cane sugar. In 2006, the Human Development Index of Barbados was the 37th highest in the world (0.889) 

Barbados is an island about 34km north and 23km south west is located in the Caribbean archipelago. The capital Bridgetown is located on the southwest coast of island facing the Caribbean Sea, calm and warm. North and east, island is bordered by the Atlantic Ocean, making it a much wilder side. The official language spoken is English. A second language coexists – the Bajan – which is a colorful English of local Creole. This term also refers to the culture and people.

The population consists 98% of descendants of slaves from Africa. The remaining 2% is divided between the descendants of British and immigrant families from India, China, Western Europe and North America. There are about 280 000 inhabitants, mainly concentrated on the south and west coasts.

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History

The name Barbados comes from the Portuguese explorer Pedro A. Campos who named the island in 1536 Os bearded ( « Les Barbus). He named it saw long aerial roots of some ficus that made him think of « beards ». Old Colony Columbia; The archaeological remains show that the island was inhabited by Arawak Indians before the arrival of the first English settlers at Holetown in 1625. Barbadians are very proud of their independence in 1966. The flag of Barbados is composed of three vertical stripes: black trident represents the heritage of Africa and the trident symbolizes the God of the sea Neptune, the yellow is the beaches of islands located in the center of the two bands blue for the sky and the sea. The currency is « Fieret and Industry ».

The first inhabitants of Barbados were the Arawaks came from Venezuela around 1500 BCE. Hundreds of years later, around 1200 AD, the Arawaks were driven by the Caribbean Amerindian was more aggressive than the Arawaks. They were feared because they were good archers and cruel warriors who ate their prisoners. They say, for example, they would have eaten a French crew in 1596. The Portuguese arrested on the island when discovered Brazil. It is the Portuguese explorer Pedro Campos who named the island named Los Barbados ( ‘the bearded « ) presumably because his men believed that the rough skin of figs found in trees like a bearded man. Then, from 1492, the Spaniards settled the island and imposed slavery in the Caribbean which, in contact with Europeans, developed the diseases that decimated much. The Spaniards eventually lose interest in Barbados to the point where it could be colonized by other.

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British colonization

The first British ship touched the island May 14, 1625. Captain John Powell claimed possession of the island for King James the First. In February 1627, Captain Henry Powell moved to the island with 80 English colonists and some 10 slaves. The small colony of Jamestown was soon nicknamed « Little England » by the neighboring colonies, and English became the de facto official language of Barbados. The first settlers cultivated the first tobacco and cotton which have proved unprofitable, was abandoned in 1637 for cane sugar. Because of its geographical position, that is to say, the easternmost island in the Caribbean, Barbados was soon recognized as a strategically important naval and military.

The colony prospered and founded a House of Assembly (House of Assembly), making it one of the first parliamentary democracy in the world. But the exploitation of sugarcane proved to depend heavily on labor-intensive. Initially, they brought new settlers, planters, and the indentured servants and criminals. The descendants of these first « white slaves » were called Red Legs (Foot red) because of the color of their feet sore from the work they have specialized in fishing and subsistence agriculture and eventually became an entrenched group society, which had little hope of improving their lot. But the shift in production of tobacco and cotton to sugar demanded greater labor and capital. The English settlers had tried to make last Caribbean slaves, but given the difficulty of such an undertaking they decided instead to use as fishing (until their demise).

From 1644, he had massive import of slaves from Africa. They are the merchants who supplied Netherlands in Barbados manpower needed. The slaves came from Sierra Leone, Guinea, Ghana, Côte d’Ivoire, Nigeria and Cameroon. In total, approximately 80 000 blacks are from Africa, but it is estimated that at least 30 000 more had left their homeland to die before reaching their destination. Thus in the seventeenth century that black people developed Creole Barbadian we know today. The relationship between the creole slaves and the English favored Anglicization proper names, even by European settlers non-English speaking (Flemish, Spanish, Portuguese, etc..). Religion in Barbados was also greatly influenced by the English since the first settlers practicing Anglican who quickly secured the dominant position.

In 1834, the Emancipation Act allowed slaves to become free, but it was not until 1838 that witnessed the abolition of slavery, which put into question the system established by the British. For the majority of Barbadian blacks (Afro-Barbadians), even after the abolition of slavery, working conditions remained very difficult. A significant proportion of the workforce was forced to continue working on the plantations for wages.

Even today we can say that the island has inherited a highly stratified society where social classes play a role. In 1896, the economic crisis and social unrest forced Britain to establish a royal commission. The riots of 1937 prompted Britain to appoint another that recommended legalizing such unions. In 1950, the decolonization movement asserting itself more and more, universal suffrage was introduced. A local government consisting of ministers was established in 1954. From 1958 to 1961, Barbados joined the West Indies Federation, which also included the islands of Trinidad and Tobago. The dissolution of the federation in 1961, accelerated the movement of colonies towards individual independence. In 1961 Errol Barrow, known as the « father of independence ‘, came to power and prepared the independence of the island which was proclaimed in November 1966, under the Commonwealth.

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 Independence

The years following independence were marked by a steady increase in living standards, several elections and changes of government copies, the institution of primary and secondary education universal, free and compulsory and free the tertiary level and finally, through diversification of income sources among which are now tourism, light industry and information technology. The island joined the United Nations and the Organization of American States. Then, in 1973, Barbados was behind the founding of the Caribbean Common Market (CARICOM Caribbean Common Market), whose objective was to encourage political and social cooperation and economic integration of its members .

In domestic policy, the first alternation of power between the two major parties (the Barbados Labor Party or Labor Party Barbados BLP, and the Democratic Labor Party or Democratic Party, DLP) took place peacefully in 1976. In 1986, the DLP, which came to power and Errol Walton Barrow becomes prime minister. In Barrow’s death in June 1987, Erskine Sandiford succeeded him. The 1994 elections saw the victory of the new BLP leader, Owen Arthur. With revenues of tourism, sugar cane and financial activities, the island’s economy experienced in the years ninety a good level of growth. At the initiative of Owen Arthur, the process of integration with other islands in the region through the Organization of Eastern Caribbean (OECS), was launched in 1998. In January 1999, the mandate was renewed Owen Arthur.

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Economic Activity

Barbados is the Caribbean island’s most developed. Located at 31th in the world (2005 list of the United Nations) developed countries (Human Development Index) and the 39th largest GDP.
The estimated GDP for 2007 amounted to 3346 billion USD (compared with France: $ 2.244 trillion estimate).
There is oil in small quantities, tourism in industrial quantities of rum per hectolitre and specialty medical fertility … 
The main exports are : sugar and molasses
rum
Chemicals
some food and drinks (eg fruit juice)
electronic components
The main imports are :

the essentials
food
machines
Building Materials
Chemicals
fuel
Electronic Components
 

Historically, the economy of Barbados was dependent on the cultivation of sugarcane. However, activities have diversified in recent years, turning to light industry, tourism and services. Housing construction has grown alongside the growth of tourism.
The Government continued to focus these efforts on the reduction of unemployment, education and development of foreign investment.

Barbados and Canada have signed several bilateral agreements and Canadians represent about 75% of the financial community of Barbados. In fact, economic ties between the two countries are very important. For more information, visit the Canada-Barbados Relations Site of the Canadian government.

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Geography

Barbados is a relatively flat island, rising gently in the central mountainous region, the highest point is Mount Hillaby to 336 m. The island is situated on a slightly eccentric position in the Atlantic Ocean compared to other Caribbean islands. The climate is tropical with a rainy season from June to October. The capital is Bridgetown. Other cities reporting are Holetown and Speightstown.

Barbados is an island about 34km north and 23km south west is located in the Caribbean in the extreme southeast of the archipelago. The island is 416 km ² and has 97km of coastline.
The largest area of the island consists of coral deposit – limestone – with the north-eastern lands of some clays and sandstones that are also found in sedimentary formations of Scotland.
The highest point is Mount Mount Hillaby in the parish of St. Andrew, at 336m altitude.
It is divided into 12 parishes: St. Joseph, St. John, St. Andrew, St. George, Christ Church, St. Michael, St. Thomas, St. Philip, St. Peter, St. Lucy, St. James
To learn more about the parish, you can visit the site visitbarbados.co.uk (in English).

Natural resources are petroleum, natural gas and fishing.

The Government

Barbados is a parliamentary democracy, linked to the Commonwealth. The various bodies are:

Her Majesty the Queen of England, represented by Governor General
A Prime Minister and Head of Government.
Senate
a National Assembly.

 

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 L’emblème de Barbade: Barbados pride (Caesalpinia pulcherrima)

A must-see

HARRISON’S CAVE

This magnificent crystallized limestone cavern is considered one of the wonders of the world. From the crystal clear water and pure flowing in and helped create beautiful stalagmites. You’ll be amazed by the exploration and mastery of nature when you travel underground in the cave alive. Hear the waterfalls and enjoy the quiet natural underground pools. Admire the sizes and shapes of stalactites and stalagmites look and appear different colors of crystals, it’s unbelievable!

Harrison’s Cave is named for Thomas Harrison, who bought part of the area in the early eighteenth century. In 1733, Harrison founded a school called today Harrison College. It is unclear at what date he discovered the cave that bears his name. During the eighteenth and nineteenth centuries, several expeditions were organized in the basement of Harrison trying to find passages and update geological mysteries. Rediscovery and mapped in 1974 by Ole Sorensen, a Danish engineer, assisted by Tony Mason and Allison Thornhill, two young residents of Barbados. From 1981 the Government of Barbados has developed the tourism industry in this cave.You will travel in a small tram to move in this cave, and will be led by tour guides who will bring you all the necessary information on the various structures, like the new formations that grow continuously in this living cave.

At specific locations, the tram stop to let you down a few moments and admire the beauty of its readiness.

The cave is open every day of the week. The first trip takes place at 9am and the last 16h. Admission is $ 40 for adults BDS and BDS $ 20 for children under 16 years.

SAM LORD’S CASTLE, it was a plantation house that was transformed into a magnificent hotel beautifully decorated and furnished with furniture made of mahogany Barbados. Venture into the parish of St. Philip for a visit to infamous Sam Lord’s Castle. Now a luxurious hotel, the house remains open for public inspection. Among the antique paintings, furniture and tableware are several pieces of the man’s original property. Island legend claims that Sam was a plunderer, and hung lanterns in the trees of his property to lure unwary ships onto the rocks below. 

BARBADOS WILDLIFE RESERVE: The Wildlife Reserve Barbados has animals from the island as well as other species introduced by the colonizers, and all live freely in the woods of mahogany. Visitors can see the green monkeys, turtles, deer, walabi, pelicans and nutria. There is also an area where you can see peacocks, turkeys, toucans, guacamayas, parakeets, parrots and iguanas.

Festival of Jazz in Barbados7 day event held annually in January. The festival grows in quantities and quality of visitors each year. In recent years the festival has hosted Patti LaBelle, Kenny G, Luther Vandross, Ray Charles, George Benson, Gladys Knight, Roberta Flack and many more.

Crop-over : the festival’s main island. The festival lasts 3 weeks, from mid-July to early August. Historically, the festival celebrates the end of the harvest of sugar cane. It includes the festivities every day, all culminating with « Kadooment », a colorful parade held the first Monday of August.

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Lion of Gun Hill

16 juillet, 2009

La Guadeloupe, l’île soeur, l’île aux belles eaux (2)

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 10:49

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LE CLIMAT

La Guadeloupe bénéficie d’un climat tropical tempéré par les influences maritimes et les alizés. On distingue deux saisons en Guadeloupe et dans les îles voisines :

  • Une saison sèche appelée « carême » qui va de janvier à juin,

  • Une saison humide dite « hivernage », qui s’étale de juillet à décembre.

Côté température, avec une moyenne de 27°C, il n’y a que peu de différence entre les mois les plus chauds (de 25°C à 32°C) et les mois les plus froids (de 23°C à 29°C). La géographie spécifique de l’archipel, le contraste entre la Basse-Terre et la Grande-Terre, entraine également un climat spécifique sur chacune de ces îles. La Grande-Terre et ses plateaux calcaires connaissent régulièrement de sévères sécheresses, alors que dans le même temps, le relief perpendiculaire au flux des alizés de la Basse-Terre régule le régime des pluies. La température moyenne de l’eau de mer est de 28° Celsius.

Voir la carte physique

L’ENVIRONNEMENT

La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages à forte naturalité et en espèces endémiques. Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, à cause des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l’urbanisation, d’une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi qu’à cause des cultures intensives (banane et canne à sucre surtout) qui ont remplacé la forêt tropicale. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources d’importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (méthanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitées. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (Rhum) et bananes épuise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d’insecticides. Elle a longtemps été encouragée par quelques grandes familles productrices et par l’état.

Les séquelles de l’utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd’hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd’hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l’aval des bassins versants jusqu’en mer), une contamination générale du réseau d’eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 1990. Des mesures ont été prises pour assurer l’accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et d’autres îles des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé.

Les récifs sont dégradés au moins à 50 % dans les grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L’environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties de l’archipel, constituant une ressource majeure pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF et protégés, pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne, dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d’habitats sous-marins permettent d’envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions anthropiques et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global. À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.

La Guadeloupe, l'île soeur, l'île aux belles eaux (2) dans Bô Kay nou

Vue sur les quais de Pointe-à-Pitre

L’ECONOMIE

La situation économique de la Guadeloupe, fortement déficitaire, est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (22,7 % de la population active en 2007), et le taux de couverture des importations par les exportations (6 % en 1996).

L’agriculture (canne à sucre, banane, melon, café, avocat, ananas, corossol, orange, citron, aubergine, carambole, pamplemousse, etc.), autrefois moteur économique de l’île, ne survit que grâce aux subventions de l’État et des collectivités locales. « La canne, c’est notre sidérurgie », ont coutume de dire les guadeloupéens et pour cause les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). On trouve aussi une cimenterie. Le tourisme est le seul secteur économique à conserver un certain dynamisme.

La canne à sucre et la banane, les deux plus grosses productions de l’archipel, sont en crise. Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des 400 000 habitants. Chaque année, la Guadeloupe doit importer plus de dix mille tonnes de fruits et de légumes. 

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Paysage du nord de la Grande-Terre, surnommée « la petite Bretagne des Antilles »

DEMOGRAPHIE

Population : Au 1er janvier 2006, la population était estimée à 400 736 habitants, alors qu’en 1999, la Guadeloupe comptait 386 566 habitants; sur les neuf dernières années qui se sont écoulées, la croissance démographique a été de l’ordre de 4%, croissance inférieure à celle de la métropole sur la même période.

Densité de population : En 2006, la densité moyenne était de 246 hab./km² contre 100 au niveau national; de plus, un tiers des terres de l’archipel est consacré à l’agriculture et les zones montagneuses ne sont pas habitables, ainsi l’espace et le logement viennent à manquer. Située à la jonction des deux grandes îles de la Guadeloupe, l’agglomération pointoise (soit Pointe-à-Pitre, les Abymes, Baie-Mahault, le Gosier), regroupe à elle seule 33% de la population; dans cette zone, la densité moyenne est de 772 hab./km², tandis qu’à Marie-Galante elle n’est que de 76 habitants/km².

Composition de la population : Environ 72% des guadeloupéens sont noirs et métis (nègre, chabin, mulâtre, etc.), 14% sont d’origine indienne (région du Tamil Nadu), 7% sont blancs (blanc kréyol, breton, métropolitain, etc.), 4% de la population est originaire du Moyen-Orient (libanais, syrien, etc.), enfin, les asiatiques, les hispaniques et les autres, représentent près de 3% des habitants. Riche de sa diversité ethnique, de type créole, la population guadeloupéenne est très jeune.

Immigration dans le département : La richesse de la Guadeloupe contraste avec la très grande pauvreté de plusieurs îles de la région des Caraïbes; ainsi, la collectivité s’apparente à un Eldorado pour les populations de ces territoires. De plus, d’autres facteurs, comme l’instabilité politique, et les catastrophes naturelles expliquent cette immigration. Dès les années 70, les premiers immigrés clandestins d’origine haïtienne arrivèrent en Guadeloupe pour satisfaire un besoin de main-d’œuvre dans le secteur agricole; à côté de cette immigration haïtienne, plus visible parce que plus nombreuse, la Guadeloupe a également connu l’arrivée et l’installation de populations de l’île de la Dominique et de la République Dominicaine. En 2005, la préfecture qui représente l’État en Guadeloupe, avance les chiffres de 50 000 à 60 000 étrangers dans le département.

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CULTURE

La culture de la Guadeloupe suit depuis l’esclavage avec le Gwo Ka. C’est une musique simple jouée avec un instrument à percussion appelé le « Ka ». Le Gwo-Ka permettait aux esclaves noirs de communiquer pour les hommes de brousse. Mais elle se fonde aussi sur le quadrille et la biguine qui sont toutes deux des danses de couple sur un air de musique entraînant.

En matière de gastronomie, la Guadeloupe se sert surtout de ses produits agricoles, comme le poyo (de la famille de bananes plus communément appelées bananes vertes ou ti-nain), du fruit de l’arbre-à-pain, de gombos, de choux, de cresson et des produits de la mer. Comme plat typique, on citera par exemple le blaff où le poisson, préalablement assaisonné, est cuit dans un petit bouillon agrémenté de cives (sorte d’oignons du pays), de persil, piment, thym… La cuisine guadeloupéenne est souvent épicée et assaisonnée en faisant macérer la viande ou le poisson pendant des heures avant de les faire cuire pour relever le goût.

La Guadeloupe est une terre de métissage entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie (Moyen-Orient, Inde). Ainsi la communauté indienne longtemps effacée, tient à faire reconnaître son identité. La présence de la couleur indienne que ce soit par le colombo (épice) ou par le tissu emblématique de la tenue traditionnelle, le madras, rappelle leur contribution très ancrée dans l’identité guadeloupéenne. La communauté indienne a d’ailleurs une tradition qui lui est propre et qui vient d’Inde. Il s’agit des mayé men, prononciation déformée de la coutume de même déroulement indienne maï man.

Outre la cuisine, la Guadeloupe est connue pour son grand goût des festivités. Ainsi en période de Noël, les familles et amis se réunissent lors de chanté nwel occasion de chanter des cantiques et de faire la fête. Après les périodes de fêtes de fin d’année débutent les répétions du Carnaval. Les groupes de carnaval défilent tous les dimanches soir, dans les rues (chose que déplorent les professeurs, regrettant d’avoir des élèves somnolents le lundi dans les classes) jusqu’au vacances de Carnaval qui arrivent en février.

Les groupes à peaux, par exemple, Akiyo (qui signifie, « qui sont-ils ? ») sont des groupes composés uniquement de grosses percussions, et d’instruments de coque de lambi. Ils ont la particularité de ne pas avoir de cuivres dans l’orchestre, ni de chorégraphie, défilent souvent sans costumes thématiques.

Le Mardi gras, c’est la grande fête où les groupes de carnaval concourent dans le chef-lieu Basse-Terre ou à Pointe-à-Pitre pour les meilleurs costumes, meilleure musique ou meilleure chorégraphie dont le thème est imposé par les comités de carnaval. Puis le lendemain, le mercredi des Cendres, jour qui termine le carnaval, la mascotte de roi du carnaval surnommée Vaval est brûlée, ce qui signe la fin des festivités, tout le monde défile en noir et blanc (pour marquer le deuil de Vaval), et débutent alors les 40 jours de carême.

La population majoritairement catholique, respecte cette période, ainsi les boites de nuit se vident, les gens évitent de faire la fête, certains ne mangent que du poisson ou alors s’en privent. Mais, étant donné le grand engouement pour les fêtes, le « jeudi mi-carême », un défilé en rouge et noir identique au carnaval donc avec des groupes de musiciens précédés de personnes qui défilent est organisé.

Après cette période de privation, ce sont les fêtes de Pâques, lors desquelles les familles vont souvent camper sur la plage et mangent des plats à base de crabes : matété (riz cuit avec du crabe), calalou (crabes avec des feuilles de madères accompagné de riz blanc) ou dombrés aux crabes (petites boules de farine cuites avec du crabe).

La jeunesse guadeloupéenne soucieuse de son patrimoine culturel a fait naître un nouveau courant nommé Gwada Style, du nom que donnent les jeunes à l’archipel, la « Gwada ». On retrouve souvent cette expression dans la musique reggaeton/dance-hall, genres musicaux très populaires aux Antilles. 

Carnaval à Pointe-à-Pitre

LANGUE

La Guadeloupe étant un département français, le français en est la langue officielle. Les représentants des plus vieilles générations de l’archipel ne parlent pas toujours couramment le français, mais le créole guadeloupéen. Le créole guadeloupéen est considéré comme une langue régionale, langue ancienne née d’un métissage de français, d’anglais et de langues africaines et de certains mots amérindiens. Quelques exemples de rapprochements souvent ignorés avec l’anglais : En créole, lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il a biguidi, cela signifie se défiler, perdre ses forces ou son sang-froid. En anglais to be giddy peut signifier être étourdi, fébrile, avoir le vertige. En créole un tré désigne le plateau d’une marchande. En anglais a tray est un plateau. En créole on lo moun veut dire « beaucoup de monde ».

En anglais, on dirait a lot of people (soit littéralement un lot de personnes, beaucoup de monde). Également l’expression méré lékol (sécher les cours), vient de my way sous-entendu I go my way (Je suis ma route ailleurs qu’à l’école). Le créole était le moyen de communication des Africains déportés durant l’esclavage, les esclaves provenant de différents villages africains ne se comprenaient pas toujours entre eux, et il leur fallait un langage leur permettant de communiquer sans être compris de leurs maîtres. Le créole est ainsi un mélange.

Les autres îles des Antilles ayant subi la même histoire coloniale, un créole y est également parlé, cependant, il existe des variantes. Les créoles des îles francophones (Guadeloupe, Martinique, Haïti) sont les plus proches. Toutefois les habitants des îles anglophones parlent un créole qui parait francisé malgré l’anglais pour langue officielle. De même, certains habitants de la Dominique, île voisine, comprennent le créole guadeloupéen.

La syntaxe du créole guadeloupéen (comme celui des autres îles de la Caraïbe) ne considère pas le vouvoiement, exprimé par la 2ème personne du pluriel en français. Le créole est aussi une langue très imagée, et très philosophique par ses expressions. Le créole est une langue rude du fait qu’elle tire son origine de la souffrance des esclaves, les expressions sont souvent crues, ce qui traduit littéralement en français peut facilement porter à confusion.

Pourtant leur utilisation en langue créole ne traduit pas la violence qui lui équivaut en français. Par exemple an ke limmé di fé si’w qui mot à mot se traduirait « je vais allumer du feu sur toi » ne signifie pas l’envie du locuteur d’incendier la personne avec laquelle il dialogue, mais plutôt son intention de l’impressionner de par sa prestation, comme quelqu’un dirait « je vais te laminer » ou « je vais te donner une leçon » lorsqu’il est sûr de gagner à une partie de jeu vidéo.

Quelques éléments de phonétique : Le créole a été écrit pour la toute première fois par un béké guadeloupéen au début du XXe siècle. À l’époque, il l’avait retranscrit phonétiquement à partir de l’orthographe française. Maintenant la lettre « c » n’existe pas, ni l’association « qu », le son [k] s’écrit avec un K. Le son « in » (de matin) s’écrit « en », et le son « an » (de enfant) s’écrit « an ». Le retour aux sources de la population guadeloupéenne a créé un véritable intérêt pour le créole, des livres de contes et de poésies sont depuis une dizaine d’année édités en créole et en français. Hector Poullet est notamment un pionnier des dictées médiatisées en créole.

Les Guadeloupéens qui ont aujourd’hui 50 ans ont connu une période de répression du créole. En effet, le créole était considéré comme une langue rappelant des origines modestes, donc les parents et les instituteurs interdisaient à leurs enfants de s’exprimer en créole. Cela n’empêchait pas les enfants de s’exprimer en créole entre eux. Il est encore aujourd’hui considéré comme impoli pour un enfant de s’adresser directement en créole à un adulte; pour autant le créole n’a pas disparu. Maintenant les jeunes intègrent des mots anglais, notamment provenant de l’anglais jamaïcain au créole. Ainsi les adultes ont parfois du mal à « comprendre » le créole parlé par leurs enfants, comme les parents de l’hexagone ne saisissent pas toute une conversation en verlan ou en argot des jeunes adolescents.

Certaines personnes âgées qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées très longtemps préfèrent s’exprimer en créole, et de ce fait parlent créole, alors que le reste de la population parle le plus souvent français que créole pour engager une conversation. Le créole est facilement parlé sur les ondes, entre amis, dans les églises, il s’agit véritablement d’une deuxième langue.

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Marcel LOLLIA dit Vélo

MUSIQUE

Archipel de métissage musical, les plages sont bercées par le zouk, le Gwo Ka, la biguine et bien d’autres styles musicaux FWI, « French West Indies ».

Le Gwo-ka, datant de l’esclavage, est la racine musicale guadeloupéenne. Le Gwo Ka a été inventé par les esclaves au XVIIIe siècle et était un moyen d’expression au même titre que le créole, aussi bien qu’une musique identitaire. Le Gwo-ka se joue avec un ka sorte de tambour et est composé de sept rythmes : toumblak, woulé, pajenbel, graj, kaladja, menndé, lewoz; chacun correspondant à un état d’esprit et une ambiance particulière. Aujourd’hui encore, il existe des soirées « lewoz », où musiciens, « les tambouyè », chanteurs, les « répondè » et danseurs improvisent une conversation rythmée pendant des heures. Le terme Ka viendrait de quart, le nom donné aux tonneaux à partir desquels ces « tambours » étaient fabriqués.

Le zouk originellement est une dérive du rythme de la biguine. La percussion du Zouk reprend les temps fort du rythme de la batterie de la biguine.Bien qu’il désigne un bal populaire, les origines du mot zouk sont dues à l’artiste martiniquais (plasticien et musicien) Henri Guédon, mais il est admis que ce sont les groupes comme Kassav’, Zouk Machine, Expérience 7, Gilles Floro et Francky Vincent qui ont été les premiers à exporter ce style musical en dehors de l’archipel guadeloupéen.

Le plus gros succès du Zouk fut néanmoins Maldon, chanson interprétée par les trois filles de Zouk Machine, parmi lesquelles se trouvait la chanteuse Jane Fostin. Au fil de l’évolution s’est crée une nouvelle variante du zouk, le Zouk-love, plus lent.

Les jeunes musiciens guadeloupéens sont actuellement orientés vers le zouk ou zouk-love (Medhy Custos, Slaï), vers le dance-hall ou Reggae-dancehall (Admiral T), et vers la création de label indépendants (Mozaik Kreyol « MK » d’Admiral T, G ZUP concept de DJ Xiner, G Prod de Fuckly…)

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Gilles Floro

14 juillet, 2009

La Guadeloupe, l’île soeur, l’île aux belles eaux (1)

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 18:22

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La Guadeloupe (en Créole : Gwadloup) est à la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer français (numéro 971).

Ce petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 200 km de la France Métropolitaine, à 600 km au nord des côtes de l’Amérique du Sud, à 700 km à l’est de la République Dominicaine et à 2 200 km au sud-est des États-Unis.

Autrefois appelée Calaou çaera, puis Karukera « île aux belles eaux », la Guadeloupe tient son nom actuel du Monastère royal de Santa María, situé dans la ville espagnole de Guadalupe, dans la province de Cáceres en Estrémadure, dont la statue de la Vierge (la « Virgen de Guadalupe »), était vénérée par Christophe Colomb qui vint la remercier pour son aide lors de la découverte du « Nouveau monde ».

Le département de la Guadeloupe est un archipel de 1 628 km² qui comprend une multitude d’îlots et six îles habitées, dont les deux principales sont :

  • L’île de Grande-Terre, calcaire, plate et aride.

  • L’île de Basse-Terre, volcanique, montagneuse et humide.

Tout à la fois proches et dissemblables, ces deux îles sont séparées par un étroit bras de mer : « la Rivière Salée ». Leur configuration et leur position de part et d’autre de ce bras de mer font qu’elles sont souvent comparées aux ailes d’un papillon déployé sur la mer. À quelques encâblures du papillon, se trouvent les autres îles qui composent l’archipel :

  • Terre-de-Bas, dans l’archipel des Saintes.

  • Terre-de-Haut, dans l’archipel des Saintes.

  • Marie-Galante, surnommée la grande galette.

  • La Désirade, incluant les îles de la Petite Terre.

La Guadeloupe, l'île soeur, l'île aux belles eaux (1) dans Bô Kay nou gper

HISTOIRE

Selon les connaissances actuelles, les Arawaks venus du Vénézuela, dans le bassin de l’Orénoque, furent les premiers à avoir occupé la Guadeloupe. Cette population pacifique de pêcheurs a vu arriver à partir du IXe siècle des indiens caraïbes, un peuple guerrier pratiquant le cannibalisme. Ces indiens baptisèrent l’île, « Karukera » (l’île aux belles eaux), et occupèrent les lieux jusqu’à la fin du XVe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’arrivée des premiers européens.

L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive sur l’île de la Basse-Terre lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage à un monastère espagnol. À l’époque, la Guadeloupe est peuplée par les caraïbes, peuple amérindien présent sur l’île depuis le VIIIe siècle. Elle était habitée auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd’hui sujette à controverse, furent massacrés à l’arrivée des indiens caraïbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.

À partir de 1635, Charles Liènard de l’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l’Amérique. C’est le début de la colonisation de l’archipel.

 dans Bô Kay nou

En 1641, se termine la guerre entre colons et caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l’île de la Dominique. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c’est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes. La population augmente cependant rapidement et l’esclavage arrive, mais en petites quantités. En 1656, les esclaves sont déjà 3 000 à travailler sur l’archipel, pour une population de 15 000 personnes.

En 1671, la Guadeloupe est encore habitée par de nombreux petits colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux, dans le cadre de la Compagnie des Indes occidentales, dissoute en 1674. L’archipel guadeloupéen et la Martinique passent alors sous l’autorité directe du roi de France Louis XIV, qui décida alors de développer la culture de la canne à sucre, plus onéreuse mais beaucoup plus rentable, en donnant des terres à des officiers supérieurs et en les encourageant à y importer des esclaves. Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine rapide. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobite profite de la contrebande et prend son essor.

L’augmentation rapide de la population d’esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie Royale d’Afrique, fondée en 1672. Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli, pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des français et des anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre.

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Dès 1700, la population d’esclaves, qui avait avait fortement reculé en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes) est remontée à 6 076 personnes. Cet essor de l’esclavage est cependant moins rapide qu’à la Martinique, à qui la traite négrière réserve les esclaves les plus résistants, où Louis XIV a installé plus de nobles de rang élevé et où la population noire double entre 1673 et 1680. Cette différence explique aussi qu’un siècle plus tard, en 1794, Victor Hugues ait pû se rendre maître de la Guadeloupe pour le compte de la Révolution française alors que la Martinique est restée sous la domination des grands planteurs de sucre alliés aux anglais dans le cadre du Traité de Whitehall.

Auparavant, les Britanniques s’emparèrent de la Guadeloupe dès 1759 pour la conserver jusqu’en 1763 (traité de Paris), après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703. À partir de 1775, la Guadeloupe, n’est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l’autorité du gouverneur des îles du Vent.

En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques prennent brièvement possession de l’île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot, d’où les chassent dès l’été Victor Hugues, un commissaire de la République, aidé par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l’abolition de l’esclavage (adopté par la convention au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « le terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l’Angleterre) ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La répression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payé. En 1798, le directoire le rappela en France. Il a été remplacé par le Général Desfourneaux. Malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l’armée.

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En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l’armée les officiers noirs, intégrés après l’abolition de l’esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.

Bonaparte dépêche une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres. La loi du 16 pluviôse an II qui avait abolit l’esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les Anglais mènent une nouvelle campagne d’invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et la Désirade, puis en 1809, les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est à nouveau anglaise.

Après une première tentative d’invasion en 1814 (Saint-Barthélemy avait été cédée à la Suède par le traité de 1784). Les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe à la France qu’en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu’à nos jours.

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Entre 1816 et 1825 une série de lois propre à l’île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième République, l’esclavage est finalement aboli. Et Saint-Barthélemy est recédée par le Royaume de Suède à la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

La Guadeloupe a participé à la Seconde Guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer à la résistance.

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, est organisée une grève par les ouvriers de l’usine Gardel pour une hausse de leurs salaires, des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Finalement, les militaires français sur place reçurent l’ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Selon certains témoignages, certaines victimes n’avaient pas de lien direct avec la grève. Localement ces événements sont appelés Massacre de la Saint-Valentin.

De nouvelles émeutes eurent lieu les 25, 26 et 27 mai 1967 où ont lieu des manifestions ouvrières en vue d’obtenir une augmentation salariale de 2,5 %. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les CRS, et entraînent la mort de 5 à 87 personnes, selon les sources, dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG et plusieurs blessés. Les personnes arrêtées seront relaxées par la cour.

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Avec l’arrivée des Socialistes au pouvoir en France, la loi de décentralisation est votée en 1982 et la Région de la Guadeloupe est créée, s’intégrant aux 22 régions de France métropolitaine. Dans la foulée, le Conseil régional de la Guadeloupe voit le jour en 1983.

Le 17 septembre 1989, le Cyclone Hugo infligea de sérieux dégats à l’île. Situé dans une région très exposée, l’archipel devra faire face à de nombreux cyclones, plus particulièrement en 1995 quand 3 ouragans s’abatteront sur les îles en moins d’un mois.

Le 1er décembre 1999, la « Déclaration de Basse-Terre » est signée. Les Présidents de Région des DFA proposent au Président de la République et au Gouvernement, une modification législative voire constitutionnelle, visant à créer un statut nouveau de Région d’Outre-mer doté d’un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République Française d’une part, et de l’Union Européenne d’autre part (article 299-2 du Traité d’Amsterdam).

Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d’une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l’autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007, deux Collectivités d’outre-mer (COM) distinctes des autres îles de Guadeloupe.

Le 21 novembre 2004, les îles de Guadeloupe, et notamment l’archipel des Saintes, furent frappées par un violent séisme atteignant les 6,3 sur l’échelle de Richter causant de nombreux dégâts matériels.

En janvier 2009, la grève générale des Antilles françaises destinée à protester contre la vie chère, débute en Guadeloupe sous l’égide du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (« Mouvement contre l’exploitation » en créole) et de son leader Élie Domota, paralysant très vite l’économie de l’archipel.

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ADMINISTRATION

Depuis la réforme constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a supprimé les appellations DOM et TOM, la Guadeloupe est un DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer). Elle est donc à la fois une région administrative et un département français d’outre-mer (l’expression DOM reste utilisée aujourd’hui) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane, située au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA).

Aujourd’hui, la Guadeloupe fait partie de l’Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénéficier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.

Le référendum du 7 décembre 2003, où le non l’a emporté, proposait de mettre en place une nouvelle collectivité territoriale, gérée par une assemblée unique regroupant les compétences de la région et du département. Cette nouvelle collectivité devait rester dans le cadre de l’article 73 de la Constitution avec un régime dit d’assimilation législative.

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POLITIQUE

La politique de la Guadeloupe s’organise comme celle de la France hexagonale : les pouvoirs sont attribués par la population aux maires, élus par vote, de chaque commune de l’archipel. Les citoyens votent aussi pour leurs conseillers généraux et leurs conseillers régionaux. Ce sont les députés qui seront chargés de les représenter dans l’hexagone et de porter les doléances du territoire au chef de l’État. Si une construction doit être remise aux normes après un cyclone, par exemple, on regardera dans les fonds du conseil régional et si on manque de revenus, la requête sera conduite vers l’État. La préfecture du département est Basse-Terre; de plus il existe aussi une sous-préfecture établie à Pointe-à-Pitre.

LOCALISATION

La Guadeloupe est un archipel de l’hémisphère nord situé en Amérique du Nord, dans les Caraïbes, entre le tropique du cancer et l’équateur. Elle est positionnée à 16°15′ de latitude Nord, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et à 61°35′ de longitude Ouest, à peu près celle du Labrador et des îles Malouines; cette localisation place l’archipel à 6 200 km de la France métropolitaine, à 2 200 km au sud-est de la Floride, à 600 km des côtes de l’Amérique du sud, et plus précisément en plein cœur de l’arc des petites Antilles, entre les îles de la Dominique, de Montserrat et d’Antigua.

DESCRIPTION

De par son caractère archipélagique, la Guadeloupe dévoile sur 1 628 km² de terres, des paysages aussi bien variés que contrastés.

  • D’une superficie de 1 434 km², la « Guadeloupe continentale » est composée de deux îles distinctes, qui sont séparées par un bras de mer n’excédant pas 200 mètres de large, appelé « la Rivière Salée ».  

    • L’île de Basse-Terre à l’Ouest, 848 km² (massif ovale de 45km sur 20), montagneuse et recouverte d’une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades, est d’origine volcanique comme certaines îles voisines (Dominique, Martinique, Sainte-Lucie). Le plus haut sommet est le volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles. Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi de nombreuses plages de sable noir et de sable roux.

    • L’île de Grande-Terre à l’Est, 586 km² (triangle d’environ 40 km de côté), dont le substrat est calcaire (comme les îles d’Antigua, de Barbade), se compose d’une plaine bordée d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de mornes appelée « les grands fonds » au centre et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l’abri des récifs coralliens que se concentrent les grandes stations balnéaires; ce littoral est appelé la « Riviera ».

  • Avec une superficie de 194 km², la « Guadeloupe insulaire » (ou îles du sud) fait face au « Continent » et se compose de plusieurs îles s’étalant de l’Est jusqu’au Sud-Ouest de l’archipel.

    • La Désirade, 21 km², est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km), qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d’altitude, est son point culminant.

    • Petite Terre, est un petit archipel de 2 km² constitué de deux îlots (Terre de Haut et Terre de Bas) fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade.

    • Marie-Galante, 158 km², est un substrat calcaire vallonné, arrosé par l’alizé, et qui, par rapport à sa forme arrondie (15 km de diamètre), est surnommée la Grande Galette.

    • Les Saintes, 9 îlets dont deux habités, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, respectivement 5 km² et 8 km², se présentent comme un petit chapelet d’îlets arides et escarpés.

La Basse-Terre et les Saintes sont issues de formations d’une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles de l’archipel sont d’origine corallienne; en raison de ses caractéristiques géologiques, l’archipel de la Guadeloupe est classé en zone III d’après le zonage sismique de la France.

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13 juin, 2009

Dominica – La Dominique

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 11:04

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HISTORY

The indigenous people of the island of Dominica was the Arawaks, who were expelled or exterminated by the Indians of the Caribbean during the fourteenth century. The first European to land was Christopher Columbus in November 1493. Throughout the sixteenth century, Spain regularly tried to annex the island, but resistance in the Caribbean prevented.

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In 1635, France claimed to turn Dominica. French missionaries settled there and became the first European inhabitants of the island. However, conflict continued with the Caribbean, so much so that in 1660, the French and the English decided that the settlement of Dominica and St. Vincent should be abandoned.

Dominica was officially neutral for the next century, but its natural resources remain attractive and, in the early eighteenth century, British and French expeditions foresters were harvesting timber construction on the island.

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 COLONIAL HISTORY

Due to the geographical position of Dominica between Martinique and Guadeloupe, France has gradually become the dominant power on the island, which became a French colony. But after the Treaty of Paris of 1763 which ended seven years of Anglo-French war, the island became a British possession.

In 1778, during the American Revolution, the french invaded the island with the active cooperation of the population, which was largely French. The Treaty of Paris of 1783, which ended the war, visited the island to Britain. Others attempted French invasion took place in 1795 and 1805, but resulted in failure.

In 1763, the English to establish a legislative assembly, representing only the white population. In 1831, reflecting an easing of the British colonial policy, a new law gave civil rights to non-white free. Three blacks were elected to the legislature the following year.

 

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After the abolition of slavery in Dominica in 1838, the island became the first (and only) British colony to have a local government led by blacks in the nineteenth century. Most representatives were black smallholders and small traders who had economic and social views diametrically opposed to the interests of large white planters.

Faced with the threat, the planters asked the crown that the island was placed under direct colonial rule, ie, direct administration by the United Kingdom. Thus, in 1865, after much agitation and tension, the British colonial administration replaced the assembly by an assembly composed of 50% of members elected and 50% of members appointed by the United Kingdom, more favorable to the interests planters.

In 1871, Dominica became part of the Federation of the Windward Islands and the influence of the black population has gradually decreased.

In 1896, the island became a crown colony, administered by the colonial administration with less autonomy. Political rights of the majority of the population found to have dropped. However, the British government offered compensation in development assistance.

After the First World War, the influence of public opinion in the Caribbean, in favor of greater autonomy, led to the formation of a parliamentary political party, the representative government association. With the absence of strong opposition and playing on the frustration of the Dominican population, the party won a third of elected seats in the legislature in the elections of 1924 and half of that of 1936. Thereafter, Dominica was transferred from the colonial administration of the islands under the wind to the islands of the wind, and until 1958, when the island joined the short-lived West Indies Federation.In 1961 a Labor government, led by Edward Oliver LeBlanc was elected to Dominica. After the dissolution of the federation of the West Indies, Dominica became an associated state of the United Kingdom (27 February 1967) and the local government took responsibility for its internal affairs. Edward Oliver LeBlanc stepped down in 1974 and was replaced by Patrick John. On 3 November 1978, the United Kingdom granted independence in Dominica.

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SINCE INDEPENDENCE 

Despite independence, the economic situation of the island does not improve, and by mid-1979, political discontent led to the formation of a new government led by Oliver Seraphin. He was replaced in 1980 by the Government of Eugenia Charles, following the victory of the Dominica Freedom Party in the elections. Eugenia Charles will be the first woman appointed to the post of prime minister in the Caribbean.

On 27 April 1981, members of the Ku Klux Klan were arrested in New Orleans when they were planning a coup d’etat in order to return power to Patrick John, a former prime minister from 1974 to 1979 and the architect of the independence, and install a segregationist ( « Operation Red Dog ») as well as lucrative businesses (casinos, prostitution and drugs).

The economic problems of the island have continued, exacerbated by the hurricanes of 1979 and 1980. In the late 1980s, the economy had more or less restored, but the decline in banana prices in the 1990s will weaken again.

In 1996, Eugenia Charles Prime Minister leaves it is replaced by Edison James until 2000 (who died in office) and then by Pierre Charles until 2004 (who also died in office). Since 2004, Prime Minister Roosevelt Skerrit.

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GEOGRAPHY

Located in the center of the archipelago of the Caribbean, between Martinique and Guadeloupe, stands a small emerald 47km long and 25km wide: DOMINICA, « Nature Island of the Caribbean ».

• Area : 754 km ²
• Density : 91 inhabitants / km ²
• Land boundaries : 0 km
• Coastline : 148 km
• Elevations range : 0 + → m 1 447 m

• Capital : Roseau
• Independence : 3 November 1978 (former British colony)

• Gentile: Dominica, Dominican

• Official language : English
• Usual language : English and Creole

Dominica, or the Commonwealth of Dominica for official purposes, is a country in the world. It is an island in the Caribbean archipelago, located halfway between the French islands of Guadeloupe and Martinique. His name is pre Wai’tu kubuli, which means « His body is great. » The Commonwealth of Dominica is a member of CARICOM, the ACS, OECS, the Commonwealth, the OAS, the United Nations and the Francophonie.
Before independence in 1978, Dominica was a British colony, since the Treaty of Paris (1763), when France abandoned. She was temporarily reoccupied in the future.

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POLITIC

Dominica is a democratic republic that combines aspects of the republican model and the « Westminster system ». The President is elected by parliament, and has a term of five years (Art. 18 of the Constitution). In accordance with Article 59 of the Constitution, he chose as Prime Minister a member who has the support of a majority in Parliament.
The ecological richness of the island have been affected by the development of agriculture and plantations, and the introduction of many alien species, sometimes becoming invasive.
After an economy based on agriculture and the export of bananas that made the island vulnerable to climatic disasters and crises of the market, Dominica has sought to develop a program of ecotourism, awarded the certification GreenGlobe21 « validating the quality this ecotourism destination for the first time assigned to a Caribbean island. Dominica wants to go further in 2007 with a 10-year plan to transform the island into a « biological island » by the combination of ecotourism, agro tourism and health, with the conversion from agriculture to organic production, an ethical and fair trade not requiring excessive consumption of natural resources.

Dominica’s economy depends mainly on tourism and agriculture. Indeed, agriculture, primarily bananas, accounts for 18% of GDP and employs 28% of the workforce. Services (including tourism) accounted for 58% of GDP and 40% of the workforce in 2002.Reforms have been undertaken to develop financial services off-shore along with other islands in the region.

The population of Dominica little thought, because of the population exodus to other countries. The population is predominantly of African origin, 70% of which is Catholic. Dominica is divided into 10 parishes.

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 Small island of less than 750 km2, dominica, nicknamed « Waitucubuli » by its first inhabitants, has a unique topography in this part of the world and generously offers to its visitors the diversity of its fauna and flora.Dominica is the island with 30 waterfalls and 365 rivers …

Dominica, the island is 6 kinds of tropical forests. his famous « Rain Forest » is unique in the region and one of the most péservées in the world. The National Park Morne Trois Pitons was designated World Natural Heritage by UNESCO.

Dominica, is the capital of diving submarine of hepatitis Antilles with its pécipices, caves and its « wall » of bubbles …

Dominica is also the island where the last descendants of the original inhabitants of the entire region: The Caribbean Indians …, with 3 000 individuals.
And Dominica auusi is the island where we saw the oldest in the world. There are over twenty centuries.

New and new destination where ecotourism is not an empty word, Dominica is an adventure at the heart of Nature.

Each year, at the end of October there is an event and very important for the island, the World Creole Music Festival of Dominica.

Do not confuse Dominica and the Dominican Republic.

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HISTOIRE

Le peuple autochtone de l’île de la Dominique était les Arawaks, qui furent chassés ou exterminés par les indiens Caraïbes au cours du XIVe siècle. Le premier européen à y débarquer fut Christophe Colomb en novembre 1493.

Tout au long du XVIe siècle, l’Espagne tenta régulièrement d’annexer l’île, mais la résistance des Caraïbes l’en empêcha.

En 1635, la France revendiqua à son tour la Dominique. Des missionnaires français s’y installèrent et devinrent les premiers habitants européens de l’île. Néanmoins, les conflits avec les Caraïbes continuèrent, tant et si bien que, en 1660, les Français et les Anglais décidèrent que la colonisation de la Dominique et de Saint-Vincent devait être abandonnée.

La Dominique fut déclarée officiellement « neutre » pour le siècle à venir, mais ses ressources naturelles restaient attractives et, au début du XVIIIe siècle, des expéditions britanniques et françaises de forestiers venaient récolter du bois de construction sur l’île.

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HISTOIRE COLONIALE

En raison de la position géographique de la Dominique entre la Martinique et la Guadeloupe, la France est devenue peu à peu la puissance prédominante sur l’île, qui devint alors une colonie française. Mais, au terme du traité de Paris de 1763 qui mit fin à sept années de guerre franco-anglaise, l’île devint une possession britannique.

En 1778, lors de la révolution américaine, les français envahirent l’île avec la coopération active de la population, qui était en grande partie française. Le traité de Paris de 1783, qui mit fin à la guerre, rendit l’île à la Grande-Bretagne. D’autres tentatives d’invasions françaises eurent lieu en 1795 et 1805, mais se soldèrent par des échecs.

En 1763, les Anglais y établir une assemblée législative, représentant seulement la population blanche. En 1831, reflétant un assouplissement de la politique coloniale britannique, une nouvelle loi conféra des droits civiques aux non-blancs libres. Trois noirs furent élus à l’assemblée législative l’année suivante.

Après l’abolition de l’esclavage à la Dominique en 1838, l’île devint la première (et la seule) colonie britannique à avoir un gouvernement local dirigé par des noirs au XIXe siècle. La plupart des représentants noirs étaient de petits propriétaires ou de petits négociants qui avait des vues économiques et sociales diamétralement opposées aux intérêts des grands planteurs blancs.

Face à la menace, les planteurs demandèrent à la couronne que l’île soit placée sous le régime colonial du direct rule, c’est-à-dire une administration directe par le Royaume-Uni. Ainsi, en 1865, après beaucoup d’agitation et de tensions, l’administration coloniale britannique remplaça l’assemblée par une assemblée constituée de 50% de membres élus et de 50% de membres désignés par le Royaume-Uni, plus favorables aux intérêts des planteurs.

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En 1871, la Dominique fit partie de la Fédération des îles sous le vent et l’influence de la population noire a progressivement diminué.

En 1896, l’île redevint une colonie de la couronne, administrée par l’administration coloniale avec moins d’autonomie. Les droits politiques de la majorité de la population s’en trouvèrent alors diminués. Toutefois, le gouvernement britannique offrit en compensation une aide au développement.

Après la Première Guerre mondiale, l’influence des opinions publiques des Caraïbes, favorables à plus d’autonomie, mena à la formation d’un parti politique parlementariste, la representative government association. Grâce à l’absence d’opposition forte et jouant sur la frustration de la population dominicaine, ce parti gagna un tiers des sièges élus de l’assemblée législative lors des élections de 1924 et la moitié lors de celle de 1936. Par la suite, la Dominique fut tranférée de l’administration coloniale des îles sous le vent à celle des îles du vent, et ce, jusqu’en 1958, date à laquelle l’île rejoint l’éphémère fédération des Indes occidentales.

En 1961, un gouvernement travailliste, mené par Edouard Oliver LeBlanc fut élu à la Dominique. Après la dissolution de la fédération des Indes occidentales, la Dominique devint un état associé du Royaume-Uni (le 27 février 1967) et le gouvernement local prit alors la responsabilité de ses affaires internes. Edouard Oliver LeBlanc quitte le pouvoir en 1974 et est remplacé par Patrick John. Le 3 novembre 1978, le Royaume-Uni accorde l’indépendance à la Dominique.

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DEPUIS l’INDEPENDANCE

Malgré l’indépendance, la situation économique de l’île ne s’améliora pas et, à la mi-1979, le mécontentement politique mena à la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Oliver Seraphin. Il fut remplacé dès 1980 par le gouvernement d’Eugenia Charles, suite à la victoire du Dominica Freedom Party aux élections. Eugenia Charles sera la première femme nommée au poste de Premier ministre dans les Antilles.

Le 27 avril 1981, des membres du Ku Klux Klan sont arrêtés à la Nouvelle-Orléans alors qu’ils projetaient un coup d’état afin de rendre le pouvoir à Patrick John, ancien premier ministre de 1974 à 1979 et l’artisan de l’indépendance, et installer un régime ségrégationniste (« Opération Red Dog ») ainsi que des commerces lucratifs (casinos, prostitution et drogue).

Les problèmes économiques de l’île ont continué, aggravés par les ouragans de 1979 et de 1980. Vers la fin des années 1980, l’économie s’était plus ou moins rétablie, mais la diminution des prix de la banane dans les années 1990 l’affaiblira de nouveau.

En 1996, Eugenia Charles quitte la primature, elle est remplacée par Edison James jusqu’en 2000 (qui décédera en poste), puis par Pierre Charles jusqu’en 2004 (qui décédera lui aussi en poste). Depuis 2004, le Premier ministre est Roosevelt Skerrit.

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GEOGRAPHIE

Située au centre de l’archipel des Caraïbes, entre la Martinique et la Guadeloupe, se dresse une petite émeraude de 47km de long sur 25km de large : LA DOMINIQUE, « l’Île Nature de la caraïbe ».

  • Superficie : 754 km²

  • Densité : 91 hab./km²

  • Frontières terrestres : 0 km

  • Littoral : 148 km

  • Altitudes extrêmes : 0 m → + 1 447 m

  • Capitale : Roseau

  • Indépendance : 3 novembre 1978 (ancienne colonie britannique)

  • Gentile : Dominiquaise, Dominiquais

  • Langue officielle : Anglais

  • Langue usuelle : Anglais et Créole 

La Dominique, ou le Commonwealth de la Dominique pour les usages officiels, est un pays du monde. C’est une île de l’archipel des Caraïbes, située à mi-chemin des îles françaises de la Guadeloupe et de la Martinique. Son nom précolombien est Wai’tu kubuli, qui signifie « Son corps est grand ». Le Commonwealth de la Dominique est membre du Caricom, de l’AEC, de l’OECO, du Commonwealth, de l’OEA, de l’ONU, et de la Francophonie.
Avant son indépendance en 1978, la Dominique était une colonie britannique, depuis le traité de Paris (1763), époque à laquelle la France y a renoncé. Elle fut passagèrement réoccupée par la suite.

 

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POLITIQUE

La Dominique est une république démocratique qui combine des aspects du modèle républicain et du « système de Westminster ». Le Président est élu par le parlement, et a un mandat de cinq ans (art.18 de la Constitution). En accord avec l’article 59 de la Constitution, il choisit comme premier ministre un député qui a l’appui d’une majorité au sein du Parlement.

Les richesses écologiques de l’île ont été affectées par le développement de l’agriculture et des bananeraies, ainsi que par l’introduction de nombreuses espèces exogènes, devenant parfois invasives.
Après une économie basée sur l’agriculture et l’exportation de bananes qui a rendu l’île vulnérable aux catastrophes climatiques et crises du marché, la Dominique a souhaité développer un programme d’écotourisme, récompensé par la certification « GreenGlobe21 » validant la qualité écotouristique de cette destination pour la première fois attribuée à une île des Caraïbes. La Dominique veut aller plus loin, avec en 2007 un programme sur 10 ans visant à transformer l’île en une ‘île biologique’ par la conjugaison de l’écotourisme, de l’agrotourisme et d’un tourisme de santé, avec la conversion de l’agriculture à la production biologique, un commerce éthique et équitable ne nécessitant pas de consommation excessive des ressources naturelles.

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L’économie dominiquaise dépend surtout du tourisme et de l’agriculture. En effet, l’agriculture, principalement la banane, représente 18 % du PIB et emploie 28% de la main-d’œuvre. Les services (dont le tourisme) représentaient 58 % du PIB et 40% de la main-d’œuvre en 2002.

Des réformes ont été entreprises afin de développer les services financiers off-shore à l’instar d’autres îles de la région.

La population de la Dominique croit peu, du fait de l’exode de la population vers d’autres pays. La population est très majoritairement d’origine africaine, 70% de celle-ci est catholique. La Dominique est divisée en 10 paroisses. 

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Petite île de moins de 750 km2, la dominique, surnommée « Waitucubuli » par ses premiers habitants, présente une topographie unique dans cette partie du monde et offre généreusement à ses visiteurs toute la diversité de sa faune et de sa flore.

La dominique, c’est l’île aux 30 chutes d’eau et aux 365 rivières…

La Dominique, c’est lîle aux 6 sortes de forêts tropicales. sa célèbre « rain Forest » est unique dans la région et parmi l’une des plus péservées au monde. Le parc National du Morne Trois Pitons a été classé au Patrimoine Mondial Naturel par l’UNESCO.

La Dominique, c’est la capitale de la plongée sous-marines des patites Antilles avec ses pécipices, ses grottes et ses « murs » de bulles…

La Dominique, c’est également l’île où vivent les derniers descendants des premiers habitants de la région toute entière : Les Indiens Caraïbes…, comptant 3 000 individus.
Et la Dominique c’est auusi l’île où on vit le plus vieux au monde. On y trouve plus d’une vingtaine de centenaires.

Destination neuve et nouvelle où l’écotourisme n’est pas un vain mot, la Dominique c’est l’Aventure au Coeur de la Nature.

Chaque année, à la fin du mois d’octobre a lieu un évènement incontournable et très important pour l’île, le Festival Mondial de la Musique Créole de la Dominique.

Ne pas confondre la Dominique et la République Dominicaine.

 

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11 juin, 2009

St. Lucia – Ste Lucie

Classé dans : Bô Kay nou — CATORC Charles @ 18:24

Drapeau de Sainte-Lucie

ISLAND HISTORY
History is a symphony of echoes heard and unheard.

Photo PG004922 © Philippe GIRAUD 400 X 264 pixels

OUR ROOTS

The Amerindians were well established in St Lucia, long before the first European ever set foot on the island. At that time, the island bore Amerindian name  » loüanalao » or « Hewanorra », meaning « there where the iguana is found ». The island was first populated by the Ciboneys who were hunters and gatherers, and who disappeared leaving little trace of their presence. The Arawaks, adept potters, weavers, builders, agriculturists and shipwrights follows them. Records suggest that they enjoyed nearly 800 years of peace before a new warrior group, Kalinago, also known as Caribs, overcame them. Once the caribs overpowered the Awaraks, they executed the males and kept the females as wives.

The Kalinago were supreme rulers of the Windward Islands. However, with the arrival of the first, the development of the Caribbean changed radically. Even though historians credit the Spaniards for giving the island her modern-day name, (« Santa Alousie » was first used in the late sixteenth century), they gave the island a wide berth and never bothered to colonise it. They did not want to tangle with the Kalinago and St. Lucia was not known to have gold deposits. But the Europeans were inexorable and their coming put an end to Amerindian supremacy.

The first European to settle in St. Lucia was François Le Clerc, known as Jambe de Bois or Wooden Leg. He was a pirate who set himself up on Pigeon Island from where he attacked passing Spanish vessels.

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The English first landed in 1605, having been blown off course on their way to Guyana aboard their vessel, the Olive Branch. Sixty-seven settlers landed and purchased huts from the Kalinago. One month later only 19 were left and these were forced to flee from the Kalinago in a canoe.

The French arrivef in 1651 when representatives of the French West India Compagny bought the island. Eight years later, ownership disputes between the French and English ignited hostilities that would endure for 150 years. During this time, the island changed hands fourteen times. St. Lucia was finally ceded to the British in 1814. From the 1760`s onwards, St. Lucia developed into a sugar-producting economy, built on African slave labor. However, the endless conflicts between the French and English colonial powers over St. Lucia`s strategic military value impeded the development of its plantations, and by the late 18th century the French revolutionary cry of « Liberté, Egalité, Fraternité » reached St. Lucia.

Under revolutionary law, slavery was abolished in 1794 and the political equality of the coloured man was officially recognized. Feed slaves proceeded to wipe our the plantation infrastructure. Resistance against British attempts to re-take the island was orchestrated by the Maroone : renegade ex-slaves who lived in secret hideouts in inaccessible parts of the island. The Maroons joined forces with the French Revolutionary army to form L’Armée Française des Bois.

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St. Lucia became Ste. Lucie la Fidèle and all of the towns were givers revolutionary names  such as La Patriote (Laborie), La Révolution (Gros Ilet), and Le Républicain ( Dennery). The Revolutionaries held St. Lucia for fifteen months against the British. The Maroons finally surrendered arms in 1797 but refused to accept slavery, which the British insisted on reinstating. According to British records these men returned to Africa.

The British finally abolished slavery in 1834. After Emancipation, many former slaves were unwilling to stay on as labourers on the plantations and the colonial powers sought alternative manpower. In 1882, the first Indian immigrants arrived from the provinces of Uttar Pradesh and Bihar. About half of them returned home at the end of their indenture while the others settled permanently in St. Lucia, enriching the island`s cultural diversity.

St. Lucia`s economic base has traditionally been agricultural. Sugar, the first mono-crop, was eventually abandoned in the 1950s when bananas became the largest export crop. Over the last few years, however, privileges enjoyed by the West Indian banana in Europe have ended, and St. Lucia must diversify into other areas or face real economic hardship.

Tourism is now the most important source of foreign exchange. St. Lucia is also one of the largest transhipment points for contenainerised cargo in the Eastern Caribbean. The colonial motto « statio haud malefidia carinis », a safe haven for ships, still applies to the island.

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INDEPENDENCE

St. Lucia moved towards independence in 1951 when suffrage was granted to all citizens over twenty-one. In 1967, England granted the island full self-government and St. Lucia, a member of the British Commonwealth, became an independence nation on february 22nd, 1979. The island retains the Westminster-based parliamentary system but a Senate made up of government and opposition appointees debates house bills. Accordind to the latest census, St. Lucia population stands at 156.000, of which about 62.000 live in and around the capital, Castries.

 In 1842, English became the island official language but St. Lucia retains a strong French heritage. The majority of the island`s village and town names are French, and the Creole language born of St. Lucia`s Amerindian, African and European roots is widely spoken.

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Une histoire mi french-mi anglaise…

Sainte Lucie ne doit pas son surnom de belle Hélène des Antilles à sa forme de poire, mais aux guerres incessantes qui opposèrent Français et Anglais pour ses beaux yeux.

 

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Des Arawaks aux Caraïbes

Comme sa grande sœur martiniquaise, Sainte Lucie fut peuplée dès le 2ème siècle avant JC par les indiens Arawaks, chassés du Venezuela par les indiens Caraïbes. Vers l’an 800, ces derniers colonisent à leur tour les Antilles en massacrant leurs anciens voisins. L’île s’appelle alors « Iouanalao », l’île aux iguanes.

L’arrivée des européens

Découverte et baptisée par les Espagnols vers 1500, l’île n’intéresse les européens qu’à partir de 1550, quand le flibustier François Le Clerc, dit « Jambe de Bois », installe une base sur Pigeon Island pour partir à l’assaut des galions espagnols. Vers 1600, les Hollandais construisent un camp fortifié à Vieux Fort qu’ils abandonnent rapidement. Les Anglais tentent alors leur chance à deux reprises en 1605 et 1639 mais les colons sont chassés par les indiens Caraïbes.

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La colonisation française

Au grand dam des Anglais, qui n’auront de cesse de conquérir l’île, les Français achètent Ste Lucie aux autochtones en 1651, par l’intermédiaire de la Compagnie des Petites Antilles. Avec la disparition des indiens, morts d’épuisement dans les plantations ou décimés par les épidémies, les colons doivent avoir recours aux esclaves venus d’Afrique. Au XVIIIème, l’île connait un grand essor grâce au développement de l’industrie sucrière. La première ville, le port de Soufrière, est fondée en 1746.

La colonisation anglaise

A partir de 1793, les Anglais, installés à la Barbade, font de la conquête de Sainte-Lucie, l’une de leur priorité. Témoin de combats meurtriers, Sainte-Lucie change 7 fois de main pour devenir définitivement britannique en 1815 (mais les grands propriétaire français conservent leurs terres). Avec l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies britanniques, de nombreux ouvriers asiatiques, venus en majorité du Sri Lanka, immigrent à Sainte-Lucie à partir de 1838. L’île est alors rattachée à l’administration des windward islands (îles du vent) comprenant la Barbade, la Grenade et les Grenadines, Saint Vincent, la Dominique, Trinidad et Tobago. 

 L’indépendance

Ste Lucie accède à l’indépendance, au sein du Commonwealth, en 1979. C’est aujourd’hui une démocratie vivante…qui accueille depuis plus de 30 ans de nombreuses communautés rastafaris.

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Géographie

Située au sud de la Martinique et au nord de Saint-Vincent, l’île de Sainte-Lucie est bordée sur la côte de plages de sable fin, et en son centre, recouverte d’une zone montagneuse volcanique et forestière. Le point culminant est le Mont Gimie (950 mètres) qui siège en plein cœur de la Rain Forest.

La capitale est Castries, la langue officielle est l’anglais, l’usuelle est le créole, le pays membre de la francophonie; sa superficie est de 616 km² et sa population est de 160 000 habitants.
Gentilé : Saint-Lucien, Saint-Lucienne, la monnaie nationale : Dollar des Caraïbes de l’Est (XCD)
La Fête nationale : Le 22 février (Proclamation d’indépendance de 1979) geographie6.jpg

Climat : Le climat est tropical tempéré. La saison sèche dure de janvier à mai et la saison des pluies de juin à décembre. Les températures sont chaudes (27 °C en moyenne). Le mercure descend rarement en dessous de 22 °C en hiver et n’excède pas les 30 °C en été. 

A découvrir : Au mois de mai se tient chaque année un festival de jazz réputé dans la charmante ville coloniale de Castries. Les villages de pêcheurs de Gros-Islets et de l’Anse La Raye sont également à voir. Ainsi que l’extraordinaire volcan de Soufrière, formé de deux pitons verticaux, au sud-ouest du pays. Et bien sûr, arrêt oblige sur les superbes plages de l’île qui cachent quelques criques.

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Politique

Sainte-Lucie est un État des Caraïbes, membre du Commonwealth. Le pays a obtenu son indépendance le 22 février 1979. Le pays a adhéré en 1981 à l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO). Le pays a été nommé en l’honneur de Lucie de Syracuse. Sainte-Lucie est une monarchie parlementaire.

En tant que Chef d’État, la Reine Elizabeth II est représentée par un Gouverneur général qui agit sur les conseils du Premier ministre et du Cabinet. Après les élections législatives, le chef du parti majoritaire ou le chef d’une coalition de la majorité est habituellement nommé Premier ministre par le Gouverneur général ; le vice Premier ministre est nommé par le Gouverneur général.

Le Parlement de Sainte-Lucie est bicaméral. La Chambre basse (House of Assembly) a 17 membres, élus au suffrage universel direct pour cinq ans. La Chambre haute (Senate) a 11 membres nommés par le Gouverneur général. Le Parlement peut être dissous par le Gouverneur géneral, soit à la requête du Premier ministre pour qu’ait lieu de nouvelles élections ou par choix du Gouverneur général si la Chambre basse passe un vote de non-confiance envers le gouvernement.

Il s’agit de l’un des rares pays dans le monde à reconnaître l’indépendance de Taïwan face à la Chine.

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