Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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8 novembre, 2010

Les bienfaits de la banane

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié,Education à la santé — CATORC Charles @ 17:11

La banane…ba.gif

Après avoir lu ceci, vous ne regarderez plus JAMAIS une banane de la même manière!!!

Les bananes contiennent 3 sucres naturels: sucrose, fructose et glucose combiné avec des fibres, une banane donne instantanément un gain d’énergie substantiel. Les recherches ont prouvé que juste 2 bananes fournissent assez d’énergie pour un entraînement rigoureux de 90 minutes. Pas étonnant que la banane soit le fruit numéro 1 du monde des athlètes. Toutefois l’énergie n’est pas la seule façon dont la banane peut vous aider à garder la forme. Elle peut également aider à guérir ou prévenir un nombre incalculable de maladies, intégrez-la à votre régime alimentaire quotidien.

Dépression :

Selon un récent sondage produit par MIND auprès de gens souffrant de dépression, plusieurs se sentent beaucoup mieux après avoir mangé une banane. Cela parce que la banane contient du tryptophane, un genre de protéine que le corps converti en sérotonine, connu comme relaxant, améliore votre état émotionnel et vous fait généralement sentir plus heureux. Oubliez les pilules — mangez une banane. La vitamine B6 qu’elle contient régularise le niveau de glucose dans le sang, lequel peut affecter votre état émotionnel.

Anémie:

Élevée en fer, la banane peut stimuler la production d’hémoglobine dans le sang aidant à diminuer l’anémie.

Pression :

Ce fruit tropical unique est extrêmement élevé en potassium toutefois faible en sel, le rendant parfait pour combattre la pression. Tellement, que l’administration « US Food and Drug » vient tout juste d’accorder à l’industrie de la banane le droit de déclarer la propriété qu’a ce fruit de réduire le risque de pression et de crise cardiaque.

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Pouvoir de concentration :La recherche démontre que le fruit élevé en potassium peut aider à l’apprentissage en rendant les pupilles plus alertes.

Constipation :

Élevée en fibres, inclure la banane dans votre alimentation quotidienne peut aider la régularité, sans avoir besoin de laxatifs.

Gueule de bois :

Une des façons les plus rapides de guérir une gueule de bois est de se faire une barbotine à la banane, sucrée au miel. La banane calme l’estomac et avec l’aide du miel, fait grimper le niveau de sucre dans le sang, pendant que le lait calme et hydrate votre système.

Brûlement d’estomac :

La banane contient un antiacide naturel, donc si vous souffrez de brûlements d’estomac, essayez de manger une banane pour calmer la douleur.

Nausées matinales :

Prendre une banane comme collation entre les repas aide à garder et stabiliser le niveau de sucre dans le sang et ainsi éviter les nausées matinales.

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Piqûres de maringouin :

Avant d’attraper la bombonne d’insecticide, commencez par frictionner la région affectée avec l’intérieur d’une pelure de banane. Plusieurs personnes ont été étonnées par le succès de cette méthode à réduire l’enflure et l’irritation. Nervosité :Élevée en vitamines B, la banane aide à calmer le système nerveux.

Obésité :

Études effectuées par l’Institut de Psychologie en Autriche ont démontré que le stress au travail amène les gens à se gaver de chocolat, bonbons et croustilles. Après vérification auprès de 5000 patients d’hôpitaux, les chercheurs en sont venus à la conclusion que les gens obèses avaient un emploi plus stressant. Le rapport conclu que, pour éviter des rages de sucré / salé, nous devons contrôler notre niveau de sucre dans le sang et en prenant des collations élevées en hydrates de carbones toutes les 2 heures permet de le garder stable.

Ulcères :

La banane est utilisée dans les diètes pour combattre les problèmes intestinaux. C’est le seul fruit cru qui peut être mangé sans inconfort pour ces genres de cas. Elle protège également l’estomac en neutralisant l’hyperacidité et réduisant l’irritation.

Contrôle la température :

Plusieurs cultures voient la banane comme un fruit rafraîchissant pouvant baisser autant la température physique qu’émotionnelle des femmes enceintes. En Thaïlande, par exemple, les femmes enceintes mangent des bananes pour s’assurer que leur bébé naisse avec une faible température.

Désordre Affectif Saisonnier (DAS):

La banane peut aider les gens souffrant de DAS car elle contient du tryptophane, qui est un relaxant émotionnel naturel.

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Fumeur :

La banane peut également aider les gens voulant arrêter de fumer. Le B6, B12 qu’elle contient, de même que le potassium et magnésium s’y retrouvant, aide le corps à récupérer des effets de manque de nicotine.

Stress :

Le potassium est un minéral vital, lequel aide à normaliser le pouls, envoie de l’oxygène au cerveau et régularise la rétention d’eau. Lorsque vous êtes stressé, votre métabolisme augmente, réduisant votre niveau de potassium. Ceci peut être calibré avec l’aide d’une collation élevée en potassium telle qu’une banane.

Crise cardiaque :

Selon une recherche effectuée par « The New England Journal of Médicine, » manger des bananes régulièrement peut réduire le risque de décès par crise cardiaque d’environ 40% !

Verrues :

Ceux qui n’utilisent que la médecine naturelle jurent que si vous voulez vous débarrasser d’une verrue, prenez un morceau de peau de banane et placez-la sur la verrue, le côté jaune vers le haut. Maintenez la peau en place avec un « plaster » ou un ruban chirurgical !

Donc, la banane est vraiment un remède naturel pour beaucoup de maladies. Lorsque vous la comparez à une pomme, elle contient 4 fois plus de protéines, 2 fois la quantité d’hydrate de carbone, 3 fois plus de phosphore, 5 fois plus de vitamine A et fer, et 2 fois des autres vitamines et minéraux. Elle est également riche en potassium et est l’un des aliments les plus nutritifs.

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15 juillet, 2010

Le Thym-manioc

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:17

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 Dans les Petites Antilles, Duss et Descourtilz rapportent que le thym-manioc est depuis longtemps conseillé pour soigner la toux, la bronchite et le rhume. Il était aussi connu pour ses propriétés amères et aromatiques qui le faisaient employer comme stomachique et digestif. Cabre, en 1939, le citait comme antidiarrhéique et pour ses vertus diurétiques mises à profit dans les affections urinaires.

Actuellement, aux Antilles françaises, les parties aériennes sont utilisées dans le traitement de la grippe, de la toux et des maux d’estomac. En Martinique, où le thym-manioc est également préconisé, sous forme de bains, contreles affections de la peau (gratel, boutons, etc.), l’espèce est encore citée comme emménagogue. La tradition lui attribue le pouvoir d’augmenter les ventes et les marchandes gardent précieusement une branche de thym-manioc au fond de leur poche. En Dominique, l’espèce est donnée en bain rafraîchissant après l’accouchement, en association avec « ester fragil » (Polygala paniculata, polygalacées) ainsi que comme antiasthmatique. En Guyane, la plante est considérée comme fébrifuge (Grenand et al., 1987) et antidiarrhéique (Morton, 1981). A Porto-Rico, tenu pour expectorant, le thym-manioc est aussi décrit comme astringent et diurétique.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les Indiens Palikur de Guyane préparent un bain de thym-manioc pour accélérer l’apprentissage à la marche des nourrissons.

USAGES RECOMMANDES

Fièvre, état grippal : Boire trois fois par jour une tasse de l’infusion des parties aériennes à 30g/l.

Diarrhées : Boire quotidiennement trois tasses de l’infusion des parties aériennes. Pour plus d’efficacité, ajouter des bourgeons de goyave à la préparation.

Troubles hépatiques : Pour ses propriétés cholérétiques, boire trois fois par jour une tasse d’infusion des feuilles (40g/l)

Eruptions cutanées, coups de soleil : Ajouter une poignée de la plante à l’eau du bain ou appliquer les feuilles pilées en cataplasme.

Source : D’après Jean-Louis Longuefosse – Magazine anform n° 31 – juillet-août 2010

7 juillet, 2010

Le Tamarinier

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 18:22

 Allure générale d'un vieil arbre, à la Réunion

ETYMOLOGIE 

Malgré son étymologie (de l’arabe tamar hindi qui signifie « datte de l’Inde »), le tamarin est originaire d’Afrique, vraisemblablement d’Egypte. Sa culture fut introduite en Amérique tropicale et aux Antilles au début du XVIIe siècle. Il est très courant des Petites Antilles où il s’est parfaitement naturalisé surtout sur le littoral sec bien qu’il préfère les sols alluviaux profonds. Il se multiplie par graines et fleurit durant l’hivernage de juin à août.

UN ARBRE SACRE EN AFRIQUE

Ce sont les arabes qui, au Moyen âge, firent connaître la plante en Europe. Le tamarinier est considéré comme un arbre sacré en Afrique où il a donné son nom à Dakar qui en est la transcription wolof. La pulpe du tamarin est principalement utilisée en Amérique tropicale et dans toute la Caraïbe comme un excellent laxatif. Selon Descourtilz (1883), la pulpe du tamarin sert à préparer une boisson rafraîchissante prescrite contre les fièvres bilieuses et les irritations gastriques. Cabre, en 1939, précise que la pulpe est prise contre les coliques néphrétiques et qu’elle est appliquée sur les plaies. Il préconise l’infusion des feuilles et de l’écorce contre l’asthme et l’oppression. Les feuilles du tamarinier sont considérées en thérapeutique populaire comme « rafraîchissantes« . On les emploie en cas de grippe, fièvre, « pirézi » et contre certaines inflammations (maux de gorge, conjonctivites). La macération de l’écorce est utilisée contre l’hypertension. Le bain de feuilles sert à calmer les démangeaisons et les courbatures. Dans les Grandes Antilles, les différentes parties de l’arbre sont employées comme anti-ictériques, fébrifuges et antalgiques. Au Costa-Rica, les graines sont réputées aphrodisiaques alors qu’au Honduras, la décoction des feuilles est utilisée comme antidiarrhéique.

Le Tamarinier dans Bien-être - Rimèd razié 220px-Koeh-134 

USAGES RECOMMANDES

Constipation : Piler 40 à 50 g de la pulpe du fruit, après en avoir ôté les graines. Dissoudre la masse contenue dans un 1/2 litre d’eau. Boire cette macération en une seule fois, le matin à jeun. Chez les enfants au-dessus de trois ans, donner 2 g de pulpe par année d’âge.

Boisson parfumée : Maintenir à ébulition pendant 5 à 10 minutes un litre d’eau contenant 2 poignées de tamarin écossés. La boisson obtenue, filtrée et légèrement sucrée, sera bue froide et de façon modérée pour éviter les effets laxatifs.

Troubles hépatiques : Pour ses propriétés cholérétiques, boire trois fois par jour une tasse d’infusion des feuilles (40 g/l)

Rétention hydrique, calculs urinaires : Boire 2 ou 3 tasses par jour de la macération aqueuse de la pulpe du fruit à 40 g/l.

Précautions d’emploi : Le jus de tamarin est susceptible de diminuer l’absorption de certains médicaments. 

ET AUSSI…

Hépatoprotecteur, le jus de tamarin a la réputation de prévenir la gueule de bois.

Source : Selon Jean-Louis Longuefosse dans le Magazine anform Martinique n° 30 – mai/juin 2010

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5 décembre, 2009

Le Pois d’Angole

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 8:24

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Le pois d’Angole (Cajanus cajan, syn. Cajanus indicus) est une espèce de plante vivace de la famille des Fabaceae.

La culture du pois d’Angole remonte à au moins 3000 ans. Le centre d’origine se situe très vraisemblablement en Asie, d’où il s’est diffusé en Afrique orientale et de là, par la traite des esclaves, vers le continent américain. De nos jours, le pois d’Angole est largement cultivé dans toutes les régions tropicales et semi-tropicales de l’Ancien et du Nouveau monde.

Le pois d’Angole est connu aussi sous le nom de pois cajan ou d’ambrevade.

Le pois d’Angole est une légumineuse à graine cultivée en agriculture pluviale dans les régions tropicales semi-arides. Le sous-continent indien, l’Afrique orientale et l’Amérique centrale sont, dans cet ordre, les trois principales régions productrices de pois d’Angole dans le monde. Le pois d’Angole est cultivé dans plus de 25 pays tropicaux et sub-tropicaux, soit en monoculture, soit en rotation avec des céréales telles que le sorgho (Sorchum bicolor), le millet perle (Pennisetium glaucum), ou le maïs (Zea mays), ou avec d’autres légumineuses comme l’arachide (Arachis hypogaea). Comme toutes les légumineuses, le pois d’Angole enrichit le sol en azote grâce à la fixation symbiotique de l’azote.

De petits pois ronds et verts au goût sauvage très prisés surtout en période de Noël à la Martinique. Appelés aussi pois de bois en Guadeloupe.

NOMS COMMUNS :
Ambrevade, Poi chiche rouge, Cityse des Indes, Haricot du Bengale, Pois du Congo  

CONSTITUANTS PRINCIPAUX :
Des glucides, des minéraux, des stérols, des protéines, des vitamines, des tanins

PARTIES UTILISÉES :
Les graines et les feuilles

DESCRIPTION :

Le pois d’Angole est un arbrisseau annuel ou bisannuel, de 1,50 à 3 mètres de haut, à ramilles velues. Les feuilles, veloutées, trifoliolées font de 5 à 15 cm, les fleurs sont des racèmes groupés en pseudo-panicules. Elles sont de couleur jaune vif parfois striées de rouge. Le fruit est une gousse linéaire-oblongue renfermant les graines arrondies, de couleur crème, à hile foncé, comestibles.

CULTURE ET RÉCOLTE : Originaire de l’Inde et de la Malaisie, cette plante est cultivée sous tous les tropiques.
PROPRIÉTÉS :

- Anti-inflammatoire
- Analgèsique
- Vulnéraire
- Astringent
- Diurétique
- Laxative

INDICATIONS :

- Coliques
- Maux de ventre
- Incontinence urinaire
- Toux
- Diarrhée
- Bronchite

Infos relevées dans le magazine « anform » n° 27 – nov-dec. 2009 :

Le nom scientifique proviendrait du malais catjung qui désigne une légumineuse locale. Quant au nom vernaculaire, il rappelle l’origine africaine (Angola) des premiers plants importés.

D’après le Père Labat*, les pois d’Angole ont été importés d’Afrique par les bateaux négriers. Les feuilles et les pois très nutritifs sont consommés comme légumes et sont indiqués, en médecine populaire, dans le traitement des carences protéiques et comme antidiarrhéique. La tisane des feuilles est utilisée pour les affections pulmonaires (flum) Toutes les parties de la plante sont diurétiques et sont proposées sous forme de décoction de la plante entière, comme antidote des brûlures du mancenillier. Les feuilles astringentes, macérées dans l’eau, sont appliquées sur la peau contre diverses dermatoses et brûlures. La même préparation est utilisée pour fortifier les cheveux.

En Haïti et à la Jamaïque, la décoction des feuilles est employée en bain de bouche et en gargarisme contre les maux de gorge. En Martinique, la plante est principalement conseillée contre les douleurs grastro-intestinales, les diarrhées et les parasitoses. En Dominique, les feuilles sont en outre, appliquées localement contre les rhumatismes.

ET AUSSI :

Planter du pois d’Angole permet de régénérer et de fertiliser le sol. Riche en azote, cette légumineuse peut constituer une solution de remplacement pour résoudre les problèmes de baisse de fertilité sur sol et de rendement des cultures.

USAGES RECOMMANDES :

Diarrhées : Boire dans la journée un litre de la décoction à 15 g/l des feuilles.

Brûlures superficielles, éruptions cutanées : Appliquer en compresses la macération obtenue avec une poignée de feuilles grossièrement coupées mises au contact d’un litre d’eau froide pendant 24 heures.

Soins capillaires : La macération aqueuse des jeunes feuilles, associées à celles de coquelicot rouge (hibiscus rosa-sinensis L., malvacées) fortifie les cheveux et prévient leur chute.

Drépanocytose : Après avis médical, la consommation des graines permet une diminution sensible de l’intensité des crises.

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Graines de pois d’Angole

*Jean-Baptiste Labat appelé plus communément Père Labat (Paris, France, 1663 – Paris, France, 1738) était un missionnaire dominicain, botaniste, explorateur, ethnographe, militaire, propriétaire terrien, ingénieur et écrivain.

11 octobre, 2009

Le Gros Thym

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 10:15

Nom scientifique : Plectranthus amboinicus, de la famille des lamiacées.

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Le gros thym est une plante aromatique à forte odeur. Ses feuilles sont assez épaisses et semblables à celles du Coléus. Il est utilisé en cuisine pour épicer les plats traditionnels. Quelques fois, il est utilisé à la place de son cousin le petit thym.

On trouve principalement deux variétés de cet aromate :
le gros thym, plante à grosse feuille verte et celui que l’on trouve communément Métropole.

Il doit son nom à son utilisation culinaire et son parfum qui rappellent le thym d’Europe (Thymus vulgaris, labiées)

principalement connu comme condiment, le gros thym est aussi utilisé comme plante médicinale. La décoction des feuilles est réputée « chaude » et bonne pour le sang. On l’emploie comme emménagogue et pour lutter contre les douleurs menstruelles. La plante est utilisée en décoction ou en infusion contre la grippe, la « pirézi », le « flum », la fièvre et la toux.

De nombreux usages thérapeutiques sont mentionnés, notamment contre l’indigestion, les coliques digestives et abdominales, la faiblesse cardiaque, comme sédatif et vermifuge. Le cataplasme des feuilles fraîches écrasées prévient l’infection des plaies superficielles. Contre les douleurs abdominales, on réalise des frictions  avec la macération alcoolique des feuilles.

En Martinique, les feuilles entrent dans la composition d’une décoction proposée contre la « blesse ».          

En Dominique, la décoction de la plante est consommée pendant et après l’accouchement. En République Dominicaine, le jus des feuilles fraîches est instillé contre les douleurs auriculaires.

ET AUSSI : Des études récentes montrent que le gros thym, bio-actif sur la jacinthe d’eau, peut servir à stopper la prolifération de cette « peste végétale » qui envahit les cours d’eau.

USAGES RECOMMANDES :

Digestion difficile : Boire une infusion de feuilles fraîches à 30 g/l après les repas.

Plaies et piqûres d’insectes : Les feuilles fraîches écrasées peuvent être appliquées en cataplasme sur les petites plaies et les piqûres de moustiques.

Règles douloureuses : Malgré l’absence d’éléments pharmacologiques précis, l’absence de toxicité du gros thym permet de le conseiller dans cette indication car elle est reconnue dans toute la caraïbe. Utiliser l’infusion de la plante entière à 30 g/l, à raison d’une tasse trois fois par jour pendant les deux premiers jours de la période menstruelle.

Nervosité : Pour un effet sédatif, boire une tasse de l’infusion à 30 g/l des feuilles fraîches le soir ou si besoin dans la journée.

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10 août, 2009

Le Bois d’Inde

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 17:20

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Le bois d’Inde 

 Le bois d’Inde provient des Antilles et du Vénézuela. Il est cultivé en Dominique et en Jamaïque pour la fabrication de la lotion « Bayrum ». C’est une espèce assez commune que l’on rencontre en forêts mésophytiques à basse altitude mais aussi à proximité des lieux d’habitation. La floraison a lieu de novembre à mars, la fructification de janvier à juillet.

Les indiens caraïbes nommaient le bois d’Inde « achourou ou ouraba » et accommodaient tous leurs plats avec cette épice qui poussait naturellement autour de leurs villages. Avec les feuilles et les baies, ils préparaient une infusion destinée à lutter contre les troubles gastro-intestinaux et fabriquaient un shampoing pour les cheveux et le corps. DUTERTRE (1667) indique que la décoction des feuilles soulage les paralytiques et fait désenfler les hydropiques. Thibault de Chanvallon (1763) mentionne le bois d’Inde comme fortifiant des nerfs et antirhumatismal. Descourtilz (1727) considère les baies et les feuilles comme stomachiques, antiseptiques et astringentes. Il conseille un bain de feuilles de « myrte feuille de laurier » dans les affections oedémateuses.

De nos jours, aux Antilles, le bois d’Inde est considéré comme une plante chaude. Les feuilles, macérées dans du rhum, sont utilisées en friction contre les rhumatismes. La décoction des feuilles est employée dans tout le bassin caribéen contre la toux, le rhume, la grippe et la fièvre. Dans les îles anglophones, les feuilles, distillées dans du rhum, servent à fabriquer le bayrum, lotion rafraîchissante appliquée contre les douleurs, la fatigue, les maux de tête. En Haïti, les feuilles sont prises en décoction contre les douleurs abdominales. En République Dominicaine et à Curaçao, la feuille écrasée est appliquée en cas de maux de dents. A Cuba, la graine est employée comme stimulant.

Usages recommandés :

Rhumatismes, contusions

Fragmenter une quinzaine de feuilles et les laisser macérer au soleil dans un litre de rhum pendant une à deux semaines. utiliser en friction; la lotion « bayrum » présente les mêmes vertus.

Etats grippaux

Boire une infusion des feuilles (30 g/l), trois fois par jour.

Douleurs dentaires

Utiliser la macération des feuilles (30 g/l) en bain de bouche trois ou quatre fois par jour.

Céphalées

Appliquer localement la feuille fraîche écrasée.

Précautions d’emploi

En raison du risque ulcérogène du bois d’Inde, il est conseillé de l’utiliser avec modération en usage interne (5 feuilles maximum par tasse d’infusion)

Et aussi

Aux Antilles, on dénombre trois variétés de bois d’Inde quis se distinguent par leur parfum : odeur de girofle pour la plus courante, de citronnelle et d’anis pour les deux autres.

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Graines de bois d’Inde

Source : magazine anform Martinique N° 24 – mai-juin 2009

8 juin, 2009

L’Aloes Vera

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 16:57

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A notre époque régie par les antibiotiques et la cortisone, qui font quelquefois payer bien cher leur relative efficacité, notre systeme immunitaire, exposé à de nombreux facteurs de stress, a besoin de soutiens ciblés et naturels, pour remplir sa fonction protectrice contre les poisons et rayons nocifs auxquels sont soumis notre alimentation et environnement.

Autrefois employé comme laxatif et vermifuge, sous forme d’extrait sec en poudre, l’aloès, est aujourd’hui utilisé en gel frais ou jus, guérit toutes sortes de maux, stimule les sportifs (échauffement), et entre dans la composition de nombreux cosmétiques. Cette plante à la vivacité et à la résistance exceptionnelles, enrichit la pharmacie familiale d’une de ces quasi-panacées comme il en existe, finalement, assez peu..

Des recherches scientifiques approfondies confirment les connaissances empiriques et l’innocuité de l’Aloès.. Par exemple, l’Université de Alacala de Henarez, Madrid, une des plus anciennes universités européennes, étudie les différents enzymes présents dans le jus d’Aloe Vera et leurs implications dans ses propriétés thérapeutiques, recherche les actions antiprotéases(Département Pharmacie) et les propriétés thérapeutiques associées aux enzymes (Département Physiologie Végétale).
D’autres études ont été publiées pour souligner les avantages de l’Aloès en application externe ou interne par des universités prestigieuses :
University of Texas USA (Medical Branch), University of Texas Health Sci. Center (USA), Fujita Health University (Japon), Tokyo’s Women Medical Collège (Japon), Nagasaki University (Japon), Ben Gurion University of Negev (Israel)

On confond souvent cette plante avec l’agave (famille des cactées) alors que l’aloes appartient à la famille des liliacées (ail notamment)succulentes(stockent l’eau au niveau des feuilles).
La plante produit 2 différentes substances juteuses: le suc visqueux jaunâtre amer et le suc épais transparent.

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La plupart des aloès sont originaires d’Afrique mais aussi d’Arabie, Madagascar et Sokotra yemenite.
La famille des Aloès comporte plus de 250 espèces dont seulement quelques unes sont d’usage médicinal (l’aloe succotrina, à fleurs rouges, très apprécié par le passé ; l’aloé africana, jusqu’à récemment le plus répandu; l’aloé vera barbadensis, aux feuilles vertes ou bleues selon la variété, qui a détrôné l’africana; l’aloé ferox et l’aloé saponaria largement consommés (cuisine, boissons et préparations médicinales) en Extrême-Orient; et l’aloé arborescent, aloès sauvage médicinal utilisé par les Russes. En Europe occidentale, l’aloé vera est employé, aussi bien en pharmacie, en diététique qu’en cosmétologie.

L’aloès « Plante de l’immortalité » pour les grands prêtres d’Egypte ancienne, était connu depuis l’Antiquité dans toutes les régions du monde.
C’est chez les Sumériens que l’on retrouve les premières traces de son usage thérapeutique, puis chez les Egyptiens, les Chinois, les Juifs, les Grecs(l’île de Socotra ne fut pas conquise par Alexandre par stratégie, mais pour fournir suffisamment de feuilles d’aloès à ses armées et pour ses expéditions militaires), et les Romains et les Indiens d’Amérique !
La médicine ayurvédienne (ou ayurvedique) dit qu’il rétablit l’équilibre entre les 3 Doshas (Kapha, Vata et Pitta) et les musulmans accrochent les feuilles dans l’entrée de leurs maisons parce que les feuilles représentent un symbôle du bonheur parfait.
Les écrits médicaux d’Hippocrate, Aristote, Celsius, Dioscoride, Pline l’Ancien, Galien, Paracelse, vantent ses vertus.

Dès mi XIXe, la science moderne s’est emparée de cette plante prodigieuse. En 1851, Smith et Stenhouse identifièrent un principe actif, l’aloïne, auquel on prêtait l’ensemble des vertus purgatives de la plante.
Mais, en 1912, Johnstone découvrit que sa pulpe pouvait aussi guérir les brûlures, et en 1930, Collins prouva que l’aloès était capable de réduire les effets néfastes des radiations.
Dès lors, le monde médical et scientifique en étudia très sérieusement la composition chimique, et en 1938, Chopia et Gosh isolèrent ses principaux éléments actifs.
En 1942, Stockton stabilisa le gel de l’aloès et mit au point un excellent onguent contre les brûlures. Mais c’est en 1959 que Coats réalisa le pas décisif en stabilisant la pulpe fraiche de la plante par un procédé naturel.
L’aloe vera n’eu vraiment du succès en Amérique que lorsque les scientifiques constatèrent que beaucoup des survivants d’Hiroshima et Nagasaki, avaient soigné leur peau avec le gel interne des aloès et avaient bu le jus préparé de façon spécifique. Le nombre de cancers de la peau chez les Japonais était inférieur au pronostic probable lors d’une attaque nucléaire d’une telle envergure…

Depuis, les recherches n’ont cessé de progresser : Danhof démontra tout d’abord que le gel d’aloès pouvait réhydrater et freiner considérablement le vieillissement de la peau, puis Fujita découvrit dans la plante la présence de bradykinase, enzyme anti-douleur, à la fois calmante et cicatrisante et bien d’autres chercheurs devaient encore révéler diverses propriétés thérapeutiques de l’aloès, et notamment son pouvoir antiviral.

- Tout d’abord elle est riche en polysaccharides (acemannan), lignines, saponines (effet antimycotiques, anti-cholesterolemiante, régulateur du glucose), et anthraquinones parmi lesquels substances, certaines sont antibiotiques (barbaloine, isobarbaloine, acide aloetique, emodine d’aloes), d’autres tranquillisantes, anesthesiques ou analgesiques (ester d’acide cinnamique, huile etheriale, isobarbaloine, acide salicylique) ou encore fongicide (acide cinnamique, acide chrysophanique), anti-cancerigène (bio et isoflavonoides)
- Elle contient du Tannin: (possèdant la charge électrostatique des nuages de virus, les fracture de manière magnétique)
- Elle contient egalement de nombreuses vitamines A, B1, B2, B3, B6, B9, acide folique, B12, C, E et choline, inositol, niacine (regulateur metabolique)…
- Ainsi que des mineraux : calcium, phosphore, potassium, fer, sodium, chlore, manganese, magnesium, cuivre, chrome, zinc, sélénium (anti radicaux libres)
- Des enzymes dont certaines facilitent la digestion (cellulase, lipase, amylase, protease) ou régulent les fonctions hepatiques (phosphatase alcaline), d’autres stimulent les défenses immunitaires (bradykinase), ou président à la vie du muscle (creatine phosphokinase)…
- Et enfin des acides aminés dont, parmi les essentiels, isoleucine, leucine, lysine, methionine, phenylalanine, theonine, valine.. et acides gras essentiels.
- Aloisides A et B en partie variables (structure comparable aux neurotransmetteurs : selon les Dr Filatow et Pawlenko)

Tous ces éléments se trouvent dans l’aloès en quantités minimes, mais dans un rapport équilibré.

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Autrefois, c’était généralement la sève rosâtre sécrétée par la peau de la feuille d’aloès que l’on utilisait à des fins thérapeutiques. Toutefois, la sève était employée pour ses vertus cholagogues, stomachiques, laxatives et purgatives, alors que le gel aujourd’hui utilisé est lui, astringent bactéricide, béchique, cicatrisant fongicide, anti-inflammatoire, hémostatique et virulicide.

Maladies, ingérence de médicaments et indisposition causent des troubles dans le travail enzymatique, ce qui provoque des troubles du métabolisme et favorisent l’apparition d’autres maladies.
En favorisant la production d’enzymes, l’aloes, régulateur biologique de premier ordre, renforce le système immunitaire non spécifique (aide à la fabrication d’anticorps), et le métabolisme (digestion: travail enzymatique rendant les substances, issues des aliments, solubles dans l’eau et transportables).
80% de l’immunité dépendant de l’intestin, l’aloes, permet donc de rompre ce cercle vicieux.

En usage externe, il anesthésie les tissus, et arrête donc douleurs et démangeaisons. De plus, la pulpe de l’aloé vera est un aliment énergétique très complet. Enfin, en dermatologie, le gel revitalise les tissus…

Les polysaccharides:

Ils ont des proprietes anti-inflammatoires, stimulent la formation de lymphocites et de fibroblastes dans la peau et dans le tissu conjonctif (cicatrisation). De plus, la prolifération de bactéries et champignons néfastes est freinée. En outre, on a observé un effet anti-oedémateux des polysaccharides sur l’homme, dû probablement à leur capacité de retenir de l’eau.

L’acemannan :

Polysaccharides complexes survenant uniquement chez l’aloès, le ginseng, les champignons shiitake, la poudre de cartilage de requin, l’astragale (herbe chinoise) et l’eleutheracoccus.
Jusqu’à la puberté il se forme seul dans le corps. Apres cette période de croissance, il est nécessaire de compléter son alimentation avec cette substance (voir DHEA)
L’acemannan renforce le système immunitaire en activant des phagocytes, des anticorps et des cellules tueuses. En outre, cette substance facilite la désagrégation de protéines étrangères, lesquelles sont souvent à l’origine d’allergies, dans le gros intestin. Cette fonction est un point central du renforcement du système immunitaire du noyau cellulaire. L’acemannan protège les globules blancs. Des chercheurs américains essayent de découvrir si l’acemannan peur percer l’enveloppe de protéine des cellules cancéreuses.

Les minéraux et éléments traces

Ces éléments gouvernent la sécrétion d’eau, la contraction des muscles, la stimulation des nerfs, les constituants de l’ossature, des dents, des hormones et des enzymes, se perdent lors de diarrhées ainsi que de transpiration intense et doivent être substitués.
Les éléments traces, les sels minéraux et les vitamines doivent toujours être contenus dans un rapport équilibré, ce qui est le cas dans les produits naturels comme le suc aloès.
De plus en plus homéopathes et médecins sont d’avis que le corps absorbe ces éléments mieux sous forme de moyens naturels au lieu de produits synthétiques.

Vitamines

A part quelques exceptions, le corps ne peut pas les produire lui-même. Si une certaine vitamine manque, tous les processus du métabolisme sont affectés.

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5 juin, 2009

Les remèdes-pays (ou l’art d’utiliser les plantes pour leurs bienfaits)

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 9:04

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Fleurs d’atoumo

Vivant étroitement avec la nature et connaissant les vertus des nombreuses variétés de plantes qui poussaient dans leurs jardins, nos parents et grands-parents savaient conseiller telle ou telle plante pour guérir un mal de tête, une toux persistante ou un problème d’insomnie.

Ce savoir se transmettait de bouche à oreille, tout simplement : en voyant les parents faire, les enfants, une fois adultes, faisaient de même.

Mais les temps ont changé, le béton a pris le pas sur la nature qui de plus en plus est piétinée pour laisser la place aux belles routes et aux superbes villas. La plupart des populations habitent en ville (ou en Métropole) et ne savent plus manier la houe et le trident ni reconnaître les différents plantes du pays. Les médicaments des pharmacies ont remplacé, dans bien des cas, ces remèdes-pays qui sombrent dans l’oubli …

Nous voudrions dresser ici une liste (non exhaustive) recensant divers remèdes-pays plus ou moins connus. Voici donc quelques exemples de plantes et leurs vertus thérapeutiques sinon bienfaisantes :

Infusions et décoctions :

  • Feuilles de corossolier en tisane : combat l’insomnie.

  • Fleurs d’atoumo en tisane : combat la toux.

  • Feuilles de tamarin sur : en tisane pour les femmes enceintes.

  • Infusion de sémèncontra + trois gouttes d’assa foetida : contre les maux de ventre (vers intestinaux).

  • Tisane à base de feuilles de paroka (+ une pincée de sel) : apaise la toux, fait descendre la tension, calme les douleurs de règles.

  • Tisane à base de feuilles de chiendent : « rafraîchit » les intestins avant de prendre une purge.

  • Tisane à base de bourgeons de feuilles de goyavier : contre la diarrhée.

  • Tisane à base de fleurs manbisou : contre la grippe.

  • Fleurs de papayer mâle macérées dans de l’alcool à 70° pour soigner les chank dlo (infiltration d’eau sous les ongles due aux travaux ménagers où les mains trempent souvent dans des eaux de lessive). Y tremper le doigt malade pendant quelques minutes.

  • Noyaux écrasés de sapotilles en décoction pour soigner les cystites.

  • Infusion avec l’écorce de catalpa pour combattre la constipation. (Les plongeurs utilisent aujourd’hui les feuilles de catalpa pour nettoyer leur masque de plongée).

  • Thé à base d’herbes couresse : fait baisser la tension.


A la manière de nos aînés :

  • Pour les femmes enceintes, manger des gombos durant les dernières semaines de la grossesse facilitait l’accouchement et durant les quelques heures précédent l’accouchement, on faisait boire l’eau de cuisson des gombos.

  • Pour requinquer et nettoyer l’organisme juste après un accouchement, les femmes buvaient, pendant trois jours, une tisane faite à base d’écorce d’acajou amer avec un peu de miel et un petit jus de citron.

  • Pour faire monter le lait des femmes qui allaitaient, elles buvaient une infusion faite avec un morceau de racine jeune de canne à sucre.

  • Pour calmer les nourrissons, on les faisait boire quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger dans un peu d’eau très légèrement sucrée.

  • De l’huile de carapate mélangée à de la vaseline : pour graisser et assouplir les cheveux crépus.

  • Après le shampooing , pour assouplir les cheveux et rendre le démêlage plus facile, on les rinçait avec une eau où l’on avait préalablement écrasé des feuilles d’hibiscus.

  • Pour faire disparaître une verrue : un citron. Sans détacher le citron de l’arbre, coupez celui-ci en deux. Sous l’arbre même, frottez la verrue avec la moitié du fruit qui sera ensuite jeté par-dessus l’épaule et partez sans regarder en arrière : la verrue disparaîtra au fur et à mesure du dessèchement du demi-citron resté accroché dans l’arbre.

  • On frottait quelques gouttes d’assa foetida sur le nombril des bébés et des jeunes enfants pour chasser les vers intestinaux.

  • Pour soigner les asthmatiques, on leur conseillait de boire du lait tiède où on avait fait passer un anoli : celui-ci devait repartir vivant pour emporter la maladie avec lui.

  • Avec l’écorce de bois-bandé macérée dans du rhum blanc, on obtient une liqueur qui, paraît-il, donne de la « vigueur » aux hommes.

  • Pour calmer la douleur d’une piqûre de guêpe : après avoir retiré le dard de la peau, frotter avec trois feuilles différentes écrasées ensemble.

  • Pour parfumer le linge, on glissait dans les paniers-caraïbes ou les armoires des racines séchées de vétivers.

  • On utilisait déjà des sangsues pour des saignées locales.

  • Pour soigner le bégaiement, on faisait boire aux enfants, quotidiennement, de l’eau dans un gros coquillage (une coquille de burgot) qui leur servait de timbale.

  • Pour faire partir (détourné en créole) un clou sur la paupière (orgelet), on conseillait de le frotter, le matin au réveil (avant d’avoir poser le pied par terre et prononcer une parole) avec la main opposée à l’oeil en contournant la tête par l’arrière. Plusieurs fois de suite, la main devait tourner autour de la tête et frotter la paupière au passage. On pouvait, en faisant le geste, répéter « Allez, maudit clou ! ».

  • Pour apaiser les coups de soleil, on mélangeait un peu vinaigre avec de la moussache, on étalait la préparation sur les rougeurs qu’on exposait ensuite aux rayons du soleil.

  • Pour désinfecter la bouche et empêcher les saignements après l’extraction d’une dent, on faisait des bains de bouche avec de l’eau tiède additionnée d’un jus de citron.
     

  • Pour atténuer des nausées, on préconisait de sucer un épingle à cheveux ou de se mettre quelques grains de sel sur la langue.
     

  • Pour combattre les poux, on utilisait le noyau de l’abricot-pays (qui est très toxique pour l’organisme en cas d’absorption). On râpait le gros noyaux après avoir ôté l’écorce marron. On faisait macérer dans du rhum pendant deux jours puis on badigeonnait le crâne et les cheveux contaminés par les poux. On enveloppait la tête dans un carré de coton pendant une demi-heure, puis on procédait au shampoing.

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L’aloes vera

Source : http://antanlontan.chez-alice.fr/rimed.htm

9 mars, 2009

Le Fleurit Noël (The flowers christmas)

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 17:31

fleuri noël

Originaire d’Amérique tropicale, le Fleurit Noël est devenu pantropical. Sur le continent américain, il se rencontre de la Floride jusqu’en Argentine.

Commun aux petites antilles, surtout dans les régions peu à moyennement arrosées mais à fort ensoleillement, le fleurit noël est ubiquiste*. Il fleurit de décembre à mars et sa multiplication s’effectue par graines.

Cette plante est utilisée aux Antilles surtout comme antigrippale et fébrifuge contre les rhumes, la toux et la pirézi. Il est également réputé contre le malvant dérangé ou vant déplasé (descente de matrice) et les dyspepsies de la femme enceinte.

En Guyane, il entre dans la composition d’un remède contre la blesse. Comme le laisse supposer son autre nom de guérit-tout, la plante connaît de nombreux usages dans le bassin caribéen. Elle est notamment décrite comme sédatif, anti-oedémateux, anti-diabétique, anti-asthmatique, emménagogue, antirhumatismal, antidiarrhétique, anti-hémmorroïdaire, cicatrisant… et elle est également utilisée contre les furoncles.

USAGES RECOMMANDEES :

Acné, Ulcères cutanés, Furoncles : Appliquer localement la feuille chauffée.

Brûlures et plaies superficielles : Appliquer un cataplasme des feuilles écrasées.

Etat grippal, Rhume : Boire une tasse 3 fois par jour de l’infusion à 30 g/l.

 *qui a le don d’ubiquité, se dit des espèces animales et végétales que l’on rencontre dans des milieux écologiques très différents.

Source : magazine anform n°21 nov/dec 2008.

 

 

 The Flowers Christmas

Originating in tropical America, the Flowers Christmas has become changes. On the American continent, it meets the Florida up in Argentina.

Common to small Caribbean, mostly in the regions little to moderately watered but with strong sunshine, the flowers Christmas is ubiquitous*. It blooms of december to march and its propagation is carried out by seeds.

This plant is used in the West Indies especially as influenza and Febrifuge actions against colds, cough and the pirézi. It is also known against the malvant disturbed or vant déplasé (descent of matrix) and the dyspepsia of the pregnant woman.

In Guyana, it enters the composition of a remedy against the blesse (hurts). As the suggests his other name of guérit-tout (cure-all), the plant is experiencing many uses in the basin Caribbean. It is particularly described as sedative, anti-edematous, anti-diabetic, anti-asthmatic, emmenagogue actions, previous, antidiarrheal, anti- hemorrhoidal, healing… and it is also used against the furuncles.

USES RECOMMENDED :

Acne, skin ulcers, Furuncles : Apply locally the sheet heated.

Burns and superficial wounds: Implement a band-aid of leaves squashed.

State flu, Cold : drinking a cup 3 times per day of the infusion to 30 g/l.

*Who has the gift of ubiquity, are said animal and plant species that is found in environments.

Source : magazine anform n°21 nov/dec 2008.

fleuri noël

1 décembre, 2008

Le Vétiver

Classé dans : Bien-être - Rimèd razié — CATORC Charles @ 11:56

 

 Jeunes pousses de vétiver

 

 

Originaire d’Inde, le vétiver a été propagé par culture dans de nombreux pays tropicaux et substropicaux (Réunion, Haïti, Inde) : il est planté pour lutter contre l’érosion des sols. Dans la Caraïbe, il est cultivé et subspontané au bord des routes, dans les jardins. Le vétiver fleurit et fructifie rarement. Il se propage par division des rhizomes.

HISTORIQUE ET USAGES TRADITIONNELS

Depuis le XIXe siècle, les racines de vétiver sont très utilisées aux Antilles pour parfumer le linge et éloigner les insectes (Druss, 1897). Elles sont toujours vendues sur les marchés antillais. Sur le plan médicinal, la plante était considérée comme un stimulant et un fébrifuge (Cabre, 1939). De nos jours, la décoction de la racine est employée contre les douleurs grastro-intestinales, comme tonique et fébrifuge.

Au Honduras, la décoction de la racine est conseillée, en association avec d’autres espèces, contre l’hypertension et constitue un sédatif très populaire. Au Guatémala, la décoction des racines et des feuilles est utilisée contre le insomnies et les maux de tête alors que celle des fleurs est réputée contre les infections urinaires. En République Dominicaine, la même préparation à laquelle est souvent associée l’herbe à vers (Chenopodium ambrosiodes, chénopodiacées) lutte contre les parasitoses intestinales alors qu’au Vénézuéla elle est employée dans l’asthme et la diarrhée.

USAGES RECOMMANDES

Insectifuge désodorisant

Mélanger une cuillerée à café d’huile essentielle à 1/2 litre d’alcool. Pulvériser la préparation ainsi obtenue sur le linge et les vêtements afin de les désodoriser et éloigner les insectes.

Colique gastro-intestinale

Boire, trois (3) fois par jour, une tasse de la décoction de racine à 25 g/l.

Nervosité

Pour un effet sédatif, boire une tasse de la décoction de la racine (25 g/l).

L’Huile Essentielle

L’huile essentielle du vétiver, isolée des racines, est à la fois relaxante pour le corps et stimulante pour l’esprit.

Source : Magazine anform (santé et bien-être aux Antilles-Guyane) N°20 – sept-oct. 2008

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Le vétiver, plante pour parfums, cosmétiques et anti moustiques.

Le vétiver, (vétivéria), est une graminée. Beaucoup d’espèces sont cultivées à travers le monde, aux Indes d’abord, puis en Afrique australe et aussi en asie du sud est!
C’est une plante toute simple, de grandes touffes vertes, mais elle cache bien son secret, elle plante ses racines jusqu’à 3 mètres de profondeur.En Europe, c’est la racine qui intéresse les laboratoires, après l’avoir distillée, elle est la base essentielle de beaucoup de parfum! Elle a une odeur très particulière qui plait aux parfumeurs. Le vétiver a d’autres usages, plus important que la parfumerie.

Les agriculteurs de l’Inde et du Nigéria, le plantent pour cloturer leurs champs. Ce n’est que récemment que l’on s’est aperçu, que le vétiver a la faculté d’éviter l’érosion des sols. Plus, le vétiver, permet aux haies de conserver l’humidité des sols, ce qui permet actuellement de réhabiliter des terrains sans utilité. Des spécialistes insistent sur la qualité du vétiver comme anti pollueur des terres? Devant ces faits avérés, dès 1989, les ONG, ont créer un réseau pour aider les agriculteurs et les gouvernements africains, d’Asie et d’Amérique latine à dfévelopper la plantation de vétiver!

Le vétiver peut aider les agriculteurs dans l’apport de chaume, de paille, d’aliments pour leurs bestiaux, ainsi que les aider parce que les racines de vétiver ont des propriétés médicinales, par exemple contre certaines maladies de peau!
le vétiver a également des propriétés insecticides naturelles, qui permettent de lutter contre les moustiques et les mites.

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Fagots de Vétiver

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