Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

  • Accueil
  • > Fruits & Légumes du Pays

26 avril, 2011

La Noix de Cajou

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:36

La Noix de Cajou dans Fruits & Légumes du Pays 200px-Cashew_Brazil_fruit_3

La noix de cajou ou anacarde, appelée noix d’acajou dans certaines régions, est le fruit de l’anacardier (Anacardium occidentale), arbre originaire du Nordeste brésilien et son amande comestible constitue le principal produit utilisé de cette plante. C’est un akène se développant en premier à l’extrémité d’un pédoncule juteux et comestible lui aussi qui est un faux-fruit appelé pomme de cajou.

La coque de la noix est composée de deux coquilles, l’une à l’extérieur de couleur verte et fine, l’autre interne de couleur brune et dure, séparées par une structure à cavités qui contient une résine phénolique caustique constituée de 90% d’acide anacardique et 10% de cardol appelée baume de cajou. Au centre de la noix se trouve une seule amande en forme de demi-lune d’environ trois centimètres de longueur, entourée d’une pellicule blanche. C’est la « noix de cajou ».

Elle peut être consommée telle quelle ou servir en cuisine (comme l’arachide). Toutefois en Europe, elle est principalement commercialisée grillée et salée, en tant qu’apéritif au même titre que les cacahuètes.

Découvert au Brésil par les Portugais, l’anacardier est emmené par des colons en 1578 au Mozambique, puis dans l’état du Kerala en Inde pour finalement se répandre dans d’autres régions de l’Asie. La culture s’est depuis étendue à d’autres zones du globe, notamment l’Afrique de l’Ouest où la production, pour raisons climatiques, reste assez faible.

La récolte s’effectue par ramassage au sol quand les pommes mûres sont tombées de l’arbre. Les noix sont alors séparées des pédoncules qui sont généralement laissés sur place, inutilisés. En Inde, premier pays producteur avec environ 250 000 tonnes annuelles de noix brutes (près de 60 000 t. de noix traitées), la récolte a lieu au deuxième semestre. Au second rang se place le Viêt Nam avec une production de l’ordre de 180 000 t. traitées depuis quelques années sur place. Vient ensuite le Brésil qui produit aux alentours de 160 000 t. récoltées en seconde moitié d’année. En Afrique de l’Ouest, région qui généralement n’effectue pas le traitement sur place mais exporte ses noix brutes vers l’Inde, la cueillette débute en février et s’étend jusqu’en octobre.

Le marché de vente de la noix de cajou prête à consommer est principalement constitué par l’Europe et l’Amérique du Nord.

En Afrique occidentale, principalement en Guinée-Bissau, la noix brute sert de base après fermentation au vin de cajou.

 

200px-Cashew_Brazil_flower dans Fruits & Légumes du Pays

 

La Coque :
La coque, l’amande une fois retirée, sert comme matériau de chauffage pour les fours utilisés dans le traitement des noix (traitement industriel).

Pellicule entourant l’amande :
La pellicule entourant l’amande est brûlée comme la coque ou utilisée en tant que complément à l’alimentation du bétail.

Le Baume de Cajou

Les propriétés de la résine appelée en anglais Cashew Nut Shell Liquid (CNSL) et contenue dans la coque sont telles qu’il en est fait de multiples usages dans l’industrie. Elle est ainsi employée dans la fabrication d’encres, de vernis de protection contre les insectes ravageurs ou imperméabilisants, d’insecticides ou encore d’éléments de friction de véhicules comme les freins et les embrayages.

Amande de Cajou

L’amande n’est pas toujours consommée crue mais aussi grillée et salée, en accompagnement aux boissons alcoolisées lors de l’apéritif. Sous forme broyée, elle entre dans la composition de plusieurs plats cuisinés (rôti végétarien, poulet aux noix de cajou, etc.) ou pour agrémenter les salades.

De l’amande est aussi extraite par pressage une huile vierge utilisée en cosmétique ou en pharmacologie, plus rarement (à cause de son coût élevé) dans les préparations culinaires en tant qu’huile alimentaire.

Les cajous sont généralement pour consommer et servent parfois comme ingrédients dans certaines potions médicinales.

Caractéristiques nutrutionnelles

L’amande est riche en vitamines (B1, …), oligo-éléments (magnésium, phosphore, potassium, …), protéines, lipides et acides gras mono-insaturés qui aident à réduire le taux de cholestérol dans le sang.

Potentiel allergénique :

Comme l’ensemble des variétés de noix, celle de cajou, à cause des oléorésines qu’elle contient, a un important potentiel allergénique mais les cas d’allergie à cet aliment sont très peu fréquents et les cas mortels extrêmement rares.

300px-Cashew_Brazil_nut_cut

Bon à savoir :

L’extrait de noix de cajou serait un antidiabétique efficace

L’extrait de noix de cajou pourrait être un antidiabétique efficace et prometteur selon les résultats d’une nouvelle étude de l’Université de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de…) (Canada) et de l’Université de Yaoundé (Cameroun). Publiée dans Molecular Nutrition & Food Research, cette étude a analysé les bienfaits sur le diabète que l’on prête aux différents produits de l’anacardier (cajou) et a notamment cherché à savoir si les extraits de cajou pouvaient améliorer la réponse de l’organisme à sa propre insuline.

L’étude :

Le diabète est caractérisé par un taux de sucre sanguin élevé en raison de l’inaptitude de l’organisme à répondre à l’insuline ou à en produire suffisamment. Cette maladie, qui touche près de 220 millions de personnes dans le monde, peut provoquer des maladies cardiaques ou rénales. L’objectif de l’étude était d’examiner l’impact des feuilles, de l’écorce, des noix et des pommes d’anacardiers originaires du nord-est du Brésil et d’autres pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d’étendue restreinte (de l’ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la…) de l’hémisphère Sud (Sud est un nom :) sur les cellules qui répondent à l’insuline.

« De tous les extraits testés, seul l’extrait de noix de cajou a stimulé de manière significative l’absorption du sucre sanguin par les cellules musculaires, souligne le directeur de cette recherche, Pierre S. Haddad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine (La médecine est une science, un art, et une technique dont l’objet est à la fois l’étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé….) de l’Université de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de…). Les extraits d’autres éléments de cette plante n’ont pas eu le même effet, ce qui semble indiquer que l’extrait de noix de cajou contient des substances actives dotées d’éventuelles propriétés antidiabétiques. »

Les produits de l’anacardier sont depuis longtemps réputés avoir des effets anti-inflammatoires, de contrer l’élévation du glucose sanguin et d’empêcher la résistance à l’insuline chez les diabétiques. « Notre étude valide l’usage traditionnel qui est fait des produits de l’anacardier dans le diabète et a permis de découvrir que certains de ses éléments naturels pouvaient servir à créer de nouveaux traitements oraux », précise le professeur Haddad qui est également directeur de l’Équipe de recherche sur les médecines autochtones antidiabétiques des Instituts canadiens de recherche en santé, à l’Université de Montréal.

Source : Université de montréal

Site : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=8029

19 novembre, 2010

Le Piment

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 10:13

Capsicum annuum

Le terme piment (légume vert, jaune, orange ou rouge) est un nom vernaculaire utilisé en français pour désigner plusieurs espèces de plantes annuelles de la famille des solanacées. Il est à noter qu’au Canada, le terme piment est parfois utilisé de manière restrictive pour faire référence uniquement aux poivrons; les autres variétés de solanacées ayant un goût plus piquant sont quant à elles qualifiés de piment fort. Les piments sont originaires d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, cultivés comme plante potagères pour leurs fruits aux qualités alimentaires et aromatiques. Le terme désigne aussi le fruit de cette plante. Le mot correspond à cinq espèces du genre capsicum.

Le piment est originaire d’Amérique centrale, d’Asie, des Antilles et du nord de l’Amérique du Sud et servait à relever la nourriture et les boissons souligne François Couplan. Les Aztèques par exemple le préparaient avec du cacao. Christophe Colomb l’a ramené du Nouveau Monde en Europe à la fin du XVe siècle.

 

espelette.bmp

Piment d’Espelette – Landes

Le piquant

Les nombreuses variétés de piment peuvent se classer du doux au très fort. Il existe une échelle dite échelle de Scoville permettant de quantifier la force, liée à la teneur en capsaïcine, des diverses variétés. On trouve parmi celles-ci : le piment de Cayenne et le piment langue d’oiseau, le Habanero des Antilles, le piment d’Espelette cultivé au Pays basque (bénéficiant d’une AOC en France depuis 1999)

Boire de l’eau pour atténuer la force d’un piment est inutile car la capsaïcine est liposoluble (et hydrophobe), en revanche la caséine du lait neutralise l’action de la capsaïcine sur les récepteurs de la douleur. On évitera de toucher ses yeux, ses lèvres et autres muqueuses en préparant des piments sous peine de brûlures douloureuses.

Les piments sont piquants car les capsaicinoïdes permettent d’éliminer leurs prédateurs naturels. En étudiant des plants sauvages de piments, des chercheurs ont montré que les Capsicum « se pimentaient » en fonction de la densité de leurs ennemis : quand les insectes sont nombreux, les plants sont plus souvent pimentés, et quand les attaques de champignons se multiplient, ils sont encore plus piquants ! Au contraire, sans nuisible, les piments sont plus doux.

C’est pour ces qualités que le piment est devenu un ingrédient de base dans toutes les cuisines tropicales. Dans un pays chaud, agrémenter ses plats avec du piment aurait un effet bactéricide et permettrait donc de réduire fortement les infections intestinales.

 

Le Piment dans Fruits & Légumes du Pays hottest%20chili

le Bhot Jolokia

Saveur

Outre leurs qualités piquantes, les piments ont une saveur ou un parfum. Un habaneros n’a pas le même goût qu’un piment thai.

 

Santé

Tous les piments contiennent des composés phytochimiques connus collectivement sous le nom de Capsaïcinoides.

  • La capsaïcine a permis en laboratoire, l’apoptose de cellules cancéreuses chez le rat.

  • Des recherches récentes chez la souris montrent que le piment (la capsaïcine en particulier) pourrait permettre une perte de poids chez les personnes souffrant d’obésité.

  • Des chercheurs ont utilisé la capsaïcine du piment pour tuer les cellules nerveuses du pancréas de souris ayant un diabète de type 1, permettant ainsi aux cellules productrices d’insuline de recommencer à produire de l’insuline. Les chercheurs ont constaté que la quantité d’insuline nécessaire pour abaisser la glycémie après un repas est réduite si le repas contient du piment.

  • Après l’ajout de piment à l’alimentation, le LDL, ou mauvais cholestérol, résiste plus longtemps à l’oxydation, ce qui retarde le développement d’un risque majeur pour les maladies cardio-vasculaires.

  • Les épices, et le piment, permettent de contrôler les niveaux de contamination microbienne des aliments dans les pays avec peu ou pas de réfrigération.

  • Une consommation élevée de piment est associée au cancer de l’estomac .

  • Les aflatoxines et composés N-nitroso, qui sont cancérigènes, se retrouvent fréquemment dans la poudre de piment.

  • Une ingestion chronique de piment peut induire un reflux gastro-œsophagien.

  • L’ingestion de petites quantités de piment peut aggraver temporairement l’état de patients souffrant d’hémorroïdes, en provoquant douleur, démangeaisons et saignements.

  • La consommation de piments ou d’autres épices peut aggraver l’inflammation des maladies articulaires, telles que la bursite et la goutte.

  • Une consommation élevée de piments peut provoquer des irritations, brûlures au niveau de l’anus lors de la défécation.

 

piment.jpg

Bonda man jacques - Martinique

Espèces

Il existe en fait cinq espèces de piments domestiquées, chacune distinguable (en partie) grâce à ses fleurs :

  • Capsicum annuum (se prononce a-nu-om) : la plus cultivée (quelques variétés : Cayenne, Paprika, Ancho, les différents wax…). Les fleurs sont généralement blanches. On trouve aussi des variétés décoratives (comme peruvian purple, aux fleurs violettes) dont la saveur n’est pas le point fort.

  • Capsicum baccatum : généralement, fleurs blanches avec des traces jaunes ou vertes sur les pétales. Ce sont souvent de grandes plantes (plus de un mètre de haut). Les aji (piments d’amérique du sud) appartiennent à cette espèce.

  • Capsicum chinense : qui ne vient pas de Chine, contrairement à ce que le nom suggère, mais d’Amérique du Sud (comme les autres). Les fruits ont une saveur caractéristique d’abricot, mais ils sont aussi parmi les plus forts qu’on puisse goûter, donc il convient de prendre ses précautions à la dégustation. Quelques variétés : Habanero, coiffe d’évêque. Ces espèces sont lentes à germer et lentes à mûrir, elles demandent un climat chaud et humide (tropical).

  • Capsicum frutescens : les variétés de C. frutescens donnent des fleurs blanches, teintées de vert, avec des anthères violettes. Elles sont peu cultivées, mis à part le fameux tabasco.

  • Capsicum pubescens : sans doute les variétés les moins communes en culture, car ce sont les plus délicates. Les fleurs sont violettes, avec des anthères blanches. C’est la seule espèce produisant des graines noires. Le piment rocoto fait partie de cette famille.

En outre, on trouve 23 espèces sauvages, généralement à petits fruits (qui sont avalables par les oiseaux, le vecteur naturel de reproduction des piments).

 

pivege.jpg

Piments végétarien – Martinique

Variétés

  • Anaheim (Capsicum annuum ‘Anaheim’) ou aji Colorado, piment de Californie, piment du Nouveau Mexique, piment du Rio Grande

  • Ancho, ou piment poblano

  • Chiltepin

  • Chimayo

  • Cubanelle ou cascabel, petit hochet

  • De Árbol

  • Guajillo

  • Habanero (Capsicum chinense) ou jamaican hot, piment lampion, piment antillais, rocotillo, scotch bonnet

  • Jalapeño (Capsicum annuum) ou chipotle, morita

  • Paprika (Capsicum annuum)

  • Pasilla ou chilaca

  • Pili-pili

  • Piment banane jaune ou rouge

  • Piment de Cayenne (Capsicum frutescens, Capsicum baccatum) ou aji, piment enragé, poivre de Cayenne

  • Piment d’Espelette (Capsicum annuum L. Gorria)

  • Piment doux de Gascogne ou piment doux des Landes (Capsicum annuum)

  • Piment kabyle

  • Piment oiseau ou pequin, piment zozio, piri-piri

  • Piment vietnamien

  • Poivron (Capsicum annuum) aussi appelé piment doux

  • Pulla

  • Serrano

  • Piment d’ornement

 

pimentcayenne.bmp

Piment Cayenne

Utilisation

Le piment peut servir à fabriquer un puissant insecticide naturel. Pour l’obtenir, il suffit de piler finement 300 g (correspondant à six poignées de piment frais ou trois de piment sec), puis de mélanger à deux litres d’eau. Le tout est bien secoué dans un récipient à couvercle étanche afin d’obtenir un mélange homogène (attention aux yeux !). Ensuite, il faut procéder au filtrage. De l’eau savonneuse est ajoutée à la solution filtrée afin qu’elle se fixe sur les feuilles. On obtient ainsi un concentré qu’il convient de répandre immédiatement à l’aide d’un pulvérisateur ou d’un arrosoir à main. De l’avis des spécialistes, il s’agit là d’un puissant insecticide qui détruit en un délai très court les parasites. Il serait aussi utilisé dans certains milieux comme châtiment corporel.

 

Galerie

 

 

Valeur nutritive

C’est un fruit riche en vitamines B1, B2 et C.

 

Piment serrano cru
(valeur nutritive pour 100g)
eau : 90,25 g cendres totales : 0,87 g fibres : 3,7 g valeur énergétique : 32 kcal
protéines: 1,74 g lipides: 0,44 g glucides: 6,70 g sucres simples : 4,06 g
oligo-éléments
calcium : 11 mg fer : 0,86 mg magnésium : 22 mg phosphore : 40 mg
potassium : 305 mg cuivre : 0,129 mg sodium : 10 mg zinc : 0,26 mg
vitamines
vitamine C : 100 mg vitamine B1 : 0,054 mg vitamine B2 : 0,081 mg vitamine B3 : 1,537 mg
vitamine B5 : 0,200 mg vitamine B6 : 0,505 mg vitamine B9 : 0 µg vitamine B12 : 0,00 µg
vitamine A : 937 UI rétinol : 0 µg vitamine E : 0,69 µg vitamine K : 11,4 µg
acides gras
saturés : 0,059 g mono-insaturés : 0,023 g poly-insaturés : 0,222 g cholestérol : 0 mg

 

poudre.bmp

Poudre de piment

8 novembre, 2010

La Banane

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 16:48

banane.bmp

La banane est le fruit, ou baie dérivant de l’inflorescence du bananier. Les bananes sont les fruits climactériques très généralement stériles issus de variétés domestiquées. Les fruits des bananiers sauvages possèdent des graines et sont généralement jaunes lorsqu’elles sont mûres.

Les bananes constituent un élément essentiel du régime alimentaire de certains pays développés et constituent une nourriture de base pour des millions de personnes sous les tropiques.

Le mot « banane » est dérivé du portugais, lui-même probablement emprunté au bantou de Guinée ou à l’arabe « banan » (بنان) (qui signifie « doigts »), dans l’expression en portugais rapportée en 1602 « Figuera Banana » (« figuier portant bananes »)[1]. Elle est appelée « figue » en créole à la Réunion et aux Antilles.

Histoire

Les bananes trouvent leur origine dans une zone qui va de l’Inde au sud de la Chine via la Birmanie, de Taïwan jusqu’au nord de l’Australie et la Polynésie via les Philippines, l’Indonésie et la Nouvelle-Guinée. Des traces de production bananière pour une consommation humaine ont été trouvées en Malaisie et en Nouvelle-Guinée, et datent d’il y a à peu près sept mille ans[2].

Les plantations de bananes commerciales sont devenues un des symboles de la colonisation : une monoculture imposée pour répondre aux besoins des consommateurs de métropole. Au XIXe siècle, la United Fruit Company investit l’Amérique centrale, utilisant sa puissance économique avec la menace de l’appui militaire des États-Unis pour transformer les fragiles démocraties en républiques bananières. Strictement parlant, ces pays producteurs n’étaient pas des colonies, mais l’influence de la United Fruit Company, initialement au Costa Rica et bientôt dans pratiquement toute l’Amérique centrale, a donné naissance à l’expression « république bananière » pour désigner l’immense pouvoir « néocolonial » qu’exerçait la compagnie fruitière américaine. En 1911 par exemple, lors d’un soulèvement populaire contre le gouvernement du Honduras, la raison officielle donnée pour l’intervention de l’armée américaine était la protection des « travailleurs américains » de la United Fruit Company, qui avait fait de ce pays son principal fournisseur de bananes.

Les exportations au début du XXe siècle sont assurées par les navires à vapeur produisant du froid dans les cales. Le mode de transport par navire reefer s’impose dans les années 1950 alors que la demande des marchés développés s’accroît au nord. Les années 1970 à 1990 voient les armateurs accumuler d’importantes capacités de transport en ligne pour s’adapter au mieux à la massification et à la conteneurisation des exportations bananières en défiant la concurrence. Le mode de transport de transport bascule dans les années 1990 du navire reefer vers le conteneur à 55 %. 

La Banane dans Fruits & Légumes du Pays 220px-Bananas

Description

La banane est un long fruit légèrement incurvé, souvent regroupé sur le bananier en grappes nommées « régimes ». La banane possède une peau de couleur jaune ou verte facile à détacher. La partie intérieure est une pulpe amylacée au goût sucré et à la consistance généralement fondante. Sur le plan botanique, la banane sauvage diploïde (2 × 11 chromosomes) est une baie polycarpique, c’est-à dire contenant de nombreux pépins anguleux durs. Cependant les variétés commerciales triploïdes (3 × 11 chromosomes) produisent des baies parthénocarpiques formées sans fécondation, qui ne contiennent donc pas de graines (si on fend cette « banane domestique » dans le sens de la longueur, on observe une série longitudinale de taches noires qui sont des ovules non fécondés).

Les bananes mûres sont riches en potassium et en sucres. Elles sont très nourrissantes (90 kcal/100 g) et très digestes en raison de leur faible teneur en graisses. C’est la raison pour laquelle elles sont le plus souvent consommées crues. Les bananes sont cueillies vertes dans les plantations, aussi appelées bananeraies. Moins fragiles que les bananes mûres, elles supportent mieux le transport. Elles sont immédiatement acheminées vers les centres de distribution (marchés d’exportation), où le processus de maturation est parfois activé en ajoutant aux fruits de l’éthylène (fruit climactérique[3]). En conditions naturelles, cet hydrocarbure est fabriqué par la plante elle-même. L’arôme principal de banane est l’acétate d’isoamyle.

bananier.bmp

Bananier et son régime

La plante

Bien que le bananier puisse atteindre une taille relativement grande (9 mètres), ce n’est pas un arbre. En effet, il ne forme pas un tronc ligneux. Le pseudo-tronc est en réalité formé par les pétioles des feuilles. Ceux-ci se recouvrent partiellement et constituent une structure portante, un « faux tronc ». Les pétioles portent à leur extrémité un grand limbe allongé avec au centre une nervure médiane. Les feuilles peuvent atteindre 4 m de long et 1 m de large. La tige du bananier est très courte et entièrement souterraine. Elle apparaît sur un rhizome, qui produit régulièrement de nouvelles tiges. Le rhizome porte une masse importante de racines longues et fines, situées juste sous la surface du sol.

 La Floraison

La floraison se produit au bout de sept mois et les fruits mûrissent quatre mois plus tard. Après la floraison, le bananier meurt, mais en même temps, la tige souterraine forme des rejets latéraux. Ce sont ceux-ci qui reforment de nouvelles plantes.

Après environ un an et demi, le bananier est capable de fleurir. La tige souterraine forme alors une inflorescence qui se développe au travers du « faux-tronc » creux pour apparaître au centre des feuilles. Au début, l’inflorescence est dressée mais, sous l’effet du poids, elle va rapidement devenir pendante. Les fleurs qui apparaissent à l’extrémité de l’inflorescence (donc en dessous) sont mâles, celles situées plus vers le début de l’axe (donc au-dessus) sont femelles. Ces dernières vont donner naissance aux bananes. Entre les fleurs mâles et les femelles, il peut encore y avoir des fleurs stériles. Sur l’axe de l’inflorescence, les fleurs sont implantées en plusieurs rangées doubles transversales. Chaque rangée double est protégée par une bractée pourpre. Chaque jour, une bractée va s’enrouler et tomber, libérant ainsi les fleurs qui pourront être pollinisées. Les fleurs fécondées donneront naissance aux fruits. Dans la nature, ce sont les chauves-souris qui assurent la pollinisation. Chaque régime peut comporter jusqu’à 200 fruits. Les bananes sont généralement vendues sous forme de « mains », correspondant chacune à une double rangée de fleurs femelles. 

 dans Fruits & Légumes du Pays

 Bananes rouges

Parmi les bananiers comestibles, seul le bananier nain, Musa acuminata ‘Dwarf Cavendish’ se prête facilement à être cultivé chez soi. Cette variété reste relativement petite, 2 m au maximum. La plante demande beaucoup d’eau, beaucoup de nourriture, une forte humidité atmosphérique et beaucoup de lumière. Le bananier nain n’est pas trop sensible aux basses températures et supporte jusqu’à un minimum de 10 °C durant l’hiver. D’autres bananiers sauvages peuvent être cultivés de la même manière. Musa textilis(qui fournit des fibres textiles) et Musa basjoo conviennent à une serre de petite dimension.

Typologie

Il existe de très nombreuses variétés de bananes, utilisées comme fruit (banane dessert) ou comme légume (banane à cuire).

  • Plantain ou Banane plantain : fruit d’une variété de Musa Paradisiaca. Elle est généralement plus grosse et plus longue que la banane fruit. Sa chair est un peu rosée et est plus pauvre en sucre et plus riche en amidon ce qui la rend plus ferme lui donnant une bonne tenue à la cuisson. Elle est de ce fait beaucoup utilisée comme un légume. Souvent cuisinée avant complète maturité, elle doit être blanchie (passage à l’eau bouillante salée) pour pouvoir être pelée puis passée à la friture ou utilisée dans des ragouts à l’équivalent de la pomme de terre.

  • En Afrique sub-saharienne, la banane plantain est le plus souvent consommée à maturité bouillie, grillée ou frite. Dans ce cas, l’étape de blanchiment n’est pas nécessaire, elle est cependant plus molle et sucrée à ce stade.

220px-Bananavarieties

Quelques variétés de banane

 

 

15 juillet, 2010

La Christophine

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 12:41

christophine.jpg

La chayote ou chayotte (Sechium edule), appelée aussi christophine (Antilles françaises, Guyane), chouchou (Réunion, Île Maurice), chouchoute (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ou encore mirliton en Haïti, est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité. Le terme désigne aussi le fruit qui est consommé comme légume.

La christophine, chayotte ou chouchou est un légume ressemblant au coing, de la famille des cucurbitacées (originaire du Mexique). Qu’elle soit de petite ou de grande taille, la christophine est mûre dès qu’elle est de couleur créme-ivoire et légérement tâcheté. La verte est plutôt utilisée en version salade ou pour agrémenter certaines plats en sauce. La chair fine et savoureuse dépend de la maturité du légume et non pas de la taille. On en trouve dans les épiceries exotiques Asiatiques ou Africaines, le prix varie entre l’unitaire à la piéce ou au kilos. On peut préparer la christophine en gratin, en sauce, en purée, en salade…

C’est une plante vivace par sa souche tubéreuse, mais elle n’est pas rustique en climat tempéré froid. Elle émet de longues tiges, de plusieurs mètres de longueur, grimpantes grâce à des vrilles trifides. Les tubercules qui contiennent 10 à 15 % d’amidon, sont comestibles quand ils sont jeunes.

Les feuilles, de 10 à 20 centimètres de long, sont entières, à nervation palmée, avec cinq lobes pointus et une base cordiforme.Les petites fleurs, jaunes ou blanc verdâtre, sont monoïques (sexes séparés sur la même plante). Les fleurs mâles sont réunies en grappes, les fleurs femelles solitaires, toutes apparaissant à l’aisselle des feuilles.

La Christophine dans Fruits & Légumes du Pays 

La «viviparité » de la chayote : la graine germe à l’intérieur du fruit

Le fruit est une grosse baie d’une dizaine de centimètres de longueur, en forme de poire biscornue, à côtes irrégulières. Il est jaune crème ou vert pâle et n’a, contrairement aux autres cucurbitacées, qu’une seule graine. Cette graine est très grosse, à tégument mince, difficile à extraire du fruit. On dit parfois que cette plante est « vivipare » car la graine germe à l’intérieur du fruit tombé à terre.

Sa culture demande un sol frais, profond, bien ameubli et bien fumé, ainsi qu’un climat chaud.La multiplication se fait par plantation du fruit assez tôt en fin d’hiver dans un endroit abrité et chaud. Le plant est ensuite mis en place au printemps, vers le mois de mai dans l’hémisphère nord.La récolte intervient vers le mois de novembre. Six mois de chaleur sont nécessaires pour la maturation des fruits. La chayote a besoin d’être palissée pour prospérer.La souche peut rester en terre plusieurs années à condition de la protéger efficacement contre le gel. Le chouchou est un des légumes préférés des Réunionnais, sa production est une spécialité du cirque de Salazie.

planta.jpg

Plantation de christophines


 

Une petite recette : Le gratin de Christophine

La recette est classique et basique, elle contient de la chair de chritophine et de la béchamel agrémentée de peu de fromage. Puis on trouve la version light à base de créme fraîche (je préfére la première version) et la version plus gourmande avec un peu de cives (oignons pays), persil et lardons. Il y a vraiment de quoi varier les plaisirs.
La préparation du gratin de chritophines ressemble à celle du gratin de papayes vertes (papayes légumes). On n’arrive même pas à distinguer le goût de chaque légume tellement c’est semblable en saveurs.

Ingrédients :

Une christophine de taille moyenne (tel un pamplemousse) par personne.
De la béchamel maison
Fromage râpé à volonté
Sel et une pincée de noix de muscade

Comment préparer les christophines ?

Rincer généreusement les christophines, vous pouvez même les frotter à l’aide d’une éponge.
Ne pas peler la chritophine, vous le ferez après cuisson.
Couper le légume en quatre quartiers puis retirer le pépin central dur appelé « graine de choucou ».

Variantes :
- Si vous optez pour de la salade à base du légume crue, éplucher le sous un filet d’eau afin d’éviter d’avoir les doigts collants.
- Si vous souhaitez récupérer la coque pour la farcir, il suffit de couper le légume en deux et de faire cuire ainsi on va ensuite récupérer la chair à la cuillére sans casser ni abîmer la coque.

Mettre dans un grand volume d’eau salée. Couvrir et faire cuire 25 minutes dès que la chair est tendre. Planter un couteau qui doit ressortir facilement.
Récupérer la chair à l’aide d’une cuillére puis disposer dans un grand saladier.
Ecraser à l’aide d’un presse-purée ou d’un moulin à légumes.
Il faut obtenir une chair lisse sans de gros morceaux.
Mettre dans un torchon propre et presser fortement afin d’éliminer toute l’eau (c’est très important)..

Préparer une béchamel home-made (fait maison), (voir dans Cuisine Gratin de Bananes Jaunes)
Mettre la chair de christophines dans une casserole puis placer sur feu doux.
Ajouter la béchamel et une pincée de muscade.
Bien mélanger tout en maintenant sur feu doux puis ajouter du fromage et mélanger bien pour qu’il ne forme pas de filaments.
Disposer dans un plat allant au four. Ajouter du fromage et faire gratiner de manière homogéne.

Variantes :
- Ajouter à la chair des lardons revenus, des cives émincées et de l’ail.
- Farcir les coques du légumes avec la chair et placer au four. On obtient ainsi des parts individuelles très sympa.

Vous pouvez déguster ce gratin avec un ragoût de porc, de mouton, viande grillée, etc..

gratindechristophines.jpg

21 janvier, 2010

Le gombo

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 19:06

gombos2.jpg 

 Le gombo (Abelmoschus esculentus) est une plante tropicale à fleurs appartenant à la famille des Malvaceae, originaire d’Afrique. Son fruit est une capsule de forme pyramidale récoltée verte et employée comme légume et comme condiment. Sa section transversale montre cinq cavités qui forment un parfait pentagone. Sa peau est couverte d’un duvet soyeux.

Noms vernaculaires : il est aussi appelé corne grecque, bamya (Turquie), okra ou gnawia ou ganaouia (Tunisie), lalo ou bamies. Le nom de « gombo » est issu du bantou de région angolaise ki-ngombo.

Synonyme : Hibiscus esculentus L.

 Le gombo est une grande herbe, annuelle, à la tige érigée pouvant atteindre 2 m 50 de haut. Les feuilles sont palmatilobées, de gabarit suborbiculaires, à 5-7 lobes irrégulièrement serretés. Elles sont portées par un long pétiole (jusqu’à 35 cm).

Les fleurs solitaires, axillaires, sont formées d’un calice spathacé, à 5 dents, de 5 pétales de 3-4,5 cm, jaunes ou jaunâtres, tachés de pourpre à la base, de 5 carpelles et d’étamines soudées. Le fruit est une capsule de 8-25 cm de long, poilue, anguleuse, ovoïde-lancéolée, longuement pointue.

Cette plante était cultivée par les Égyptiens, puis importée en Europe par les Maures espagnols au XIIe siècle, elle fut introduite au XVIIe siècle en Amérique par les esclaves. Les esclaves et maîtres parlant le créole utilisaient ce mot pour parler des plantes en général. Elle est consommée dans la quasi totalité de l’Afrique tout au long de l’année.

Le fruit contient une substance mucilagineuse (de texture gélatineuse) utile pour épaissir soupes et ragoûts. On conseille généralement de choisir des gombos bien colorés de moins de 10 cm de long afin qu’ils ne soient pas durs. Le gombo se mange cru ou cuit et il fait partie de nombreux plats créoles, africains ou japonais. Il rentre notamment dans la fabrication du calalou.

Il se marie bien avec la tomate, l’oignon, l’igname, le poivron ainsi qu’avec le curry, la coriandre, l’origan, le citron, le vinaigre et d’autres épices comme le ras el hanout.

Il est également la base du gumbo : soupe cadienne typique de Louisiane, dans laquelle le fond est constitué de mélange de céleri, poivron vert et oignon que l’on fait revenir avec les gombos coupés en rondelles. D’autres préparations typiques du Sud des États-Unis sont les gombos braisés à la tomates et les rondelles de gombo frites.

Il est également utilisé pour des sauces avec de la viande blanche ou du poulet. Fragile, le gombo se conserve deux à trois jours au réfrigérateur dans un sac de papier. Les graines mûres, grillées, peuvent être utilisées en guise de café.

Ce légume est cultivé partout sous les tropiques.

gombos3.jpg

 

Une petite recette : Djaratankai

Pour 8 personnes

Ingrédients :

1 kg de viande de mouton
- 140 g de pâte d’arachide
- 500 g de gombos
- 1 poivron
- 2 oignons
- 2 gousses d’ail
- 2 tablettes de bouillon de boeuf ou de poulet
- huile
- sel, poivre

 Temps total : 45 mn

Temps de préparation : 30 mn

Temps de cuisson : 15 mn

 Préparation :

Coupez le mouton en petits morceaux. Lavez les gombos, enlevez le pédoncule et coupez-les en très fines lamelles. Emincez les oignons et le poivron.

Ecrasez l’ail. Faites revenir la viande dans un peu d’huile. Couvrez d’eau et laissez cuire pendant 30 min environ. Puis, ajoutez les gombos, les oignons, le poivron, l’ail, et le bouillon. Laissez cuire jusqu’à ce que la viande soit tendre. Prélevez un peu de bouillon pour diluer la pâte d’arachide. Ajoutez le mélange à la viande. Salez et poivrez. Mélangez et laissez cuire 15 min environ, tout en remuant régulièrement pour éviter que la sauce ne colle au fond de la casserole. Servez chaud avec du riz blanc ou du tô.

 

gombos4.jpg

Miso à base de gombos

4 décembre, 2009

La Patate douce

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:28

patate.bmp 

La patate douce est une plante à tiges rampantes pouvant atteindre jusqu’à 2,5 à 3 m de long. Originaire d’Amérique du Sud, cette plante s’est diffusée depuis très longtemps dans toutes les régions tropicales et subtropicales, notamment en Afrique, Amérique, Asie et Océanie.

La patate douce est cultivée pour ses feuilles et ses tubercules comestibles. Les tubercules sont de forme plus ou moins allongée, voire arrondie, à la peau fine. Suivant la variété, la couleur de la peau et de la chair du tubercule peut être blanche, jaune, verte, orange ou violet. Les variétés à peau orange sont appelées « patate carotte » à la Réunion. La saveur sucrée et la texture farineuse du tubercule de patate douce rappellent un peu celles de la châtaigne. Le tubercule de patate douce est un féculent comme le songe, la pomme en l’air, le riz ou encore la pomme de terre. Il est plus calorique que le songe. Il apporte également plus de fer et de vitamine C mais moins de calcium. Il a une teneur élevée en Bêta carotène, alors que le songe n’en contient pratiquement pas.

Action coupe faim

La patate douce est un aliment très bourratif qui aurait permis à Scarlett O’Hara de conserver une taille fine (48 cm). En effet, chaque fois que Scarlett avait l’occasion de manger à un barbecue, sa nounou lui servait avant son départ une bonne portion de patate douce pour lui ôter toute envie de manger des choses hautement plus caloriques. Cette capacité de rassasiement de la patate douce, associée à son apport calorique modeste lui offre une place de choix dans la prévention du surpoids et de l’obésité.

Anti-oxydant

Ensuite, fait rarissime dans la famille des féculents, la patate douce renferme au moins deux antioxydants bien connus, le Bêta carotène et la vitamine C, qui lui confèrent un rôle préventif dans le cancer et les maladies cardiovasculaires. Comme les autres antioxydants, le Bêta carotène et la vitamine C protègent le corps des radicaux libres. En mangeant de la patate douce, ainsi que d’autres aliments qui contiennent beaucoup de Bêta carotène, il est possible de neutraliser ces molécules nocives avant qu’elles n’aient le temps de provoquer des lésions dans diverses parties du corps, comme les vaisseaux sanguins. La teneur de la patate douce en Bêta carotène dépend de la variété. Plus la couleur est soutenue, plus le tubercule en contient. Ainsi, 100 g de patate de douce de couleur jaune foncée apporte 2400 Equivalent Bêta carotène contre 75 pour la patate douce de couleur blanche. La teneur en vitamine C varie très peut avec la variété, elle est en moyenne de 20 mg pour 100 g, soit plus de 30% des Apports Journaliers Recommandés.

Comment la choisir ?

La patate douce se conserve très facilement. Quelques précautions sont toutes fois indispensables pour l’empêcher de s’avarier : À l’achat : Sélectionnez des patates douces qui se distinguent par leur teinte orange vif intense. Conservez – la dans un endroit frais et sec. Traitez – la avec ménagements : N’achetez pas une patate douce abîmée ou portant des traces de meurtrissure. Manipulez – la avec douceur pour prolonger sa longévité.

 

Une petite recette : Gâteau de patate douce

Nombre de personnes : 6
Préparation : 30 mn
Cuisson : 45 mn

Ingrédients :

350 g. de patates douces
1/4 litre de lait demi écrémé
3 gros oeufs
7 c. à soupe rases de sucre en poudre
8 c. à soupe rases de farine
1 sachet de sucre vanillé
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel

Préparation : 

Faites préchauffer le four th. 6.

Pendant ce temps lavez et pelez les patates douces, râpez-les.

Dans un saladier battez les oeufs en omelette avec la pincée de sel. Ajoutez le sucre, la farine tamisée et la levure chimique. Mélangez et ajoutez le lait et les papates douces râpées.

Versez la préparation dans un plat manqué et enfournez pendant 45 mn.

Saupoudrez de sucre vanillé à la sortie du four. Ce gateau peut se déguster tiède ou froid

4 octobre, 2009

Le Bilimbi

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:23

Le Bilimbi dans Fruits & Légumes du Pays 180px-Bilimbi

 

Le Bilimbi, de la même famille que la carambole (Oxalidacceae) est fruit (proche d’un condiment) dont l’origine n’est pas certaine, il serait selon certains d’Indonésie. Le fruit, relativement acide et âcre sert essentiellement de condiment pour les achards. Il est appelé aussi arbre à cornichons pour ses fruits comestibles qui ressemblent à des cornichons. Introduit à la Jamaïque en 1793, il gagne alors le reste des Antilles puis le continent tropical américain.

Arbre au tronc court et peu ramifié, il mesure de 5 à 10 m de haut. Ses branches droites portent des feuilles composées plus grandes que celles du carambolier. Les fleurs, rouge sombre, poussent en bouquet sur le tronc et les vieilles branches. Le fruit ressemble à un petit cornichon. D’abord vert, il prend une coloration jaunâtre voir blanche à maturité puis tombe.

La chair, verte et juteuse, contient de l’acide citrique. Son acidité est telle qu’en Asie, le bilimbi se prépare au vinaigre comme les cornichons ou en condiment (curry, achards). Aux Antilles, il s’utilise à la place du citron dans le blaff, le court bouillon, les sauces à crabe ou à ouassous. Le bilimbi et la carambole contiennent de l’acide oxalique qui a la propriété d’enlever la rouille des métaux et du linge.

Il active les muqueuse et relève l’arôme de certains plats. Certains lui confèrent des vertus médicinales, notamment pour se rétablir après quelques soirées bien arrosées.

Préfère l’ombre d’autres grands arbres pour bien fructifier. La présence d’insectes sur les fleurs rouge sombre attire le caméléon, appelé aussi « l’endormi » en créole. Les feuilles sont utilisées en tisane et en cataplasme. En Europe, le cultiver en pot et le rentrer au chaud l’hiver, ne supporte pas le froid sous 10°.

La production (bien que les arbres se fassent rares de nos jours) s’étale sur l’année sous un couvert végétal, la quantité de fruits produite sur un pied pouvant s’avérer très importante. L’arbre peu ramifié peut atteindre une dizaine de mètre de hauteur. Les feuilles facilement reconnaissable, sont composée et les folioles nombreux.

Trop acide pour être mangé cru (on s’en sert pour décaper les métaux), on le consomme cuit en accompagnement, ou même en confiture.

bilimbimedium.jpg

Famille : Oxalidacées

Nom de l’arbre : Bilimbi

Floraison : Presque toute l’année

Fructification : Presque toute l’année

Dimension du fruit : De 4 à 10 cm de long

Autres noms : Blimbing, bilimbi (anglais) ; Vinagrillo, Grosella china (espagnol) ; Bilenbi, bélenbé (créole)

bilimbi.jpg

22 juin, 2009

Le Toloman

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 16:34

Les racines de toloman desquelles on extrait la farine du même nom. C’est avec que l’on fait le « d’lo toloman » aliment des nourrissons martiniquais.

cannaindicawildspeciesseeds.jpg 

Canna indica L.
famille: Cannaceae
syn: Canna coccinea Mill.
       Canna edulis Ker-Gawl.
       Canna pallida Rosc.
       Canna lagunensis Lindl.
       (discolor, lanuginosa, lutea , warszewiczii , lambertii , occidentalis , fulgida…)
origine: Amérique tropicale , Caraïbes
synonyme vernaculaire: Canna , »Balizyé », « Balizyé wouj » , « Balizyé Jon » ,Tòlòman bata , »Balisier à chapelet « , Conflore( Indian shot , Wild canna , Wild tapioca , Maraca morada , Sagou mawon , Spanish arrowroot , Saka siri , Bandera , Chancle , Coyol , Platanillo…)

Le toloman (Canna indica) est une plante herbacée vivace de la famille des Cannaceae de 0,5 à 2,5 mètres de haut . On l’appelle parfois balisier , mais ce nom est aussi utilisé pour plusieurs autres espèces de fleurs de l’ordre des Zingibérales .Essayons donc de garder le nom de Toloman ou Canna car on voit des erreurs même chez les habitués des graines
L’espèce est originaire d’Amérique  tropicale, en particulier des Caraïbes . Elle a été largement diffusée dans toutes les régions tropicales où elle peut facilement devenir subspontanée.

Elle est cultivée comme plante ornementale et se trouve à l’origine de nombreux hybrides et cultivars.Il existe une cinquantaine de variétés de cannas avec tous les ans de nouveaux hybrides
Elle fait même l’objet de culture ornementale sur les ronds points de métropole.
 

 toloman2.jpg

Les graines ont la forme de petites billes noires luisantes et très denses (elle coulent) et très coriaces. Pour les faire germer, il est d’ailleurs nécessaire de les laisser tremper dans l’eau assez longtemps. Elles sont utilisées comme perles en joaillerie  et constituent les éléments mobiles d’un  instrument de musique traditionnel de la Réunion, le kayamb et aux Antilles pour la confection des chachas ( calebasse instrumentale) d’ou sorte un son bien métallique

Les rhizomes sont utilisables pour l’alimentation animale (nourrissage des porcs). On s’en sert aussi en alimentation humaine, par extraction d’une fécule (comparable à celle de l’arrow-root: L’arrow-root authentique provient de la Maranta arundinacea; le tapioca, par contre, est extrait du rhizome du manioc ou cassava – Manihot utilissima ou Manihot esculenta. Seule la fécule provenant de la Maranta peut bénéficier de l’appellation « arrow-root ») permettant la fabrication de pâtisseries très délicates.

La farine de toloman est souvent également confondue avec la farine de dictame  : quoiqu’il en soit toutes ses farines riches en féculents sont principalement utilisées pour les  enfants ayant des problèmes d’intolérance avec le gluten de la farine de blé : maintenant n’y a t’il pas une confusion volontaire dans les noms vernaculaires étant donné le prix de ses farines ? : la vraie farine de dictame étant très onéreuse du a sa préparation pour enlever sa toxine naturelle et la publicité faites sur ses produits par les magasins bio sont sujets a des spéculation financière : il serait bon d’y mettre un peu plus de clarté.

La graine de toloman porte le nom d’indian shoot car d’après certaines légendes les indiens d’Amérique du Nord aurait utilisés la dureté de la graine en substitue de la grenaille du plomb lorsqu’ils arrivait a voler les fusils des cowboys : l’image est belle mais il semble que la réalité soit tout autre: en effet des études ont montré que le projectile Indian Shoot n’était pas si efficace que ça.

tolomancanna20indica20.jpg

5 juin, 2009

L’Abricot-Pays

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 11:05

 Fruit

Abricot-pays : Mammaea americana

Créole : Zabwico péyi, pyé-zabriko péyi

Anglais : Mamey apple tree, mammee

Espagnol : Mamey de Santo Domingo

Allemand : Mammeiapfelbaum

Natif des Caraïbes et de l’Amérique centrale, c’est un fruit que l’on trouve dans l’ensemble de l’Amérique tropicale. Il est selon Jacques Fournet, auteur en 2002 d’une flore illustrée des Antilles, « l’abricot-pays est l’un des fruits indigènes endémique du bassin caraïbe ». Les Amérindiens l’appelaient « manchiboui ». Le père Labat, qui le découvre au XVIIIème siècle lors de son séjour aux Antilles, note que « les Français ont donné le nom d’abricot à un fruit que les Espagnols appellent « mamet ». Ce nom français ne lui convient que pour la couleur de la chair, car pour tout le reste il ne lui ressemble point du tout ».

A l’époque, la manière la plus commune de manger l’abricot-pays est de la couper en tranches assez fines, mises à macérer pendant une heure dans un plat avec du vin et du sucre.

L’abricotier des Antilles (Mammea americana) L., familles des Clusiaceae), ou abricotier-pays était présent à la Martinique avant la colonisation européenne et a été décrit par les premiers explorateurs espagnols. C’est un arbre largement implanté dans les jardins de grande taille ou en bords  de parcelles, et sub-spontané dans toutes les zones pluvieuses de l’île. Ses fruits sont pourtant très peu diffusés sur les marchés et très peu consommés malgré leurs fortes potentialités, tant en fruit de table que pour la transformation en boissons et confitures. Malgré l’attrait pour ce fruit, il n’existe aucune production intensive d’abricot-pays à la Martinique et en Guadeloupe.

Pour sa préparation, il est nécessaire, en l’épluchant, de bien enlever la petite pellicule jaunâtre qui recouvre la pulpe, sinon le fruit garde une amertume. Alors la chair crue peut être servie en salades de fruits, ou avec du vin, du sucre ou de la crème. Elle peut aussi être travaillée en bavaroise, additionnée d’un coulis d’abricot frais saupoudré de cacao pays râpé.

Mammea americana est une plante dicotylédone de la famille des Clusiacées des régions tropicales d’Amérique. C’est un arbre de taille moyenne (10-15m) qui peut atteindre 25m de hauteur. Sa cime forme une large couronne arrondie. Le tronc a une écorce brun foncé.

Malgré son nom, il n’a rien à voir avec l’abricotier (Prunus armeniaca L) connu en Europe qui est un arbre de plus petite taille de la famille des rosacées.

L’abricot-pays est un fruit à noyau comestible à la chair sucrée qui peut atteindre 25 cm de diamètre et peser 4 kg. Sa chair est orange et sa peau grise-brune est relativement épaisse.

Le bois de l’abricotier-pays est dur, lourd et résistant. Il possède d’excellentes propriétés mécaniques et peut être utilisé comme bois d’œuvre.

A Cuba et à Porto-Rico, l’abricot est employé pour faire des milk-shakes appelés « batidos de mamey ». La chair peut également être consommée cuite. Aux Bahamas, la chair est d’abord mise dans l’eau salée afin d’enlever son amertume, avant de la faire cuire avec du sucre pour faire une sorte de la confiture.

L’arbre est également connu pour ses propriétés médicinales : autrefois, une liqueur aromatique, du nom « d’Eau de Créole », était distillée à partir des fleurs de l’abricot, et utilisée pour ses vertus toniques ou digestives.

Il se cultive maintenant en Afrique de l’Est et en Asie du Sud Est. Cet arbre au feuillage vert-sombre déploie ses feuilles opposées, ovales et épaisses jusqu’à 20 m de haut. Sa fleur blanche odorante donne naissance à un fruit, gros et rond, à la peau brun grisâtre. Cette écorce épaisse astringente de 0.5 à 1 cm d’épaisseur recouvre une fine membrane blanche et amère qui colle à la pulpe. Cette dernière renferme 1 à 4 graines brunes ovales pouvant mesurer jusqu’à 7 cm de long. Le fruit se sépare en quartier selon le nombre de graines. La pulpe, charnue et filamenteuse, rappelle l’odeur et la couleur de l’abricot européen. Succulente, cette pulpe se consomme bien mûre après avoir ôté l’enveloppe blanchâtre qui l’entoure. Elle sert à la confection de jus, confiture, marmelade, pâtes de fruits, tartes, etc. Toutes les parties de l’arbre auraient des propriétés médicinales et insecticides.

C’est un arbre des forêts tropicales humides qui aime la lumière et que l’on retrouve dans les plaines et clairières.

61080074dscf4884copy.jpg

 

Une petite Recette : Flan d’abricot-pays 

Pour 8 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : 30 min

Ingrédients :

2 Abricots-Pays (mammea)

Appareil à flan :
20 cl de lait
20 cl g de crème fraîche
2 œufs entiers
50 g de sucre de canne
30 g de farine
20 g de beurre (pour beurrer le moule)
Sucre glace (facultatif)
Une cuillère à soupe de rhum vieux .
Arôme traditionnel : vanille, cannelle, zeste de citron, râpure de noix de muscade, une goutte d’amande Amer, 1 trait de fleur d’oranger.

Préparation :

Préparer les zabwicot péyi : éplucher, extraire la pulpe, émincer et mettre à macérer dans le rhum vieux .

Confectionner l’appareil à flan :
Dans un bol mettre le lait ,la crème, les œufs,le sucre, la farine tamiser ,mélanger le tout à l’aide d’un fouet , adjoindre les arômes traditionnels, ensuite passer au chinois réserver .

Terminer et cuire le flan :
Beurrer le moule à tarte , garnir avec les abricots , verser l’appareil sur les fruits , mettre à cuire à four chaud 180 °C environ 30 minutes , saupoudrer la surface de sucre glace 5 minutes avant le fin de cuisson pour caraméliser .

Servir chaud ou froid , peut être accompagné d’une boule de glace , c’est une recette de base , on peut utiliser tous les fruits de saison à pulpe ferme.

Astuce : on peut aussi mettre un fond de pâte dans un moule à tarte pour la présentation et le service.

Servir chaud ou froid , peut être accompagné d’une boule de glace , c’est une recette de base , on peut utiliser tous les fruits de saison à pulpe ferme.

Marché : pour la qualité gustative, l’abricots pays est à point lorsqu’il tombe de l’arbre.

abricotpaysfruit.jpg

1 mai, 2009

La Caïmite

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 18:43

caimite.jpg

Originaire des Grandes Antilles, le caïmitier a conquis les Petites Antilles puis l’Amérique tropicale. Son nom provient de celui donné par les Indiens Taïmos.

Le Caïmitier est un grand arbre qui atteint très vite 15 mètres de hauteur. Aussi, appelée Pomme de Lait, la Caïmite a la taille d’une pêche et la peau verte ou aubergine en fonction de la variété. En général on coupe la caïmite en deux afin de manger à la petite cuillère la pulpe laiteuse qui est à l’intérieur. Les graines ne sont pas comestibles. Le fruit globuleux a la peau épaisse verte ou pourpre selon les variétés. Une fois coupé en deux, on découvre une pulpe gélatineuse soit blanchâtre soit pourpre. En son centre, 4 à 10 graines brunes aplaties apparaissent dans une loge étoilée. La chair sucrée, douce sans acidité, s’apprécie à complète maturité sinon elle laisse un latex astringent autour des lèvres. Le fruit se prépare aussi en confiture.

Ce bel arbre, au port érigé de 6 à 30 m de haut, contient un latex blanc qui lui confère des propriétés médicinales. Il a la particularité d’avoir des feuilles vert brillante dessus et brun doré duveteuse dessous. Il se cultive à la fois pour sa valeur ornementale et pour son fruit qui se cueille car il ne tombe pas.

camite.jpg

123
 

Vitalo.fr |
double sens |
♪♪**La riviere ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
| Location d'un studio à Sali...
| Donquichotte de la Mauritanie