Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

12 octobre, 2010

Le Morne Larcher (Diamant)

Classé dans : A visiter absolument en Madinina,Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 18:39

Le Morne Larcher (Diamant) dans A visiter absolument en Madinina rocher-du-diamant-et-morne-larcher

 

Les Attraits touristiques du Diamant sont nombreux et font du Diamant l’une des communes les plus appréciées par les touristes visitants la martinique. Cela est bien sûr due à son Rocher du Diamant … Mais également au Morne Larcher.

Le Morne Larcher est l’autre symbole de la Martinique. Il est en effet très connu et très photographié car:
- Il s’est allie magnifiquement bien avec la beauté du Rocher situé à 1.75 km dans la mer.
- Il représente la partie la plus importante de la célèbre « Femme Couchée » puisque il dessine le visage d’une Femme. Le Sommet du Morne Larcher souligne même le « Menton » de cette célèbre femme couchée que l’on peut voir de Sainte Anne, du Marin, de Sainte Luce, de Rivière Pilote, de Rivière Salée … et un peu moins bien proportionnée du Diamant (commune ou se situe le Morne Larcher).

Bien que les proportions de la Femme soient moins bonnes au Diamant, c’est bien au Diamant que l’on peut admirer de plus près le relief fascinant du Morne Larcher. De plus, c’est derrière celui-ci que se couche le soleil tous les soirs : Un spectacle fascinant et quotidien !

Avec ses 477 mètres d’altitude, le Morne Larcher est un ancien volcan non actif qui domine le Diamant et (on pourrait presque dire) tout le sud de la Martinique. Derrière ce Morne (petite montagne) se trouve la commune des Anses d’Arlet et plus précisement le quartier de « Petite Anse ». Pour y acceder, il suffit de suivre la route sinueuse qui longe le Morne Larcher, mais il faut avouer que le Morne Larcher est bien plus beau côté Diamant: Une Route à faire car elle est magnifique, pour moi la plus belle de Martinique !

Pour les plus courageux, il est possible de gravir le Morne Larcher à pied … tandis que les moins courageux (mais amateurs de sensations fortes) opteront pour un survol en hélicoptère ou en parapente. Il existe également une solution de facilité pour l’observer d’un autre angle (rendez vous sur la page du Morne Pavillon). Revenons sur la randonnée du Morne Larcher : Il est possible d’effectuer plusieurs circuits:
- La Randonnée complète du Morne Larcher débute à l’anse Cafard et se termine à Petite Anse…ou dans l’autre sens ! Comptez 2 à 3 heures de marche, et surtout prévoyez de deposer une voiture ou un chauffeur à l’arrivée.
- La Randonnée « tronquée » est également possible afin de revenir par là ou vous êtes arrivés (bien plus pratique).
Quoi qu’il en soit, cette randonnée est destinée aux marcheurs aguéris, ayant le matériel nécessaire (eau, chaussures de marche …) et devient très difficile s’il pleut ou si le sol est encore mouillé. Par temps dégagé, la vue sur la baie du Diamant vous enchantera et sera la récompense de la journée !

 

morne-larcher-femme-couchee dans Géographie de Madinina

 

La coupure verte qu’offre le Rocher pour la commune du Diamant livre un paysage authentique et naturel du sud de la Martinique. Depuis la côte, le Morne Larcher relié au Rocher par la mer laisse entrevoir une silhouette de femme couchée.
Avec ses 477 mètres d’altitude, le Morne Larcher domine la côte ouest. L’uniformité du couvert végétal et l’harmonie des courbes font du Morne un site d’une grande qualité paysagère.

Versant nord-est : Déboisée par le passé, cette zone est actuellement occupée par une jeune forêt secondaire dont les arbres dominants et prépondérants sont les poiriers avec de plus petits arbres comme le Campêche et le Bois blanc. A plus grande altitude, à 350 mètres, la forêt est plus ancienne et dominée par les bois-d’Inde.

Le Bois d' Inde, incontournable dans la cuisine antillaise.

Versant sud-ouest : De ce côté du Morne, des mosaïques de pâture et de forêt agrémentent ce versant plus rocheux, plus sec et plus chaud que le versant nord-est.
Cette forêt est dominée par le poirier et le Bois savonnette. A plus haute altitude, la forêt est proche de son stade de développement maximal : on y retrouve des Bois de fer, des merisiers bois et des bois d’ébène vert.

Une grande variété d’oiseaux est observable sur le Morne Larcher : des Tourterelles, des Grives, le Coucou manioc, le Petit Colibri huppé, le Sucrier en sont quelques exemples.

Le sommet du Morne Larcher est accessible par un sentier de randonnée inscrit au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et Randonnée (PDIPR). Quoique de difficulté moyenne, ce sentier livre un panorama sur tout le sud de la Martinique que vous aurez le loisir de contempler durant cette balade de 3 heures.

4 juin, 2009

La Montagne du Vauclin

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 18:49

Avec ses 504 mètres d’altitude, la montagne du Vauclin est le point culminant du Sud Martiniquais. A 5km du bourg, vous pourrez y faire une jolie promenade et y découvrir une jolie chapelle.

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La semaine précédant Pâques, ce sentier avec ses 12 stations est l’un des chemins de Croix les plus prisés de l’île et un haut lieu de Pèlerinage.

Autour de la montagne, de nombreux agriculteurs et d’éleveurs! Vous pourrez ainsi aller à la rencontre des meilleurs producteurs de pastèques, melons, oignons, tomates, laitues et surtout bananes.
Les éleveurs quand a eux ont opté pour des élevages bovins de qualité, reconnus dans toute la caraïbe.

On peut découvrir du sommet toute la côte Sud Est de la Martinique, des Pointes du Vauclin aux îlets du François.

On accède au plus haut point culminant du sud de la Martinique par la RD 5 au sortir du Vouclin en direction de Saint-Esprit. 4 km après, engagez-vous sur la communale. Passés les quartiers de la Coulée d’Or et la Montagne, se dessine une côte. Un parking vous attend 2 km plus loin. Empruntez le chemin de croix, un sentier qui s’élève entre les jardins Caraïbes, de petites parcelles plantées en légumes et en fruits locaux.

La montée jusqu’à la chapelle, balisée par des cierges sans cesse renouvelés, se fait dans une végétation dense aux multiples essences. Au loin, entre deux espaces moins arborés, se dessinent la presqu’île de la Caravelle jusqu’à la pointe sud de Sainte-Anne, la pointe du Vauclin surplombant le bourg éponyme, les îlets du François et leurs récifs de corail.

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25 avril, 2009

Les Pitons du Carbet

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 17:22

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Les Pitons du Carbet sont d’origine volcanique et culminent à 1196 m. Ils sont avec la Montagne Pelée le plus bel observatoire naturel de l’île.

Cette région se caractérise par une épaisse forêt tropicale humide (forêt tropicale hygrophile) avec de hautes fougères arborescentes, anthuriums, balisiers, bambous. A partir de 800 m d’altitude, la végétation devient moins dense et dévoile des panoramas magnifiques sur l’île.

Les 5 Pitons du Carbet sont le Piton Lacroix ou Morne Pavillon (1196 m), le Piton de l’Alma (1105 m), le Piton Dumauzé (1109 m), le Piton Boucher (1070 m) et le Morne Piquet (1160 m)

En Martinique, la forêt tropicale humide ou hygrophile (de 2,5 à 7 m de précipitations par an) s’étend entre 150 et 1000 m d’altitude sur la Côte au Vent et entre 500 et 1000 m sur la Côte sous le Vent. Les arbres atteignent 30 à 40 m de hauteur, parfois 50 m et possèdent souvent de larges contreforts consolidant leur assise au sol (acomats, châtaigners). Les fougères arborescentes de ces forêts peuvent atteindre jusqu’à 15 m de hauteur.
Après 1000 m, la forêt humide est remplacée par des fourrés et savanes d’altitude (tourbières, mousses, broméliacées)

Randonnées :

Le Plateau Boucher, savane au milieu de la forêt tropicale, est le point de départ de nombreuses randonnées aux Pitons du Carbet. La Trace des Pitons, randonnée difficile de 5h30, s’étage de la forêt tropicale aux lichens des hauteurs.

D’autres randonnées comme la remontée de la rivière l’Alma, la randonnée Caplet (Morne Vert)- Fonds-Saint-Denis, le Morne Cesaire ou Verrier-Absalon permettent de découvrir cette région des Pitons :

Randonnée des bassins de la Rivière de l’Alma
6 km Aller-Retour – 3h Aller Retour – Dénivelé 375 m
Niveau 2 (randonneurs) – Risque de crues – Sentier non balisé.
Accès : Aire d’accueil de l’Alma après La Medaille.

Montjoly – Caplet par le Piton Lacoix et le Morne Piquet
5 km – 5h – Dénivelé 773 m en montée 719 m en descente
Niveau 3 (difficile) – Sentier ONF no 4.
Accès : Quartier Montjoly à Morne Vert.

Trace des Pitons – Piton de l’Alma et Piton Dumauzé
5,3 km – 5h30 – Deniv. 639 m montée et 685 m descente
Niveau 3 (difficile) – Accès difficile au sommet du Piton de l’Alma – Prévoir un guide – Sentier ONF no 8.
Accès : Village de Colson

Plateau Boucher – Morne Piquet par le Piton Boucher
6 km Aller-Retour – 4h30 Aller-Retour – Dénivellé 571 m
Niveau 3 (difficile) – Sentier ONF no 6.
Accès : Plateau Boucher.

Verrier – Absalon – Par le Morne Chapeau-Nègre
6 km – 4h – Dénivelé 271 m montée et 577 m descente
Niveau 3 (difficile) – Passage en crête difficile – Sentier ONF no 1.
Accès : Verrier lieu-dit Chapeau-Nègre

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8 octobre, 2007

La Mangrove Martiniquaise

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 10:28

La Mangrove Martiniquaise dans Géographie de Madinina 350px-Mangroves

Introduction :

La mangrove est une forêt littorale, interface entre la mer et le domaine terrestre. Les espèces qui s’y développent doivent tolérer un milieu salé et pauvre en dioxygène. La répartition des arbres dépent de leur tolérance vis-à-vis d’un sol à pression osmotique élevée et anoxique.

L’activité chlorophyllienne permet une fixation importante de carbone inorganique. La mangrove abrite de nombreuses espèces. Elle joue un rôle de filtration en retenant les sédiments qui seraient préjudiciables au développement des herbiers et surtout des formations coralliennes situées plus au large.

Les activités humaines menacent aujourd’hui cet espace boisé.

Localisation et superficie :

La mangrove martiniquaise couvre une superficie de 1800 hectares environ. Elle représente 6% environ des espaces boisés (La mangvrove de la Martinique coproduction Parc Naturel/ Carbet des Sciences). On la trouve essentiellement dans la partie centre sud de l’île. Celle de la Baie de Génipa, au fond de la baie de Fort-de-France, occupe la plus grande surface, avec une superficie de près de 1000 ha.

Les mangroves de l’Atlantique se développent dans les baies calmes et peu profondes, bien à l’abri, en arrière des barrières coralliennes (les « cayes »). Elles couvrent en tout une superficie de 650 hectares. Entre le récif corallien et la côte s’étendent des prairies à phanérogames, les herbiers.

Les zones de répartition correspondent à des baies bien abritées (Baie du Galion à Trinité), les estuaires (Baie de Fort-de-France) où l’apport de sédiments est important.

C’est donc sur ce substrat instable et dans ce milieu anoxique, plus ou moins immergé, à forte pression osmotique que se développent les espèces de la mangrove. Des bactéries anaérobies qui vivent dans la vase, produisent de l’hydrogène sulfuré. Cette vase est également riche en matière organique et en tanin (RP R.Pinchon in Nature antillaise ; Ed Désormaux) provenant des palétuviers. Dépourvue de micro organismes pathogènes, elle aurait même des vertues cicatrisantes.

Peu d’espèces sont adaptées à ces conditions difficiles. Elles se répartissent en fonction de leur capacité à tolérer les contraintes du milieu.

http://www.minresco.com/australia/dn_under.htm

Les espèces et leur répartition

La mangrove est une forêt littorale exclusivement intertropicale (sous des températues supérieures à 18°C). Ce type de forêt en partie inondée se développe sur un sol vaseux pauvre en dioxygène. Cette forêt est caratérisée par une un nombre peu important d’espèces (5 environ) . Il s’agit d’espèces ayant développé des caractères anatomiques et physiologiques liés à ces contraintes.

Les espèces végétales qui constituent ce milieu présentent une zonation fonction de leur tolérance vis à vis du milieu salé et de la pauvreté en dioxygène. A partir de la mer, on distingue :

La mangrove sur sédiments argileux

  • Le palétuvier rouge (Rhizophora mangle) pousse dans la zone inondée, en milieu marin ou à l’embouchure des rivières. Cette espèce possède des racines-échasse, en partie aérienne. La germination particulière des fruits permet une colonisation vers le domaine maritime.

  • Le palétuvier ou mangle noir (Avicennia germinans) occupe des milieux partiellement inondés. Il possède des pneumatophores.

  • Le palétuvier ou mangle blanc (Laguncularia racemosa) se trouve dans la zone plus en arrière. Il pousse dans la vase, sur un sol partiellement inondé. Si les racines sont souterraines, il se caractérise par la présence d’un important développement de pneumatophores.

Ce peuplement se retrouve principalement dans les mangroves sur sédiments riche en argile et tourbe. C’est le cas dans la baie de Génipa.

La mangrove sur sédiments argileux-sableux

Des mangroves s’installent sur des sols plus sableux. C’est le cas à Sainte-Anne au niveau de la Baie des Anglais et aux Salines. Les mangles gris (Conocarpus) y sont plus abondants.

Le palétuvier gris (Conocarpus erectus) préfère un sol sableux ou vaseux plus souvent sec

Plus en arrière, on peut remarquer parfois la Grande Fougère Dorée (Acrostichum danaeifolium) qui pousse en touffe. On peut encore la rencontrer dans le fond de la Baie du Marin.

En entrant à Trinité, venant de Fort de France, la route traverse une belle forêt inondée d’eau douce de Mangle Médaille (Pterocarpus officinalis) qui ne fait plus véritablement partie de la mangrove sensu stricto.

L’évolution de la végétation de mangrove

Localisée essentiellement dans les zones littorales, la mangrove subit très fortement la pression humaine. Considérée comme malsaine, elle fut dégradée au profit de l’urbanisme, les installations touristiques (installation portuaire) sous le couvert d’assainissemement. Ce milieu côtier original est aujoud’hui menacé. Son rôle mieux est compris et de nombreux organismes aujoud’hui tentent de le protéger.

Adaptations physiologiques

Vivre dans un milieu salé

Des mécanismes physiologiques permettent un développement de ces arbres dans ce milieu salé (la mangrove de la Martinique, coproduction parc Naturel Régional/Carbet des Sciences).

  • Les racines de Rhizophora filtrent l’eau salée pour absorber de l’eau douce.

  • Des glandes à sel des feuilles des Avicennia excrètent l’excès de sel.

Vivre dans un milieu pauvre en dioxygène

Un système racinaire adapté au milieu anoxique

Pour éviter l’asphyxie et assurer la stabilité de l’arbre, les Rhizophora mangle développent de nombreuses racines aériennes descendantes.

Les Avicennia et les Laguncularia ont un enracinement peu profond. Les racines superficielles développent de nombreux pneumatophores, excroissances aériennes des racines, qui assurent les échanges gazeux.

Une germination particulière

La germination exige du dioxygène. Elle s’accompagne d’une crise respiratoire. Dans ces milieux anoxiques, en particulier pour les Rhizophora mangle qui vivent dans les parties inondées en permanence, la germination se réalise directement sur la plante-mère.

On parle alors de viviparité. L’embryon, sur l’arbre, brise le péricape pour permettre la sortie de la radicule. Quand la plantule a atteint une vingtaine de centimètres, elle se détache de l’arbre et s’enfonce dans la vase meuble. A marée haute, si la plantule ne peut se planter dans le sol, elle dérive et permet ainsi la colonisation de nouveaux milieux.

http://www.eveandersson.com/photos/photo-display?photo_path=%2Fphotos%2Fguatemala%2Frio-dulce%2Frio-dulce-mangroves&photo_size=large

30 septembre, 2007

La Population Martiniquaise

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 18:26

Costumes traditionnels et bijoux créoles 

 La population de la Martinique comptait 328000 habitants en 1982. Ce chiffre s’élevait à 375000 habitants estimés en 1993. En dix ans, la population a augmenté de 42000 personnes, ce qui est considérable. Cela s’explique par l’accroissement naturel important en raison d’un taux de natalité encore élevé (17,8‰) et d’un taux faible de mortalité (6,5‰). De plus, le solde migratoire est devenu positif, alors que pendant la décennie précédente il était négatif : les départs étaient plus nombreux que les arrivées.

La partie sud de la Martinique semble être plus attractive : plus de 15000 nouveaux habitants sont venus s’y fixer pendant les dix dernières années, en particulier à Ducos, au Diamant, aux Trois-Ilets. A l’inverse, quatre communes du nord de l’île se sont dépeuplées : Saint-Pierre, Fond-Saint-Denis, Macouba et Grand-Rivière. La densité moyenne actuelle est de 327hab./Km². L’agglomération de Fort-De-France est toujours un pôle d’attraction. La ville a dépassé, depuis 1990, les 100000 habitants, et les villes qui l’entourent enregistrent une forte croissance. L’expansion périurbaine a profité aux communes de Schœlcher et de Case-Pilote et s’étend même au carbet.

La population estimée de la Martinique est aujourd’hui de  411 000 habitants, pour une densité moyenne de 227 habitant au Km² (en 1990). Composée essentiellement de noirs ou métis (près de 80 %), originaire d’africains en provenance des côtes guinéennes pour les besoins de la culture de la canne à sucre pendant les XVIIème et XVIIIème siècle.

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A. Césaire, Le Nègre Fondamental

Les principales villes sont : Fort-de-France le chef-lieu, Le Lamentin et Schoelcher.

La société martiniquaise témoigne de l’histoire du long métissage de divers groupes humains. Cette diversité de la population se traduit par l’existence d’un folklore coloré, popularisé en Europe et en Amérique du Nord par des groupes de danseurs et de chanteurs.
La personnalité martiniquaise se traduit aussi dans la cuisine colorée et souvent pimentée qui mêle les influences françaises, africaines, espagnoles et asiatiques.
La plupart des Martiniquais sont catholiques. D’autres communautés religieuses sont cependant présentes : Eglise adventiste, Témoins de Jéhovah, etc…

Les Indiens des Indes : A ne pas confondre avec les indiens caraïbes, malgré les ressemblances physiques. Ils sont quelques dizaines de milliers en Martinique. Malgré une certaine créolisation de leur mode de vie, les coolies ont réussi à conserver de nombreux éléments de leur patrimoine culturel. Les temples hindous se repèrent aisément dans la campagne par la présence de mats tricolores arborant les drapeaux rouges et bleus et sous lesquels des réceptacles accueillent offrandes, bougies et lampes à huile.

La Population Martiniquaise dans Géographie de Madinina 200px-Indiadem

Les Békés : Peu nombreux, ils forment une véritable caste, les noms des grandes familles se retrouvent sur les façades de la majorité des grandes entreprises de la Martinique. Ils contrôlent toujours en grands seigneurs la charpente économique de l’île : la culture et le commerce de la banane, du sucre de canne, du rhum, ils ont su aussi diversifier leurs activités.

 

Les Libanais et les Syriens : Ils forment comme partout ailleurs une communauté dont l’activité essentielle est le commerce, et détiennent dans l’île, la majeur partie des magasins de bijoux, de tissus et de vêtements, notamment dans les grandes rues commerçantes de Fort de France.

9 septembre, 2007

La flore

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 9:55

La flore dans Géographie de Madinina

La flore des Petites Antilles comprend environ 2960 espèces de phanérogames (Howard & al. 1974 à 1989) auxquelles s’ajoutent 323 espèces de Ptéridophytes (Proctor 1977), soit un total de 3283 espèces végétales vasculaires. 12% des phanérogames et 14 % des Ptéridophytes sont endémiques des Petites Antilles. Ensemble, la Guadeloupe et la Martinique possèdent 56 % des phanérogames et 84 % des Ptéridophytes des Petites Antilles (Fournet 1978, Proctor 1977). A elles seules, la Guadeloupe et la Martinique hébergent 86 % des phanérogames et 83 % des Ptéridophytes endémiques des petites Antilles.

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Pour ce qui est des espèces arborées, la Martinique avec 396 espèces d’arbres, dont 20 % d’endémiques des Petites Antilles (Fiard 1994), est la plus riche des Petites Antilles. Cette diversité est plus de trois fois supérieure à la diversité métropolitaine, pour un territoire 500 fois plus petit !

Selon Fiard, sur les 396 espèces arborées de Martinique,  56 sont en danger d’extinction locale, 12 sont en danger d’extinction totale. Pour ce qui est des Orchidées, Feldmann signale que 22 taxons sont menacés pour la Guadeloupe et la Martinique réunies. Bernard signale 25 taxons qui seront prochainement en danger, 42 taxons en danger imminent d’extinction et 8 déjà éteints, sur les 202 taxons Martiniquais.

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Enfin, Sastre et Le Hil notent 196 espèces ou sous-espèces de Phanérogames menacées.

Le livre rouge de la Flore antillaise est en cours d’élaboration par le Muséum d’Histoire Naturelle en collaboration avec le Conservatoire Botanique. En attente de cet ouvrage, il n’existe pas de liste officielle des espèces végétales menacées.

Source : http://www.martinique.ecologie.gouv.fr/

La flore est d’une grande richesse en Martinique. Forêts tropicales, fleurs aux mille couleurs, mais aussi mangrove ou cactus…Vous ne manquerez pas d’être émerveillé devant sa diversité. Un vrai plaisir pour les sens.

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10 août, 2007

La Faune martiniquaise

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 16:52

Ecusson de la Martinique

 La faune aquatique

Sur plus de 200km de littoral, c’est un festival insoupçonné de formes et de couleurs. À même le rivage, la Côte Caraïbe, toujours abritée des Alizés, est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s’abrite la faune sédentaire.

Sous le miroir de la surface, les fleurs terrestres cèdent la place aux fleurs marines. Éponges, anémones, gorgones s’épanouissent dans la clarté cristalline des jardins de coraux.

Vous allez découvrir un monde aux myriades de couleurs : végétaux, minéraux, poissons… un monde extraordinaire. Corail, étoiles de mer, porcelaines, poissons ange, chirurgiens, éponges, perroquets.

Il faut toutefois signaler la forte dégradation de ces milieux au cours des vingt dernières années. La pollution d’origine industrielle, notamment les distilleries, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l’origine d’une régression considérable de la surface des récifs et d’une diminution importante du nombre et de la variété des poissons (sur ce sujet, voir le site de la Direction régionale de l’environnement de Martinique : http://www.martinique.ecologie.gouv.fr/ 

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Rose de porcelaine

La faune terrestre

Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).

Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux; aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, vous rencontrerez plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Aux détours des sentiers, vous rencontrerez souvent des touloulou; crabe de terre rougeâtre que vous apprécierez dans votre assiette. Les mygales ou Matoutou falaise se font discrètes, mais gare. Voici les deux espèces résidantes.

Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu’aux Trois-Îlets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l’île. Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !

Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. C’est une des plus belles mygales du monde. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement.

A. versicolor adulte

A. versicolor adulte 

Chez les insectes, outre l’éternelle blatte (cafard), prolifique et inoffensive. Comparé au cafard métropolitain, celui-ci c’est le méga-géant. Le moustique reste indéracinable de sa place des parasites de nos nuits, surtout prés des étendues d’eau et des sous bois.

Au coucher du soleil, vous entendrez les petites grenouilles qui partagent la nuit avec les manicous; opossums antillais protégés mais bien mal traités par les routes.

serpent

6 août, 2007

Un peu de géo de Madinina

Classé dans : Géographie de Madinina — CATORC Charles @ 17:02

Voir la carte physique

Géographie

D’une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s’étire dans l’axe nord-ouest – sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la Montagne Pelée (1 397 m). Ses coordonnées sont 14°40″ N, 61°00″ W.On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D’une part, une zone située au Nord d’un axe Fort de France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important.

La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d’une forêt de type amazonien. Et si à l’est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizés  de l’Atlantique, l’ouest bénéficie d’une protection et d’un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l’île.

La Martinique est une île de l’archipel des Petites Antilles, située entre l’île de la Dominique au Nord et l’île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50′ N et 14° 23′ N et à la longitude moyenne de 64° 12′ W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Venezuela).

Sa longueur nord-sud est d’environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu’île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.

Sa superficie est d’environ 1100 km², suivant que l’on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l’enseignement primaire 1111 km², pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d’îles qui constituent les Petites Antilles.

Le relief est accidenté sur cette île d’origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l’extrême sud de l’île (Savane des pétrifications ) et à la Presque île de la Caravelle à l’est. L’île s’est développée dans les dernières 20 millions d’années par une suite d’éruptions et de déplacements de l’activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l’île et culmine à 1396 mètres.

A la suite de phénomènes d’érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l’évaporation océanique apportée par les alizés), les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l’île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d’une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l’île, a 504 m d’altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

 

 

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