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8 juillet, 2010

La nouvelle édilité de Foyal

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 10:11

Raymond Saint-Louis Augustin

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN  (2010 – )

Le 07 avril 2010, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN a quitter son rôle de premier adjoint pour devenir le nouveau de maire de Fort-de-France en remplacement de Serge LETCHIMY jusqu’en 2014.

Raymond Saint-Louis-Augustin est aujourd’hui âgé de 69 ans. Il a été élu pour la première fois conseiller municipal de la ville de Fort-de-France en 1983. Il travaille alors au côté d’Aimé Césaire. Pour les municipales de 2001, Serge Letchimy est désigné comme tête de liste pour le PPM. C’est donc tout naturellement que Raymond Saint-Louis-Augustin fait campagne aux côté du dauphin et il est élu 1er adjoint. Une place qu’il conserve aux dernières municipales de 2008. Aujourd’hui, c’est le fauteuil de maire de la ville capitale qu’il occupe.

Le conseil municipal de Fort-de-France a désigné, jeudi, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, comme nouveau maire de Fort-de-France, après la démission du député DVG Serge Letchimy. Élu le 26 mars à la présidence du conseil régional de la Martinique, ce dernier était touché par la loi sur le cumul des mandats.

Pour être un homme discret, Raymond Saint-Louis Augustin n’en est pas pour autant un débutant de la vie municipale.

Ancien psychologue scolaire, et homme de culture, l’adjoint au Maire d’Aimé Césaire devient en 2001 le 1er adjoint de Serge Letchimy, renouvelé dans ces fonctions en 2008.

A travers cette proposition, Serge Letchimy et sa majorité ont sans doute fait le choix de la sagesse d’un homme, mais également celui de la paix au sein d’une équipe que toute autre désignation (il y eut quelques rumeurs autour des noms de Yvon Pacquit et Catherine Conconne notamment) aurait sans doute fortement divisée.

Né au quartier l’Entraide le 16 Novembre 1940 à Fort de France, d’un père saléen et d’une mère originaire du Précheur, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est l’ainé d’une fratrie de quatre garçons, Il a vécu onze ans à Terres Sainville, puis à la rue Perrinon au N°73. Scolarisé à l’école d’application des Terres Sainville, puis au cours complémentaire, il rejoint le lycée Schoelcher duquel il sort nanti du baccalauréat Sciences Expérimentales.

Sa vie professionnelle

Il rejoint en 1960, l’école normale  de Croix Rivail (Château Aubéry) afin de devenir instituteur. Il enseignera pour des élèves de CM2 au François, puis de 4ème et 3ème  aux collèges du Vauclin, de Redoute et de Corridon avant de partir en 1967 pour l’université de Bordeaux pour des études de psychologie.
Ses quarante cinq années de vie professionnelle seront consacrées principalement aux   écoliers, à leurs parents, à ses collègues enseignants puisqu’il exercera au sein de l’Education Nationale, la fonction de psychologue scolaire.

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN s’ouvrira à la psychosociologie au Centre d’Etude de Documentation, d’Information et de Formation, le CEDIF, puis à la psychanalyse (il est membre fondateur du groupe Antillais de Recherches et d’Etudes Psychanalytique) et enfin à la Gestalt thérapie. Ses différentes activités dans les milieux associatifs et sociaux vont l’amener à développer une connaissance vive des gens, des milieux avec un sens aigu de la  relation à autrui, mais l’amèneront aussi à participer à la formation des enseignants spécialisés (Guadeloupe, Guyane, Martinique) à l’Ecole Normale de Pointe des Nègres. Il est retraité de l’Education Nationale depuis Septembre 2005. 

Sa vie politique

C’est en 1983 qu’il prend place au Conseil Municipal de la ville de Fort de France conduit par Aimé Césaire. Le 12 Mars 1989, il devient le quinzième adjoint au Maire et lors de son troisième mandat de 1995 à 2001, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est le neuvième adjoint au maire de Fort de France. Et c’est avec fierté et dévouement qu’il participe au développement de Fort de France conduit par Aimé Césaire et Pierre Aliker. 

C’est ainsi qu’outre sa participation effective à de nombreuses commissions municipales (Urbanisme, Culture, Dénomination de voies, Commission d’appel d’offres, Logement, Education), Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN assure la Présidence déléguée du CCAS, le Centre Communal d’Actions Sociales, la Présidence de l’ADUAM, la présidence de l’Office de Tourisme de Fort de France, ainsi que celle de la SEMAFF, la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort de France.   En outre il représente la ville au sein d’un certain nombre d’organismes extérieurs (Commission  portuaire des installations de plaisance, la commission permanente d’enquête du Port de Plaisance, l’Office départementale  du Tourisme de la Martinique, la Commission  Schéma d’Aménagement Régional, au Conseil d’Administration de l’AMEP et du lycée professionnel de Chateauboeuf, Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN représente la ville à l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, il est officier de réserve.

C’est en mairie qu’il rencontre Serge Letchimy, alors que celui-ci est Directeur du Service d’Urbanisme, mais c’est à la SEMAFF que les deux hommes apprendront à se connaitre et à s’apprécier. Serge Letchimy  assurera la Direction de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort de France, de sa création en juillet 1988 jusqu’à 2001, tandis que Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, lui, d’abord vice président, sera ensuite nommé à   la présidence de 1996 à 2008.

En 2001 Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN figure sur la liste conduite par Serge Letchimy élue le 18 Mars et est nommé premier adjoint au maire, poste occupé jusqu’au 07 Avril. Il continue à participer à de nombreuses commissions municipales,  à assurer la vice présidence du SDIS, Service Départemental d’Incendie et de Secours, mais conduit plus particulièrement les missions qui lui seront confiées comme en 2001, Les Risques Majeurs, le Ravalement des Façades, puis en 2008 la Commission Personnes âgées associée à la Mission Personnes Agées et  Handicap. 

Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN un homme passionné de Culture

Tous les amoureux de la culture l’ont forcément croisé à l’Atrium,  au SERMAC, bref dans tous les grands rendez vous culturels. Les danseurs de Haute Taille du quartier Perriolat au François se souviennent encore de ses débuts, et gageons que ses amis de l’AM4 pourront encore bénéficier de ses talents de chanteur de lavwadèyè.
Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN est aussi l’homme des grands rendez vous historiques de Fort de France, puisque c’est lui qui représente la ville à Nantes à l’occasion de la manifestation « Les anneaux de la Mémoire » de même qu’il a été porteur du message adressé par Aimé Césaire à l’ile de Gorée au Sénégal en 2005, lors du festival de la diaspora noire.

Vie de famille
Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN, adepte des arts martiaux,  est le papa de trois grandes filles, le grand père de Axel et de  Manon, et est le « granman » de Mathys le petit fils de sa compagne.

La nouvelle édilité de Foyal dans Fort de France, Ville Capitale

Investiture de Raymond SAINT-LOUIS AUGUSTIN 

Le successeur de Serge Letchimy entend continuer les lourds travaux entamés par Aimé Césaire et Pierre Aliker pour faire de notre chef-lieu l’une des plus belles villes de France.

Il a donc du pain sur la planche vu l’état de certains grands chantiers entamés par son prédécesseur: petite allusion d’ailleurs à la Savane, par exemple, où les travaux semblent s’éterniser.

Nonobstant, c’est pour une durée de quatre ans que le nouveau locataire de l’hôtel de ville dit s’être engagé.

Il devrait, en mars 2014, remettre les clefs de l’édilité à Serge Letchimy, qui rappelons-le, a promis à ses électeurs foyalais de ne pas les abandonner.

13 juillet, 2009

Les Ateliers du SERMAC

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 18:54

Historique du SERMAC  

Atelier Dessins – Peinture peinture.jpg

Ces ateliers sont dirigés par René LOUISE et Daniel ACCAMAH.

Dans ces ateliers de dessin, vous trouverez un espace sensible d’écoute et de dialogue mais aussi de méditation. Les amoureux du dessin, de la peinture, du travail des matières y sont accueillis à bras ouverts. Cet atelier programmé suivant 3 niveaux (débutants/intermédiaires/avancés) est également ouvert sur la création scénique (décor/costumes)

Atelier Poterie-Céramique potrtie.jpg

Cet atelier est dirigé par Albert LOUIS-MICHEL.

Dans cet atelier sont enseignés les techniques de fabrication des vases et autres objets de terre cuite. Ils sont travaillés suivant des normes et peuvent être la reproduction de « pièces modèles »

Programme pédagogique :

Recherche/Préparation de la terre (Maigrir ou rendre plus plastique une terre)

Calcul du retrait d’une terre en « cru » ou en « cuit »

Techniques manuelles

Colombin – creusage – repoussage / la plaque – le modelage.

Ces techniques permettent même à des stagiaires débutants, sans connaissance de base, de réaliser des objets de qualité.

Techniques mécaniques

Tournage – calibrage

Ces techniques permettent de réaliser de petites ou grandes séries d’objets de facture régulière.

Techniques du plâtre

Modelage – bosse à creux perdu – moulage sur bosse – moulage sur bosse à creux perdu La dépouille / La contre – dépouille. Reproduction de modèles d’abord en terre puis en plâtre. Fabrication de moules

La technique du plâtre permet de bien finir un modèle, de mouler ce dernier et de le reproduire en série

Décoration avant cuisson ou biscuit

Décor par la forme elle – même – décor en relief, en creux / par gravure, par engobage Détermination d’une courbe de cuisson (biscuitage)

Recherche/Composition d’émaux couverts – Oxydes de base sur émail/ sous émail

Terre à faïence/ Terre à grès – Emaux plombeux/ Emaux non plombeux.

Atelier Sculpture sur bois sculpture.jpg

Cet atelier est dirigé par Joël GORDON

Les stagiaires de niveau débutant ou avancé se retrouvent dans la petite rotonde du Parc nichée dans un véritable écrin de verdure. Parmi eux, des professionnels de l’ébénisterie et de la menuiserie.

Le mahogany, le poirier, l’acajou comptent au nombre des essences particulièrement prisées à cause de leur bois très dur, susceptible d’acquérir un magnifique poli.

Atelier Vannerie vannerie.jpg

Cet atelier est dirigé par Myrtha ANCARNO

Le rotin traditionnellement utilisé pour la réalisation de cannes, de sièges… L’osier, pratiqué depuis des millénaires pour le tressage des paniers, des corbeilles ou plus simplement pour faire des liens, sont des matières à partir desquelles opèrent les stagiaires.

La torche, le point droit, le pignon, la crocane constituent les points de tressage permettant de donner forme à l’objet, le passage obligé de la « croisée » passant par la maîtrise des piques et des traverses.

Atelier Photographie photo.jpg

Cet atelier est dirigé par Marie-Claire DELBE CILLA

Objet dès le début du SERMAC de l’engouement des visiteurs et stagiaires, mémoire incontournable de multiples événements ayant ponctué la vie des centres culturels, l’accueil de nombreux artistes, la mise en œuvre de stages, les créations de spectacles, concerts, expositions, les grands travaux de la Ville…cet atelier où sont prônés avant tout l’échange, la responsabilité, le dialogue, affiche sans toutefois exclure la couleur, une préférence pour le noir et blanc. Il propose à l’actif de son programme pédagogique, une approche à la fois sensible et pratique intégrant :

 - Un travail d’observation de l’environnement, de familiarisation au jeu d’expression des formes, de l’ombre et de la lumière.

  – Une connaissance technique du matériel photographique.

  – L’entraînement aux techniques de prises de vue.

  – Le travail en laboratoire.

Atelier Pochoir Sérigraphie pochoir.jpg

Cet atelier est dirigé par Luc MARLIN

Procédé moderne d’impression issu du pochoir asiatique, la sérigraphie fait de nos jours de plus en plus d’adeptes séduits par la simplicité d’une technique ancestrale nécessitant à la base l’emploi d’un cadre de bois ou de métal, du menu matériel (raclette soie, agrafeuse, encre…). Originellement appliquée à la soie puis à d’autres matières, elle permet des tirages en grande quantité, avec fidélité, finesse, sur des formats et des supports divers.

L’atelier offre aux stagiaires une approche diversifiée se référant à :

La couleur, le dessin, le découpage, la composition, le lettrage, la menuiserie, la photo, différentes créations sur tissus, la décoration, l’artisanat d’art.

Atelier Danse Contemporaine contemporaine1.jpg

Cet atelier est dirigé par Michelle BRIANT MONTPLAISIR et Christiane EMMANUEL ZELINE

Initiation et perfectionnement des stagiaires aux techniques d’expression contemporaine:

Modern Jazz, Modern Création – Improvisation/Modern Folklore – Salsa, Technique cubaine (Modern et Folklore)

 

Atelier Danses Traditionnelles traditionnelle1.jpg

Cet atelier est dirigé par Josy MICHALON

Le Bèlè dans ses multiples variantes, (bèlè kourant, bèlè pitché, gran bèlè) est généralement dansé au son du ti bwa et du tanbou bèlè à la Martinique.

Les stagiaires ayant choisi la formule initiation ou perfectionnement se verront associés, dans la pratique des rythmes et figures de la tradition, kanigwé, bélya, mabèlo…à une réelle incursion au cœur de la culture populaire.

 

Atelier de Danses Indiennes indiennes1.jpg

Cet atelier est dirigé par Suzy MANIRI

Les techniques développées se réfèrent à un style particulièrement expressif du sud de l’Inde, le bharata-natyam, qui sollicite chez la danseuse, émotion, précision, finesse…de réelles qualités de comédienne.

L’atelier innove depuis 2002 avec l’étude de l’odissi, autre style de danse pratiqué dans le nord de l’Inde.

 

Atelier Théâtre thatre.jpg

Cet atelier est dirigé par José DALMAT

Les jeunes stagiaires apprennent à mieux se construire par un travail sur la respiration, l’écoute, l’imaginaire…une initiation aux pratiques de l’expression corporelle, du mime, du masque, de l’improvisation.

 

Atelier Anglais anglais1.jpg

Cet atelier est dirigé par Anna Saint ELIE

L’anglais est devenu la langue de la communication par excellence pour tous ceux qui veulent établir des contacts avec des étrangers, voyager ou étudier dans d’autres pays.

Vu le nombre toujours croissant de personnes qui souhaitent communiquer avec des anglophones aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger, un atelier d’anglais a été créé au SERMAC. L’objectif est d’aider les stagiaires à soutenir une conversation. Grâce à une méthode simple mais efficace les stagiaires apprennent la grammaire anglaise.

La méthode utilisée est très variée. Par des dialogues, sketches, des mises en situations, des jeux de rôles…de nombreux thèmes sont abordés pour permettre aux stagiaires de réagir spontanément dans les situations de tous les jours.

Des cours sont proposés aux enfants, collégiens et adultes.

Enfants :

Le mercredi matin, une initiation à l’anglais parlé est offerte aux 6-12 ans. Ce sont des cours très vivants agrémentés de dialogues, de sketches, de jeux et de chants.

Collégiens et lycéens :

Le mercredi après-midi un soutien scolaire leur est proposé (écrit et oral). Les élèves sont répartis par groupe de niveau.

 

Atelier Percussionspercussions1.jpg

Cet atelier est dirigé par Paco CHARLERY

DEBUTANTS

  • Etude de la clave et de la cloche cubaine

  • Frappes de congas. Ti bois bèlè et bélya

  • Rythmes : Bolero, Cha-cha, Son, Son montuno, A caballo,

  • Bembé, Calypso, Plena, Merengue, Zouk, Compas.

  • Petites percussions: guiro, maracas, shaker

  • Etude du djembé africain

  • INTERMEDIAIRES

  • Variations de tous les rythmes étudiés en 1ère année et solos

  • Etude des timbales (cascara, 6/8 etc…), des bongos (martillo..)

  • Rythmes :Guaguanco, Mambo, Mozambique, Songo, Biguine, Mazouk, Compas et Rara (Haïti), Samba, Bomba.

  • Djembé : rythmes et solos

  • AVANCES

    Improvisation, travail d’atelier avec basse et piano

    Rythmes : Jazz, Funk, Mambo, Pilòn, Danzòn, Conga de comparsa, Rumba columbia, Abakwa, Soukouss

    • Jeu à plusieurs tambours avec solos de quinto (Guaguanco, Bembé, Mozambique)

    • Jeu à trois et quatre congas (Son montuno, Guaguanco, Bembé, Mozambique, Songo)

    • Samba (batucada)

    • Solos de timbales et bongos

    • Etude de la tambora (République Dominicaine)

    • Djembé : rythmes et solos plus approfondis

     

    Atelier Solfège solfge.jpg

    Cet atelier est dirigé par Patrick VARSOVIE

    Le solfège est l’étude des éléments permettant de lire, écrire, jouer ou chanter une partition. Le but ultime du solfège est de pouvoir entendre une œuvre musicale, son orchestration et son interprétation, sans autre support que son oreille interne.

     

    Ateliers Piano piano.jpg

    Ces ateliers sont dirigés par Emmanuel GABELUS-HELOISE et Claude CESAIRE

    Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d’harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l’enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, appelé « échappement », permet à la corde de vibrer librement, puis au cours de son évolution, une répétition plus rapide de la note.

     

     Atelier Saxophone saxo.jpg

    Cet atelier est dirigé par Charles GASSETTE

    Le saxophone est un instrument de musique à vent (ou aérophone) appartenant à la catégorie des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax, en Belgique.

     

    Ateliers Guitare guitare1.jpg

    Ces ateliers sont dirigés par Félix CLARION, Frantz TUERNAL, Claude BANYS

    La guitare est un instrument à cordes pincées joué avec les doigts ou avec un plectre (ou médiator). La vibration des cordes est amplifiée par la résonance du corps, le manche servant à modifier la hauteur des notes.

     

    1 juin, 2009

    Le SERMAC (Service Municipal d’Action Culturel)

    Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 9:36

    Historique du SERMAC serm.jpg

    Historique

    Le SERMAC. Le mot est devenu tellement courant que les martiniquais ne connaissent pas forcémment la définition de ce sigle. Le SERMAC est le Service Municipal d’Action Culturelle. Depuis plus de 30 ans il forme des martiniquais et fait naître des vocations.

    En 1975, le Conseil Municipal adopte le principe de la création d’un organisme chargé exclusivement de l’Action Culturelle à Fort-de-France. L’importance croissante du Festival et les stages de formation représentaient une lourde charge pour les Services Municipaux traditionnels et une spécialisation devenait nécessaire. Dans un premier temps la formule de l’Office fut retenue, à savoir un organisme avec un budget autonome bien qu’alimenté entièrement par le budget municipal. L’OMDAC naquit donc sous les meilleurs auspices et s’installa dans les locaux du Parc Floral.

     

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    Sous la direction d’Yves-Marie SERALINE, l’OMDAC jeta les bases de l’action culturelle au Parc Floral et dans les quartiers populaires de la Ville ; de très nombreuses activités virent le jour. En plus des disciplines assurées par les animateurs, il fut très souvent fait appel à des éléments extérieurs pour dynamiser les quartiers sur des manifestations ponctuelles (orchestres, diaporamas,..)

    A noter que le Festival 75, dédié à la victoire du peuple Vietnamien, fut organisé par l’OMDAC. Mais la croissance des besoins et des questions relatives à la gestion amenèrent le Conseil Municipal à transformer l’Office en Service Municipal, partie dès lors intégrante de l’organigramme municipal et assimilable aux autres services, tels le Service Technique, le Service de l’Etat – Civil, le Service Informatique … Cette formule déchargeait le SERMAC de beaucoup de tâches administratives et financières, lui permettant ainsi de mieux se consacrer à ses tâches culturelles.

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    Par ailleurs, en devenant un véritable Service Municipal, l’organisme culturel de Fort de France pouvait bénéficier, de l’aide matérielle de tous les autres Services Municipaux.

     Le Conseil Municipal désignera Jean-Paul CESAIRE pour assurer la mise sur pied du service et la coordination des activités.

    C’est de cette époque que date la structuration actuelle (ateliers du noyau central au Parc Culturel et Centres Culturels dans les quartiers). Une brochure « contacts » fut lancée afin d’informer la population du travail culturel et des activités programmées. Autour de l’animation proprement dite étaient successivement mis en place, une Régie Son Eclair et une Régie Plateau/Décor. Au fil du temps devait apparaître également pour une meilleure liaison avec la population, de nouveaux lieux scéniques :

  • Un chapiteau

  • Un Théâtre de Verdure et ses mille places en plein air

  • Diverses salles de quartier aménagées en plateaux permanents (Dillon, Sainte-Thérèse, Coridon)

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    Le travail en profondeur accompli dans les ateliers aboutissait rapidement à des résultats concrets, et dès le Festival 77 des spectacles purement SERMAC étaient proposés au public foyalais (« Et les chiens se taisaient » en première mondiale, monté par l’Atelier Théâtre, « Souffles », proposé par l’Atelier Danse Contemporaine, les premiers films 100 % martiniquais, tournés par l’Atelier Audiovisuel …) En même temps que la croissance des ateliers (effectif des animateurs doublé ou triplé en l’espace de quatre ans…), le dynamisme des Centres Culturels de quartier (apparition de groupes musicaux et théâtraux comme « Nèg Sé » à Coridon, « Dyem » à Volga, «Flamme Pichevine » à Ste-Thérèse, …), les productions « SERMAC » prenaient de l’ampleur au sein du Festival, chaque atelier fournissant une prestation en Juillet, véritable travaux pratiques de fin d’année présentés par les stagiaires et les animateurs.

    Le 17 décembre 2002 est créée officiellement la Régie Autonome du SERMAC avec à sa tête Lydie BETIS. Cette nouvelle structure qui jouit d’une autonomie financière est dotée d’un Conseil d’Exploitation, lequel est présidé par Maître Charles-Henri MICHAUX.

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    26 avril, 2009

    Les Monuments de la Capitale

    Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 17:00

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     Le Fort Saint-Louis

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    Au XVIIè siècle, Jacques du Parquet fait bâtir sur un îlot un fortin qui est dénommé « Fort Royal ». Le Fort est vite démantelé. Son édification est reprise en 1669 par le marquis de Baas, suivi dans cette action par Blénac. Dès 1672 Louis XIV envoie à la Martinique un ingénieur pour superviser les travaux. Le chantier est financé par un impôt spécial institué dans la colonie pour acheter et subvenir aux besoins de la main d’œuvre esclave chargée de la réalisation qui s’achève en 1703.

    Position militaire stratégique très convoitée par les ennemis de la France, Fort Royal encore inachevé doit devenir rapidement opérationnel. En 1674, il se défend d’une attaque des Hollandais. Lors de la Guerre d’Indépendance d’Amérique, le Fort sert de bases aux forces navales françaises. A la Guerre de Sept ans, il est baptisé Fort Edward par les Anglais. Il deviendra ensuite Fort-Royal, jusqu’à ce que la période révolutionnaire le nomme Fort République. En 1802, après l’occupation anglaise, il devient le « Fort Saint-Louis ». Les Anglais reprennent le Fort en 1809 et l’évacuent en 1814. Entre temps, Bonaparte baptise la Ville adossée au Fort, Fort-de-France, nom qui sera définitivement admis qu’après 1848. Impressionnante construction du XVIIème siècle, située à l’Est de la Baie des Flamands, jadis Baie du Cul-de-Sac, le Fort Saint –Louis est un témoin de la naissance de Fort-de-France. Classé monument historique en 1973, il abrite le commandement de la marine des Antilles-Guyane ; Le Fort Saint-Louis a été l’un des premiers élément du système défensif de la Baie des Flamands complété par ensuite par le Fort Desaix et le Fort Tartenson, les Batteries de la Pointe des Nègres, des la Pointe des Sables, de la Pointe du Bout et de l’Ilet Ramiers.

    Le Fort DESAIX

    Fort Bourbon en 1793, Fort la Convention en 1793, Fort George sous les occupations anglaises (1794-1802, 1809-1814) puis Fort Desaix à partir de 1802, ce nom ayant été donné par Bonaparte en hommage au Général Desaix (1768-1800), administrateur en Egypte et tué lors de la bataille de Marengo. Construit de 1763 à 1780 sur le Morne Garnier qui domine Fort de France. Sa construction a été décidée car en 1762 les Anglais avaient occupé la Martinique et assiégeaient le Fort Saint-Louis depuis une position installée sur le Morne Garnier. Modèle de construction à la Vauban avec sa « redoute », qui a donné le nom à ce quartier de Fort de France. De 1940 à 1943, il abrita sous l’administration de l’amiral Robert, Gouvernement de Vichy, une partie de l’or de la Banque de France transporté par le croiseur Emile Bertin. Il est, aujourd’hui, le siège de l’Etat-major des forces terrestres aux Antilles et le casernement principal du 33ème RIMA.

    Le Fort TARTENSON

    Du nom d’une famille originaire des Basses Alpes et installée en Martinique dès le XVIIème siècle. Sur cette position convoitée par les Anglais pour sa situation dominante sur les fortifications du Fort Saint-Louis, un petit fortin n’y pourtant fut construit qu’entre 1857 et 1873. D’ailleurs, lors qu’il accueille le Roi Dahomey Béhanzin en exil de 1894 à 1898, il n’est constitué que des quelques baraquements. Enfin armé de 1898 à 1939, sa batterie intimidera les marins de l’Amiral Robert stationnés au Fort Saint-Louis et précipitera le passage de la Martinique vers la dissidence gaulliste. Il est occupé désormais par les troupes du 33ème RIMA et ses sous-sols abritent un centre de transmission des Affaires Etrangères.

    Le Fort GERBAULT

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    Nom donné au quartier de Fort de France qui domine la capitale par la route de la Folie, en souvenir du lieutenant-colonel Gerbault, commandant de la Martinique et mort à saint-Pierre, le 8 mai 1902, lors de l’éruption de la Montagne Pelée.

    La Cathédrale Saint-Louis

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    Située à la rue Schoelcher, face à la place Monseigneur Roméro, la Cathédrale Saint-Louis et une église souhaitée par Blénac, pour remplacer l’humble paillote qui a succédé en 1674 à la première chapelle en roseaux. Reconstruite, transformée, déplacée entre le début du XVIIIème et du XIXème siècle, détruite à cause des catastrophes diverses, la vieille église de Fort-de-France cède la place à la Cathédrale dont la réalisation est confiée à l’architecte Henri PICQ. En 1851, la création d’un évêché à Fort Royal permet d’inaugurer la Cathédrale Saint-Louis dont la première pierre fût posée en 1845.

    Le cachet architectural de l’édifice tient de sa luminosité intérieure et de la légèreté de ses structures. Célèbre pour ses orgues, la Cathédrale présente d’autres atouts : son clocher (réhabilité en 1971) de structure métallique revêtue de 3 000 écailles d’aluminium, lourd de 24 tonnes, sa flèche ornementale, ses vitraux…

    La Fontaine MACKAU

    Autre symbole du pouvoir et de la mémoire qui mérite un arrêt sur image : la Fontaine Mackau. Côté Bord de mer, cette ancienne fontaine à quatre faces comportant chacune une bouche en tête de lion a reçu le nom du vice-amiral Armand de Mackau, Gouverneur de la Martinique en 1835 et 1836. Sous son administration, on met en place les municipales puisque jusque-là les Maires étaient nommés par arrêté du Gouverneur. Devenu Ministre de la Marine et des Colonies en 1843, il est à l’initiative de la loi du 18 juillet 1845 relative au régime des esclaves dans les colonies.

    La Fontaine GUEYDON

    Au milieu du XIXe siècle, face aux sérieux problèmes d’approvisionnement en eau potable de la Ville de Fort-de-France – l’amiral Gueydon, Gouverneur de la Martinique à l’époque, entreprend la construction d’un château d’eau qu’il confie aux militaires. Ainsi, Gueydon détourne des hauteurs de Didier, le cours de la rivière Case-Navire pour subvenir aux besoins en eau de la population foyalaise. Monumentale Fontaine, construite en forme de vasque, elle coule pour la première fois le 13 juillet 1856, déversant les eaux captées vers une sorte d’entonnoir auquel sont ajustés les conduits distribuant l’eau aux divers quartiers de la ville. La fontaine a cessé d’alimenter les foyers au profit des réseaux de distribution modernes. Cependant, malgré l’érosion, elle a gardé de sa superbe et offre une magnifique perspective sur la rue Antoine Siger du pont Gueydon à la rue de la Liberté. Les nostalgiques aimeraient voir l’eau y jaillir de nouveau.

    La Statue de Joséphine

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    Au milieu du XIXe siècle, Napoléon III soutient la réalisation d’une statue en hommage à l’Impératrice Joséphine Marie – Joseph Rose née le 23 juin 1763 en Martinique dans la commune des Trois – Ilets.

    A l’âge de 16 ans, Joséphine se marie au Général Alexandre de Beauharnais en France. Epouse en seconde noces du Général Napoléon Bonaparte, elle est couronnée Impératrice le 02 Décembre 1804. Après sa répudiation, elle conserve son titre ainsi que la propriété de la Malmaison où elle décède le 29 mai 1814.

    Sculptée dans du marbre de carrare offert par l’Empereur Napoléon III, la statue financée par une souscription locale est alors érigée le 29 août 1859 au centre de la Savane de Fort-de-France au milieu de palmiers royaux, puis déplacée dans une allée latérale lors du réaménagement de la Place. Joséphine est représentée en manteau impérial tenant le médaillon de Napoléon 1er, sur le piédestal figure un bas relief en bronze qui retrace la cérémonie du couronnement à la Cathédrale Notre Dame de Paris.

    Diversement appréciée, à cause de la réputation d’esclavagiste qu’on lui attribue, la tête de la statue disparaît lors d’un attentat en septembre 1991, et n’est toujours pas remplacée.

    La Chapelle du Calvaire

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    Point dominant de la ville basse qui se détache de l’ancien morne Cartouche, le calvaire est un haut lieu religieux sur lequel se trouve la chapelle du calvaire qui a donné son nom au quartier. Construit en pierre, en maçonnerie et en bois vers la fin du XIXe siècle, l’édifice religieux est béni le 5 juillet 1874, puis restauré en 1935 pour les cérémonies du Tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France. Dédiée à Notre – Dame – des – Douleurs, la Chapelle abrite une majestueuse représentation de la Vierge Marie tenant dans ses bras le cadavre de son fils que l’on a descendu de la Croix. Toute une symbolique qui atteste de la vocation religieuse et spirituelle de ce lieu où abondent les fidèles pèlerins venus faire leur traditionnel Chemin de Croix du Vendredi Saint (mars – avril). Charmante halte panoramique, le site offre un point de vue intéressant, apte à séduire les photographes et autres amateurs de paysages. Peu fréquentée en dehors des jours de pèlerinage, il convient de ne pas s’y aventurer seul.

    La Bibliothèque Schoelcher

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    Erigée à la fin du XIXe siècle, pour abriter une partie de la collection de Victor Schoelcher, offerte au Conseil Général de la Martinique, la Bibliothèque est le monument le plus fréquenté de Fort-de-France. Beaucoup d’étudiants viennent s’asseoir à l’une des tables de cette institution qui attire aussi l’élite intellectuelle, les visiteurs de passage, les passionnés de littérature. Source majeure de connaissances et de savoir qui recèle aujourd’hui plus de 250 000 volumes, les amateurs d’art s’y pressent volontiers les jours d’exposition.

    D’inspiration byzantine, la Bibliothèque construite en 1886 selon les plans de l’architecte Henri Picq révèle l’une des ingéniosités de l’époque, « la climatisation naturelle ». D’abord présenté à Paris au Jardin des Tuileries, le monument composé d’un corps carré de 18 mètres environ de côté, recouvert d’un lanterneau est démonté, pour être ensuite installé à la Martinique. Pour des raisons diverses, le chantier prend du retard. On évoque les problèmes de financement, l’incendie de 1890 qui détruit 90 % de la collection Schoelcher (seuls 1200 ouvrages sont sauvés) et le cyclone de 1891. C’est en 1893, l’année du décès de Schoelcher, que la Bibliothèque ouvre ses portes.

    Les défenseurs de la cause abolitionniste, de grands auteurs parmi lesquels Hugo, Dumas, Rabelais et surtout les philosophes du Siècle des Lumières Diderot, Rousseau, Montesquieu dont les noms sont inscrits en lettres d’or sur les façades latérales veillent sur ce haut lieu culturel. Equipée d’une biblisonag, chacun peut venir s’y distraire, s’informer, lire, s’émerveiller. Avec son jeu de couleurs et contraste en façades, ses pilastres et colonnettes bleu ardoise, son quadrillage ocre et beige, l’édifice se prête aux talents des sculpteurs de lumière.

    Le Pavillon Bougenot

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    Villa bourgeoise communément appelée « Pavillon Bougenot », elle s’inspire du style architectural de la Louisiane qui séduit de grands propriétaires sucriers de la fin du XIXe siècle. Construit par le fondateur de l’usine sucrière du Galion, Eugène Eustache, le Pavillon devient propriété de son gendre Emile Bougenot. Récemment rénovée par le Conseil Général, actuel propriétaire, cette somptueuse demeure entourée de grandes terrasses, est un joyau architectural.

    L’Hôtel de Ville – Théâtre de Fort-de-France

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    A la fin du XIXe siècle, l’Edilité de Fort-de-France décide d’ériger un Hôtel de Ville dont la construction démarre en 1884. Le chantier est épargné par l’incendie de 1890, puis retardé par le cyclone de 1891. L’Hôtel de Ville est alors inauguré en septembre 1901, soit 17 ans après le début des travaux. Le projet prévoit d’y adjoindre un théâtre. Mais l’éruption de 1902, les difficultés financières de la municipalité retardent cette construction qui est achevée 10 ans plus tard. Elégant édifice dans lequel se déroulent des représentations de qualité, le théâtre ouvert en 1912, puis rénové en 1984, prend place au milieu d’un parterre fleuri agrémenté de jets d’eau. La sobriété de la décoration intérieure, sa salle à l’italienne et son espace d’exposition ajoutent au raffinement. De nuit, l’éclairage du site mérite le détour.

    Le Grand Marché

    A la fin du XIXe siècle, la Municipalité de Fort-de-France installe au – dessus du marché une charpente et un toit afin de le protéger des intempéries. Cet équipement flambant neuf est détruit par le cyclone de 1891, puis reconstruit par Picq qui compte déjà à son actif la Bibliothèque Schoelcher et la Cathédrale. L’édifice est inauguré au début du XXe siècle, puis restauré en 1989.

    L’Ancien Palais de Justice et la Statue de Victor Schoelcher

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    L’ex – Palais de Justice de Fort-de-France est construit entre 1906 et 1907 en lieu et place de l’ancien. Les jours d’assises ou de procès importants, bon nombre de curieux venaient assister aux audiences. Sa façade principale s’ouvre sur la Place Légitime Défense où se dresse une statue commémorative de l’Abolition de l’Esclavage. Inaugurée en 1904, l’œuvre d’art de Marquet De Vasselot, sculptée et taillée, dans du marbre de carrare, représente Schoelcher accompagné d’un enfant sur le chemin de l’éducation. La fameuse phrase « Nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves » prononcée par cet illustre abolitionniste est gravée sur le socle.

    L’Hôtel des Postes

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    Achevé en 1910, l’Hôtel des Postes, Télégraphe, et Téléphone a été récemment rénové. Jolie bâtisse couleur crème aux liserais jaunes, il se dresse sur la rue de la Liberté face à la Savane.

    L’Eglise du Sacré-Cœur de Balata

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    Aux lendemains de la Première Guerre Mondiale, la communauté paroissiale animée par Monseigneur Lequien, tient à réaliser un mémorial pour les soldats tombés au champ d’honneur ainsi qu’un lieu d’habitat perpétuel du Saint Sacrement « le Sacré-cœur Martiniquais ». Des souscriptions et des initiatives se multiplient en faveur du   « Montmartre Martiniquais »

     Conçue par les architectes Wulfleff et Verrey, l’église du Sacré-Cœur qui se dresse sur le morne Savon au milieu de la végétation luxuriante de Balata, se veut une réplique au cinquième de la basilique Montmartre de Paris. De forme trapézoïdale, l’église mesure en moyenne 35 mètres de large pour environ 55 mètres de long, elle représente plus de 300 m 3 de béton armé et 50 tonnes d’acier.

    Son campanile s’élève à 38 mètres et sa coupole est agrémentée de 16 vitraux. C’est l’une des premières constructions en béton armé de la Martinique, dont les travaux débutent en 1923 et s’achèvent en 1925 sous la direction du Père spiritain Bernard Arosteguy.

    La Préfecture

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    Reconstruit en béton armé, entre 1925 et 1928, l’édifice remplace le bâtiment en bois du « palais du gouvernement » qui devient préfecture en 1946, après la Départementalisation.

    En 1948, un arrêté ministériel a donné la propriété juridique des bâtiments de la Préfecture au Département.

    En 1990, en raison de leur intérêt du point de vue de l’histoire mais aussi de l’art, les façades inspirées du Petit Trianon de Versailles, les toitures et les deux bâtiments administratifs qui bordent l’allée d’honneur sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

    La Préfecture ne se visite pas. En revanche, certaines salles sont occasionnellement accessibles au public lors de rencontres professionnelles, réunions de travail ou d’expositions temporaires.

    La Statue de Belain d’Esnambuc

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    Au XVIIe siècle, Pierre Belain d’Esnambuc débarque sur la Côte Nord Caraïbe pour prendre possession de la Martinique au nom du Roi de France. Cette arrivée du navigateur à la tête d’une poignée d’aventuriers embarqués sur une caravelle marque le début de la Colonisation (1635). Sur la Place de la Savane, face à la Baie des Flamands, la statue immortalise le colon « campé comme le marin à son bord, dans l’attitude du navigateur qui scrute la mer, cherchant à apercevoir la terre lointaine qui se profile à l’horizon ». Le monument, entièrement financé par la colonie, et transporté gracieusement par la Compagnie Générale Transatlantique « heureuse de donner à la Martinique un témoignage de son affectueuse sympathie », est érigée à l’occasion du Tricentenaire en 1935.

    21 mai, 2008

    Serge LETCHIMY, Maire de la Capitale

    Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 12:39

    Serge LETCHIMY, Maire de la Capitale dans Fort de France, Ville Capitale eq6k2xae

    Serge Letchimy (Né le 13 janvier 1953 au Gros-Morne en Martinique) est un homme politique français partisan de l’autonomie martiniquaise. Il est maire de Fort-de-France depuis 2001 et député de la Martinique depuis le 16 juin 2007.

    Il est titulaire d’une licence de géographie et depuis 1984 d’un doctorat en urbanisme et aménagement obtenu à la Sorbonne à Paris. Serge Letchimy est urbaniste de profession et ancien directeur général de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort-de-France (SEMAFF). Il a dirigé cette société d’économie mixte de 1988 à 2000. En 1999, alors qu’il est directeur, la SEMAFF reçoit à Paris un SEM d’Or récompensant l’exceptionnelle capacité d’innovation de cette structure.

    Sous l’étiquette du PPM, il est élu maire de Fort-de-France le 18 mars 2001 et succède à Aimé Césaire.

    Il est conseiller général du canton 6 de Fort-de-France de 1992 à 2004.

    Serge Letchimy est président de la Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20 avril 2001 au 11 avril 2008.

    Serge Letchimy a été aussi conseiller régional du 21 au 24 mars 2004, mais il a dû démissionner pour respecter la loi sur le cumul des mandats.

    Le 23 octobre 2005, il est élu président du PPM, lors du 17eme Congrès du parti.

    Aux élections législatives de juin 2007, Serge Letchimy est élu député de la troisième circonscription de la Martinique en obtenant 16 055 voix (67,77%) face au député sortant, Philippe Edmond-Mariette. Serge Letchimy est à l’Assemblée Nationale, apparenté au Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés depuis le 26 juin 2007.

    Le 9 mars 2008, Serge Letchimy est brillamment réélu dès le premier tour maire de Fort-de-France en recueillant 23 227 voix soit 82,62% des suffrages exprimés. C’est le maire le mieux élu de la Martinique lors des Municipales 2008.

    • Maire de Fort de France depuis 18/03/2001 (réélu le 09/03/08)

    • Député de la troisième circonscription de la Martinique depuis 16/06/2007

    • Conseiller général du 6eme canton de Fort de France de 1992 à 2004

    • Conseiller régional du 21 au 24 mars 2004

    • Président de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) du 20/04/01 au 11/04/08

    Oeuvres

    • Discours sur l’Autonomie, Matoury, Ibis Rouge Éditions, 2002, 168 p.
    • De l’habitat précaire à la ville : l’exemple martiniquais, Paris, Éditions L’Harmattan, 1992, 149 p.

    Lien : http://letchimy.centerblog.net/

    1 octobre, 2007

    Patrimoine Foyalais

    Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 9:37

     

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     Fort-de-France est une ville française située dans le département français d’outre-mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Foyalais.

    C’est le Gouverneur Jean de Baas qui fonde en 1669 la ville de Fort de France. Mais c’est son successeur le Comte de Blénac qui achèvera la construction de la ville et de son fort.

    Fort de France est le chef-lieu de la colonie puis du département de la Martinique depuis 1692. A Fort de France se trouve la Préfecture, l’Hôtel du Département, l’Hôtel de la Région, l’Archevêché, le Centre Hospitalier Universitaire, l’Etat-major des forces armées aux Antilles-Guyane, le Palais de Justice, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’appel.

    C’est aussi à Fort de France que se trouve le plus important port de commerce de la Martinique. Le port de Fort de France est réparti sur plusieurs sites ( Le terminal conteneurs de la Pointes des Grives, les quais de la Baie des Tourelles (nord et sud), le quai ouest, le bassin de Radoub et le terminal de croisières de la Pointe Simon. La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique gère le Port de Fort de France depuis 1964.

    Détruite à plusieurs reprises par les éléments naturels et par des incendies, Fort de France offre un patrimoine relativement récent. Ainsi, les deux monuments les plus attachants de la ville, la Bibliothèque Schoelcher et la Cathédrale Saint-Louis sont typiques de l’architecture métallique qui marqua la fin du XIXème siècle.

    Fort de France surprend le visiteur par son effervescence. Dès le lever du soleil, les marchés s’animent, des odeurs d’épices et de fruits emplissent le centre ville. Les couturières accrochent des robes de madras aux volets de leurs échoppes, les taxis-co déversent des flots de martiniquais venus de toute l’île.

    De son passé de ville coloniale, Fort de France a conservé une série de monuments dignes d’intérêt.

    Découvrir Fort de France, c’est aussi se plonger dans l’ambiance de ses marchés. Réunis dans le centre ville, chacun a sa spécialité : Epices, Fruits & Légumes, Poissons.

    C’est une commune très étendue puisque certains quartiers (comme Balata) sont très éloignés du centre-ville. La topographie est très variée : on passe d’une cuvette sur le front de mer à une zone très montagneuse en rentrant dans les terres.

     

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    Avec sa coupole et ses façades colorées, la bibliothèque Schoelcher est sans doute le plus beau monument de la ville. Construite sur les plans de l’architecte Henri Picq, elle fut d’abord présentée à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, avant d’être démontée et transportée par bateau jusqu’à Fort de France. Destinée à accueillir la collection de livres offerte par l’abolitionniste Victor Schoelcher, pour un accès libre et gratuit de chacun à la culture, la bibliothèque propose aujourd’hui un fond de 130000 livres et reste ouverte à tous. Un éclairage nocturne met particulièrement en valeur la structure du bâtiment qui ressemble étrangement à une pagode.

    Fort Saint-Louis

    Construit en 1638 au début de la colonisation, le Fort Saint-Louis pris son aspect actuel au XVIIIème siècle. Dominant la presqu’île qui barre l’accès à la Baie du Carénage, il permit de repousser les tentatives d’invasion de Ruyter en 1674 et de l’amiral Rodney en 1759. 3 ans plus tard, en 1762, ses imposantes murailles ne lui furent d’aucun secours, lorsque les anglais s’emparèrent des hauteurs avoisinantes pour le bombarder. Sa valeur stratégique sérieusement amoindrie par les progrès de l’armement moderne, Fort Saint-Louis fut progressivement abandonné, jusqu’à être transformé en Zoo au cours du XIXème siècle. Propriété de la Marine Nationale, le Fort, base militaire en activité, est ouvert au public lors de visites guidées.

    Fort Saint Louis

     Musée Départemental d’Archéologie et de Préhistoire

    Le musée permet de découvrir la Martinique d’avant la colonisation. Ses 1500 pièces, issues de collections privées et de récentes fouilles archéologiques, retracent l’histoire amérindienne de l’île de – 4000 avant JC jusqu’à l’arrivée des premiers colons.

    La Cathédrale

    Edifiée en 1671, la Cathédrale Saint-Louis n’échappe pas au destin mouvementé de la ville. Incendiée par les soldats de Ruyter, elle est détruite à plusieurs reprises (tremblement de terre de 1839; incendie de 1890; cyclone de 1891; tremblement de terre de 1953). L’édifice actuel fut presque entièrement reconstruit en 1978 dans sa version fin XIXème due à Henri Picq, l’architecte de la Bibliothèque Schoelcher. L’intérieur vous surprendra par son étonnante clarté. Ne manquez pas de jeter un oeil aux Grandes Orgues et aux vitraux qui retracent l’histoire de la ville.

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    6 août, 2007

    Foyal

    Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 23:09

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    1) Historique de Fort-de-France 

    Créole et Française, Caribéenne et Européenne, Urbaine et Rurale, Centre et Littorale, Ancienne et Moderne, Foyalaise et Martiniquaise, Ville Capitale du Pays Martinique. 
     

    Certaines Villes – Capitales, par leurs atouts naturels, s’imposent à leur espace et aux sociétés qui les conçoivent et les développent. 

    Fort-de-France doit son existence et son développement à la volonté et à la ténacité des hommes qui ont su relever bien des défis avant d’affirmer, de manière incontestable au XXe siècle, sa place comme Ville-Capitale. Si les Arawaks et les Caraïbes ont privilégié la côte au vent, la côte orientale de l’île, c’est aux premières heures de la colonisation, la façade Nord-Ouest de la Martinique qui a attiré les colons. Un premier établissement se forme à Saint-Pierre. 

    «Nous, Pierre Belain, écuyer, sieur d’Enambuc, capitaine entretenu et gouverneur pour le roi en l’isle de Saint-Christophe, des Indes Occidentales, ce jour d’hury, 15° de septembre 1635, je suis arrivé en l’isle de Martinique par la grâce de Dieu» 

    Le Père du Tertre, un des premiers chroniqueurs, raconte : 

    « Monsieur Desnambuc estant party de l’Isle de Saint Christophe, au commencement du mois de juillet de l’an 1635, descendit à la Martinique cinq ou six jours après. Il fit promptement bâtir un fort sur le bord de la Mer, qu’il munit de canons, et de tout ce qui estoit nécessaire pour le bien défendre. Le Fort fut nommé le Fort Saint Pierre » 

    Avec ces mots consignés dans l’acte de prise de possession de la Martinique, d’Enambuc au nom du roi de France pour la Compagnie des Isles de l’Amérique, marque le début de la colonisation de la Martinique par les Français. Les hommes de d’Enambuc érigent un fort à l’angle formé par le rivage et la rivière Roxelane, c’est le fort Saint-Pierre. La progression des colons dirigés à partir de 1637 par Jacques Du Parquet leur permet de disposer dans la partie occidentale de l’île et face aux Caraïbes d’un territoire allant du Macouba à la Baie du Marin. 

    Les colons s’intéressent dès lors au littoral qui fait face « à l’entrée de la plus grande baie de l’isle » La construction d’un fort bâti en palissades y débute, c’est le premier fort Royal. Le contexte d’affrontements de la deuxième moitié du XVIIe siècle, avec les Caraïbes mais surtout avec les autres puissances coloniales -anglaise et hollandaise en concurrence dans la Région, renouvelle l’intérêt des maîtres de la colonie sur la partie centrale de l’île, dénommée « Cul de Sac Royal » 

    Le site près duquel le fort de Du Parquet est érigé est contrairement à celui du Fort Saint-Pierre marécageux et insalubre. Mais dans le cadre de la défense de l’île, la baie présente de gros avantages, le mouillage y est excellent et protégé. Lorsqu’en 1672, commence la guerre entre la France et la Hollande, Monsieur de Baas administrateur de l’île insiste sur la nécessité de placer sur les points dominants de la Martinique des postes d’observation afin de prévenir l’arrivée des navires ennemis. 

    Dans cette configuration, la poursuite des travaux de la citadelle du Fort Royal sur la pointe avancée de la Baie s’impose. L’année suivante, après maintes tergiversations, la décision est prise d’édifier une ville à proximité du fort. Un plan est établi, les colons peuvent obtenir de la Compagnie des Indes Occidentales des concessions dans l’espace à bâtir de la ville, Fort-Royal. 

    Les travaux du fort se déroulent sur plusieurs années, il en est encore fait état en 1680. Mais déjà en 1674, le Fort-Royal fait face à l’assaut des troupes hollandais menées par l’amiral Ruyter. Celui-ci échoue dans son entreprise de conquête de l’île. 

    Les colons ont résisté tant sur mer en coulant des navires marchands à l’entrée du Carénage et les bateaux s’y trouvaient ; que sur terre en tirant depuis le fort en direction de marins qui avaient débarqué de la Baie des Flamands. Le site doté de son fort a donc des atouts et présente de bonnes capacités de défense. Une ville peut s’y développer en toute sécurité. Mais la zone est marécageuse et insalubre. Défi fondamental et premier, tenant à la Nature

    Pour parer aux attaques fréquentes de l’ennemi, notamment Hollandais, en 1672, Louis XIV ordonne la construction d’un Fort sur la pointe du cul de sac, « sur cette langue de terre qui s’avance dans la baie du Fort Royal », dira Sydney Daney qui en profite pour dire les avantages d’une Ville sur l’autre : Ce n’est pourtant que l’année suivante, en 1673, après maintes tergiversations, que la décision est prise d’édifier une Ville aux alentours. Un plan est établi, les colons peuvent obtenir de la Compagnie des Indes Occidentales des concessions dans l’espace à bâtir la Ville, sous le nom de Fort-Royal. 

    La décision de créer une ville à proximité du Fort-Royal ne fait pourtant ne fait pas l’unanimité. Des voix s’élèvent pour s’opposer au développement d’une ville sur un terrain dont on dénonce le caractère marécageux, dont l’air est malsain, générant le « mauvais air », la « malaria » Les opposants privilégient Saint-Pierre où le terrain ne présente aucun de ces inconvénients. 

    En 1692 cependant, le gouverneur et lieutenant général des colonies françaises d’Amérique, Comte de Blénac, décident de faire du Cul de Sac Royal le chef-lieu de la colonie, scellant ainsi le destin de la ville. Quelques années plus tard, en 1700, le Marquis d’Ablimont lieutenant-général des îles françaises d’Amérique rappelle en ces termes les raisons à l’origine de l’établissement de la ville du Fort-Royal. 

    Première raison : le port ou le Cul de Sac du Fort-Royal et ses rades sont seules de l’île où les vaisseaux tant du roy que des marchands puissent être dans la plus grande sûreté tant contre les ouragans que les ennemis en temps de guerre. 

    Deuxième raison : le Fort-Royal est sans contestation et sera toujours la place la plus forte, la mieux située et la plus sûre qui puisse être bâtie dans l’île. 

    Troisième raison : le Fort-Royal étant la place la plus forte de l’île, le siège de la garnison et son port, le seul où les vaisseaux du roy puissent être en sûreté, il est nécessaire que tous les magasins du roy y soient rassemblés tant en temps de guerre qu’en temps de paix……. 

    Quatrième raison : A l’égard de l’hôpital des troupes, il est aisé de juger de la nécessité qu’il y a qu’il soit au Fort-Royal où est le fort de la garnison, tous les autres lieux n’étant que des détachements. Le Fort-Royal étant le lieu où viennent mouiller tous les vaisseaux du roy dont les équipages doivent être mis à l’hôpital lorsqu’ils en ont besoin aussi bien que ceux des marchands…… 

    Cinquième raison : Le quartier Fort-Royal qui fait partie des quatre dont l’île est coupée est le plus fort de tous, soit en nombre d’habitants, de sucreries et de bestiaux ; et par conséquent celui où se fera toujours le plus fort commerce et chargement de sucre. 

    Théodore Baude, martiniquais qui s’est appliqué à conter le nom des rues de Fort-de-France, le présente comme « le fondateur de la Ville », dont « les restes ont été déposés dans l’église qu’il a bâtie », notre cathédrale actuelle. 

    Il est temps de signaler l’origine du petit drapeau bleu aux quatre serpents que l’on voit, parfois, au fronton d’édifices publics du chef-lieu. Il a été créé par une ordonnance du 4 août 1766, et ainsi défini : 

    « Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux dépendant du gouvernement de la Martinique et de Sainte Lucie, feront pourvoir leurs bâtiments d’un pavillon bleu avec une croix qui partagera ledit pavillon en quatre : dans chaque carré bleu, et au milieu du carré, il y aura la figure d’un serpent en blanc, de façon qu’il y aura quatre serpents en blanc dans le dit pavillon, qui sera reconnu dorénavant pour celui de la Martinique et de Sainte Lucie » 

    Tout au long du XVIIIe siècle, Fort-Royal se développe. La ville qui va adopter le nom de Fort-de-France sous la IIe République, doit faire face aux problèmes liés à la nature marécageuse de son sol. Le chef-lieu de la colonie est installé dans une véritable cuvette où affluent les eaux pluviales, les eaux de mer lors des fortes houles, et les eaux de la rivière Levassor, qui bien souvent sortent de son lit en période d’hivernage. Il faut assécher. Des axes de drainage sont créés, et en 1763 débutent les travaux de construction d’un canal d’enceinte qui fait communiquer la rivière avec le port et qui va recevoir les aux des mornes qui cernent une partie de Fort-de-France. Ce canal d’enceinte six pieds d’eau, et c’est à partir de 1766 qu’il est utilisé. 

     Des chaloupes y circulent et trois ponts permettent de le franchir : le pont d’Ennery au Carénage, le pont Fénelon ou pont Cartouche et le pont Blondel ou pont de l’Hôpital près de la Rivière Levassor. 

    Le canal du carénage à la rivière de l’Hôpital doit permettre d’écouler les eaux stagnantes des terrains, de les assécher afin d’y faciliter l’installation des hommes. Cette réalisation qui assèche les marais, favorise l’essor de la Ville. 

    En 1891 encore, un ancien vice-Recteur de la Martinique, Louis Garaud, s’autorisera à écrire les inconvénients majeurs de ce sol meuble de Fort-de-France :  

    « Il ne faut pas songer à établir les fondations solides d’un édifice sur le premier emplacement venu. C’est souvent en vain que l’on cherche, à quinze mètres de profondeur, à travers le sable, une roche sur laquelle on puisse appuyer des pilotis. Quand on a essayé de faire grand et d’employer dans les constructions la fonte et les pierres de taille, on n’a pas tardé à voir le sol s’affaisser, les fondations fléchir et les murs se lézarder » 

    C’est donc dire si assécher le sol de la Ville a été une préoccupation majeure. A cet effet, des axes de drainage sont crées ; et, en 1763, débutent des travaux de construction d’un canal d’enceinte qui fait communiquer la rivière Levassor avec le Port, au droit de la Ravine Bouillé. Ce canal est creusé par une levée de terre, ce qui lui conférera le nom aussi, de « Canal de la Levée » Il a vocation à recevoir les eaux des mornes qui cernent le site, et à assécher le site en contrebas. Notons qu’il est suffisamment large pour qu’y circulent, sur toute sa longueur, des canots à rames. 

    Au XIXe siècle, Fort-de-France poursuit son développement, les foyalais sont de plus en plus nombreux dans le Centre mais aussi dans les quartiers environnants qui commencent à se développer après 1848 et tout le long de la seconde moitié du siècle. La population du chef-lieu passe de 9 200 habitants à 16 056 habitants en 1894. Le canal d’enceinte pose à cette population des problèmes de salubrité de plus en plus importants. Le curage d’une partie du canal est ordonné, et vers 1857-1858 il est comblé et une route, la Levée est créée elle marque la limité nord entre le centre-ville et le quartier des Terres-Sainville aussi appelé le « quartier des misérables » 

    Fort-de-France, ville militaire et administrative ne peut rivaliser avec Saint-Pierre, plus peuplée, ville de commerce et de négoce. 

    Mais dans la seconde moitié de siècle elle se positionne dans la vie économique de l’île avec de nouvelles activités portuaires notamment. Le 6 mai 1868, le bassin de Radoub de Fort-de-France est inauguré, les travaux de construction ont duré près de dix ans. Toutefois, elle doit faire face aux aléas. 

    C’est alors, hélas, Fort-de-France doit faire face à des fléaux qui la mutilent : le 11 janvier 1839, elle est dévastée par un tremblement de terre ; ce qui peut avoir incité à adopter un mode de construction générateur d’autres fléaux ; Louis Garaud observe : 

    « Il y a cinquante ans environ, en 1839, un tremblement de terre avait renversé Fort-de-France. Pour éviter de semblables catastrophes on crut nécessaire de rebâtir une cité reposant légèrement sur le sol et entièrement construite en bois. Hélas ! le sort de ces villes est de devenir tôt ou tard la proie du feu » 

    De fait, le 22 juin 1890, la quasi-totalité du Centre de cette Ville qui compte alors, 16.000 habitants, est détruite par un incendie facilité par les matériaux de construction des maisons : 

    « Ce dimanche 22 juin 1890, Fort-de-France s’éveille avec les premiers rayons d’un chaud soleil. Le carême se termine, il a été marqué cette année par une forte sécheresse qui a vidé les bassins et asséché les rivières. 

    En plein centre ville, au 79 rue Blénac, sur un terrain appelé cour Sully s’élèvent deux corps de logis se composant de trois chambres au 1er Etage et trois chambres au rez-de-chaussée. Chacune des douze chambres mesurait 3, 30m de largeur sur 4,33m de longueur étaient occupés par divers locataires.  

    C’est au bout de la cour à droite au 1er Etage qu’habite Hercule Adeline Marguerite, 55 ans. Elle vit là en compagnie de son fils Léopold et de son petit neveu Omer. Dans cette petite chambre va se déclarer vers 8h30 du matin l’incendie qui durant toute une journée et toute une nuit va ravager Fort-de-France. Adeline, marchande de farine et de fruits, laisse ce jour sa chambre après avoir mis au feu des bananes et de la viande salée pour le repas. En jouant avec deux petits camarades dans la chambre, Omer le petit neveu de 5 ans renverse le réchaud embrasé. 

    Les murs en maçonnerie de la nouvelle ville ne s’élevaient pas au-dessus du rez-de-chaussée, et sur eux s’étageaient les maisons construites en bois dans toute leur hauteur … Les flammes sautaient de maison en maison, de rue en rue, de quartier en quartier, dans tous les sens, avec une vitesse qui pouvait déconcerter et annihiler les bonnes volontés » 

    Ce fut aggravé par un cyclone, le 18 août 1891, qui fit près de 400 morts ! 

    Jamais désastre semblable à celui du 18 août n’a, de mémoire d’homme, jeté sur un pays la dévastation et la mort d’une main aussi brutale. De loin, Fort-de-France me sembla avoir aussi terriblement souffert. En effet, le grand marché couvert, la cathédrale et le grand dortoir de l’hôpital militaire s’étaient effondrés. Les constructions neuves étaient éventrées, penchées ou renversées. Les maisons n’avaient plus de toitures. 

    Les hauts palmistes qui entouraient la statue de l’impératrice Joséphine étaient décapités, la tête pendante le long de leur tronc. Les arbres séculaires de la grande Savane, qui formaient des allées si nombreuses, en grande partie abattus avaient écrasé dans leur chute les cases que les pauvres gens y avaient construites depuis l’incendie. C’était un indescriptible pêle-mêle de débris de toute sorte au milieu desquels des malheureux cherchaient la place de leurs demeures. 

    L’Edilité doit relever un défi nouveau, et de taille : rien moins que reconstruire la Ville. Pourtant, la vie se reprend à foisonner, l’activité redémarre. Une nouvelle fois, les hommes réinvestissent la ville. Fort heureusement, dans la seconde moitié du XIXe siècle, Fort-de-France se positionne dans la vie économique, du fait, notamment, de nouvelles activités portuaires. 

    Décidément, le port de Fort-de-France a joué un rôle important, voire déterminant dans le choix qui fut fait de la Ville en tant que chef-lieu. Les auteurs d’un petit opuscule diffusé par la colonie à l’Exposition Universelle de 1900 s’enorgueillissent : 

    « Le port de Fort-de-France est l’un des plus vastes et des plus sûrs des Antilles. On y distingue le carénage où les navires se trouvent sous la protection du fort- Saint-Louis et la rade des Flamands. Il a rendu des services en 1778-1783, pendant les guerres d’Amérique, et en 1862-1867, pendant la guerre du Mexique. Plus récemment, il a servi de point de ralliement aux débris de la flotte espagnole après la guerre de Cuba » 

    Et voici que la Martinique entre dans le XXe siècle, par la catastrophe du 8 mai 1902, qui est l’anéantissement de Saint- Pierre par la Montagne Pelée. Cela aura, jusqu’à aujourd’hui, des conséquences énormes sur la vie économique et culturelle de l’île. 

    Fort-de-France, qui, de fait, est le centre principal d’accueil des sinistrés du Nord, et qui, parallèlement, hérite de l’activité commerciale et du négoce de Saint-Pierre, doit relever ce défi inattendu : assumer d’être l’unique grande Ville de l’île. Seul grand centre urbain, Fort-de-France s’étend, gagne les hauteurs, créent des quartiers nouveaux, à desservir, et à aménager. 

    Cette situation que nul n’avait envisagé pousse à hâter la réalisation d’un vieux projet de l’Edilité Foyalaise : le quartier des Terres-Sainvilles est acheté par la Ville, assaini, loti. Le maire, Victor SEVERE, en fait une « Cité ouvrière » Il écrira que c’était « son rêve entêté dont la pensée l’a soutenu à travers toutes les vicissitudes de la vie politique » Un Cahier des charges voté par le Conseil municipal, en sa séance du 13 mai 1925, lequel entres autres stipulations prévoit que « le prix de la concession sera payable en vingt ans par fraction semestrielle et sans intérêts » 

    Le mouvement d’extension de la Ville dans l’espace s’accompagne d’un accroissement démographique important, à moins que ce ne soit l’accroissement démographique qui explique le mouvement d’extension de la Ville. De 16.050 habitants au recensement de 1894, le dernier avant la catastrophe, Fort-de-France passe, à 52.051 en 1936, et à 66.006, en 1946. 

    En 2003, Fort-de-France compte 94 059 habitants, soit un peu plus de 40 % de la population totale de l’île. Le flux le plus dense semble avoir été apporté par la descente vers le chef-lieu des ouvriers agricoles et industriels, en conséquence de la déconfiture de l’économie cannière, à partir de 1960 environ. 

     A mesure que, en dix ans, de 1963 à 1973, les cannes manipulées passaient de 1.111.653 tonnes à 305.269, les travailleurs agricoles perdaient tout à la fois leur embauche, le lopin de terre et le logement qui, jusque là, durant l’inter récolte, leur étaient garantie par l’Usine ou la distillerie. Il ne leur reste plus qu’à aller tenter leur chance au chef-lieu. 

    Cet accroissement a été fortement accompagné par l’accueil que réserva aux nouveaux venus la municipalité d’Aimé CESAIRE, deuxième des deux seuls maires que connut l’agglomération pour tout le XXe siècle.  Ainsi se créent des quartiers nouveaux : Trénelle, Grosse Roche, Citron, Berge de De-Briand, Fonds Populaire, Texaco, Canal Alaric, Volga-Plage … : est relevé le défi de l’accueil des « émigrés de l’intérieur » 

    Le site inhospitalier, cerné de marécages, menaçant de la malaria, dévasté par des fléaux aussi divers que tremblement de terre, incendie, cyclone, est, désormais la Ville la plus importante et la plus peuplée de la Martinique. 

    Ville-Capitale, Fort-de-France polarise l’espace martiniquais, et doit répondre aux exigences tant des administrés résidents que des milliers de citoyens qui, quotidiennement, travaillent en son Centre, ou le traversent. 

    C’est désormais un centre commercial, portuaire, et administratif. Et l’ultime défi n’est autre que l’organisation de cette mégapole, et sa mise aux normes de la modernité. Nouveau défi pour le Conseil Municipal élu en ce début de siècle, en mars 2001, et pour son maire nouveau, Serge LETCHIMY. Lucide, le chef de l’Edilité est conscient de l’ouvrage à abattre. Il écrit : 

    « Aux problèmes classiques de toutes grandes capitales, s’ajoutent pour cette ville tropicale des besoins importants en matière d’équipements urbains, primaires et d’habitat, le sous-développement économique marquant et durable de l’île venant compliquer les perspectives en matière de politique urbaine. Malgré tout, le cap est fixé : 

    + résoudre le problème de l’habitat insalubre ; 

    + persévérer dans l’effort d’équipement et de viabilisation ; 

    + reconquérir le vieux centre et accentuer son développement ; 

    + faire de la capitale une plate-forme de l’économie urbaine ; + poursuivre les efforts en matière d’insertion des jeunes et des populations défavorisées » 

    Texte de Micheline MARLIN-GODIER et de Camille DARSIERES 

    Site : http ://www.fortdefrance.fr 

     

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