Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

13 avril, 2011

Le sou-sou ou « lotri »

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:20

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 C’était une façon d’économiser des sous, appelée « sou-sou » dans le Sud de la Martinique ou encore « lotri » en Guadeloupe et dans le Nord de la Martinique.

Il fallait constituer un groupe d’au moins dix personnes sérieuses et ayant des revenus.

Chaque semaine, chacun donnait une somme déterminée par avance à un des membres du groupe. La semaine suivante c’était un autre membre du groupe qui touchait la cotisation de chacun, ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait reçu sa part … et la « loterie » tournait ainsi.

Une personne digne de confiance était désignée pour gérer ce système d’épargne. Elle recueillait les fonds et remettait la somme au prenant.

Cette rentrée d’argent permettait d’acquérir en une seule fois des biens relativement chers (bijou, boeuf, cheval, meuble), d’organiser une fête (baptême, 1ère communion) ou de faire des réparations sur case (achat de tôles…).

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18 novembre, 2010

Le Damyé

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:38

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Au rythme du tambour et des ti-bois, deux majors s’affrontent dans un combat sans merci dans le cercle formé par les spectateurs.

Le damyé, spécificité martiniquaise, date de l’époque de l’esclavage. C’est un duel, un combat au son du tambour.

Le damyé est composé de :

  • musique traditionnelle avec tambour et ti-bois . Le tambouyé rythme le combat et ses différentes phases (appel des majors, début du combat, coups portés, etc). Selon sa façon de jouer (plus ou moins fort), le tambouyé peut avantager un des combattants ;

  • chants : comme le tambouyé, le chanteur peut chanter en faveur d’un des lutteurs. Dans ces paroles, souvent improvisées, il raconte des faits concernant les lutteurs et incite à combattre ;

  • combat : à l’intérieur d’un cercle formé par les spectateurs, deux hommes s’affrontent dans un combat sans merci qui peut aller jusqu’à l’extrême.

Les combattants, les champions, du fait de leurs nombreuses et éclatantes victoires étaient appelés « major ». Chaque habitation, puis, chaque commune avait son major. C’était une personne respectée, défendant en général les plus faibles.

Un major lance un défi à un autre major et si l’autre accepte, il y a un damyé. C’est une attraction pour les populations qui se déplacent en masse et en rapport avec la popularité des majors pour assister au spectacle.

Avant de combattre, le major, un homme fort et souple, se prépare physiquement et mentalement. Souvent, il fait appel à un quimboiseur et à la magie noire pour se protéger des maléfices et vaincre l’adversaire.

Pour en savoir plus, sur le damyé et ses techniques,
un site :

http://www.multimania.com/jla/ledanmye.htm

 

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27 octobre, 2010

Quelques personnages célèbres de Madinina

Classé dans : Histoire de Madinina,La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:32

aim.bmpAimé Césaire (1913-2008) : Professeur de lettres, maire de la ville de 1945 à 2001, l’un des plus grands écrivains et poètes antillais et un des pères fondateurs de la négritude.

 

chamoiseau.bmpPatrick Chamoiseau (1953-) : Ecrivain, « An tan d’enfance » – Prix Carbet 90, « Texaco » – Prix Goncourt en 1992.

 

confiant.bmpRaphaël Confiant, « L’Allée des Soupirs » – Prix Carbet 94, « Morne Pichevin »…

 

duquesnay.bmpVictor Sévère (1867-1957) : Avocat, plusieurs fois maire de Fort-de-France entre 1900 et 1945.

 

camille.bmpCamille Darsières (1932-2006) : Avocat, ancien député et Président du Conseil régional de Martinique.

 

cyrille.bmpCyrille Bissette (1795-1858) : L’un des pères de l’abolition de l’esclavage en Martinique et député de 1848 à 1851.

 

schoelcher.bmpVictor Schoelcher (1804-1893) : Sous-secrétaire d’Etat à la Marine et aux Colonies lors de la révolution de 1848, il signe le 27 avril 1848 le décret définitif d’abolition de l’esclavage

 

aliker.bmpPierre Aliker (1907-) : Médecin, 1er adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.

 

fanon.bmpFrantz Fanon (1925-1961) : Médecin et écrivain, auteur de Peaux noires, masques blancs.

 

renmaran.bmpRené Maran (1887-1960) : Ecrivain, Prix Goncourt en 1921.

 

duquesnay.bmpOsman Duquesnay (1846-1923) : Médecin, député et maire de Fort de France de 1888 à 1896.

 

Ernest Deproge (1850-1921) : Avocat, président du Conseil Général et député de 1882 à 1898.

 

Emile Maurice (1910-1993) : Enseignant, président du Conseil Général de 1970 à 1992.

 

sabl.bmpVictor Sablé (1911-1997) : Avocat, sénateur, député de la Martinique de 1958 à 1986.

8 juillet, 2010

39ème Festival de Fort de France « Résonnances » – Pierre ALIKER

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 11:46

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39ème Festival culturel de la Ville de Fort-de-France.

 Du 9 au 26 juillet, la Ville Capitale organise son 39ème festival culturel. Hommage au docteur Pierre Aliker, ce temps fort du calendrier des arts promet de grands moments d’émotion.

Place de l’Enregistrement, derrière l’espace culturel Camille Darsières, à Fort-de-France, la présentation officielle du 39ème festival culturel de la ville de Fort-de-France a été faite. Une présentation gênée par la pluie et animée par le groupe Kanel.

« Par ma voix, Fort-de-France, exprime sa tendresse infinie et sa reconnaissance sans bornes à une immense stature, celle du docteur Pierre Aliker. Une figure magnifique, tellement unique, puits sans fond de connaissances et de cultures où résonnent distinctement des leçons d’excellence, mais aussi des leçons d’expériences qui doivent servir de socle à notre peuple martiniquais » , déclarait le premier magistrat, Raymond Saint-Louis-Augustin. Deux semaines durant, la ville capitale va vibrer de mille « Résonnances ».

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique) est médecin et homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi co-fondateur du Parti progressiste martiniquais.

Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialité chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère d’André Aliker, journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il porte encore le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker devient le vice-président du PPM, fonction qu’il occupera jusqu’au 17e congrès du parti en 2005.

Pierre Aliker est premier adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.
Il est conseiller général du canton 3 de Fort-de-France de 1958 à 1970.

Pierre Aliker est également à l’origine du SICEM (Syndicat intercommunal du Centre de la Martinique) qu’il présidera de 1997 à 2001. Le SICEM devient le 27 décembre 2000 la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique).

En mars 2001, après avoir dirigé la ville de Fort-de-France durant 56 ans, Aimé Césaire et Pierre Aliker annoncent qu’ils ne brigueront pas un nouveau mandat et soutiennent Serge Letchimy, candidat PPM aux élections municipales de 2001.

Pierre Aliker a été le bras droit d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d’un demi-siècle. Lorsqu’on lui demande les raisons de la longévité de cette collaboration, il explique que c’est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : « Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés« .

Le 9 février 2007, lors de ses 100 ans, la municipalité de Fort-de-France décide de baptiser le stade de Dillon à Fort-de-France (16 000 places), stade municipal Pierre Aliker, lui rendant ainsi hommage.

Le 20 avril 2008, dans le stade portant son nom, il rend un dernier et poignant hommage à son ami et compagnon de lutte, Aimé Césaire, lors des obsèques de ce dernier, et rappelle dignement, en présence du Président de la République et de nombreux ministres, que « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais« [1], recueillant une pluie d’applaudissements. Après son vibrant discours, il a été salué par une standing ovation.

Le 31 janvier 2009, il se mariera avec Marcelle Landry, née en 1929, une patiente rencontrée soixante ans plus tôt et avec laquelle il vivait depuis. 

Téléchargez le programme du festival 2010

Les points de vente des billets : Théâtre municipal (0596.59.43.29), Grand Carbet (0596.60.07.91), Crash Games (Fort-de-France, Lamentin, centre commercial La Véranda), Médiaserv (Place d’Armes, Lamentin) et Vitaform (Trinité). Contact : 0596.64.97.00. Plus d’infos : www.fortdefrance.fr.

Télécharger le programme du festival :

 39ème Festival de Fort de France fdf5084105telechargezicileprogrammedufestival20101.pdf

1 avril, 2010

Les Maisons créoles en Martinique – Houses in Martinique Creole

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 17:47

Il faut savoir qu’une maison créole a une image particulière.
You should know that a Creole house has a particular image.

Les Maisons créoles en Martinique - Houses in Martinique Creole dans La Culture de Madinina digues

Les digues

Cette maison créole, construite en 1920 au Petit Bourg, a appartenu à Octave Marraud des Grottes, créateur du rhum Duquesne. Sur la façade, on remarque les vastes balcons circulaires et couverts.

The Dikes

This Creole house, built in 1920 in Petit Bourg, has belonged to Octave Marraud Caves, creator of rum Duquesne. On the facade, we see the vast circular balconies and covered

A l’image de la maison coloniale, elle se caractérise en général par plusieurs vérandas.
Celles-ci pouvant faire le tour de la maison ou au -moins les ¾. Les maisons créoles peuvent être à étages, ou plain-pied , cela dépend du sol et sa déclinaison. Elle a un toit conique en quatre ou huit pans, des frises de bois ou pvc.

Like the colonial house, it is generally characterized by several verandas.
They can go around the house or at-least ¾. The Creole houses can be staged, or flat, depending on the soil and its declination. It has a conical roof in four or eight sides, a frieze of wood or PVC.

louisiane dans La Culture de Madinina

Maison de Louisiane

Après l’ éruption de la Montagne Pelée, le développement de Fort-de-France s’ accrut. Désertant un centre-ville devenu populaire, les classes aisées ont donné naissance au quartier de la route de Didier, sur les hauteurs de la ville. Dans les années vingt, des constructions surprenantes, appelées «maisons folles», furent ainsi bâties. Elles s’ inspirent de diverses influences et usent du pastiche: néo-gothique, Queen Ann ou néo-classique, comme cette «maison de Louisiane» qui n’ est pas sans évoquer, avec son balcon, les belles demeures du sud des États-Unis. Scarlett O’Hara y eut été assurément à sa place.

Louisiana House

After the eruption of Mount Pelee, the development of Fort-de-France ‘s augmented. Deserting a Downtown became popular, the upper classes gave rise to the road district of Didier, the heights of the city. In the twenties, structures surprising, called « mad houses » were built as well. It ‘s inspiration from diverse influences and make use of pastiche: Gothic Revival, Queen Anne and neo-classical, like the « home of Louisiana » which is not without mentioning, with its balcony, the beautiful mansions of the southern U.S. USA. Scarlett O’Hara had certainly been there for him.

Les matériaux :
 

La maison n’est plus exclusivement en bois comme à l’origine. Le béton a trouvé sa place dans la construction de ce type d’habitation et ceci pour diverses raisons.
Le bois intéresse aussi les antillais ayant vécu en métropole et qui reviennent s’installer au pays. L’intérêt pour le bois serait lié à une appréciation particulière et personnelle pour ce matériau, sachant que la maison en bois résiste aussi bien aux cyclones.
D’un autre côté, les Antillais auraient tendance à voir dans la maison en bois quelque chose synonyme de classe sociale inférieure. Ceci expliquerait alors la profusion d’utilisation du béton pour la construction des maisons , qu’elles aient l’esprit créole ou non.

Materials :

The house no longer exclusively of wood as the source. Concrete has found its place in the construction of this type of housing and for various reasons.
The wood is also of interest Caribbean who have lived in France and returning permanently. Interest in wood is linked to a particular and personal appreciation for this material, knowing that the wooden house resistant to both hurricanes.
On the other hand, West Indians tend to see in the wooden house something synonymous with lower social class. This would explain the profusion of use of concrete for the construction of houses, whether or not the creole spirit.

trianon

Trianon

A la fin du XVIIIe siècle, Trianon appartient successivement à Joseph Carreau des Hurlières, puis à sa soeur, et enfin à sa nièce qui épousa Jean-Marie de Grenonville. Ce dernier prit part, dans le camp des planteurs, aux événements de la Révolution de 1789 aux Antilles. Vivant surtout en France, fait comte par Louis XVIII en 1817, il mourut quasiment ruiné en 1846.

Trianon

In the late eighteenth century, Trianon is successively Joseph Carreau of Hurlières, then her sister, and finally to his niece, who married Jean-Marie Grenonville. The latter took part in the camp of the planters, the events of the Revolution of 1789 in the Caribbean. Living mostly in France, made a count by Louis XVIII in 1817, he died virtually bankrupt in 1846.

De plus, dans les effets de cyclones particulièrement destructeurs, la maison en béton est beaucoup plus robuste pour résister à ces intempéries, et donc offre de meilleures conditions de sécurité. Enfin, on peut avancer qu’en moyenne sur dix maisons fabriquées, six sont en béton et quatre en bois. Par exemple, une villa de 150m2 en bois peut être montée en quatre à cinq mois. En faisant la comparaison , ce sont sept à huit mois qui sont nécessaires pour la construction d’une maison en béton, la maison en bois revenant plus cher que celle en béton.

Moreover, in the effects of particularly destructive hurricanes, the concrete house is much more robust to withstand such weather, and therefore offers better security conditions. Finally, it can be argued that on average ten manufactured homes, six are concrete and four wood. For example, a villa of 150m2 in wood can be mounted in four to five months. By comparison, seven to eight months are needed to build a concrete house, wooden house back more expensive than concrete.

 

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Villa Chanteclerc

Le corps central du bâtiment était, à l’origine, une maison créole en bois traditionnelle. Après avoir été restaurée,l’ habitation a été agrandie par un promenoir, un balcon rectiligne et un porche ouvert en arcade. L’ amiral Robert, haut commissaire de France aux Antilles-Guyane y a vécu de 1939 à 1943. La demeure appartient aujourd’hui au conseil général de la Martinique qui y organise de nombreuses rencontres et des réceptions, et y accueille également des hôtes de marque, comme le président haïtien Jean-Bertrand Aristide.

Villa Chanteclerc

The central building was originally a traditional wooden Creole house. After being restored, the house has been enlarged by a promenade, a balcony and a straight open porch arcade. The Admiral Robert, High Commissioner of France to the Antilles-Guiana lived there from 1939 to 1943. The house now belongs to the General Council of Martinique, holding many meetings and receptions, it also welcomes guests, as Haitian President Jean-Bertrand Aristide.

L’Angélique reste le bois de référence pour les maisons en Martinique. C’est un bois très dur ,il est connu pour cela.
Ce même bois est aussi de grande qualité, noble, nerveux, beau , nerveux, de grande qualité, esthétique, solide et surtout c’est un bon isolant thermique. Il est connu pour être très rare. Aujourd’hui, c’est un bois qui se paye très cher, mais on trouve toujours ce bois en Martinique et en Guadeloupe.

The Angelic Wood remains the benchmark for homes in Martinique. The wood is very hard, it is known for it.
The same wood is also of high quality, noble, nervous, nice, nervous, high quality, beautiful, solid and more importantly it is a good insulator. It is known to be very rare. Today is a wood that pays very expensive, but we always find the wood in Martinique and Guadeloupe.

 

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La Maison hantée

Cette maison est située sur les hauteurs de Balata. Construite par un pharmacien issu de la bourgeoisie martiniquaise, elle avait, pour de mystérieuses raisons, la réputation d’ être hantée. Elle est restée longtemps inhabitée, mais ses actuels occupants ne semblent pas connaître d’ ennuis avec les fantômes, qu’on appelle ici des «zombies». Outre sa verrière romantique, elle comporte des éléments inattendus sous cette lattitude: vasques grecques, colonnes néo-classiques et pilastres à l’ étage.

Haunted House

This house is situated on the heights of Balata. Built by a pharmacist from the bourgeoisie of Martinique, she had, for some mysterious reason, the reputation of being haunted. It has long been uninhabited, but its current occupants do not seem to know of trouble with ghosts, here called « zombie ». Besides its romantic canopy, it has unexpected elements in this latitude: sinks Greek columns and neo-classical pilasters to the floor.

Les autres bois utilisés pour construire les maisons, sont le bois de Nord, du courbaril et du pin, pour rester beau et supporter le poids des années .

Other woods used to build houses are timber north of locust and pine, to stay beautiful and bear the weight of years.

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Habitation Saint-Etienne

Située au Gros-Morne, cette ancienne habitation-sucrerie devint le berceau du très Célèbre rhum Saint-Étienne en 1893. L’ omniprésence de l’eau, l’ exubérance végétale propre au nord de l’ île, mais aussi la beauté de l’ architecture participent à la magie de l’ endroit. Longtemps laissée à l’ abandon, l’ habitation, aujourd’hui réhabilitée, est un lieu d’ échanges culturels.

Habitation Saint-Etienne

Located in Gros Morne, this old house-candy became the cradle of the very famous rum St. Etienne in 1893. The omnipresence of water, the exuberance own plant north of the island, but also the beauty of the architecture involved in the magic of the place. Long left to the neglect, the house, now restored, is a place of cultural exchange.

 Les Pergolas

The Pergolas

pergolas

Après quelques réalisations ponctuelles dans les années trente, le style Art déco s’ est répandu à la Martinique vers 1950. Le béton offre alors aux architectes de nouvelles possibilités techniques. Les voyages devenant plus aisés, les ébénistes locaux découvrent, en rnétropole, d’ autres formes que celles léguées par la tradition. La loi de 1946, qui a fait des « vieilles colonies » des départements français d’ outre-mer, incite peut-être les martiniquais à penser que les nouvelles institutions appellent un environnement nouveau, l’ ancien rappelant un passé colonial que l’ on veut croire aboli. Même si la tradition reste présente, elle évolue pourtant peu à peu.

After a few timely completion in the thirties, the Art Deco style s’ is widespread in Martinique in 1950. Concrete offers, so the architects of new technical possibilities. Travel became easier, find local cabinetmakers in rnétropole, other forms as those handed down by tradition. The 1946 Act, which made the « old colony » of the French overseas departments, overseas incentive perhaps Martinique suggests that new institutions are calling a new environment, the former resembling a colonial past that we trusts abolished. Even if the tradition is still present, however it evolves gradually.

25 février, 2010

Le Manicou

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 11:05

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Le manicou dit « mannikou » en créole ou pian ou sarigue à oreilles noires est un petit marsupial de la famille des opossums (marsupial de l’ordre des Didelphimorphia et de la famille de des Didelphidae. Son nom, qui peut aussi s’écrire « manikou », vient probablement d’une langue amérindienne. Il est à peu près aussi gros qu’un chat. Sa queue mince et lisse peut atteindre la même taille que le corps proprement dit (50 cm). Il pèse entre 500 et 1 500 grammes. Ses gros yeux sont habitués à l’obscurité.
Il possède des crocs acérés, ses prémolaires sont coupantes et ses molaires broyeuses. Sa bouche est remplie de 50 dents.
Les poils ou vibrisses de son museau sont très sensibles et font office d’organe tactile. Les quatre pieds du manicou ont des pouces inversés pour lui faciliter la grimpe dans les arbres. Il s’abrite dans les arbres creux pour dormir.

Il mange fruits, des insectes, grenouilles, mais aussi des oiseaux et des oeufs. Son régime alimentaire est très varié. Le manicou male vit en solitaire, tandis que la femelle s’occupe des petits. Jusqu’à trois fois par an, la femelle met au monde 5 à 9 petits, après une gestation de 2 semaines passée dans un nid de feuillages. Les nouveau-nés sont ensuite portés dans la poche ventrale (ou marsupium) de la mère pendant 60 à 70 jours car ils sont très faibles et ne pèsent que 0,2 grammes. À la fin de cette période, ils pèsent 50 grammes. Ils passeront encore 8 à 12 jours dans un nid rudimentaire. Après quoi, pesant entre 80 et 120 grammes, les petits quittent leur mère. La longévité en milieu naturel est estimée à deux ans et demi.
Le mâle vit seul. Le manicou est un animal nocturne, il passe la majeure partie du jour à dormir dans des arbres creux, la tête placée en dessous du reste de son corps. À l’aurore, il descend au sol chercher sa nourriture. Il se déplace très lentement, ce qui a parfois comme conséquence la collision avec des voitures sur les routes, donc la mort.
Lorsqu’il se sent en danger, il émet une odeur désagréable et si le danger se rapproche, il s’évanouit pour déstabiliser l’adversaire.
Le domaine vital du manicou est très grand : entre 20 et 140 hectares selon les individus. Le territoire n’est pas exclusif, c’est-à-dire que certaines étendues sont partagées entre plusieurs animaux

Autrefois le manicou était cuisiné en ragout. Aujourd’hui, le manicou est protégé en Martinique par un arreté du 17 février 1989.

Le manicou se rencontre dans les Antilles et entre autres en Martinique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, du sud du Mexique jusqu’en Bolivie. Le manicou réside dans les forêts primaires et secondaires et les savanes mais aussi sur des terres agricoles. De temps en temps, certains manicous égarés se retrouvent dans les villes.

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The manicou said « mannikou » in Creole or pian or black-eared opossum is a small marsupial family of opossums (marsupial of the order of the Opossum and the family Didelphidae. Its name, which can also be written  » manikou « probably comes from an Amerindian language. It is almost as big as a cat. Its slim and smooth tail can reach the same size as the body itself (50 cm). It weighs between 500 and 1 500 grams. His big eyes are accustomed to darkness.
It has sharp teeth, its premolars are sharp and flail his molars.
Her mouth is filled with 50 teeth.
The hairs or whiskers of his nose are very sensitive and act as tactile organ. The four feet inches manicou have reversed to facilitate his climb in trees.
He takes shelter in hollow trees to sleep.

It eats fruit, insects, frogs, but also birds and eggs. Its diet is varied. The manicou male living alone, while the female takes care of children. Up to three times a year, the female gives birth to 5 to 9 small, after a gestation period of 2 weeks spent in a nest of leaves. Newborns are then carried in the pouch (or marsupium) of the mother for 60 to 70 days because they are very small and weigh only 0.2 grams. At the end of this period, they weigh 50 grams. They will spend another 8 to 12 days in a rudimentary nest. Then, weighing between 80 and 120 grams, the young leave their mother. Longevity in the wild is estimated at two and a half years.
 

The male lives alone. The manicou is a nocturnal animal, it spends most of the day sleeping in hollow trees, his head placed below the rest of his body. At dawn, he descends to the ground looking for food. It moves very slowly, which sometimes results in collisions with cars on the roads, then death.
When it feels threatened, it emits an unpleasant smell and if the danger approaches, it vanishes to destabilize the opponent.
The home range of manicou is very large: between 20 and 140 hectares depending on the individual.
The territory is not exclusive, that is to say that certain areas are shared between several animals

Formerly the manicou was cooked in stew. Today, manicou Martinique is protected by a decree of February 17, 1989.

The manicou occurs in the Caribbean and among others in Martinique, Central America and South America, southern Mexico to Bolivia. The manicou resides in primary and secondary forests and savannas but also on agricultural land. Occasionally, some stray manicous are found in cities.

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8 décembre, 2009

La tradition du « bain démaré » – The tradition « started in the bathroom »

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 12:52

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Relevé dans le magazine « anform » n° 27 nov-déc 2009 de Gwénola Hayot

Aux malchanceux, « soucoué-cor, démaré cor, allé pran an bon ben lanmè, an bon ben démaré ! » Le bain démaré est un rituel ancré dans la tradition magico-religieuse. On le prend « pour se laver du mauvais sort, du maléfice ». Le jour du nouvel an, il purifie de l’année passée et donne de la chance pour celle à venir. Du moins, à ceux qui y croient, car cette pratique n’a rien d’une médecine.

« Certaines personnes veulent s’agripper à vous pour prendre votre chance. Ca vous empêche de travailler, de réussir, donc il faut se débarrasser de ça, il faut se démarrer de la personne », explique Isabelle, vendeuse d’herbes sur le marché. Lorsque la déveine persiste, on dit qu’on est « marré » par quelqu’un qui vous veut du mal ou par la malchance. Il faut conjurer le sort, redonner un sens à sa vie, faire revenir la chance. On doit se « démarer ». Le rituel du « démarage » consiste en un bain de mer qu’on prend à des dates précises : le premier vendredi treize, un jour pair, un jour de pleine lune, ou le jour de l’an. « C’est selon les croyances de chacun ».

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A L’EMBOURCHURE D’UNE RIVIERE

Le bain se passe dans la mer, plus précisement à l’embourchure d’une rivière. C’est un lieu très symbolique puisque le pouvoir purificateur de l’eau est dit plus puissant à cet endroit. « On appelle ça l’entre deux eaux ou les eaux découpées. Le mélange d’eau douce et d’eau salée a un effet positif. L’eau de la rivière, en descendant, a rencontré pas mal de plantes et charroit tout leur pouvoir. Quand on a pris un bain là, on ne se rince pas ».

Dans les récits d’époque, on trouve des similitudes entre les pratiques d’antan et celles d’aujourd’hui. L’eau de mer certes, mais aussi des macérations de feuilles avec lesquelles on se lave lors du bain.

[...] « Des feuilles de raquette ou de cassia alata ou herbe à femme qu’on mélange avec de l’eau de fontaine, de l’eau de source et de l’eau de coco, une poignée de sel et de l’eau trois passages en rivière contre le mal » [...]*. Sur les marchés d’aujourd’hui, il faut venir avec sa liste pour avoir les plantes nécessaires. Une liste établie par un « séancier » ou « quimboiseur », une connaissance ou même soi-même, si on est déjà initié.

 A LA CROISEE DES CHEMINS

Le rituel est adaptable car si on n’a pas la mer à proximité, on peut aussi prendre un bain chez soi dans lequel on rajoute du gros sel. Certaines boutiques vendent des préparations spécifiques pour « bain démarage » : des flacons importés de porto Rico, dont le contenu est non identifiable, ni par les étiquettes, ni par sa couleur rose savon. « Qu’y a-t-il dedans, impossible de le savoir », explique la vendeuse. « Il faut prendre un bain avec la moitié du flacon, on se lave bien, mais on ne se sèche pas. On recommence avec l’autre moitié du flacon quinze jours plus tard. On fait ça le vendredi surtout, mais aussi le jour de l’an ».

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Madame S, 82 ans raconte : « Si les gens n’ont pas de rivière, ils se baignent dans un bassin. Et les feuilles qu’ils utilisent pour se laver, ils les laissent à la croisée des chemins pour que les voitures emportent le mauvais sort, comme le courant l’emporte dans la mer. Quand j’étais petite, on voyait souvent des sacs de feuillages à la croisée des chemins. Mais on évitait de passer dessus car on ne voulait pas récupérer le mauvais sort de la personne. Nous, on ne faisait pas de bain démaré, mais on voyait souvent des gens faire ça dans la mer. Dans ces cas-là, on s’éloignait d’eux ».

Selon Isabelle, celle qui pratique le bain démaré « ça met quinze jours avant que la chance ne vienne après le rituel. Mais si tu as de la chance, ça peut venir plus vite ».

Les vendeuses qui proposent le produit préparé tiennent le même discours sur les chances de réussite. Pour madame S., « ce sont des croyances dans la tête des gens « . Pour d’autres, « une bonne prière vaut tout aussi bien ». A croyances différentes, rituels différents. L’essentiel, c’est que la nouvelle année soit toujours meilleure que la précédente.

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* Extrait de « Yo Gareï » de Gilberte Doriva, page 168.

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Noted in the magazine « anform » No. 27 November-December 2009 to Gwénola Hayot

For the unlucky, « soucoué-cor, start cor, went pran bin lanmè, good year ben Started! Started Bathing is a ritual rooted in magico-religious tradition. It takes « to wash the curse of witchcraft. » The day of the new year, it purifies the past year and gives the chance for that to come. At least, those who believe, because this practice is not a medicine.

« Some people want to cling to you to take your chance. It prevents you from working, to succeed, so we must get rid of it, we must start from the person »Said Isabella, selling herbs on the market. When bad luck continues, they say it is « laughed » by someone who wishes you harm or misfortune. We must avert the fate, give meaning to his life, the chance to return. It should be « Start ». The ritual of « Start up » is a sea bath that takes on specific dates: the first Friday the thirteenth, one day even a full moon day or the day of the year. « This is according to the beliefs of everyone. »

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EMBOURCHURE IN A RIVER

The bath takes place in the sea, more precisely in embourchure a river. It is a very symbolic because the purifying power of water is more powerful words there. « We call it the mid-water or water cut. The mixture of fresh and salt water has a positive effect. The water of the river down, met a lot of plants and all their charroit power. When we took a bath there, you do not rinse « .

In contemporary accounts, there are similarities between the practices of yesteryear and those of today. Seawater certainly, but also maceration of leaves with which we wash in the bath.

[...] « Sheets of snowshoeing or cassia alata grass or woman you mix with water fountain, water source and water coconut, a handful of salt and water three passages river against evil  » [...]*. On the market today, you must come with its schedule for the plants needed. A list compiled by a « séancier » or « obeah man », an acquaintance or even yourself, if you are already initiated.

 AT THE CROSSROADS

The ritual is flexible because if they did not close the sea, you can also take a bath at home in which we add the salt. Some shops sell specific preparations for « bath démarage » bottles imported from Puerto Rico, whose content is not identifiable, either by labels or by its pink soap. « What was he in, impossible to know » said the saleswoman. « We must take a bath with half the bottle, it washes well, but it does not dry. Repeat with the other half of the bottle a fortnight later. We did that on Friday especially, but also the day of year.

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Mrs S, aged 82 says: « If people have no river, they swim in a pool. And the leaves they use for washing, they leave them at a crossroads for the cars outweighs the bad luck, as the current I ‘prevails in the sea when I was little, we often saw bags of leaves at the crossroads. But we avoided to pass on because we did not get the wrong sort of person. We, we did not Started bathroom, but we often saw people do it in the sea In these cases, one of them away. « 

According to Isabelle, who practices the bathroom Started « it is a fortnight before that chance comes after the ritual. But if you’re lucky, it could come faster. »

Vendors offering the product prepared say the same about the chances of success. To Madame S. « These are beliefs in people’s heads. » Others « Prayer is good as well. A different beliefs, different rituals. The bottom line is that the new year is always better than the last.

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* Extract from « Yo genei » Gilberte Doriva, page 168.

27 juin, 2009

Les combats de coqs – Fighting cocks

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 9:19

photo n° PG005943 © Philippe GIRAUD  largeur 500 px  hauteur 332 px [Rivière-Pilote,Martinique,combat,Cièry,pitt,coqs].

Le pitt est une petite arène circulaire dans laquelle se déroulent les combats de coqs. Introduits par les Espagnols, ils sont devenus une véritable passion martiniquaise.

Ce sont des coqs « sauvages » domestiqués et croisés avec des coqs originaires d’Inde.
Avant la saison des combats, ils seront préparés, entraînés, comme des athlètes de haut niveau, et nourris avec des recettes qui restent très secrètes.
Le jour des combats, les paris se font à la criée au milieu de la folie tumultueuse des parieurs. De grosses sommes d’argent sont parfois mises en jeu.

Règles du Jeu :
Le coq doit rester coucher pendant plusieurs minutes pour être déclaré vaincu.
Autre cas de défaite, en cas de fuite du coq devant son adversaire deux fois de suite.

Quelques Races
Les « gros-sirop » de couleur rouge foncée.
Les « cendrés » qui ont des plumes blanches et noires.
Les « madras » de couleur rouge orangée.

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Interdits sur le territoire français, les combats de coqs sont toutefois tolérés en Martinique comme une tradition ancestrale. Ces combats de coqs sont une véritable tradition en Martinique. Ils ne pourraient disparaître sous aucun prétexte. Pourtant, les normes d’hygiène sont discutables au sein d’un pitt.

Enfermés dans des boxes, ces coqs attendent leur tour pour s’affronter. Ces boxes sont installées sous les gradins du Pitt Cléry, le plus connu de Martinique, ce département français d’outre-mer, car contrairement aux autres pitts -terme employé pour désigner les endroits où se déroulent les combats de coqs- celui-ci est ouvert toute l’année. Il se trouve au sud de l’île antillaise. Les gradins sont en bois. Au milieu il y a l’arène, ronde, de cinq mètres de diamètre, délimitée par une petite palissade. Une fine moquette verte recouvre le sol. Le toit est en tôle. Des ventilateurs rafraîchissent la salle. Sur un tableau installé en hauteur, le patron du pitt inscrit à la craie le poids des animaux en train d’être pesés. Chaque match oppose deux adversaires, le plus souvent de même poids.

Le poids de référence est un kilo cinq; dit en mesure, en poids anglais, trois livres. – Et vous utilisez ‘livre’, ‘ounce’. Vous ne parlez pas en kilos? – Non. Il faut savoir que les combats de coqs sont pratiqués par des Antillais mais il semblerait que ça ait été mis en place en Martinique, disons au temps de l’esclavage, un peu avant, par les Néerlandais, les Anglais.

La plupart des coqs qui combattent sont importés de Cuba, de Dominique … sans aucun contrôle. Leurs propriétaires rechignent à les vacciner car il est dit que cela affaiblit le coq et modifie sa performance.

 

Photo PG005786 © Philippe GIRAUD 400 X 268 pixels

 

Fighting cocks

The pitt is a small circular arena in which to place the cockfights. Introduced by the Spaniards, they became a real passion Martinique.
The roosters are wild and domesticated crossed with roosters from India.
Before the fighting season, they will be prepared, trained as elite athletes, and fed with recipes that are very secret.
The days of fighting, paris is at the auction in the middle of the tumultuous folly punters. Large sums of money are sometimes put into play.

Rules of the Game :
The rooster must remain sleeping for several minutes to be declared defeated.
Another case of defeat in case of leakage of the cock in front of his opponent twice.

 

Some Races
The « large-syrup-colored dark red.
The « ash » which have white feathers and black.
The « Madras » red orange

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Forbidden on the french territory, fighting cocks are tolerated in Martinique as an ancestral tradition. The cockfights are a tradition in Martinique. They could not disappear under any circumstances. However, hygiene standards are questionable in a pitt.

Enclosed in boxes, these cocks are waiting their turn to compete. These boxes are installed under the bleachers of Pitt Clery, the best known of Martinique, the french département d’outre-mer, because unlike other pitts term used to describe places where the fighting-cock it is open all year. It lies south of the Caribbean island. The stands are made of wood. In between are the arena, round, five meters in diameter, bounded by a small fence. A thin green carpet covers the floor. The roof is tin. Fans cool the room. On a table set up in height, the operator of the pitt with chalk included the weight of the animals being weighed. Each match between two opponents, most of the same weight.

Photo PG005945 © Philippe GIRAUD 500 X 332 pixels

The reference weight is one kilogram five, said in a position in English weight, three pounds. – And you use ‘book’, ‘ounce’. You do not talk in kilos? – No. You should know that fighting cocks are charged by the West but it seems that it has been established in Martinique, saying at the time of slavery, a little before, by the Dutch, the English.Most of the fighting cocks are imported from Cuba, Dominica … without any control. Their owners are reluctant to vaccinate because it is said that this weakens the cock and modifies its performance.

photo n° PG005948 © Philippe GIRAUD  largeur 500 px  hauteur 332 px [Rivière-Pilote,Martinique,parfois,combat,milieu,Cièry,piste,heure,pitt,coqs,fait,rhum].

23 juin, 2009

Les croyances magico-religieuses

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 17:18

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 L’imaginaire, le surnaturel, le magico-religieux comme libérateurs des oppressions. Rôle et pratique du quimboiseur. Cadre historique de la magie : prohibition sous la colonisation, résurrection actuelle, présence de la magie dans la vie sociale et politique, dans la philosophie et dans l’inconscient collectif antillais.

Mots-clés français / French Keywords

Antilles françaises ; Noirs ; Martinique ; Guadeloupe ; Religion ; Panthéon ; Divinité ; Croyance ; Esprit ; Zombi ; Surnaturel ; Mort ; Rituel ; Sorcier ; Sorcellerie ; Quimboiseur ; Médecine ; Guérisseur ; Magie ; Efficacité symbolique ; Identité culturelle ; Rite thérapeutique ; Imaginaire ; Ethnologie de la religion.

Un quimboiseur est un « sorcier » antillais, quimbois est un mot utilisé dans les Antilles (en créole : kenbwa) : il vient du français : « tiens, bois », le sorcier donne à boire un breuvage aux vertus surnaturelles, une sorte de potion magique. Panoramix vivrait aux Antilles, ils serait non pas un druide mais un quimboiseur…

kenbwa : sortilège (bénéfique ou maléfique)
Jou malè pa ni kenbwa
(le jour du malheur, les sortilèges (quimbois) sont inefficaces)
kenbwazè : sorcier (quimboiseur)
(Dictionnaire pratique du créole de Guadeloupe )

On dit aussi kèlè pour sorcier, un quimbois semble désigner aussi un objet ensorcelé qui semble destiné le plus souvent à nuire à quelqu’un, on dit aussi tyenbwa en Guyane (source : Bernard Chérubini)

Le majordome et la vieille quimboiseuse : film de Julius Amédée Laou, interprété par Robert Liensol et Jenny Alpha (1987). A voir et revoir, bien qu’il n’ait eu aucun succès commercial. Le mot est assez courant dans les (excellents) romans de Patrick Chamoisseau.

Le quimboiseur est omniprésent dans l’inconscient collectif et/ou individuel des Antillais et des Guyanais, mais aussi tout simplement dans leur vie.

Croyances au surnaturel

Le modernisme ambiant, l’adhésion à la modernité , paraît s’accommoder sans problème de la présence des stands des étals de sorcellerie sur les marchés .Ainsi on peut voir sur le marché de Pointe à Pitre, parmi les fruits et les épices, des marchands un peu spéciaux vendre librement des philtres magiques, des baumes d’amour et divers opuscules de prières et de formules magiques pour tous usages.

Les philtres magiques (pobans en créole) sont des breuvages aux noms enchanteurs : foin coupé, eau de victoire, eau homme fort, eau main puissante, eau de désenvoûtement, eau pa kité moin, chaîne des esprits commandeurs… Le recours à la médecine moderne n’empêche pas la foi en des thérapeutes d’un autre temps ;le « quimboiseur, mi-sorcier, mi-rebouteux, encore appelé gadé zafé, occupe toujours une place importante et est fréquemment consulté que ce soit pour des soins, des conseils ou des aides, ou pour jeter un sort. Un peu de surnaturel aide le quotidien et n’empêche pas d’aller à la messe.

Tous, blancs et noirs, riches et pauvres, vont chez le quimboiseur. On raconte que même des hommes politiques bien connus ont recours à leurs services lors des élections. Ici la magie se vit au quotidien. Le vaudou continue d’imprégner profondément les mentalités, pour preuve le goût des Guadeloupéens pour les bougies, veilleuses et autres lampes éternelles et la croyance en des lieux de manifestation magique comme les « quatre chemins » (carrefours) et les cimetières.

Les talismans, objets ou images préparés rituellement par des prêtres ou des quimboiseurs, sont ici fréquemment utilisés. Et comme disent les Guadeloupéens : « ayen pé ké rivé mwen, kar an tini on protègement » (rien ne m’arrivera car je porte une protection). La pratique du « protègement » s’étend même aux voitures , bénédiction du prêtre ou pratique magique du « gadé zafé » les protège de tout accident.

La croyance aux esprits surnaturels n’a pas complètement disparu. On se méfie des poules noires attachées par les pattes, des crapauds « cadenassés « , du soucougnan qui vole dans les airs pour accomplir son méfait, du morphoisé qui se transforme en animal, du dorlis qui visite les endormies et abuse d’elles et surtout des esprits des morts, les zombis.

Il existe de nombreuses prières pour conjurer le dorlis : prière de Saint Athanase pour conjurer les esprits impurs possesseurs, prière de Saint Marcoul contre les rêves et cauchemars. Longtemps les pêcheurs ne partaient pas de nuit , car ils craignaient de tomber aux mains des « mamans dlo », des espèces de sirènes qu’ils imaginaient chevauchant des tortues et entraînant leurs victimes au fond de l’eau.

Parmi les pratiques magico-religieuses, la neuvaine est une succession de prières pour obtenir une grâce en amour (neuvaine de Sainte Anne), en argent et santé (neuvaine de Saint Antoine de Padoue), en travail (neuvaine de Saint Georges). Les prières sont dites à genoux, en présence d’une bougie allumée, à heures fixes pendant 9 jours.

Il y a aussi le rituel du bain-démarré afin de s’attirer toutes les chances pour la nouvelle année. Le rituel commence à minuit le soir du 31 décembre par une baignade dans la mer ou à l’embouchure d’une rivière. Au cours de la seconde phase il faut se frotter le corps avec une queue de morue pour se débarrasser des mauvaises influences de l’année écoulée. Le rituel s’achève par le bain de feuillages pratiqué de retour à la maison.

Soukougnan, Volan, Mofwazé, Dorliis,Diabless, tous ces maux des Antilles mais qui sont partout, tant mieux pour ceux qui n’y croient pas mais chaque chose en son temps…il n’est pas nécessaire de voir des choses pour les ressentir…., en france cela passe inaperçu mais des choses sont plus terribles qu’aux Antilles. Il y a tant de méchanceté gratuite ici ou aillleurs mais les Antillais sont maîtres en la matière en passant par Haïti, Dominique, Gwada, Madinina….ceux qui prennent un malin plaisir à faire souffrir les innocents le payeront peut être pas tout de suite car Dieu pour ceux qui ont la foi puni à travers le temps et les générations.

Le Dorliis ou l’homme au bâton

Le mythe du dorliis ou « l’homme au bâton », est un esprit malin qui abuse des femmes pendant leur sommeil. Le dorliis est au centre du livre à succès du poète guadeloupéen Ernest Pépin « l’homme au bâton », 1992 ed.Gallimard). C’est l’histoire d’une jeune fille de bonne famille, Lisa, visitée la nuit, qui se trouve enceinte. La nouvelle alimente une vraie psychose collective, et la population se lance dans des chasses à l’homme au bâton qui dégénèrent en émeutes. Pour éviter les Dorliis, on dit qu’il faut mettre une culotte rouge ou noire à l’envers et mettre une paire de ciseau sous le lit.

La Diablesse

Ce personnage « La DIABLESSE » a été longtemps redouté par les esclaves sur les plantations : en fait, elles représentaient des femmes Blanches (femme de maître ou filles de maître) qui prennaient un malin plaisir à séduire les plus beaux mâles esclaves Noirs sur les plantations. Ceux-ci, par la suite étaient très sévèrement (mort ou disparitions) puni par le maître pour avoir « touché » à ces femmes en soif de plaisir… CHAMOISEAU et CONFIANT en parlent dans leur livre « lettre créol ». La Diablesse est reconnue pour ses capacités à séduire les hommes et à les égarer … Ces hommes en général disparaissaient ou étaient retrouvé mort quelque part.

Le « quatre-chemin » ou carrefour, la case, le cimetière sont des lieux favoris de manifestations magiques.
Amenée d’Afrique, la croyance dans le surnaturel reposait, sur l’existence d’une âme, d’un esprit plus ou moins divin à l’intérieur de certains animaux, attention aux crapauds cadenassés, aux anolis marrés, aux poules noires attachées par les pattes.

Le soucougnan vole dans les airs pour accomplir son méfait ; le dorlis qui visite les endormies la nuit et abuse d’elles ; le morphoisé, personnage se transformant en animal, et enfin les esprits des morts,, les zombis. Le qimbois désigne la pratique qui confère une force magiques à un objet inanimé, et par extension l’objet lui-même.

Elle est le fait de quimboiseur, appelé aussi séancier ou gadézafé. Les philtres, c’est-à-dire des breuvages magiques qui servent à envoûter ou à désenvoûter. On les trouve sur les marché ou on les fait fabriquer par le quimboiseur, avec un peu d’eau de mer prélevée à l’embouchure des rivières, mélangées à des substances végétales ou animales.

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19 mai, 2009

Les Techniques de Pêche en Madinina

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:52

Dans son jardin marin, Madinina regorge de fruits de mer. Poisssons, mollusques et crustacés frétillent de plaisir dans les eaux limpides des Caraïbes offrant aux joyeux convives, ou simples baladins, la promesse de savoureux festins.

Heureux comme on peut l’être dans l’eau, 1300 espèces halleutiques se partagent l’écrin bleu caribéen. Beaucoup finiront dans la marmite d’une cuisine.

Sous le gommier du marin-pécheur, Lutjans : oeil de boeuf, vivaneaux, oreilles noires, tête ronde. Serrans : pagres rose, fine et paguette sorbe et Epinephètes : grand-gueule, couronné, valirois ou vieille malaque déploient leurs nageoires colorées aux côtés des Scombres :  maquereaux, tazard bâtard, franc, bonite, ou gros thon et des plus Marlins : varey, et autres espadons, panacées de nos plus fins gourmets.

Mais, on ne peut déguster leur chair fine et savoureuse sans les avoir pêchés. Aux premières lueurs, nos marins-pêcheurs Martiniquais, à proximité du littoral ou au grand large, s’en vont taquiner le rouget.

Pour les plus belles prises, différentes techniques de pêche sont de mise, en fonction des saisons et des espèces convoitées.

Héritage des caraïbes, les techniques de pêche ont toujours gardé un caractère artisanal :

1) La pêche à la Nasse

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Elle permet de pêcher du petit poisson plus communément nommé « poisson rouge », ces casiers, faits de vannerie tressée ou de grillage à mailles serrées, amarrés à des mrceaux de bois « ti baume » ou de branches de goyavier, donnent du fil à retordre au barbarin, voisin du rouget, demoiselle, langouste ou chatrou, appâtés par le goût du pain rassis et de la pulpe de noix de coco dont la nasse est garnie. Si le poisson varie en fonction de la profondeur, l’immersion de la nasse est temporaire (une à quatre semaines) et se pratique de juin à novembre.

2) La pêche à la Senne

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Technique collective séculaire, la pêche à la senne utilise de grands filets dont la longueur peut atteindre plusieurs centaines de mètres pour la prise de poissons blancs observés près des côtes. Dans ce filet mille fois ravaudé frétillent déjà de petits coulirous aux écailles argentées, maquereaux, kia-kias ou balaous. Le filet de nylon, autrefois fait de chanvre teinté au roucou, est tendu en arc puis ramené sur la plage à la force de nombreux bras. Après l’effort, le réconfort, chacun se voit récompensé d’un lot de poisson à ramener à la maison.

3) La pêche à Miquelon

Photo PG006018 © Philippe GIRAUD 500 X 334 pixels

Les plus grands, gros thon, marlin, tazard, daurade n’échappent pas aux pêcheurs de poissons pélagiques. C’est la pêche à miquelon qui entraîne au-delà de l’horizon, l’homme, ses lignes et sa passion. A bord de son gommier, bakoua pointu (ou salako pour les Saintois) vissé sur la tête, le pêcheur part au-delà de l’horizon (à 100 miles des côtes) capturer son poisson (un tiers de sa production), vendue à qui mieux mieux, à même la plage, par les marchandes.

4) La pêche à la Traîne

 

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A chaque technique de pêche son leurre. Pour celle à la traîne, c’est un hameçon garni d’un leurre artificiel, tracté en surface pour piéger thons z’ailes jaunes, vareys ou tazards. Un leurre est volant et la ligne, laissée à la dérive, sera réservée pour la prise de daurade. Elle est la pêche des plus belles prises, requin-marteau, thon, tazard longiligne au nez pointu (apparenté au thon), espadon, barracuda, daurade coryphène, la préférée des gormets tant sa chair est blanche, fine et le long corps bleu argent est débité et vendu à peine sorti de l’eau.

5) La pêche au Filet

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La palangre de fond est un filet mouillé sur des fonds de 200 à 400 mètres entre chien et loup, elle est relevée au pipiri chantant et permet de capturer les dents de la mer. Mais de manière générale, les filets sont disposés entre les îles pour emprisonner poissons volants, orphies, balaous, coulirous et sardines. Citons encore, parmi les poissons les plus répandus, le gros vivaneau rose à la chair blanche et grasse, le mulet, la vieille (le mérou), le poisson coffre dont on doit écorcher la carapace très dure pour préserver les filets.

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Nota : Vous ne trouverez pas dans les filets martiniquais la Morue qui s’appelle Cabillaud tant qu’il est frais, elle est originaire des mers les plus froides du globe. Elle est paradoxalement un aliment de base en Martinique et si elle fut « antan robè » (pendant les restrictions de la seconde guerre mondiale) le plat du pauvre, elle a aujourd’hui son coût!

Ses filets salés et séchés se conservent longtemps et une morue garde toujours mieux la chaleur que les pisquettes du marché. Elle triomphe dans les accras ou marinades, le macadam et la chiquetaille dessalée et relevée au piment, ail et oignons hachés, accompagnée de son féroce d’avocat.

Quelques recettes savoureuses :

Qu’ils soient préparés grillés, au four, en daube ou en blaff, tout est bon dans le poisson;

Le blaff de poisson

Il est introduit aux Antilles par les colons Hollandais (juifs et protestants) qui, repoussés des côtes brésiliennes par les portuguais trouvent refuge dans les Antilles Françaises. Ils apportent avec eux une manière simple de préparer le poisson frais. Poché sobrement à l’eau salée, le « poisson bleu » accompagné de son beurre noir et de ses pommes de terre cuites à l’anglaise devient un plaisir du palais. La méthode de préparation appliquée au blaff martiniquais (qui tiendrait son nom du bruit du poisson rigoureusement frais plongé dans un court-bouillon généralement composé d’eau, de vinaigre assaisonné de sel, poivre et condimenté à souhait, thym, piments, cives, ail, oignons et persil) remonte à ces origines.

Férocement pimenté, le blaff de coulirous ou chinchard prend alors le nom de brûle gueule. Dégusté avec ses légumes-pays, ignames, malangas, choux caraïbe ou patates douces, ce plat, devenu national, n’a rien à envier au poisson grillé.

Le Trempage

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Spécialité culinaire martiniquaise, il est issu du métissage culturel et probablement né pendant les périodes de poissons maigres tout au long de l’histoire de l’île. Créé à partir d’un court-bouillon antillais de morue épaissi à la farine et servi très chaud sur son lit de pain rassi, chiquetaillé et agrémenté de morceaux de figue (banane figue – plantain – ti-nain) et d’avocat, le trempage aujourd’hui quelque peu embourgeoisé, se retrouve servi à toutes les sauces.

On met le pain rassi de plusieurs jours à tremper, d’où le nom de ce plat, dans de l’eau, puis on l’essore, on le dispose sur la table couverte généralement de feuilles de bananier, on verse alors la sauce en abondance, la chair bien au milieu de la table et les heureux convives, qui mangent debout et avec les mains, se régalent jusqu’à s’en mordre les doigts.

Différents choix : poissons, langoustes, écrevisses, crustacées, abats, etc.. 

Touffée de Titiris

Les Titiris si petits se pêchent à la moustiquaire à l’embouchure des rivières, mais mijotés à l’étouffée (toufée chez nous), en omelette ou en accras, ils sont un vol au vent de saveur; leurs cousines, les pisquettes, sont plus grosses et argentées.

Source : Bois Lélé – Le Guide des bonnes tables – 4ème édition – Martinique 2009

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