Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

30 octobre, 2011

Rivière-Pilote

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 16:06

panneaurivierepilote.png

Rivière-Pilote est une commune française située dans la région mono-départementale de Martinique. Ses habitants sont appelés les Pilotins et les Pilotines.

Fête patronale, le 8 décembre (fête de l’Immaculée Conception).

march.jpg

Le Marché

Commune du littoral méridional, elle est située à distance des principaux axes de communications, depuis la construction du pont au-dessus de la mangrove dit du « trou au diable » qui permet d’atteindre les plages du sud sans traverser le bourg. Les communes limitrophes sont Sainte-Luce, Rivière-Salée, Saint-Esprit, Le Vauclin et Le Marin. Le bourg est dans la vallée à 2 km en amont de l’embouchure de la rivière Pilote. Fort-de-France est à 21 km et la sous-préfecture du Marin à 8 km.

Au sud, avant d’arriver dans la commune voisine du Marin, une plage paisible, son écomusée (sur l’ancienne distillerie Ducanet), sa caserne militaire discrète, le site bien aménagé (restaurant, douche, wc) de l’Anse Figuier offre une vue imprenable sur le rocher du Diamant et la dame couchée. Par temps dégagé, on distingue au sud Sainte-Lucie.

anseficuier.jpg

L’Anse Figuier

 Vers le nord, la commune, s’étend et s’élargit, passant par de nombreux hameaux (Bas Mangot, Débat, Josseaud, Lourdes, Mare Capron, Marie Noire, Poirier, Ravine Acajou, La Renée, Saint-Vincent…). Les points culminants de la commune sont le morne Honoré (388m), au nord-ouest, le morne Vent (377m) et le morne Aca (262m) sur la presqu’ile de la pointe Borgnesse.

Des « blocs erratiques », rochers volcaniques descendus des pentes, dont le rocher Zombi tout près du bourg, sont objets de curiosité. La route touristique du Saint-Esprit présente d’autres points d’intérêts, comme la grotte aux Chauves-Souris.

La commune a pris le nom de l’Amerindien « Pilotte » favorable aux Français du temps du partage de l’ile entre colons et indigènes au XVIIe siècle.

On raconte qu’il se serait noyé dans la rivière éponyme.

Il faut remonter loin dans le passé de la Martinique pour trouver trace des premiers habitants des lieux, les Arawaks, qui étaient installés sur le site de l’Anse Figuier. Il en furent délogés par les Kalinas (guerriers Caraïbes). Bien plus tard, l’un de ces chefs Caraïbes, nommé Pilotte, s’installa entre l’Anse Figuier et le quartier Poirier, près d’une petite rivière.

C’est en 1635 que les premiers colons s’établirent tout au long de la côte ouest de la Martinique, du Prêcheur à Fort-Royal. Puis, petit à petit, l’occupation du Nord s’est amorcée tout en chassant les Caraïbes vers les côtes du Sud. Les Jésuites, qui souhaitaient convertir les Caraïbes, s’installèrent en 1665 à l’embouchure de la rivière. Six ans plus tard, en 1671, on pouvait trouver tout près, une église et une plantation qui formèrent la paroisse de Sainte-Luce.

 glise.jpg

L’Eglise 

 Celle-ci constitua une partie du territoire de Rivère-Pilote tandis que l’autre était le village du Marin. Les hommes voulant conquérir l’intérieur des terres, quelques-uns d’entre eux remontèrent la rivière et s’installèrent à l’emplacement actuel du bourg de Rivière-Pilote. Le village compte alors une douzaine d’habitants avec leurs familles et leurs esclaves. En 1693, les Anglais débarquent au sud de la Martinique et dévastent Sainte-Anne, Le Marin et Sainte-Luce. En 1705, la paroisse de Rivière-Pilote voit le jour en se détachant de Sainte-Luce, elle compte alors une soixantaine d’habitations. La commune de Rivière-Pilote, créée dès 1837, a toujours eu une tradition d’indépendance et de refuge pour les rebelles et les nègres marrons. L’insurrection du sud en septembre 1870 est partie de Rivière-Pilote.

Chef du parti indépendantiste MIM, la commune a eu comme maire Alfred Marie-Jeanne de 1972 à 2000 avant que ce dernier ne devienne député puis président du Conseil régional. Monument politique local et rare politicien ayant un charisme identitaire.

Période Identité Étiquette Qualité
Années

1967

1974

1982

1990

1999

2006

2007

-

-

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.

Source : INSEE

Personnalités liées à la commune

  • Alfred Marie-Jeanne, député, ancien maire de Rivière-Pilote et ancien président du Conseil Régional

  • Eugène Lacaille, Louis Telga, Lumina Sophie, Rosalie Soleil, Héros de l’insurrection du sud en 1870

amj.jpg

Alfred Marie-Jeanne

La situation géographique de Rivière-Pilote en fait une commune tournée essentiellement vers l’économie agricole (cultures légumières). Celles de la banane et de la canne à sucre sont moins présentes, même si la distillerie La Mauny, l’un des fleurons du rhum martiniquais, y est implantée depuis 1749. En dépit d’une étroite façade maritime, Rivière-Pilote voit chaque année augmenter le nombre de ses marins-pêcheurs. La municipalité pilotine a agrandi la capacité d’accueil des embarcations du port. Rivière-Pilote est une commune ambitieuse, elle envisage la création d’un des plus grands circuits écotouristiques des Antilles, qui permettra la découverte des principaux sites naturels et des hauts lieux patrimoniaux de la commune.

L’édilité actuelle :

lucien.jpg

Albert Lucien Veilleur 

Adresse de la mairie de Rivière-Pilote

Mairie de Rivière-Pilote
Le Bourg

97211 RIVIERE PILOTE
Martinique

  • Téléphone : 05 96 62 60 03
  • Fax : 05 96 62 73 65
  • A visiter :

  • Distillerie La Mauny (rhum La Mauny): « Le Rhum » des martiniquais[3]

  • Écomusée de Martinique : les collections évoquent l’histoire de l’île depuis la préhistoire amérindienne au début de l’ère coloniale, de la période esclavagiste à l’économie de la plantation. Ancienne distillerie mise en valeur. Thèmes des collections : Préhistoire ; Sciences et Techniques ; Agro-alimentaire.

  • Église de l’Immaculée Conception : la plus vieille de l’île.

  • Anse Figuier (Plage et site amérindien)

  • Le rocher Zombi (Roc volcanique, mégalithique à l’entrée du bourg)

  • Las Palmas (Jardin privé composé essentiellement d’une collection de palmiers)

  • 6 novembre, 2010

    Trois-Ilets, Ville ouverte, ville active

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:16

    panneaulestroisilets.png

     

    La commune des Trois-Ilets est située sur une presqu’île, entourée au nord par la baie de Fort de France ( baie des Flamands), à l’ouest par les Anses d’Arlet, au sud par le Diamant et à l’est par Rivière Salée. Les Trois-Ilets est une des zones les plus touristiques de l’île avec plusieurs plages, la Pointe du Bout, l’Anse Mitan et l’Anse à l’Ane. Cette presqu’île offre une vue magnifique sur la baie de Fort de France et les différents ilets Thébloux, Charles, Sixtain, Gros Ilet, Ilet à Ramier.Les campagnes de la Pagerie, au Sud de l’ancienne habitation de la Pagerie où naquit Joséphine de Beauharnais, permettent de belles balades à travers des jardins créoles (jardins caraïbes), jusqu’à la Plaine (quartier des Anses d’Arlet).

    Face à Fort-de-France et à sa baie, les Trois-Ilets sont composés de trois espaces distincts : le vieux bourg et ses maisons traditionnelles, et à quelques kilomètres, la Pointe-du-Bout, sa marina, ses hôtels de luxe et ses nombreux équipements de loisirs. Encore un peu plus à l’ouest se trouve le quartier de l’Anse à l’Ane.

    Cette commune martiniquaise est située au Sud-Ouest de l’île sur la presqu’île du Diamant et donne sur la baie de Fort-de-France. On peut s’y rendre depuis Fort-de-France par bateau. De nombreuses navettes font la traversée de la baie. Le climat y est de type tropical.

    troisilets.jpgs

    L’église des Trois-Ilets

     Les Plages
    La commune des Trois-Ilets compte de nombreuses plages tout le long de la Pointe du Bout et un peu plus loin, à l’Anse à l’Ane. Les magnifique plages de l’Anse Dufour et de l’Anse Noire sont à quelques kilomètres en direction des Anses d’Arlet.

    Forêt VatableSituée a la Pointe Vatable, La forêt de Vatable fait partie de la forêt domaniale du littoral. Elle possède une végétation diversifiée : Mahogany, pin caraïbe, teck, mapou, eucalyptus, palmiers et essences diverses. Ce site, géré par l’Office National des Forêts faisait partie de l’habitation Soleil Vatable.

    Le nom ce cette commune provient des trois îlets qui bordent le bourg des Trois-îlets. La ville des Trois-Ilets s’étale sur 4 ensembles urbains éloignés relativement :

    • Le Bourg, où se situent les bâtiments administratifs et l’église principale,

    • Anse Mitan (plage du milieu),

    • Pointe du Bout (péninsule),

    • Anse à l’Âne.

    Histoire

    L’implantation du village originel s’est d’abord faite aux abords du Cul sac de la Vache à la Poterie au XVIIe siècle sous l’impulsion de religieux. Le noyau urbain s’est finalement implanté ensuite au bourg des Trois Ilets au XVIIIe siècle. Le village s’étend le long de la route et non autour de la ville. C’est une des caractéristiques de l’urbanisme antillais. L’activité économique par le passé était essentiellement agricole. De nombreuses habitations sucreries comme celle de Petite Guinée (lieu de naissance de Joséphine de Beauharnais) ou celles de Vatable, Château Gaillard et Poterie produisaient les produits qui étaient très prisés en Métropole et à l’origine de la période esclavagiste des Antilles : cacao, tabac, sucre, rhum.

    Un ensemble de batteries et de forts protégeaient la baie des attaques des Anglais qui font d’incessantes incursions au cours du XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Deux édifices militaires persistent : le Fort d’Alet et celui de la Pointe du Bout. Certains iléens participèrent à la Première Guerre mondiale, d’autres partirent comme dissidents dans les îles anglophones lors de la Seconde Guerre mondiale. Des bunkers à la pointe du Bout furent construits au Tan Robet (1940/1945) pour protéger la baie et les réserves d’or de la Banque de France entreposées sur les hauteurs de Fort-de-France.

    Aujourd’hui, l’activité est tournée vers le tourisme depuis les années 1960 : les hôtels sont concentrés autour des plages de la Pointe du Bout/Anse Mitan et la plage d’Anse à l’Âne. Un accès en pétrolette à la capitale fait que la commune est très attractive. Du coup beaucoup de personnes y résident et travaillent à Fort-de-France de l’autre côté de la baie.

     

     

    Personnalités liées à la commune

    Joséphine de Beauharnais (née de Tascher de La Pagerie – 23 juin 1763, les Trois-Îlets – 29 mai 1814,Rueil-Malmaison), Impératrice des Français (1804-1809), Reine d’Italie (1804-1809) et épouse de Napoléon Ier. La commune de Trois-Îlets est l’un des centres importants du tourisme en Martinique.

    Activités :

    • Jet-Ski

    • Sortie en Bateaux

    • Golf

    • Pêche

    • Plongée (nombreux clubs)

    • Sport de Voile (Kite/Planche à Voile)

    • 2 Discothèques (Excès & Amphore)

    • Casino

    • Randonnées & Parcours de Santé

    • Sports Hippiques (2 clubs)

    • Baignade (5 plages)

     Lieux & Monuments

    • Eglise des Trois-Ilets

    • Musée de La Pagerie : Lieu de Naissance de l’Impératrice Joséphine (Joséphine de Beauharnais).

    • Marina de la Pointe du Bout géré par la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique.

    • Casino de la Pointe du Bout.

    • Maison de la Canne : musée de la Canne à sucre.

    • Village de la Poterie.

    • Golf

    • Musée du Café & du Cacao

    • Savane Des Esclaves

    • Les 5 Plages

    • La Mangrove

    Habitants :
    Les Îléens
    Population :
    4500 hab.
    Code Postal :
    97229
    Villes Proches :
    Anses d’Arlet (9 km)
    Rivière-Salée (6 km)

     L’édile : arnaud.jpg

    Arnaud René-Corail (né le 5 mars 1954) est maire de la commune, depuis 1989.

    RUE JULES FERRY 97229 LES TROIS ILETS TEL/0596683111 / FAX/0596683039 

    12 août, 2009

    Sainte-Luce, ville convoitée, ville désirée (97228)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:18

    panneausainteluce972.png

     Un haut lieu du Tourisme d’aujourd’hui et davantage demain. Selon les données du C.M.T., la commune de SAINTE LUCE se classe parmi les communes les plus touristiques de l’île après Sainte-Anne et Trois-Ilets et se place donc à la 3ème place.

    En effet, la commune de Sainte Luce semble être le lieu privilégié où la montagne et la mer réalisent la plus touchante harmonie et créent le plus parfait équilibre entre les activités touristiques, maritimes et rurales.

    Sainte-Luce, ville convoitée, ville désirée (97228) dans Les Communes de Madinina 660px-Sainte-Luce_coast_panorama1

    Ville d’accueil par vocation, grâce à ses nombreuses plages au sable blanc, sa mer calme, ses anses abritées, le charme de ses paysages, l’attrait de sa forêt tropicale, la sympathie proverbiale, la réputation d’accueil et d’hospitalité de ses habitants, la commune de Sainte Luce connaît actuellement une vitalité touristique en plein essor.

    Longtemps considérée comme un petit village de pêcheur dont les plages se transformaient, seulement l’été, en village de toile, Sainte Luce est devenue un haut lieu de résidence recherché.
    Les grosses structures hôtelières qui étirent la commune au delà de l’anse Gros-Raisin, les structures plus familières que sont les gîtes ruraux et les « Hébergements chez l’Habitant » sont là pour le prouver.
    La prédominance du développement de « l’hébergement chez l’habitant », fait de Sainte Luce la commune la plus recherchée pour des vacances paisibles.

    Les habitants de la commune de Sainte-Luce sont des « Lucéens, Lucéennes ».

    HISTOIRE ET PATRIMOINE

    Vue de Sainte-Luce et de l'Océan Atlantique

    Plusieurs hypothèses sont émises quant à l’origine du nom de la commune ; il semblerait que Sainte Luce ait gardé le nom de sa patronne, Sainte Lucie.

    Sainte Luce était habitée par les caraïbes, comme l’attestent la roche gravée et les hiéroglyphes découverts dans le quartier Montravail. Les Caraïbes étaient installés dans la région de Sainte Luce. Les insulaires virent débarquer sur leur île « Madinina » les premiers Français en 1635. Le pacte est rompu par les nouveaux occupants en 1654. Les Caraïbes se retranchent, disparaissent peu à peu de la population.

    Au 17éme siècle, les colons s’installèrent au quartier Trois Rivières, à l’emplacement du bourg actuel, et à l’anse Figuier, ces trois agglomérations constituant la paroisse de Sainte Luce, dont dépendait Rivière Pilote. La paroisse officiellement reconnue en 1681 était alors partagée avec les natifs de Rivière-Pilote. Les Caraïbes sont refoulés dans le nord-ouest, Les colons s’approprient la côte opposée incluant le territoire de Sainte Luce.
    C’est au quartier Trois-Rivières que durant plusieurs générations se situa le bourg de Sainte Luce où se fixa d’abord l’agglomération la plus importante. Le décret du 12 juin 1837 fait des paroisses de Sainte Luce, du Diamant et des Anses d’Arlet, la commune du sud.
    Les habitants de Sainte Luce, froissés de ce regroupement profitèrent de la révolution de 1848 pour demander l’érection de la paroisse de Sainte Luce en commune, ce qu’ils obtinrent par décret du 13 juin 1848.

    L’hôtel de ville est inauguré le 27 août 1939 par le gouverneur Spitz en présence du maire Jean Enal, commanditaire du seul bâtiment civil du bourg et de ses adjoints. Malgré quelques adjonctions postérieures, la mairie conserve son aspect d’origine des années 1930.

    mairieanciennee8259.jpg 

     

    TROIS-RIVIERES, Berceau de Sainte-Luce

    Trois Rivières, est le nom du quartier qui accueillait jadis la distillerie du même nom. Cette usine de rhum et de sucre fournissait du travail à beaucoup de martiniquais. Outre leur travail à la distillerie, ils passaient leur temps à la mer, la pêche était un excellent dérivatif, et une source de nourriture.

    Trois-Rivières était considéré comme le bourg de la ville. Trois Rivières était à l’époque le grand marché de la commune, les marchandes, les pêcheurs de toutes les communes avoisinantes, venaient y vendre et y acheter.
    Trois-Rivières était constitué d’une seule rue, « rue kay négr », une ruelle où de part et d’autre, se trouvaient des petites cases, habités par les employés de la distillerie.
    Le quartier était loin de ce qu’il est actuellement, aucune habitation, excepté la petite épicerie du coin et les usines.
    La quasi-totalité des terres était planté en canne à sucre, les autres, trop répulsives étaient occupées par la mangrove. Les premières maisons du quartier ont été construites par les employés de l’usine voulant habiter non loin du lieu de travail, ou encore les pêcheurs.
    Très vite le quartier est devenu résidentiel, et très prisé. On trouve aujourd’hui à Trois Rivières, outre la distillerie qui ne produit plus de rhum mais qui demeure un lieu à visiter et de nombreux hôtels et restaurants, des entreprises, une plage très appréciée.
    Actuellement le quartier est le siège de nombreuses résidences primaires et secondaires

    3rivieresenfeted996e.jpg

     

    Sainte-Luce est située au Sud de la Martinique, entre le Diamant et le Marin et face à l’île de Sainte Lucie que l’on peut apercevoir par temps clair. La commune de Sainte Luce accueille aujourd’hui le plus gros parc hôtelier de l’île. Sainte Luce possède de nombreuses plages comme Gros Raisins, Anse Corps de Garde, Anse Pont café, Anse Fond Banane, Anse Désert, Anse Mabouya.

    Ste Luce est aussi un des plus anciens lieu de peuplement de l’île comme en témoigne un site archéologique précolombien à la Forêt de Montravail. Ce site, découvert en 1970, possède un ensemble de quatre roches gravées (pétroglyphes) de plus de quinze siècles d’existence. Sur une de ces roches, de forme irrégulière de 2 m sur 1m40, on distingue des gravures représentant des visages stylisés.

    La Forêt de Montravail, domaine forestier aménagé par l’ONF permet la découverte de nombreuses espèces d’arbres de la Martinique ou importées comme le pin des Caraïbes, le mahogany du Honduras, le poirier, le courbaril ainsi qu’un grand fromager. On trouve également dans cette forêt les vestiges d’anciennes cultures de l’habitation de Montravail : cacaoyers, avocatiers, manguiers, vanille, caféiers, abricotiers, pruniers de cythère.

    Randonnée de la Forêt Domaniale de Montravail
    3 km – 1h30
    Niveau 1 (facile) – Roches gravées près du parcours à Montravail.
    Accès : Forêt Domaniale de Montravail

    L’ECONOMIE

    La culture de la canne à sucre et la pêche sont deux activités économiques traditionnelles de la commune.
    Cependant aujourd’hui, le tourisme est sans doute l’activité qui apporte la plus grande manne financière, qui emploie le plus de personnel et l’activité qui sans conteste, dispose du plus important potentiel de développement. Sainte-Luce est également une commune où les entreprises artisanales sont nombreuses, tout comme les commerces (boutiques et restaurants surtout).
    Ainsi, deux entreprises sortent du lot de part leur importance (en terme d’emploi et de chiffre d’affaire) : « Clarté Divine » et la distillerie de « Trois-Rivières ».

    180px-Sainte-Luce dans Les Communes de Madinina

    Sainte-Luce est une commune tournée aujourd’hui vers le tourisme, mais la pêche conserve son importance : elle était la première activité économique de la commune avec l’agriculture (culture de la canne à sucre plus particulièrement).

    La pêche connaît ces dernières années une recrudescence (augmentation du nombre de pêcheurs enrôlés) depuis la mise en place de mesures incitatives (DCP par exemple).
    L’agriculture est une activité en difficulté entrainant la chute de la surface agricole utile : la pression sur les zones agricoles est forte car elles sont situées en des endroits stratégiques (bordure de la RN5). La seule culture actuellement en croissance est la canne à sucre : le terroir lucéen est réputé (classement AOC). Cependant, la distillerie a cessé de fonctionner (transfert de la production dans la commune voisine de Rivière-Pilote, distillerie de la Mauny) et aujourd’hui le site de Trois-Rivières n’accueille plus que les touristes (visite des sites de production, mais aussi des différents commerces présents sur le site).

    Sainte-Luce accueille de nombreuses entreprises artisanales aux activités variées : deux zones artisanales sont présentes sur le territoire communal et une troisième va voir le jour à Pont café.

    L’OML

    Créé en juin1994 à l’initiative du Maire Louis CRUSOL, l’O.M.L est une association régie par la loi 1901. Administré par un conseil composé d’élus municipaux, de responsables associatifs, l’O.M.L a la particularité d’avoir des salariés, des intervenants et un directeur administratif Charles PUJAR.

    L’Office Municipal de la Culture, des Sports, des Loisirs et de la Communication, communément appelé OML, coordonne la politique culturelle de la ville.

    Il a pour objectif de promouvoir des activités sportives et culturelles au sein de la commune et de représenter dignement Sainte Luce « La ville qui bouge », avec de nombreux partenariats.

    L’OML propose des ateliers culturels et sportifs, des manifestations culturelles, des manifestations sportives, des formations et une cyberbase.

    L’EDILE

    Le Maire actuel est M. Thierry Louis CRUSOL

    Il est Maître de Conférence en économie et président de la Fédération du crédit mutuel Antilles Guyane .

    louiscrusol7b4dd.jpg

    A VISITER

    Le carnaval à Ste Luce, les plages, la forêt tropicale de « Montravail », les points de vue, la distillerie de trois-Rivières, le bourg.

    29 juin, 2009

    Saint-Pierre, ville marthyre (97250)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 17:31

    logopetit150x600.jpg

    Saint-Pierre est une commune française située dans le département de Martinique et la région Martinique. Ses habitants sont appelés les Pierrotines et Pierrotins.

    Saint-Pierre est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée.

    La ville de Saint-Pierre a été fondée en 1635 par Pierre Belain d’Esnambuc. Elle était l’ancienne capitale économique de la Martinique jusqu’en 1902, date de l’éruption de la Montagne Pelée. Elle a abrité le Palais du Gouverneur de 1635 à 1692. Le siège du gouvernement a été transféré en 1692 à Fort-de-France. Ce qui signifie que la ville de Saint-Pierre a été officiellement capitale administrative de la Martinique de 1635 à 1692.

    Saint-Pierre, en arrière-plan la Montagne Pelée. 

    Saint-Pierre et sa baie

     La sous-préfecture de Saint-Pierre a été créée par le décret du 9 mai 1995 signé par le Premier ministre Édouard Balladur.

    La commune se situe sur l’île de la Martinique au sein de l’Océan Atlantique. Le climat y est de type tropical.

    Les premiers colons de Martinique s’installent à Saint-Pierre dès 1635 et de là, partent à la conquête du reste de l’île. Afin d’éviter de se soumettre au joug colonisateur, les derniers autochtones de Martinique, les Caraïbes, se seraient alors suicidés en se jetant d’une falaise au nord de la ville, nommée depuis le Tombeau des Caraïbes.

    Cachot de cyparis

    Cachot de Cyparis

    La ville se développe grâce à l’industrie sucrière et au commerce des esclaves. Le port de Saint-Pierre attire alors des navires et marchands du monde entier. Surnommée le Petit Paris, le Paris des Isles, la Perle des Antilles ou encore la Venise tropicale, la ville était alors le chef-lieu mais aussi la capitale économique et culturelle de toutes les Antilles. En 1900, Saint-Pierre, cas unique dans la région, possédait un équipement particulièrement moderne : un réseau d’éclairage urbain électrique, un tramway hippomobile, un théâtre de 800 places, une chambre de commerce, l’un des premiers asiles soignant les aliénés, un jardin botanique et un port particulièrement actif.

    Le 8 mai 1902, suite à l’éruption de la Montagne Pelée, une nuée ardente rase en quelques secondes toute la ville, faisant 26 000 morts et détruisant 40 navires dans le port. Un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe. Le cordonnier Léon Compère a lui aussi survécu, protégé lui-aussi par des murs épais.

    ruinetheatre01.jpg

     Ruines du théâtre

    La ville reste alors en cendres pendant plusieurs décennies avant d’être progressivement reconstruite (la Chambre de commerce reconstruite est actuellement un des plus beaux ouvrages architecturaux de l’île).

    Actuellement classée Ville d’art et d’histoire, l’activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.

    Saint-Pierre est le siège d’une troisième sous-préfecture de la Martinique. Une antenne de la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique est présente sur la commune de Saint-Pierre.

    La commune de Saint-Pierre est classée ville d’art et d’histoire.

     

    Les ruines de Saint-Pierre

    Les ruines de St Pierre

    Sites et Musées

    • Ancien théâtre

    • Ruines de l’Église du Fort

    • Ruines de l’Asile Bethléem

    • Ruines de la rue Bouillé

    • Cachot de Cyparis

    • Piliers du pont Verger

    • Rue Monte au Ciel

    • Maison coloniale de santé

    La rue monte au ciel

    Rue Monte au ciel 

    • Église de la Nativité ex église du mouillage et ex Cathédrale Notre-Dame-du-Bon-port **

    • Distillerie Depaz

    • Épaves sous-marines

    • Quartier La Galère

    • Fond Coré

    • Habitation Duchamp

    • Anse Latouche

      • Musée volcanologique

      • Musée d’histoire de la ville

    Bibliographie

    • L’écrivain martiniquais Raphaël Confiant consacre son roman Nuée ardente à la destruction de Saint-Pierre en 1902.

    • Patrick Chamoiseau y inscrit le début de l’action de son roman Texaco.

    • Albanie BURAND a consacré un ouvrage sur la vie politique à Saint-Pierre.

    • Dans son roman la Cadeira Raphaël Tardon parle des derniers jours avant l’éruption du 08/05/1902

    • SALAVINA parle de la vie à Saint-Pierre avant 1902 dans « Saint-Pierre ,Venise tropicale »

    sdst01.jpg

    Centre de Découverte des Sciences de la Terre

    En flânant çà et là

    La Montagne pelée, initiatrice de la catastrophe de 1902, n’en reste pas moins un lieu particulièrement agréable et beau. Une randonnée permet de gravir son sommet et profiter, si le temps le permet, d’une vue unique sur l’île de la Martinique. De nombreux autres chemins de randonnées sont présents dans les environs, comme celui impressionnant des Gorges de la Falaise.

    De nombreux vestiges témoignent aussi de ce passé. Les ruines du théâtre, de l’église et de l’ancienne ville sont autant de témoignages des périodes fastes de Saint-Pierre et de leurs fins tragiques.

    La place Bertin, sur le front de mer, est un agréable de détente et de flânerie. Juste de l’autre coté de la rue, on pourra y déguster un punch planteur à la terrasse d’un café tout en contemplant les bateaux au mouillage dans la baie.

     

    Saint-Pierre, ville marthyre (97250) dans Les Communes de Madinina 250px-Pelee_1902_3

    La ville en ruine après l’éruption

    Attenant à la place Bertin, le marché vous permettra de faire vos courses dans une ambiance locale et de découvrir tous les fruits et légumes locaux. Très actif et animé le samedi matin.

    Un coucher de soleil face à la mer des Caraïbes, la quiétude d’un pêcheur au bout du ponton… ce sont des moments à vivre à Saint-Pierre.

    La Distillerie Depaz est un haut lieu économique et touristique de Saint-Pierre. Son habitation fut entièrement détruite lors de l’éruption de 1902 et entièrement reconstruite quelques années plus tard. Le rhum Depaz est un A.O.C. très réputé.

    Rhum Depaz

    Rhum DEPAZ

    Saint Pierre n’est pas qu’une ville historique. C’est aussi une ville tournée vers la mer et les loisirs qu’elle propose. Vous y trouverez les plus belles plages de sable noir de l’Île.
    L’anse Turin, à l’entrée sud de Saint-Pierre est très appréciée des Antillais le week-end, vous trouverez de quoi assouvir vos attentes de mer cristalline.
    et de farniente.

    Population : 4 453 habitants
    Superficie : 39 km²
    Densité : 115 hab/km²

    L’édile

    Le maire actuel est Raphaël MARTINE (RDM), il est aussi conseiller général et le 9eme vice-président du conseil général. Il est infirmier de profession.

    photo-1158047-M dans Les Communes de Madinina

    Autres pages parlant de St-Pierre

    SAINT-PIERRE – Ville Martyre / La Pelée (1) / La Pelée (2) / L’éruption (Les signes) / La Pelée, l’éruption, dans la rubrique : Histoire de Madinina

    31 mai, 2009

    La Trinité, ville carrefour (97220)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 16:04

    blasontrinite200.jpg                                                                                                  logovilletrinite1.jpg

    Située sur la côte atlantique de la Martinique, La Trinité en est une des trois sous-préfectures de la Martinique. La sous-préfecture de La Trinité a été créée par le décret du 15 septembre 1965.

    Elle compte sur son territoire Tartane et la presqu’île de la Caravelle, au bout de laquelle le château Dubuc surplombe une mangrove.

    Née en 1658, la Trinité fait partie à l’origine d’un vaste ensemble : la Capesterre qui ne comportait pas moins de six communes : « Le Lorrain, Le Marigot, Sainte-Marie, Le Robert, Le Gros-Morne, La Trinité.

    trinit.jpg

    C’est en se détachant de cet ensemble que sa paroisse est créée ; en lieu et place du fort Sainte -Catherine, berceau de la Capesterre est érigée une chapelle en bois.

    Le Père Boulogne est le premier curé de la paroisse et sa dévotion à la Sainte Trinité aura valu ce nom baptismal à la commune, à moins que ce ne soit l’existence des trois quartiers à partir desquels s’est formée la paroisse :

    -Le petit Brésil qui aurait accueilli à l’origine des juifs Brésiliens.
    -La Citerne, au mitan duquel trônait une citerne approvisionnant en eau les habitants.
    -La rue Paille dont les toits des habitations étaient recouverts de chaume.
    Le développement de la commune débute autour de la vie militaire, principalement à cause des deux fortins, installés de part et d’autre du territoire pour parer l’attaque anglaise :
    -Au nord, le Fort Sainte -Catherine.
    -Au sud, la Batterie de la Caravelle.

    En 1688, on voyait quatre canons desservis par la milice du quartier. Aujourd’hui, on peut admirer encore deux de ces canons face à l’hôtel de Ville.

    La commune doit alors son développement à la production de cacao, de coton, de sucre qui fait affluer commerçants, marchands et acheteurs.

    La grande baie naturelle prédestinait le quartier à devenir un port fréquenté où bon nombre de vaisseaux en provenance de Nantes notamment pouvaient y accoster en toute sécurité.
    Trinité devient alors durant tout le XVIIe siècle et jusqu’au XIXe siècle un port stratégique de la côte atlantique.

    Elle se désigne comme la Ville carrefour, carrefour administratif, carrefour économique, carrefour culture, carrefour tourisme et carrefour communication.

    La Trinité, un pôle économique majeur accueillant les activités suivantes :

    TERTIAIRE
    -450 commerces dont :

    • *98 de détail non alimentaire

    • *104 structures composant l’offre touristique.

    INDUSTRIE
    Trois entreprises majeures existent:

    • - Usine sucrière du Galion,

    • - Usine SIAPOC (peinture),

    • - Blanchisserie industrielle

    AGRICULTURE

    • - 278 exploitations agricoles

    • - Une surface agricole Utile de 1 559 hectares soit près de 35% dui territoire de la Trinité.

    • -324 emplois

    MER ET AQUACULTURE

    • - 89 professionnels de la pêche

    • - 1 port départemental de pêche et de commerce à Cosmy

    • - 1 Port Départemental (APID) à Tartane

    • - Des étals réglementaires pour la vente de poisson à Tartane

    Tertiaire : 81%
    Industrie : 8%
    Agriculture : 7%
    Construction : 4%

    Pour accompagner ce développement économique, la Trinité s’est dotée de zones artisanales et commerciales dynamiques : la ZAC du Bac en périphérie, et le Centre commercial le Galion au centre bourg.

    Un tourisme intégré au service du développement
     

    L’amélioration de la qualité de l’accueil et de l’information

    Entre 2002 et 2005, l’effectif de l’OT passe de deux CDI à une formation plus étoffée, avec la pérennisation de deux emplois jeunes en 2003.
    La qualité de l’accueil et de l’information sera améliorée par la création d’un point information à Tartane mais aussi par la réalisation de la Maison du Tourisme, projets qui seront cofinancés par la Région, les Fonds européens et la Ville.

    L’une des misions essentielles de l’Office de Tourisme est l’animation du territoire.
    Véritable carrefour de la promotion, de la valorisation du territoire, de la coordination des acteurs et de la sensibilisation de la population, l’animation contribue à rendre la commune encore plus attractive et passe incontestablement par la mise en œuvre d’actions ponctuelles ou durables.
    Les deux actions phares, emblématiques de La Trinité sont indéniablement «Sur la Route du Sucre», et le « Trempage Show ».

    Le programme d’animations proposé au visiteur sous-tend une stratégie qui se décline en trois volets :

    • Le volet pédagogique, dont la cible est tantôt l’enfant, tantôt l’adulte, comprend notamment des actions ponctuelles de sensibilisation au tourisme telles que « La Caravelle Grand Site » destinée à faire découvrir toute la richesse de ce site remarquable, mais aussi des actions pérennes qui marquent cette volonté de faire du Martiniquais le premier acteur de la promotion de son territoire ; citons «Accueil O’ Resto’» mais également «l’Expo – Tradition».

    • Le volet promotion, dont les actions d’animation sont le moteur incontestable, a également pour objectif de favoriser un certain sursaut économique. On peut citer «La Fête des Boulangers Pâtissiers», «Trinité Festival sur Mer» et «Vol Vakans».

    • Le volet coordination des acteurs
    Des actions telles «La Trinité, Caravelle de vos Passions» qui propose la promotion de l’ensemble de l’offre touristique sur le territoire, «Accueil O Resto», et «Les premiers Ateliers Tourisme Santé» organisés avec le partenariat de la PAHO (Pan American Health Organization) qui a mis l’accent sur l’importance de la prise en compte de la santé dans le développement de l’activité touristique, tant en Martinique que dans la Caraïbe.

    bordemer3.jpg

    Cyberbase

    La cyberbase de la Trinité ouvrira enfin ses portes dans le courant du mois de décembre.
    Installée sur une surface de 100 m2 dans le bâtiment de l’ancienne cantine du bourg, elle accueillera 12 postes en consultation publique.

    Une équipe de trois personnes composée d’un manager et de deux animateurs auront pour mission d’animer la structure.
    Ouverte au tout public (jeunes, moins jeunes, personnes âgées), la cyberbase, voulue par les élus, s’inscrit dans le programme global de sensibilisation du plus grand nombre aux technologies de l’information et de la communication, initié par le Conseil Général.
    Les activités proposées seront la découverte de l’outil informatique, des logiciels, d’internet, mais aussi l’accompagnement à l’I. administration -ANPE –TRESOR PUBLIC-CAF…etc
    Le financement est assuré par la ville, le Conseil Général et l’ADI.

    Service Municipal Culturel
    Maison de la culture
    Tel : 0596 58 21 62

    Missions :
    - Organisation d’événements et de manifestations à caractère culturel,
    - Mise en place d’activités favorisant la pratique artistique de tous ( ateliers danse, arts plastiques, théâtre…)
    - Coordination et accompagnement de l’action des associations,
    - Gestion et administration de la Maison de la Culture, la Maison des Associations et des maisons pour tous de quartiers ( Cité du Bac, Beauséjour, Tartane, Morne Pavillon, Tracée, Desforts, Bellevue)

    - Programmation jeune public (scolaires, club 6-12)- Coordination ateliers pratiques artistiques
    Marie-Agnès SEJEAN

    - Communication externe
    Linda MOUTOUSSAMY

    L’édile actuel est Louis-Joseph Manscour, il est est né à la Trinité, en 1945
    Fortement attaché à ses racines, on ne peut le dissocier de sa ville natale et de ses origines modestes. Il aime, à ce titre, rappeler un proverbe togolais selon lequel « Si quelquefois, il t’arrive de ne pas savoir où tu vas, alors surtout, n’oublie jamais d’où tu viens ».
    Il grandit à La Trinité, commune du Nord Atlantique, dans une maison discrète au milieu de la campagne trinitéenne. Il quitte La Trinité pour suivre ses études à Fort-de-France. Puis, devenu instituteur, il rejoint le Nord Atlantique, où il enseigne, plus tard, l’Histoire-Géographie en tant que professeur de collège.
    Marié et père de deux enfants, il s’investit pleinement dans la vie associative et citoyenne. Président d’une association omnisports pendant 15 ans, il a toujours su développer et entretenir la cordialité et l’amitié des rapports humains.
    Il profite de ses rares moments de détente pour se livrer à ses deux passions : le jeu d’échecs, pour lequel il a été champion de la Martinique en 1980, et la pétanque.

    louisjosephmanscourmaire.jpg

    Lien :  http://www.mairie-latrinite.fr/

    6 avril, 2009

    Le Lamentin, Ville Fertile (97232)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:32

    villelamentin.gif

    Située au centre de  la Martinique, au sud-ouest de la baie de Fort-de-France, la commune du Lamentin s’étend sur le territoire le plus vaste de l’île (6232 Ha) dont une grande partie se compose d’une large plaine alluviale, particulièrement fertile, bordée de mangroves et traversée par deux rivières : la Lézarde et le Longvilliers (canal du Lamentin), elle est la plus grande commune en superficie de la Martinique.

    Cette situation privilégiée a favorisé l’implantation humaine et le développement économique qui ont au fil des années modèle le paysage architectural en y laissant de larges empreintes du passé juxtaposées aux témoins de la modernité.

     

    Le Lamentin, Ville Fertile (97232) dans Les Communes de Madinina -image-56-moyenne

    Statue du nèg mawon

     Capitale économique de la Martinique

    Quelques chiffres…
    Code Postal : 97232
    40 000 habitants
    21 quartiers
    3 293 entreprises
    Surface : 6232 hectares

    Mais aussi…
    - Une situation géographique intéressante
    - Un pôle de développement important
    - Un aéroport international
    - Un dynamisme démographique
    - Une vitalité économique (grandes enseignes, dynamisme des PME et des TPE, artisanat florissant, développement des services et des activités tertiaires…)
    - Nombreux professionnels de santé
    - Une qualité de vie préservée dans un environnement agréable et sécurisé
    - Un dynamisme associatif, culturel et sportif .

    C’est aussi la première ville industrielle de l’île. En effet, elle abrite sur son territoire 4 zones industrielles (ZI la Lézarde, ZI de la Jambette, ZI Les Mangles, ZI de Places d’Armes) et deux grands centres commerciaux (La Galleria et Place d’Armes)

    La commune, intégrée à l’agglomération de Fort-de-France, et se situe à peu près au centre de l’île de la Martinique.

    Cette commune accueille l’Aéroport Martinique Aimé Césaire, l’hippodrome de Carrère et les principales zones industrielles de la Martinique. Elle est traversée par la rivière la Lézarde, la plus longue rivière de l’île (30km)

    Elle constitue également le 2e bassin d’emploi de l’outremer français apres Fort-de-France. Elle accueille la raffinerie de la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles.

    -image-57-moyenne dans Les Communes de Madinina

    L e dernier Four à Chaux à Californie

     L’église Saint Laurent du Lamentin

    Érigée à la fin du XVIIe siècle, l’église Saint Laurent (rue Schoelcher) a pris son allure actuelle au XIXe siècle et au XXe siècle. L’église Saint Laurent renferme des vitraux protégés sur l’inventaire national portant la signature des artisans d’art Dagran (Bordeaux) et Maumejean (Hendaye et Paris), ces derniers ornant à droite et à gauche les autels de Saint Joseph et de la Vierge. De part et d’autre du porche, deux toiles monumentales du Père Arostéguy (1887-1956), auteur de nombreux portraits et scènes religieuses en Martinique comme en Guadeloupe, qui évoquent ici la mise au tombeau et la résurrection du christ (1955).

    A l’extérieur, les charmantes fontaines de la place de l’église (en dessous du quartier Calebassier) furent inscrites en 1995 sur l’inventaire supplémentaires des monuments historiques.

    Le Lamentin ?

    -image-454-moyenne

    Beaucoup de Lamentinois le savent sans doute, leur commune doit son nom à un animal aquatique, le lamantin. Mais qui est vraiment ce mammifère marin dont l’espèce est de moins en moins répandue. Explications.

    Lamantin, avec un “a” au milieu, est le nom générique de trois espèces appelées siréniens. Elles sont toutes originaires de l’hémisphère sud. Il y a le lamantin du fleuve Amazone, en Amérique du Sud, celui d’Afrique de l’Ouest tropicale et enfin celui des Antilles qui se promenait entre la Floride et les côtes des Antilles en passant par le Golfe du Mexique. Le lamantin tire son nom de son cri plaintif, ressemblant à des lamentations. C’est un animal massif, physiquement proche des phoques. Il est lent et maladroit. Adulte, il mesure entre 2,50m et 4,50m et peut peser jusqu’à 600 kgs. L’espèce a été un moment en voie de disparition car elle a subi une chasse intensive pour sa peau et sa graisse. Certains pays en ont fait aujourd’hui une espèce protégée car ils nettoient les canaux d’irrigation en y broutant les plantes aquatiques susceptibles de les boucher.

    On dit que la commune du Lamentin doit son nom aux lamantins des Antilles. En effet, au 17e siècle, son territoire était inhabité à cause des nombreux marécages qu’on y trouvait. Seules des espèces aquatiques y séjournaient dont les fameux lamantins. A l’arrivée des colons, la chasse aux lamantins fut ouverte alors que, jusque là, les Caraïbes respectaient ces siréniens, surtout par superstition parait-il. En moins d’un siècle, chassés par les colons, les lamantins disparurent de notre île.

     

    L’édile actuel est M. Pierre SAMOT depuis 1989, il a été élu Président de la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique), le 11 avril 2008.

    samot.jpg

    Pierre Samot est un artisan maçon à la retraite et ancien membre du Parti communiste martiniquais (PCM). Il débute sa carrière politique auprès de l’ancien maire du Lamentin, Georges Gratiant, dont il devient le 1er adjoint de 1983 à 1989. En 1987, il est élu conseiller général puis en 1989, maire du Lamentin.

    En 1998, suite à des désaccords avec Georges Erichot, secrétaire-général du PCM, il fonde avec quelques dissidents son propre parti politique Bâtir le pays Martinique. En 1995, Pierre Samot est mis en examen pour favoritisme, corruption et trafic d’influences dans le cadre de l’affaire « des marchés publics » de la mairie du Lamentin. Mais malgré ses démêlés judiciaires, il parvient a se faire réélire avec panache maire du Lamentin avec 84,66% des voix.

    Aux élections régionales de 1998, la liste dissidente « Bâtir le pays Martinique » conduite par Pierre Samot obtient 4 sièges au Conseil régional. Les 4 élus de la liste votent en bloc en faveur d’Alfred Marie-Jeanne lors de l’élection du Président.

    Le 16 juin 2002, Pierre Samot a été élu député dans la 3e circonscription de la Martinique, en battant le député sortant, Camille Darsières. Mais son élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel le 27 février 2003 et il a été remplacé par son suppléant Philippe Edmond-Mariette.

    Aux élections régionales de mars 2004, sa liste « Alliance pour le pays Martinique » obtient 19 994 voix et elle fusionne au second tour avec celle conduite par Madeleine de Grandmaison du PPM. Il sera à nouveau élu conseiller régional sur la liste de l’union de la gauche « convergences martiniquaises » conduite par Madeleine de Grandmaison. Pierre Samot, entrepreneur en bâtiment de son état fut aussi président de la Chambre des métiers de la Martinique durant plusieurs années.

    Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Pierre Samot se présente pour la 4e fois à la mairie du Lamentin en présentant sa liste rajeunie intitulée « Lamentin passionnément ». Le 9 mars 2008, Pierre Samot est réélu à 74 ans maire du Lamentin dès le premier tour avec 8 319 voix soit 76,40% des suffrages exprimés.

    Lien : www.mairie-lelamentin.com

    19 octobre, 2008

    Le François, Terre d’authenticité (97240)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:22

    a1c.gif 

    Le François, ville passion, ville plurielle, porte océane sur l’Atlantique et terre d’authenticité.

    lefrancois.jpg

    Géographie

    Situé sur la côte Est de la Martinique, face aux brisants de l’océan Atlantique, le François est entouré au nord par le Robert, à l’ouest par le Lamentin et Ducos, au sud-ouest par le Saint Esprit et au sud par le Vauclin.

    A l’est, la baie du François s’ouvre sur une côte fortement découpée et un vaste plateau continental. Ilets et hauts fonds obligent à une navigation prudente en mer. Toute la côte sud-est étant affectée d’un mouvement de soulèvement explique la présence de « cayes » (récifs coralliens qui émergent) 

    Superficie: La commune s’étend sur 5393 ha.

    Loin d’être enclavée, la commune s’ouvre sur l’océan et laisse émerger ses îlets aux noms chargés d’histoire : Anonymes, Oscar, Thierry, Pelé, Long, Frégate, Lapin et Lavigne. Cinq rivières ou cours d’eau coulent au milieu des 740 ha boisés et 130 ha de forêts. Il existe au François 24 quartiers ruraux et 7 quartiers littoraux

    Vue du départ pour la baignoire de Joséphine

    Histoire

    L’origine du nom de la commune varie, mais le plus vraisemblable serait qu’autrefois, les chefs des villages caraïbes ayant adopté des prénoms chrétiens, l’un d’entre eux s’appelant François aurait donné son nom au village.

    La baie du François était considérée comme inabordable en raison de très nombreux brisants, la côte à cet endroit était inhabitable car marécageuse et infestée de moustiques. Pourtant, en décembre 1694 le père LABAT y accoste pour y fonder une paroisse. Il faut préciser que le mot paroisse est utilisé sous l’ancien régime pour désigner la division à la fois administrative et religieuse. La première église, d’abord construite en paille, en terre et en roseau fut partiellement détruite. Reconstruite, elle fut ravagée par l’ouragan en 1891. L’église Saint-Michel construite par l’architecte Henri PICQ fut a nouveau anéanti en 1973 par un incendie. Elle a été remplacée par une église aux allures futuristes conçue par Marc ALIE, mais qui rapidement est devenue vétuste. Aujourd’hui, la construction d’un nouvel édifice s’inspirant de l’église Saint Michel est en cours.

    Au 19ème siècle on construisit dans le bourg une grosse usine de sucre et de rhum qui fit travailler de nombreuses personnes.

    En 1900, grève générale des usines de Sainte marie, Trinité et François. Au cours de graves manifestations s’étant déroulées sur le pont Abel à l’entrée du bourg, seize personnes furent assassinées et de nombreuses autres furent blessées.

    De 1900 à 1939, début de la seconde guerre mondiale, la ville du François a, malgré la crise sucrière, une activité économique croissante. On fabrique des sodas et de la chaux dans les régions de Monnerot et de Frégate. L’extraction de pierres à bâtir dans de nombreuses carrières fournissait de belles pierres de taille qui permirent la restauration de l’église et l’édification de maisons dans le bourg.

    La source thermale de Frégate connaît une certaine renommée et les cures y sont recommandées pour les maladies du foie. Les cultures vivrières sont importantes. La population est déjà de 12 000 habitants ; les vivres viennent des hauteurs du Morne-Pitault, de la Chopotte et du Morne Acajou. La vie portuaire est non négligeable, des bateaux européens et américains s’y rendent pour charger du sucre et du rhum. Ils y déchargent des engrais, du charbon de terre et bien d’autres denrées qui sont acheminées vers le bourg par des gabarres qui remontent le canal. A cette époque, du port du François, sont redistribuées des marchandises jusqu’au Robert et vers toutes les habitations (structures agricoles) de la côte Atlantique.

    Comme partout, pendant la guerre, il y a des problèmes de subsistance et en 1945 la reprise est lente. De 1945 à 1975, l’évolution économique du François reste celle d’une commune rurale. La culture de la banane remplace celle de la canne. Le bourg prend alors une allure de gros bourg à caractère rural. A la fin des années 70 un ensemble pavillonnaire prit forme dans les hauteurs de la Cotonnerie, derrière le cimetière. Ces villas individuelles symbolisent la réalité d’une classe importante d’employés du secteur tertiaire.

    Depuis 1995, Le François connaît un nouvel essor. La construction de nouveaux équipements, la rénovation du centre bourg et la prise en compte de la dimension humaine de dizaine de projets dans les quartiers en témoignent. Ces nouvelles orientations ont placé cette ville sur la voie du développement économique, culturel et social tout en affichant une volonté forte de protection de l’environnement.

    Croissance économique rapide, destruction avancée d’une forêt variée, dernier refuge du peuple Caraïbe pendant longtemps, alors que des Français s’y installait déjà, le François fascine. Peut être à cause de ses particularités économiques et culturelles qui révèlent la complexité d’une âme profonde. Près d’une centaine d’associations diverses ont vu le jour au François depuis 1946. Est-ce encore la preuve d’une énergie latente, diffuse et variée qui commence à produire ses effets.

    francois01.jpg

    Population

    Les habitants de la commune du François sont des « Franciscains, Franciscaines »

    Après guerre, la population du François est estimée à 12000 habitants; la population Franciscaine atteignait en 1999, 18 559 habitants. La croissance démographique se maintient depuis 1982.

    Cependant le recensement complémentaire réalisé en 2002 montre que la population avoisinerait aujourd’hui 22000 habitants.

    L’édile

    mairea.jpg

    Le maire actuel est aussi conseiller général, il s’agit de M. Maurice ANTISTE.

    Lien : www.ville-francois.fr

    23 juin, 2008

    Le Morne-Rouge, Terre d’agriculture (97260)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 10:32

      mornerouge.gif

     La commune du Morne-Rouge est la plus humide et la plus fraîche de la Martinique, elle se situe sur un plateau entre la Montagne Pelée et le massif des pitons du Carbet. Ses habitants sont appelés les Péléens ou Rubi-mornais. Sur les contreforts de la Montagne Pelée, la commune du Morne-Rouge surplombe Saint-Pierre et sa baie. Essentiellement consacré à l’agriculture, le bourg est entouré de plantations diverses, et est le point de départ de nombreuses randonnées. 

    Le Morne-Rouge, Terre d'agriculture (97260) dans Les Communes de Madinina 290px-Morne-Rouge_Martinique 

    Historique 

    Hauteur, fraîcheur et calme. Quelque soit notre point d’origine, à notre arrivée au Morne Rouge, nous serons frappé par la silhouette culminante qui domine le Morne Rouge : la Montagne Pelée. Culminant à 1397 mètre d’altitude, la Montagne Pelée était autrefois surnommé « La Montagne de feu » par les Caraïbes à cause des lueurs rougeâtres qui s’en dégageait. Légende ou histoire, cela reste une hypothèse…Le Morne Rouge est la commune la plus élevée de la Martinique, construite à 450 mètres d’altitude entre la Montagne Pelée et les Pitons du Carbet. Cette altitude permet à la commune de bénéficier d’un sol fertile et d’un climat idéal à l’agriculture, ainsi que d’une fraîcheur et d’un calme incomparable.

    La fraîcheur et le calme de la commune lui permit pendant de nombreuses années de jouer un rôle de résidence thermale, de centre de cure et de villégiature pour la riche population Pierrotine. Les 1er habitants du Morne Rouge sont, à la fin du XVIIème siècle, les pères Saint-Jean-de-Dieu, responsables de l’hôpital militaire de Saint-Pierre. Ils possèdent au Morne Rouge une propriété pourvue d’une chapelle et d’une maison, qui sert de lieu de repos aux religieux ou de convalescence à leurs malades.

     Un hameau se construit autour de la chapelle, puis les habitants s’installent dans la partie basse, plus fertile, mais plus difficile à travailler.Au milieu du XIXè siècle, le Morne Rouge, qui est encore un hameau, compte 1200 à 1500 habitants qui sont pour la plupart des nouveaux libres, réfugiés dans les mornes depuis 1848. Ces nouveaux arrivants se livrent essentiellement à la fabrication du charbon de bois. Leur activité prend de l’ampleur, et en 1858 ces travailleurs constituent l’association des charbonniers sur l’initiative d’un ecclésiastique.

    Les juifs, chassés du brésil, créent des plantations de cacao et de canne à sucre sur le territoire du Morne Rouge.

    Le Morne Rouge est érigé en paroisse à l’arrivée du 1er évêque, en 1851. C’est le siège du pèlerinage dédié à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de l’île. Cependant, le Morne rouge n’est vraiment détaché de Saint-Pierre qu’en 1889.

    En 1884, paraît dans le journal officiel de la colonie un projet d’édification de la nouvelle commune.

    Le 11 janvier 1889, le Président de la République, Carnot, promulgue la loi érigeant Le Morne Rouge ainsi que d’autres quartiers en communes. Un mois plus tard, le 11 février, ce décret est appliqué à la colonie. Aussitôt, l’administration de Saint pierre est dissoute et des délégations spéciales sont instituées dans les communes concernées.

    Les 3 et 10 mars 1889, les premières élections municipales sont organisées : au 1er tour, 9 conseillers sur 23 sont élus ; les autres le seront au deuxième tour.

    Le 17 mars, le conseil municipal est convoqué en cession extraordinaire afin de nommer le maire et ses adjoints.
    Le premier maire du Morne Rouge est Jean-Marie Carassus, métropolitain d’origine gasconne et boulanger de son état.

    Durant son mandat, Morne Rouge n’a pas été favorisé : le 18 août 1891, un terrible cyclone dévaste presque entièrement la commune ; il faut reconstruire et renaître à la vie.

    Le 30 août 1902, la Montagne Pelée gronde de nouveau et frappe le Morne Rouge dans les mêmes conditions que Saint-Pierre 3 mois auparavant, le 8 mai 1902. Ces deux éruptions volcaniques auront fait 1500 victimes au Morne Rouge.

    Suite aux deux éruptions de 1902, le Morne Rouge fut déserte 7 ans durant. Une partie de la population fut autorisé à construire des habitations entre les quartiers Colson et Deux Choux, à l’emplacement de l’actuel quartier « la médaille ».

    C’est en 1909 que la vie administrative renaît sous l’administration de M. Edgard COLLAT, 1er adjoint du précédent maire. Celui-ci conservera ses fonctions jusqu’en 1927, date à laquelle il décède âgé de 109 ans. 

    montagnepelee170.jpg

    Géographie 

    Située à l’aboutissement de la route de la Trace, reliant directement Fort-de-France à la ville du Morne Rouge, et à sept kilomètres de Saint Pierre, la Commune du MORNE ROUGE étale sa splendeur verdoyante et les réalisations municipales au pied de la Montagne Pelée.Tirant profit de son implantation géographique, de son climat, d’une généreuse pluviométrie et l’abondance des cours d’eau et rivières qui dessinent son territoire (la Capote, la Rivière Cloche, la Rivière des Ecrevisses), le MORNE ROUGE est une ville rurale par excellence, un grenier agricole pour la Martinique, singulièrement avec son «dachine» violacé et ses fleurs qui font sa réputation. 

    Economie et social 

    Les contraintes et les catastrophes naturelles du début du XIXè siècle expliquent le démarrage économique tardif de la commune.
    En raison de son relief, la commune a été mise à l’écart de l’activité économique des plantations jusqu’à la fin du XIXè siècle. 
    En effet, c’est à cette époque que les premières distilleries s’installent à la périphérie, essentiellement à ChampFlore et à Grand-Réduit (quartier qui forment la limite entre Saint-Pierre et Morne Rouge.)

     Ces distilleries appartiennent à quelques békés, mais surtout à des mulâtres ; elles sont implantées à proximité des champs de cannes à Champs-Flore, Parnasse, et Petit-Réduit.
    La seconde guerre mondiale a ralenti quelque peu cette activité. En 1945, on ne compte plus que 5 distilleries, les autres se reconvertissent dans d’autres activités plus lucratives.
    Vers le milieu du XXè siècle, la canne disparaît.
     

    Dès les années trente, la banane est introduite dans la région ; actuellement, elle se concentre surtout dans la cuvette et sur les hauteurs de champflore ainsi qu’à Petit Réduit.
    En 1973, on compte 39 exploitations de 19 hectares de banane. La taille des exploitations est plus importante suite au regroupement des planteurs après le passage des cyclones David (1979) et Allen (1980). 

    La coopération s’opère aussi pour l’ananas. Suite à la crise de la canne, des solutions de remplacement ont du être trouvées.
    La culture de l’ananas donne des résultats heureux dans la région et nécessite l’ouverture d’une conserverie en 1958, la SOCOMOR (Société Coopérative du Morne-Rouge).
      Depuis la disparition de la culture de l’ananas dans les années 80, Morne Rouge entre pour très faible part de la production en fruits frais.

    La SOCOMOR traite environ 20 tonnes d’ananas de l’heure. En outre, elle fabrique avec la pelure de l’ananas, de l’aliment pour bétail. Elle s’est lancée dans l’engraissement d’écrevisses : les bassins ont été implantés à proximité de l’usine. Aujourd’hui, cette société n’existe plus. La Somes, Société Martiniquaise des Eaux, implantée à Champflore depuis 1974, est spécialisée dans la mise en bouteille de l’eau de source du Mont Béni, sur le versant de Fonds-Saint-Denis. Cette eau faiblement minéralisé est vendue en Guyane et en Guadeloupe. 

    Monuments et curiosités 

    • La Montagne Pelée 

    • Circuits de randonnées en forêt tropicale 

    • Calvaire de la Délivrande 

    • La Maison du Volcan 

    • Les Jardins d’Estripaut (Estripeaut) 

    • Les grottes de lourde 

    • Plantation Mac Intosh 

    • Les Larmes de la Montagne Pelée (sculpture) 

    mart05445hommageauxvictimes.jpg

    L’édile de la commune est Jenny Dulys (né le 15 janvier 1953 à Saint-Pierre en Martinique) est une femme politique martiniquaise. Elle est maire et conseillère générale du Morne-Rouge.

    Jenny Dulys est enseignante et directrice de l’école Notre Dame de la Délivrande, un établissement d’enseignement privé catholique installé au Morne Rouge.

    Elle est membre de l’UMP, et de « Osons Oser », un parti local de droite fondé par Pierre Petit.

    Elle débute sa carrière politique en 1983 au Morne-Rouge en figurant sur la liste de Pierre Petit aux municipales. Elle est conseillère municipale et 7e adjointe au maire de 1983 à 1989. Puis, elle devient première adjointe au maire du Morne Rouge de 1989 à 2008.

    Jenny Dulys est le 23 mai 1993, la première femme élue au Conseil Général de la Martinique. Elle est aussi la troisième femme maire de l’histoire la Martinique après Louisa Mariello (Macouba) et Luce Lemaistre (Morne-Vert).

    Elle est suppléante du député UMP, Alfred Almont en 2002 et en 2007.

    Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Jenny Dulys a été élue triomphalement dès le premier tour, maire du Morne-Rouge en obtenant 1760 voix soit 62,54% des suffrages exprimés. Sa liste « Môn Wouj doubout » obtient 24 sièges sur 29 au conseil municipal, une majorité confortable pour diriger la ville.

    Jenny Dulys est depuis le 20 mars 2008, la 11eme vice-présidente du Conseil Général de la Martinique.

    dulys.jpg

    Le samedi 10 janvier 2009, Pierre Petit ancien député épouse Jenny Dulys.

    Lien : http://www.sakini.net/mornerouge2/ 

    15 mai, 2008

    Sainte-Marie, Terre de Culture (97230)

    Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 17:25

     saintemarie.gif

     Sainte-Marie est la plus grande commune de la côte atlantique de la Martinique. Un peu plus vers l’intérieur des terres vous trouverez l’atelier de vannerie de morne des Esses. Le musée du rhum Saint-James reste bien entendu un passage obligé. Sans oublier les hommages à la nature que sont : le musée de la banane et l’habitation Roro.

    Martinique 

     Géographie

    A 8 heures de vol de la Métropole, soit environ 7000 kilomètres, SAINTE MARIE regorge de petits coins de verdure qui ne demandent qu’à vous accueillir.

    La ville couvre une superficie de 4 456 hectares pour une population d’environ 20285 habitants (chiffres du dernier recensement année : 2000).
    Située sur la côte Nord Atlantique de l’île, Sainte-marie est limitée au Nord par la commune du Marigot, à hauteur de l’Anse Charpentier et du quartier Pain de sucre. Les quartiers Saint-Laurent et Spourtoune la délimitent avec la commune du Gros Morne au sud-ouest. Ceux de Derrière-Morne et Bon-air la délimitent au sud avec la commune de Trinité.
    Dans cette commune se mélangent harmonieusement des plages, de magnifiques forêts aménagées et des campagnes luxuriantes de jardins créoles. Le relief assez diversifié est formé de mornes (petites collines), de vallées traversées par des rivières et d’une plaine côtière.

    De plus, elle bénéficie d’une position géographique fort appréciable puisqu’il règne un climat tropical.

    Passerelle

    Histoire

    Pour comprendre l’évolution de la ville de SAINTE-MARIE, il faut connaître les différents évènements passés depuis la découverte de la Martinique en 1502 jusqu’a nos jours. Des historiens ont pensé qu’il serait judicieux de diviser l’histoire de la commune en quatre étapes:

    De 1502 à 1658    Période du peuplement indien :

    Sainte-Marie était un lieu de fort peuplement: certains disent qu’elle était la capitale des caraïbes comme attestent les vestiges archéologiques retrouvés à Lassalle et à la petite Rivière-Salée. On y trouvait du roucou, plante avec laquelle les Caraïbes s’enduisaient le corps pour lutter contre les piqûres de moustiques.
    Pour les Caraïbes, l’artisanat (poterie, vannerie), la pêche ainsi que la culture du manioc et de la patate tenaient une grande place dans leur mode de vie. Ces activités ont donné naissance à la vannerie du Morne-des-Esses.
    Des hommes d’église étaient envoyés officiellement dans les colonies pour assurer les offices, s’occuper des malades, assurer une formation religieuse aux autochtones et transmettre la civilisation européenne.

    En 1654, le Général DUPARQUET, Gouverneur de la colonie fit appeler les Frères Prêcheurs ou Dominicains. Les Caraïbes entretinrent de bonnes relations avec les colons et leur donnèrent des conseils qui leur permirent de s’insérer dans ce nouveau milieu. c’est ainsi que les Français apprirent à pêcher en utilisant des nasses et des éperviers. Au niveau artisanal, ils apprirent l’art de la vannerie, de la poterie, l’exploitation du manioc et de la patate.
    En 1655 plusieurs chefs Caraïbes furent arrêtés. Les Caraïbes furent refoulés sur la côte atlantique appelée alors Cabesterre.

    De 1658 à 1848    La naissance de Sainte-Marie :

    Le 03 Janvier 1658, le Gouverneur Jacques DUPARQUET mourut à Saint-Pierre et sa femme prit la direction de la colonie au nom de ses fils. Marie DUPARQUET déclara la guerre aux Caraïbes pour les chasser. Les Caraïbes furent exterminés et les derniers s’enfuirent au Sud-Est de l’île dans un premier temps en 1660, après leur expulsion en terrain neutre par le traité entre Français, Anglais et Caraïbes, puis vers la Dominique et Saint-Vincent. Après le départ des Caraïbes une agglomération se forma autour d’un fortin qui prit le nom de Fort Sainte-Marie, en l’honneur de la Sainte vierge d’où l’origine du nom de la commune. 1659, Fond Saint-Jacques est donné en concession aux religieux Dominicains par Mme DUPARQUET.

    Le père BOULOGNE, supérieur des Dominicains, principal artisan de la victoire des colons reçoit de Madame le Gouverneur une vaste propriété en guise de récompense. Cette propriété reçut le nom de Fond Saint-Jacques en mémoire du gouverneur Jacques DUPARQUET. Cela a facilité le peuplement dans la région. Dès 1660, il fit construire une chapelle à Fond Saint-Jacques. C’est le père HALGAN qui en eut la charge. Ce dernier créa la première sucrerie de l’habitation. Depuis, commence la période esclavagiste qui fût marquée à Sainte-Marie par la plantation de la canne à sucre, du café et du cacao. Autour du Fort Sainte-Marie et d’une chapelle émergèrent des nombreuses habitations et sucreries. Les navires marchands s’y ravitaillaient. Ils achetaient du sucre et les produits des habitations.

    La croissance de Fonds Saint-Jacques est liée à la personnalité du père LABAT successeur en 1696 du père TEMPLE, chargé d’administrer l’habitation Fond Saint-Jacques jusqu’à son rappel en France en 1705. En effet, à son arrivée l’habitation était complètement délabrée. Il décida de l’équiper en matériel et main-d’œuvre et d’en réorganiser l’administration et la gestion. Créateur et animateur de la sucrerie, le père LABAT créa l’habitation monastique la plus célèbre des Antilles. Après le départ du père LABAT l’habitation continue de progresser et connaît son apogée vers les années 1730-1740, période pendant laquelle l’île entière connut une prospérité sans précédent. En 1789, il y eut la révolution et après cela les rapports entre l’église et l’Etat changèrent. En 1793, les biens du clergé furent nationalisés mais Saint-Jacques resta aux mains des religieux. En 1848, Sainte-Marie ne participe pas directement aux évènements politiques, mais apprit avec joie l’abolition de l’esclavage.

    Sainte-Marie, Terre de Culture (97230) dans Les Communes de Madinina 270px-Martinique-sainte-marie-sable-noir

    De 1848 à 1946 :     De l’abolition à la départementalisation :

    La période qui s’étend de l’abolition de l’esclavage à la départementalisation est marquée par des luttes sociales et le développement de nombreux hameaux tels que Bezaudin, Pérou, Morne-des-Esses…
    Le quartier Bezaudin tira son nom du Comte BEZAUDIN qui possédait ce quartier par ordonnance royale. Sur ces terres, il cultivait le tabac, le cacao, la canne à sucre et il fabriquait le sucre à l’endroit où existent maintenant les ruines de la distillerie de Fonds Verville. Après l’insurrection en 1848, la propriété fut partagée par les anciens colons entre esclaves et nègres marrons qui attaquaient les propriétaires d’habitation. La forêt de Bezaudin a une grande place dans l’histoire de la commune ; elle favorisa la résistance en servant de cachette aux malfaiteurs qui n’avaient meilleur refuge que ce lieu éloigné de la société policière. Certains contrebandiers des communes voisines y débitaient leurs animaux volés et y organisaient leur trafic de rhum.

     Ce quartier fut nommé à un certain moment la Croix Rouge car des voisins réglaient leurs différends à coup de coutelas ou de rasoir. Dans ce quartier, nous avons connu plusieurs « majors ». Il faut quand même souligner que les étrangers étaient très bien accueillis car c’est dans ce quartier que Noël était le plus chaleureusement fêté à Sainte-Marie. Ce quartier reste aussi le berceau du folklore martiniquais avec Hyppolite MARIE-SAINTE, Féfé MAROLANY et TI-EMILE, pour ne citer que ceux-là. Le quartier le plus important reste Morne-des-Esses qui tire son nom d’une famille DES ESSES de Saint-Pierre. Il fut peuplé pendant l’esclavage de mulâtres déportés qui s’étaient révoltés contre le régime. Les descendants de ces déportés se sont presque tous établis dans le quartier. Nous trouvons les SEBASTIEN, JEAN-BAPTISTE, JEAN-DE-DIEU, ADELE, MARIE-LOUISE. Ils ont pris en main l’héritage de leurs ancêtres et Morne-des-Esses est devenue la capitale de l’artisanat. C’est au quartier Spourtoune que s’est installée la coopérative de vannerie.

    Au cours de cette période troublée, un homme domine la scène politique : Joseph LAGROSILLIERE. Né le 02 Novembre 1872, Conseiller Général et Maire de sa commune natale de 1910 à 1937, Joseph Marie Samuel LAGROSILLIERE fut député de la 3ème circonscription de 1910 à 1924 et de 1932 à 1940. Il fit des études de droit en France pendant lesquelles il fonde le groupe socialiste des Antilles. Après la fusillade du François, il arrive en Martinique chargé d’une mission d’enquête sur les conditions de travail de l’île. Le 14 Juillet, il est l’invité de la Municipalité de Sainte-Marie. Après son passage au Morne-des-Esses, un syndicat agricole est créé. LAGROSILLIERE est le fondateur du Parti Socialiste. Il demeure un Samaritain très célèbre ; de nombreuses rues ou bâtiments publics portent son nom. En 1945, il est candidat aux municipales de Fort-de-France et est battu par Aimé CESAIRE. Il meurt à Paris, en 1950. En 1937, Rodolphe RICHER le remplace à la tête de la Commune.

    De 1946 à nos jours : Sainte-Marie Aujourd’hui :

    Pendant ces dernières décennies, Sainte-Marie n’a cessé de progresser pour assurer son rayonnement de ville capitale du Nord-Atlantique de la Martinique. L’installation d’infrastructures, tant commerciales que sportives comme le complexe sportif de Fond Giromon, le Palladium, le nouveau stade de Morne-des-Esses, le centre des arts martiaux, récemment la halte junior, la zone artisanale, les zones commerciales et les zones d’activités économiques, en fait une ville très active et animée.

     Le Tombolo

    smalltombolo07.jpg

    Cet îlet a servi de fort et de port, durant tout le XVIIe Siècle. Un chemin de fer y était installé afin d’acheminer depuis les habitations, les tonneaux de rhum et de sirop, Jusqu’aux navires ancrés dans la baie de Sainte-Marie. On y trouve encore les vestiges de toute cette épopée coloniale.Il fût également le lieu d’apprentissage de la natation, pour de nombreux samaritains.

    De nos jours il sert de port d’attache aux barques de pêcheurs. On ne peut dire de manière exacte le début et la fin de la construction du tombolo sachant que ce phénomène est lié à la météo. Mais en général le tombolo est ouvert de décembre à mai, de 9 heures à 19 heures.

    Alors venez visiter l’ilet et vous découvrirez un site qui vaut le détour. Vous pourrez vous adonner à des activités très variées : L’escalade, la pêche à la ligne, jouer au football, ou simplement vous y baigner, flâner, ou encore vous dorer au soleil. Haut perché, vous ne manquerez pas d’admirer Sainte-Marie, une partie de ses campagnes et le magnifique coucher de soleil.

    L’édile

     Le maire actuel est M. Bruno Nestor AZEROT, élu le 16 mars 2008, né le 22 juillet 1961, il est Conseiller Général du Canton 1 de Sainte Marie depuis 2004. Il est commerçant et réside dans le charmant quartier du Morne-des-Esses.

    bnazerot.jpg

    N’hésitez pas à visiter le site de la ville : http://www.ville-saintemarie.fr

     

    Vitalo.fr |
    double sens |
    ♪♪**La riviere ... |
    Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
    | Location d'un studio à Sali...
    | Donquichotte de la Mauritanie