Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

5 octobre, 2009

L’Atelier Informatique

Classé dans : Mon Institution,Mon métier — CATORC Charles @ 18:13

Depuis un an, j’ai décidé pour des raisons qui me sont propres d’arrêter l’activité « Randonnée » au CSRM.

Pour cette rentrée 2009-2010, toujours en marge de l’ activité « tabacologie », j’ai proposé et mis en place une autre activité toujours dans le but d’étoffer le panel offert à notre population.

Gageons que nos patients s’approprient ce nouvel outils non seulement dans l’optique de tendre vers un mieux être, mais aussi en vue de leur constant combat contre les drogues et éventuellement un moyen de réinsertion professionnelle  et/ou sociale. 

Cette nouvelle activité intitulée « Atelier Informatique » vous est présentée ci-après :

 

 Présentation de l’atelier Informatique 

*Le principe de l’évolution est beaucoup plus rapide en informatique que chez le bipède

Jean Dion 

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Je la définis comme « la science du traitement de l’information ». Trois mots essentiels là-dedans : « science », « traitement », « information ». Je les prendrai dans l’ordre inverse, commandé par la logique : c’est quand on sait ce qu’est une information qu’on peut parler de ses traitements, et c’est alors seulement que le statut de science peut être affirmé. J’abrégerai l’argumentation, les enseignants trouveront aisément dans leur pratique des exemples pour étayer mes affirmations. 

1) L’Information 

Considérons ce que l’on nomme « l’information stockée dans une case de la mémoire d’un ordinateur » : c’est une suite de bits susceptibles d’interprétations variées (nombre entier, réel, suite de caractères, instruction, code…). Mais l’interprétation n’est pas dans le texte, elle lui est extérieure : rien, dans la suite de bits, ne permet de dire si elle représente des caractères ou une instruction.

Quand on gère un stock de pièces détachées sur ordinateur, ce ne sont pas les pièces qu’on traite, mais des codes les représentant. Les codes sont dans la machine, les pièces qu’ils représentent dans le magasin. Et si l’on ne connaît pas la correspondance entre code et pièce, on ne peut interpréter les informations manipulées par l’informatique. L’interprétation n’est pas dans le code. 

Dans un programme d’aide à l’enseignement ou à l’apprentissage, l’élève tape ses réponses sur un clavier d’ordinateur. Le programme les analyse en considérant les caractères ainsi introduits. Le plus souvent, on se contente d’une simple comparaison avec des réponses préenregistrées (QCM, identification d’un mot par ses lettres…). La compréhension d’une réponse en français courant, hors d’un contexte très étroit, est, pour le moment au moins, hors de portée de la machine. 

Pour le sens commun, l’information est un texte apportant une connaissance nouvelle. L’apport de connaissance par un texte est un phénomène subjectif : je ne peux apprendre quelque chose que si je peux déchiffrer le texte, le comprendre, et si je ne sais pas déjà ce qu’il dit. Par contre, le texte, lui, a une réalité objective, en dehors de tout lecteur. En réunissant ces analyses convergentes (trop brièvement résumées ici) on aboutit à l’idée que l’information est la forme du texte, la connaissance est ce qu’il peut apporter venant de son sens. 

Il faut en revenir à la distinction introduite dès le IVe siècle par Saint Augustin entre la forme et le sens d’un mot ou d’un texte. Pour l’informaticien, « l’information » est le signifiant. La connaissance nouvelle qu’elle apporte éventuellement est liée à son signifié, pour qui peut le percevoir. 

2) Traitement de l’information 

Traiter une information, c’est donc agir sur les caractères avec lesquels le texte est écrit, en restant au seul plan des signifiants, sans utiliser une signification peut-être attachée au texte, et dont on ignore si elle est unique. C’est un point capital. L’historien recherche dans les documents des informations sur le passé, il les interprète, les relie à d’autres. Tout se fait au niveau des significations. On n’a rien pu tirer des hiéroglyphes avant que Champollion ne les eût déchiffrés. 

On avait le texte, pas son sens : c’est le sens qu’utilise l’historien. La même chose peut être dite du journaliste. Là est la différence fondamentale avec l’informatique : elle traite la forme sans référence à un sens dont elle ignore l’existence.

Un tel traitement n’est faisable que parce que l’écriture du texte a été faite suivant une certaine grammaire, qui dit quelles sont les règles de réécriture possibles, quelles transformations on peut faire subir à un texte soit pour en garder la nature vraie ou fausse, soit pour la modifier d’une façon connue (la nier par exemple). « a=b+c » peut être réécrit « a-b=c ». « le chat mange la souris » peut-être réécrit « la souris est mangée par le chat ». 

Les transformations que l’on fait subir à un texte sont commandées par le but à atteindre. Il faut donc trouver la suite de réécritures qui fera passer du texte initial au texte cherché, ce qui est l’objet de la programmation. 

3) La science informatique 

On utilise l’informatique pour acquérir des connaissances nouvelles à partir de connaissances données. On « représente » les connaissances données avec des informations en utilisant un alphabet et une grammaire. On « traite formellement » ces informations suivant les règles de cette grammaire, produisant des informations pour résultats. On les « interprète » pour obtenir les connaissances cherchées. 

Cette méthode est à mettre en parallèle avec celle de la physique : elle « représente » les données physiques sous forme de « modèles théoriques », qu’elle traite mathématiquement sans faire référence à ce que représentent les variables manipulées, mais seulement aux propriétés des équations mathématiques, ce qui est analogue au traitement formel de l’informatique. 

On obtient ainsi des résultats théoriques qu’on « interprète » en termes de phénomènes physiques. Si la physique est une science, alors l’informatique est une science : les deux ont la même méthode, fondée sur la représentation, le traitement formel, l’interprétation. 

4) Enseigner l’informatique 

Enseigner l’informatique, c’est faire que l’élève maîtrise ces concepts, et puisse les identifier dans une application concrète. L’expérience montre qu’ils ne sont pas d’un abord familier. 

Rôle de l’intervenant 

L’activité se conçoit avec 1 animateur, en l’occurrence l’éducateur, mais elle peut tout aussi bien se faire avec 2 animateurs dans la mesure des possibilités d’effectifs. 

Il présente le déroulement de l’activité. Dans un premier temps, il le fera avec les initiés soit sur un tableau de manière magistrale, soit à l’aide de fiches qu’il remettra. 

Puis, dans un deuxième temps ce sera la pratique directe sur les différentes machines (PC et/ou portables)  L’activité sera menée dans des ateliers fixes du lundi au jeudi de 9h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00 en alternance avec un atelier de sensibilisation à la problématique tabagique. Le public accueilli sera composé d’éléments internes (unité résidentielle) et externes (unité ambulatoire) 

« Dans le cas où il y aurait un autre animateur, ce dernier sera chargé de faire de l’aide individuelle. En fait, il déambulera dans la salle pour voir si tout va bien en prenant bien soin de s’asseoir au moins une fois auprès de tous les participants »

Les objectifs à atteindre

Objectif général      

De nos jours, la technologie est l’une des sciences des plus usitée, l’informatique peut être aussi un support, un outil éducatif et thérapeutique dans le panel d’activités proposés par le CSRM afin d’aider nos résidants à lutter contre d’éventuelles rechutes. 

Nos résidants y trouveront certainement un intérêt à se l’approprier en vue de leur constant combat contre les drogues, mais aussi et sûrement un moyen de réinsertion professionnelle  et/ou sociale. 

Objectif principal : 

- Développer des connaissances et des compétences liées à l’utilisation et au fonctionnement du logiciel Microsoft Word. 

Objectifs spécifiques

 - Etre en mesure d’exécuter les principales fonctions rattachées à l’utilisation du traitement de texte Word. 

-  Aider au développement de l’estime de soi et l’autonomie par le biais de l’apprentissage et de la réussite.

Méthode d’animation utilisée 

L’animation se fera de façon directive pour expliquer l’activité, ceci dans le but de leur apprendre le fonctionnement du PC et les objectifs qu’ils auront à atteindre en la matière, mais aussi dans l’optique de bien assimiler les consignes données et savoir les respecter. 

Par la suite, au fil des séances, l’activité se déroulera de manière assez libre et ludique sous la supervision de l’éducateur/animateur et ceci dans le but de favoriser les échanges, la communication et l’estime de soi.

Moyens

 - Des ordinateurs (une dizaine, PC et portables)  - Une imprimante, des rames de papier, 

- Des cartouches d’encre. 

Contenu de l’atelier 

Les notions de bases :

Le PC, mise en route, etc., les éléments d’un PC (clavier, souris, etc.) le bureau, ouvrir et fermer un fichier, les caractéristiques des fenêtres Windows, etc.. 

Quelques applications : Mettre en forme du texte, insérer une image, copier/coller, couper/coller, caractères spéciaux, changer le fond d’écran, manipuler un cd-rom, dossiers, raccourcis et fichiers, etc.. 

Les barres  :

La barre d’outils, la barre de tâches, etc.. 

Internet et e-mail :

Internet, qu’est-ce que c’est ?, 1ère visite guidée sur le web, Internet explorer : les icônes, le courrier électronique, etc.. 

L’évaluation 

A la fin de chaque cycle, une évaluation sera menée, une fiche appelée « sommative critériée » est présentée en annexe. 

j0433944.png j0433942.png*L’informatique est géniale : les e-mails, même si vous n’y répondez pas, ça ne prend pas de place

Alain Raymond

28 mars, 2009

L’ECIMUD 97-2

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 10:43

Les ECIMUD (Equipe de Coordination et d’Intervention auprès des Malades Usagers de Drogue) ont été mises en place pour prendre en charge les usagers de drogues en milieu hospitaliers.

Elles interviennent plus particulièrement dans le cadre de la toxicomanie, mais elles mènent également des actions relatives à l’alcoolisme et au tabac. Ses objectifs et missions sont multiples et ciblés.

Les ECIMUD assurent à la demande des services concernés, une aide à la prise en charge adaptée des patients hospitalisés :

     - Suivi somatique (comorbidité infectieuse ou traumatique),

     - Prise en charge de la pharmaco-dépendance dans le cadre d’un projet de sevrage ou de substitution,

     - Suivi ou soutien thérapeutique,

     – Suivi social.

A partir de 1995, l’assistance publique des hôpitaux de Paris, grâce au soutien de la Direction Générale de la Santé a mis en place les premiers ECIMUD.

En décembre 2002, le Centre Hospitalier Universitaire de Fort-de-France met en place son ECIMUD, elle est attachée au service psychiatrie et de psychologie médicale du Professeur Aimé CHARLES-NICOLAS.

Elle se situe à l’hôpital CLARAC, au rez-de-chaussée du bâtiment qui abrite le CSRM (Centre de Soins et de Réinsertion de la Martinique)

La composition de l’équipe est la suivante :

Chef de service : Pr. Aimé CHARLES-NICOLAS

Cadre supérieur de santé : Mme Marlène POMMIER

Cadre socio-éducatif : M. Nikol NELZY

Infirmier spécialisé en psychiatrie et en addictologie : M. Nestor ALTON

Infirmière : Mme Sonia CHRONE

 

Ses objectifs :

• L‘ECIMUD assure à le demande des services concernés une aide à la prise en charge des personnes hospitalisées qui se révèlent être des usagers de drogues ou présentant d’autres addictions;

• Assurer la liaison entre les services et les unités spécialisées en addictologie;

• Evaluer, accompagner, orienter les patients toxicomanes vers les structures adéquates;

• Répondre aux demandes de soutien psychologique de la personne hospitalisée;

• Aider à la prise en charge institutionnelle lorsqu’il y a une comorbidité psychiatrique associée.

Ses missions :

> Améliorer la prise en charge des personnes hospitalisées faisant usage de substances toxiques (substances psycho-actives : alcool, drogues, tabac, etc.);

> Favoriser l’accès aux soins et l’orientation des patients en ambulatoire dans différents hôpitaux du département : CHU, hôpital de Trinité, hôpital du Carbet, Centre hospitalier de Colson, les hôpitaux des communes du Saint-Esprit, du Lamentin, des Trois-Ilets, du Lorrain, du Marin et de Saint-Joseph;

> Soutenir, informer et former les équipes soignantes à ce type de prise en charge, en répondant aux besoins spécifiques de chaque service (service d’accueil des urgences, médecine interne, psychiatrie, etc.);

> Elaborer avec ces équipes des protocoles de soins et de prise en charge;

> Développer des liens avec le dispositif de prise en charge permettant un suivi médico-psycho-social des patients;

> Mener des actions de prévention, d’information et de sensibilisation au sein de l’établissement;

> Participer au recueil d’information et à la mise en place d’indicateurs permettant une évaluation des besoins de la population en liaison avec l’USSARD (Unité Spécialisée de Soins Ambulatoires et de Recherche sur les Dépendances)

 

L’ECIMUD fonctionne en réseau et ses principaux partenaires sont :

    ♦ Unité Mobile de Sortie (USM)

     ♦ CSRM

     ♦ CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie)

     ♦ USSARD

     ♦ Les hôpitaux de la Martinique

     ♦ Centre Hospitalier de Colson ( EMRIC, CMP)

     ♦ Centre Hospitalier du Lamentin (maternité, urgences, unité psychiatrique de liaison)

     ♦ Centre de convalescence de la VALERIANE à Trinité

17 janvier, 2008

Ma Structure, Le CSRM (La prise en charge résidentielle)

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 17:13

La prise en charge en hébergement se réalise sur trois axes d’intervention : 

a)   Le Lâcher Prise 

C’est une technique qui consiste à évacuer les blocages, à se libérer de ses angoisses, à réapprendre à articuler le physique, reprendre confiance en soi. 

Il s’étale sur trois semaines et comporte le programme suivant : 

Groupe de parole Cure d’eau et de tisane, Randonnée, Aquagym,  Relaxation-respiration, Remise en forme, Massage par l’eau, Taï-Chi, Temps de parole, Entretiens pour l’élaboration de projet de sortie, Programme oriculo thérapie « NADA » avec acupuncteur, Rencontre avec la famille,  Groupe d’entraide. 

b)   Le travail sur la dépendance 

Il consiste en une prise de conscience de la toxicomanie, un maintien de l’abstinence et une acquisition d’outils de lutte contre la rechute. 

Il se fait à partir du second mois, à travers diverses activités telles que : 

Temps de parole 

Réflexion, jeux de rôle, 

Entretien cognitif, Dessin, Peinture, Hygiène de vie et soins esthétiques,  Relaxation, Artisanat d’art, Rythme et expression musicale, Sport, etc. Est proposé en outre des règles de conduite durant la cure : 

Règle d’hygiène alimentaire,  Règle d’hygiène corporelle, L’abstinence totale de toute boisson alcoolisée, L’abstinence totale de toute drogue, Prise de médicaments uniquement sur ordonnance médicale, Ne pas abuser des excitants (pas plus de deux tasses de café/jour), Arrêter la consommation de tabac, N’usez que très modérément les épices telles que piments, poivre, etc. 

a)   La réinsertion professionnelle 

La dépendance toxicomaniaque se traite par le soin médico-psychologique et les techniques de prévention de la rechute, mais est aussi en fonction de la situation sociale et professionnelle de l’individu. 

Afin de répondre à cette problématique, au cours du troisième mois des démarches de réinsertion sont réalisées avec les partenaires suivants : 

ANPE Sécurité sociale, RMI,  AFPA, P.L.I.E,  C.L.I, Chantiers école, etc.  LE TRAVAIL SOCIAL 

Ce travail d’insertion professionnelle est réalisé depuis fin 1998 au CSRM, c’est dire que les éducateurs ont intégré le travail social dans leur pratique. 

Ce travail est conçu non pas comme un complément venant parfaire une prise en charge, mais comme partie intégrante de la prise en charge. 

Le sujet est invité à réfléchir à sa réinsertion dès le début de la prise en charge. 

Il vise à obtenir des allocations au toxicomane qu’à lui donner les moyens de se responsabiliser. 

L’amélioration de la situation sociale du sujet dépend de lui. Il est l’acteur de sa progression, avec notre aide.  Ce n’est pas à nous de lui trouver un emploi, nous l’aidons à le faire.  C’est évidemment un travail intégré à celui des autres intervenants du CSRM, un travail d’équipe. 

L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL Au sein du CSRM, l’assistante sociale doit mettre en œuvre, toutes les actions de conseil, d’information, d’orientation, de soutien, de protection et de prévention auprès des personnes accueillies. 

Elle doit tenir compte de la problématique du patient toxicomane. Pour cela, elle doit organiser et adapter sa démarche d’accompagnement social, en concertation avec l’équipe éducative, médicale et paramédicale du centre. Elle participe ainsi, à la définition du projet thérapeutique. 

LA PLACE DE L’ACUPUNCTURE 

En hébergement, l’acupuncture facilite l’intégration du patient au Centre, réduisant pendant sa période initiale, l’anxiété et les troubles du sommeil. 

Au-delà, et plus généralement, l’acupuncture accompagne la restauration du patient en donnant des réponses symptomatiques de qualité aux multiples demandes corporelles. 

Elle fournit parfois aussi une aide efficace à l’équipe éducative pour la gestion de certaine situation de crise. 

26 septembre, 2007

Mes activités au CSRM – 2) La tabacologie

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 13:13

Présentation de l’activité : Sensibilisation au Tabagisme 

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Le second projet proposé entre dans le droit file et en parfaite adéquation avec le premier, il s’agit en l’occurrence d’interventions visant à une sensibilisation en vue d’une prise de conscientisation à la problématique tabagique. Le tabac nuit gravement à la santé, le tabac tue, ce n’est pas une révélation. Mais, on a beau le savoir, le tabac est un piège dont il est difficile de s’échapper, de se défaire, et nombreux sont les fumeurs qui échouent dans leurs tentatives de sevrage tabagique.  Car, c’est bien de sevrage qu’il s’agit et pas uniquement de manque de volonté. 

En 1980, le DSM III donnait de la dépendance au tabac la définition suivante : l’association d’un tabagisme continu depuis au moins un mois et d’un des critères suivants :

  1. Absence de succès de tentatives sérieuses pour interrompre ou diminuer la consommation d’une façon définitive. 

  2. Les tentatives effectuées ont déclenché un syndrome de sevrage. 

  3. Les individus continuent de consommer du tabac malgré l’existence d’un trouble physique sévère qu’ils savent être aggravé par le tabac (par exemple maladie cardio-vasculaire ou respiratoire

Dès le DSM IIIR et à fortiori dans le DSM IV, il n’est plus question de dépendance au tabac mais de dépendance à la nicotine. L’expérience clinique des centres de tabacologie a en effet conduit à envisager deux composantes psychologique et pharmacologique à la dépendance tabagique. 

La dépendance psychologique est elle-même susceptible d’être divisée en deux : 

Dépendance émotionnelle : l’intrusion d’une émotion (colère,) génère le désir du tabac, surtout si elle ne peut être exprimée.  

Dépendance comportementale : certains gestes (terminer une tâche,) sont liés à la prise d’une cigarette par une relation apprise et régulièrement renforcée. 

La dépendance pharmacologique ou physique est liée à l’action de certains composants de la fumée de tabac sur l’organisme. On l’attribue principalement à la nicotine. Elle peut aussi être dédoublée entre une recherche d’un niveau constant de saturation sanguine (le fumeur a une consommation régulière dans la journée) et une recherche de pics de nicotine (la consommation est irrégulière, liée à l’activité professionnelle ou sociale

Tenant compte de tous ces faits et faisant suite aux différentes formations effectuées (D.U Toxicomanie, Dopage et tabacologie, Addictions & Toxicomanie, addiction et santé mentale), je propose donc à nos populations des interventions qui peuvent les amener à comprendre les risques encourus par rapport à cette consommation tabagique. La formation au D.U Toxicomanie, dopage et tabacologie, addictions m’a permis d’acquérir des outils scientifiques et d’équation personnelle qui m’autorise à fournir des réponses adéquates à nos résidants face à leurs problèmes de consommation de drogues, de conduites addictives et de santé mentale.  La formation Toxicomanie, addiction et santé mentale quant à elle, m’a permis de valoriser et de compléter mes connaissances, ma culture dans le champ et l’approche du double problème de pathologie mentale et conduites addictives. Cette première approche s’avère tout de même nécessaire du fait que beaucoup de nos résidants éprouvent bien des difficultés à l’arrêt de leurs produits usuels et ont tendance à se réfugier dans la cigarette (tabac) pour tenter de pallier à leur manque. 

Il faut aider nos résidants à éviter de faire le transfert d’une dépendance à une autre.

Objectifs – Intérêt

Il y a un caractère impératif de faire comprendre aux usagers de ces produits les dangers et dégâts auxquels ils s’exposent par rapport aux consommations excessives. 

Cette prise de conscientisation s’avère être capitale dans le processus de soins face aux addictions proposé au CSRM. Il est aussi important et évident de leur faire comprendre tous les mécanismes chimiques mis en route lors des consommations ; de même, de la corrélation ou de l’interactivité qui s’est installée entre les différents produits toxiques consommés (cannabis, crack, alcool, tabac) au niveau du système nerveux central (SNC) pendant leur vécu toxicomaniaque.  Les divers produits toxiques (tabac, alcool) consommés depuis des lustres par les hommes restent des fléaux au même titre que le crack ou autres produits psychotropes pour ceux qui en font usages. Cette démarche aura sans doute le mérite de leur montrer les risques, les méfaits, les dangers, les maladies dont ils peuvent être eux-mêmes sujet, mais aussi ceux qui les entourent, c’est-à-dire, les consommateurs passifs. 

Le CSRM se garde cependant le droit de faire intervenir des spécialistes en la matière pour des actions beaucoup plus approfondies.

Contenu

Le tabac, la fumée du tabac; les 23 maladies liées à la fumée du tabac, la dépendance tabagique (comportementale, physique, psychique), le sevrage,  l‘arrêt.

  II faut le savoir :  Le tabac est le toxique le plus dangereux de la planète. 

Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la santé, on estime que plus de soixante millions de personnes sont décédées des conséquences du tabagisme entre 1950 et 2000.  On estime à 450 000 en Europe, 60 000 en France, 350 000 aux Usa et 3 à 4 millions dans le monde, le nombre de décès dus chaque année au tabac.  Aujourd’hui, dans le monde, une personne meurt du tabac toutes les huit secondes. En France, un décès sur neuf est imputable au tabac. 10% des incendies sont dus au tabac, 560  personnes meurent toutes les heures, soit 13 400 personnes par jour ou 4,9 millions de personnes par an. A titre de comparaison, les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2973 victimes… le tabac fait autant de morts en 5 heures et 18 minutes. 

Un tueur redoutable : il tue plus que le total de tous les morts dus aux accidents de la route, aux drogues (légales ou non), au SIDA, à des suicides ou à des meurtres.  Les non-fumeurs en meurent aussi : outre les très nombreux décès de non-fumeurs causés par la cigarette, ceux-ci voient aussi leurs risques de contracter un cancer du poumon augmenter de 20 à 30%, et leur risque d’avoir des problèmes cardiaques augmenter de 23%.  Pour arrêter de fumer, il faut un sevrage de toutes les dépendances, comportementale (habitude du geste), physique (due à la nicotine), psychique (liée au plaisir et à la détente procurés par la cigarette), ce qui rend la démarche difficile.  Il n’y a pas de méthode idéale. La démarche dépend de chaque fumeur. « La dépendance tabagique est un phénomène assez complexe. Elle est identique dans ses mécanismes à celle des grandes toxicomanies (héroïne, alcool » La dépendance comportementale est présente chez tous les fumeurs: fumer devient progressivement un réflexe conditionné lié à certaines situations (pause, fin de repas, stress

La dépendance physique est également due à la nicotine. Le fumeur fume non seulement pour provoquer les sensations agréables liées aux effets de la nicotine, mais aussi pour faire disparaître une sensation de manque.  Elle est la cause principale des échecs pour arrêter de fumer. Cette dépendance peut être mesurée par le test de Fagerström

La dépendance psychique est très liée aux effets «positifs» de la nicotine qui provoque diverses sensations: plaisir, stimulation, détente, diminution de l’appétit… tout cela pousse le fumeur à reprendre une cigarette. 

Changer un comportement humain n’est pas simple ; avec l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire, avec beaucoup de déterminations, de compétences et d’énergie, nous y attelons le faire et ce malgré le manque de moyens chronique qui fait défaut à la structure.

Ps : En Martinique, à propos de mon métier, en matière d’intervention concernant la prévention aux produits toxiques (crack, cannabis, alcool, tabac, etc.), peuvent me contacter par e-mail, les associations, les municipalités, les établissements scolaires publics ou privés, les entreprises et même les particuliers.

L’adresse est la suivante : chacat@mediaserv.net ou encore doubry1@hotmail.com

Mes activités au CSRM – 1)La randonnée

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 12:42

Présentation de l’activité « Randonnée »

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Dans le cadre de la mission d’encadrement et d’accompagnement que m’a confié le Centre de Soins et de Réinsertion de la Martinique, je propose deux activités à nos résidants. La première activité vise directement le caractère nocif des produits toxiques consommés par la population accueillie. En complémentarité des autres activités menées au Centre et pour permettre aux toxicomanes de trouver des éléments de réponses face à leurs problèmes de dépendance, je privilégie l’activité physique la plus naturelle qui soit. 

Il s’agit de la « marche », et ce par le biais de la « randonnée pédestre », ceci pour ses bienfaits reconnus sur les organismes et la santé.

 Rôle et  bienfaits du sport

Activité simple et naturelle, la marche à pied participe à une bonne hygiène de vie favorable au développement de la santé physique et mentale. C’est l’activité physique de base : elle est conseillée à tous, en tous lieux et par tous les temps. Il n’existe aucune contre-indication à la marche et les médecins sont unanimes à souligner ses vertus.

La pratique régulière d’une activité sportive associée à une alimentation équilibrée fait aujourd’hui partie intégrante de notre hygiène de vie quotidienne et joue un rôle prépondérant dans le cas de certaines pathologies chez l’enfant et l’adulte.  Bien que la marche rapide procure plus de bienfaits sur le plan du conditionnement physique, il reste que même une promenade lente peut améliorer la santé cardiovasculaire de façon considérable. Les chercheurs du Cooper Institue ont également trouvé que le taux de cholestérol HDL, le bon augmentait pendant une marche lente ou rapide. Marcher pendant 30 minutes, quatre ou cinq fois par semaine, peut réduire la tension artérielle et favoriser la perte de poids. Une marche rapide de 45 minutes permet de brûler environ 300 calories. 

L’activité va s’inscrire aussi dans le cadre d’une réappropriation de la nature tant dans sa dimension de milieu naturel, tant aussi dans sa dimension sociale ; et ce, évidemment de manière autre que celle vécue par eux dans leur parcours toxicomaniaque.

Car, ne l’oublions pas, le sport rempli aussi un rôle social.

Rôle social du sport.

Les relations sociales créées par les manifestations sportives et les clubs sont des moyens d’intégration à un groupe, d’échanges et de convivialité permettant de lutter contre l’isolement. De plus, cette activité se fonde sur la prise de conscience qu’il faut bannir du sport les attitudes et les comportements intolérants et que le sport a un rôle important à jouer en favorisant la tolérance dans l’ensemble de la société. La promotion du sport pour tous doit être un moyen d’améliorer la qualité de la vie, de faciliter l’insertion sociale et de contribuer à la cohésion de la société, notamment parmi les jeunes. La tolérance par le sport, et notamment la défense du sport contre les dangereuses tentations dont il souffre actuellement ; afin qu’il puisse garder ses lettres de noblesse et ses vertus. 

Objectifs et Intérêt 

Dans un premier temps, dans la période dite du  » LACHER PRISE  » qui s’étale sur trois semaines, l’objectif principal est de ramener les usagers vers la nature verte dans le but de les réapprendre à se ré-oxygéner les poumons, à respirer. 

Le deuxième objectif au cours de ce même temps est plus spécifique, il s’agit de leur permettre de s’exprimer, de s’extérioriser, de parler pour pouvoir évacuer le stress et les tensions accumulés. Dans un deuxième temps, dans la période où il est question pour eux de se concentrer sur leur dépendance et qui se déploie sur quatre à cinq semaines, l’objectif principal est de se recentrer sur soi à travers la médiation et le silence. 

L’objectif spécifique quant à lui, est de leur redonner le goût de l’effort et défavoriser l’entraide, la solidarité. Dans un troisième temps, au moment où l’on s’occupe de la réinsertion sur quatre à cinq semaines aussi, l’objectif principal consiste plus en une ré-appropriation de la nature d’une manière tout à fait différente par rapport à leur vécu, c’est-à-dire de manière plus saine, en s’intéressant aux essences qui composent cette nature. Au cours de ses trois étapes, l’objectif général a pour finalité de réapprendre aux toxicomanes de se situer dans l’espace et dans le temps et donc par voie de conséquence de se redécouvrir, de reconnaître leur corps. 

L’intérêt est donc de faire comprendre et de démontrer à nos résidants que cette activité qui allie loisirs et goût de l’effort, apprend ou réapprend à celui qui la pratique à respirer, à se concentrer, à s’entraider, à redécouvrir la nature, mais aussi son corps, ce qui se révèle être un excellent support pour vivre tout simplement et sainement. Il va s’en dire que l’activité va aussi se traduire en terme de niveau et de qualité de l’air, de l’oxygène. Dans la progression de l’activité, au cours de la première période, le niveau de difficultés est de niveau 1, ce qui permet à tout un chacun de cheminer à son rythme. 

Les sites proposés à ce moment sont des lieux balisés avec une forte préférence accordée à la chlorophylle, chlorophylle qui est très important dans le processus de régénération des cellules du cerveau. Dans la deuxième période, je passe au niveau 2 des difficultés du terrain, tout en restant assez prudent dans le choix des sites par rapport à la problématique de tout un chacun. 

A ce moment là, la qualité de l’air change, nous descendons alors au niveau de la mer afin de respirer cet iode marin si bénéfique pour les poumons  maltraités.                                               

A la fin de cette deuxième période et à la troisième, je progresse toujours dans le niveau 2 des difficultés sans pour autant atteindre le niveau 3, cela se joue surtout sur la notion d’espace et de temps. J’allie à cet effet les bienfaits de l’iode marin à ceux de la chlorophylle.  Cette activité ne peut donner sa pleine mesure que si une bonne « hygiène de vie » est respectée par les pratiquants, c’est à dire une alimentation saine et équilibrée, un temps de sommeil récupérateur, une diminution et voire même un arrêt du tabac, des soins apportés à son corps tels que : « Massage, massage par l’eau, bain d’argile, soins corporels etc. » 

C’est une activité qui s’articule tout naturellement et de manière efficiente avec la quasi-totalité des autres activités proposées au C.S.R.M.

Thèmes abordés

Les thèmes proposés et travaillés en terme de réflexion que ce soit sur le terrain ou de manière pédagogique sont les suivants : 

Concernant l’aspect sportif  :« Définition du sport » « Connaissance du sport » « Pourquoi faire du sport ? » « La marche » « Choisir entre l’endurance et la puissance » « Comment choisir son sport ? » « Comprendre les douleurs et les blessures » 

Concernant l’aspect environnemental  :« La forêt en Martinique » « La forêt martiniquaise et sa dynamique » « Les arbres »  « Le mahogany » « Des climats et sols variés »  « La forêt domaniale littorale » « La mangrove et son rôle » « Sauvetage des espèces menacées » Tous ces thèmes sont développés de manière pédagogique pour certains et sous forme de débats, d’échanges et d’exercices pour d’autres.  Ex: * Pédagogique : « les thèmes sur le sport » 

* Débats, échanges : « les thèmes sur l’environnement » 

* Exercices : « sujets généraux »  A la fin des séances de travail, je mets aussi en place, des exercices demandant à stimuler la mémoire sur des sujets généraux, ceci sous un aspect ludique afin que l’activité ne puisse être ou paraître rébarbatif. 

Il faut savoir que tous ces thèmes sont autant d’outils, de supports qui me servent d’introduction, ou de lien vers les thèmes basiques usités par l’équipe éducative et qui sont la quintessence même de l’axe de travail cognitivo-comportemental proposé par le projet thérapeutique du C.S.R.M. 

Ces thèmes sont les suivants :

     -    la motivation 

     -    l’inventaire personne

    -     la communication            

    -     la notion de confiance

     -    le phénomène de dépendance

     -    la causalité 

     -    les éléments déclencheurs

     -    la notion d’abstinence     

    -    le phénomène de rechute

     -   la réparation/le lien familial

     -   la notion d’être prêt

    -   le projet 

Méthodes & moyens

Le groupe est mené sur des lieux balisés où l’on peut croiser, côtoyer, communiquer avec d’autres randonneurs. Le choix des parcours s’effectue en tenant compte de différents paramètres tels que : « Les problématiques des résidants, les pathologies associées, la progression dans le programme, etc. » Je donne le rythme de marche après avoir fixé au début de chaque séance les objectifs (but à atteindre, raisons, intérêts, etc.), ainsi que des consignes en fonction des circonstances du jour (météo, difficultés du parcours, temps imparti, etc.) La pratique de l’activité ne peut se concevoir que dans la matinée, non seulement pour des raisons physiologiques (éveil musculaire, température matinale moins élevée, sudation optimale, etc.), mais aussi pour tenir compte du délai espace/temps qui nous est imparti (lieu de l’activité, temps du trajet aller/retour, trafic routier, etc.) 

« L’intégrité physique et psychique de tout un chacun est ainsi préservée tant sur le plan sportif, éducatif et thérapeutique, tant sur le plan sécuritaire »

J’utilise les moyens de transport que la structure met à ma disposition. La tenue et le matériel sont ceux requis pour l’activité (tennis ou basket, chaussures de randonnée, bas de jogging, short, tee-shirt, casquettes ou chapeaux, eau, boisson sucrée ou énergétique, alimentation énergétique, etc.)

 Souhaits

Dans le souci d’améliorer l’efficience et la régularité de l’activité, je préconise un plus grand partenariat avec les activités auxquelles l’articulation est des plus probante, telles que : 

« Hygiène de vie et /ou alimentaire, artisanat d’art, relaxation, rythme et expression musicale, aquagym, etc. »

14 août, 2007

L’Unité Ambulatoire du CSRM – (USSARD*)

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 8:23

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 *Unité Spécialisée de Soins Ambulatoires et de Recherche sur les Dépendances

Toutes les dépendances à une substance ou à un comportement relèvent du CSRM, mais ne relèvent pas forcément de l’unité résidentielle. 

L’USSARD a pour mission de proposer les prises en charge les mieux adaptées à la problématique de la personne qui consulte. 

Peut en bénéficier : 

- toute personne ayant des problèmes d’addiction 

- est également accueillie toute personne désirant des conseils, des informations ou nécessitant des orientations. 

Elle bénéficie d’une équipe multidisciplinaire commune à compétences psychologiques, éducatives, médicales, psychiatriques, sociales, psychanalytiques, cognitives, comportementales et pédagogiques. 

Une permanence médicale spécialisée est organisée avec une consultation de médecins psychiatres et psychologues du lundi au vendredi. 

Il existe une consultation avec un médecin acupuncteur, le mardi et jeudi après-midi, à partir de 14heures. 

De même, une consultation avec un médecin alcoologue/tabacologue le lundi après-midi, dès 15heures. 

Un suivi familial est proposé aux familles et il est assuré par Mme Jocelyne CALABER 

Une permanence éducative est assurée par des éducateurs spécialisés pour effectuer le suivi ambulatoire et accompagner les patients dans leurs démarches sociales et professionnelles, du lundi au vendredi. 

Une permanence sociale est aussi assurée par une assistante sociale le jeudi de 9h à 16h30 afin de répondre aux différentes demandes sociales et permettre aux patients de mettre en place une vraie méthodologie de projet. Ce projet sera à l’initiative du patient tout en étant accompagné par l’assistante sociale. 

Une permanence infirmière est aussi de mise, un infirmier est responsable du traitement de substitution Méthadone/Subutex.  De plus, il pratique l’auriculothérapie sous le couvert du médecin acupuncteur du CSRM qui l’a d’ailleurs formé. Il mène avec l’accord du médecin psychiatre quand la nécessité thérapeutique s’en fait sentir pour les patients du CSRM une méthode de relaxation.  A l’unité ambulatoire, toute une batterie de bilans peut être effectuée :           Evaluation médicale Bilan sérologique (VIH, Hépatites A, b, C)Evaluation sport, santé Bilan social 

Tous ces bilans visent à évaluer et à mieux organiser la prise en charge thérapeutique. 

Une permanence professionnelle est effective tous les mercredi de 9h à 12h30, pour un suivi professionnel. Il permet à la personne qui a commencé sa démarche professionnelle en unité résidentielle de poursuivre celle-ci en unité ambulatoire et ainsi consolider son projet socio-professionnel. 

L’USSARD bénéficie de l’assistance de deux emplois jeunes : 

La première est assistante gestionnaire de coopération et de coordination en matière de toxicomanie. Ce qui consiste à organiser des journées d’information et de prévention auprès des jeunes et tout public. 

La seconde s’occupe de l’accueil des patients, de l’accueil téléphonique, elle travaille en partenariat avec l’assistant sociale et assure son remplacement lors de ses congés ou absence. 

Un petit déjeuner thérapeutique est mis en place depuis quelques mois le vendredi matin, cette activité a pour objectif de fidéliser les patients sur les autres jours de la semaine, de créer un espace de convivialité, de rencontre, d’échanges, de communication et mieux préparer le patient pour les consultations spécialisées. 

Cette activité a été créée à l’initiative de l’éducatrice spécialisée, nouvel animateur coordonnateur de l’unité ambulatoire. 

Elle est chargée de l’accueil, de la coordination en interne et en externe, de la dynamisation professionnelle et culturelle. 

Elle accueille et mène des entretiens avec toute personne qui se présente à l’unité ambulatoire et qui présente des problèmes d’addiction : Dépendance à un ou plusieurs produits licites ou non (tabac, alcool, crack, cannabis, héroïne, médicaments, etc.) ; Comportements boulimiques et anorexiques ; Passion du jeu ; Surendettement répétitif ; Autres dépendances.  

Elle accueille des proches et toutes personnes souhaitant une aide, un conseil, des informations, afin de mieux appréhender les problèmes d’addiction et de comorbidité que rencontrent un membre de sa famille, un ami, un collègue de travail, etc. 

L’entretien consiste à faire le point avec le patient sur sa situation familiale, sociale, professionnelle, judiciaire, à décrire l’histoire de sa consommation et des pathologies associées s’il y en a et établir un projet d’accompagnement socio-éducatif. 

Au niveau de la coordination interne, elle l’assure avec l’équipe médicale, sociale, éducative et psychologique du Centre de Soins. 

Elle assure aussi le suivi des dossiers, les échanges sur la prise en charge des patients, les bilans d’évaluation, les réunions de synthèse, réunions de substitution. 

Au niveau de la coordination externe, elle l’entretient avec les travailleurs sociaux du Département (assistantes sociales DISSES, éducateurs de prévention, etc.), avec les acteurs médicaux (médecins généralistes, hôpitaux généraux et spécialisés), avec les Conseillers d’Insertion et de Probation, concernant les patients en obligation de soins et sous contrôle judiciaire. 

En ce qui concerne le suivi des patients, il s’agit d’un accompagnement socio-éducatif qui vise à maintenir une continuité de la prise en charge tout au long du soin en ambulatoire en regard du projet défini que se soit en unité résidentielle ou ambulatoire. 

Au niveau de l’orientation, elle l’assure vers les différents intervenants du Centre, vers d’autres structures médico-sociales lorsque les demandeurs ne relèvent pas du Centre, vers la thérapeute familiale du Centre, lorsque l’entourage familial du patient souhaite une aide ou des conseils. 

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7 août, 2007

Mes activités menées

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 16:26

J’ai été moniteur éducateur faisant fonction d’éducateur spécialisé depuis mon embauche en septembre 1998 au CSRM/Clarac à Fort-de-France et depuis novembre 2005, je suis éducateur spécialisé de plein exercice.

 A ce titre, j’ai les mêmes attributions et responsabilités que mes collègues ; je participe donc a toutes les réunions institutionnelles, synthèses, formations, etc. Je suis en charge en permanence de quatre résidants en référence, c’est-à-dire, que, avec une autre collègue (binôme), je suis chargé de la prise en charge individuelle et du projet de séjour de ces derniers.  C’est à partir de ce projet de séjour que nous allons pouvoir asseoir la prise en charge, elle nous donne un cliché de toutes les difficultés et problématiques de nos résidants.  En outre, au même titre que mes collègues, je suis aussi au fait de la prise en charge groupale de tous les résidants, c’est-à-dire, tout ce qui intéresse la vie en collectivité et le mal être du moment des intéressés. Je suis chargé plus spécifiquement auprès d’eux de diverses activités qui sont en totale adéquation avec le projet institutionnel, le protocole de soins, le règlement intérieur et bien entendu leur projet de séjour. C’est une mission d’encadrement qui requiert de la disponibilité, de la présence, de l’écoute, de la patience et des connaissances de la personne toxicomane. Mes activités exercées et maîtrisées sont les suivantes : 

La première activité est « la randonnée », je l’exerce depuis mon embauche en 1998, j’ai à ce propos effectué une formation en Guadeloupe lors de ma préparation au diplôme de moniteur éducateur.

Cette activité a évolué puisque j’y ai incorporé une seconde activité « intervention en tabacologie » basée sur des actions visant à sensibiliser nos publics sur les méfaits et  dangers du tabac. J’ai effectué en ce sens une formation au CHU de Fort-de-France au cours d’un DU Toxicomanie, Addictions et Dopage

J’ai aussi à ce sujet bénéficié d’une formation Toxicomanie, Addiction et Santé mentale, mis en place par le CMPES avec le concours de la DSDS.

Elle est en parfaite adéquation avec l’activité randonnée qui vise elle à permettre à notre population de retrouver la forme physique, la santé, alors qu’elle (intervention en tabacologie), permet à notre public de prendre conscience des dangers encourus et qui risquent de mettre en difficulté cette santé. 

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En outre, je m’évertue au travers d’une activité « informatique » à donner à nos résidants les rudiments de base en la matière, dans l’optique d’un éventuel projet professionnel ; tout ceci s’inscrit dans le droit fil du « volet réinsertion » de notre accompagnement.                                                                                                                                                 

Une activité « jardinage » est aussi de mon ressort, il s’agit pour moi de toujours garder notre structure belle, propre et agréable à vivre, elle s’inscrit aussi dans le volet réinsertion de notre accompagnement socio-éducatif (goût de l’effort, jouissance du travail bien fait, entraide, solidarité, temps occupationnel, satisfaction personnelle, etc.) 

Enfin, en compagnie d’un autre collègue, je mène une activité qui vise toujours dans le cadre de l’embellissement de la structure, à la décorer avec des œuvres d’art élaborées par nos résidants dans son atelier « artisanat d’arts plastiques » Ces œuvres sont faites à partir de photos de la Martinique « an tan lontan » et de matériaux de récupération. Cette activité a pour intitulé : « CSRM – Décoration & Patrimoine », elle s’inscrit de même dans la démarche réinsertion. photo12.bmp  

Je les développerai par la suite une à une.

Le Public accueilli

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 16:10

Selon l’Organisme Mondial de la Santé (OMS), la toxicomanie est associée à : Un désir ou un besoin invincible de consommer une substance ; 

Une tendance à augmenter la dose (tolérance) ; Une dépendance psychologique et souvent physique à l’égard des effets ; Des conséquences (émotives, sociales, économiques) nuisibles. 

En 2000, les structures spécialisées de Métropole ont en projet la transformation de leur raison sociale « Alcoologie » ou « Toxicomanie » ou « Tabacologie » en « Addictologie »Le CSRM de Martinique « modeste pionnier » reçoit d’ores et déjà des personnes ayant des problèmes avec : 

            L’alcool             Le tabac             La cocaïne et le crack             L’héroïne et la codéine 

            Le cannabis             La nourriture (boulimie)             Le jeu pathologique, etc. 

Nous retrouvons donc, des personnes ayant une dépendance à un et /ou plusieurs produits, crack, cannabis, alcool, héroïne, etc. Nous accueillons aussi, des personnes qui présentent des comportements addictifs, drogues, anorexie, boulimie, jeu, sexe, etc. De même, nous recevons des patients qui ont une problématique de pathologies associées à leur toxicomanie, sida, hépatites, tuberculose, etc. 

Nous sommes amenés de plus à recevoir de plus en plus des populations dites « comorbides », c’est-à-dire, des personnes qui présentent en ce qui nous concerne une double problématique toxicomanie/santé mentale. Enfin, la loi sur l’exclusion, nous fait obligation de recueillir des « SDF » qui manifestent des comportements toxicomaniaques. Les problématiques sont donc diverses et complexes, tant par l’aspect toxicomanie que par l’aspect santé mentale, mais aussi par rapport aux autres pathologies associées et bien entendu par l’aspect de désocialisation qui en découle. 

Le Centre de Soins reçoit une majorité d’hommes (80%), et de femmes (20%) âgés de 18 à 50 ans, 60 % ayant entre 20 et 30 ans. La plupart d’entre eux vivent chez leurs parents ; cependant, certains habitent aussi sur les lieux de consommation de drogues. Les autres sont logés de façon précaire chez des amis, parfois dans des squats, ce qui semble difficile à avouer. 

Même si tous les milieux sociaux sont touchés par le phénomène de la drogue, force est de constater que les milieux dits « défavorisés » où le chômage et la précarité sont accrus, fournissent la majorité des patients du CSRM (bilan ASI de Micheline VERDAN, psychologue au CSRMLa situation familiale des individus est aussi très variable. La majorité des patients est célibataire, certains vivent en couple et beaucoup ont des enfants dans plusieurs foyers (bilan ASI)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Le niveau d’étude est très faible. Certains patients sont quasi analphabètes, tandis que d’autres ont un niveau d’études pouvant aller jusqu’au BAC (étude ASI) Ils peuvent être ouvriers, employés de bureau, chef d’entreprises, fonctionnaires, etc., cependant, lorsqu’ils arrivent au CSRM, 90% d’entre eux ont quitté ou perdu leur emploi, donc le circuit professionnel à cause de leur consommation. 

Venir au Centre de Soins, ce n’est pas accepter de changer de vie d’emblée, c’est accepter de rencontrer l’équipe médicale, éducative et les psychiatres. Pour la plupart d’entre eux, il s’agit souvent de leur première démarche auprès d’un centre de soins spécialisés pour demander de l’aide et parler concrètement de leur toxicomanie, de leur souffrance et/ou de leur délinquance. 

Les toxicomanes ont rarement confiance en les autres, d’où la résistance d’utiliser un groupe de soutien. Il nous apparaît nécessaire de montrer qu’un groupe est plus fiable qu’une personne seule. Beaucoup de nos résidants s’illusionnent et pensent encore contrôler la situation. Il est évident qu’aussi longtemps qu’ils s’accrochent à cette illusion, ils ne pourront pas reconnaître leur 1ère étape (je suis impuissant devant ma dépendance) « Nous pensons en outre que l’égoïsme et l’égocentrisme sont les causes de nos problèmes. La dépendance nous pousse à écouter notre égocentrisme plutôt que notre amour ou générosité naturelle. » 

Le sujet est souvent au stade de la dénégation, donc, une remise en question à ce niveau est parfois utile (RésistancesBeaucoup de résistances à la lecture, les travaux ne sont pas faits souvent, malgré les vives recommandations. 

On peut aussi regretter que certains sujets soient sous contrainte (injonctions thérapeutiques, obligations de soins), cela ne facilite pas les choses. D’autres sont parfois venus afin de reprendre des forces physiques pour recommencer leur « lutte » avec le produit de consommation, n’ayant pas pour leur part capituler. 

Du point de vue clinique, nous pouvons observer d’une manière générale dans notre population hébergée toutes dépendances confondues, la symptomatologie suivante : Crises d’angoisses et d’anxiété, Troubles de l’humeur (mélancolie, irritabilité, agressivité, etc.) 

Troubles de la personnalité (délire, paranoïa, pensées obsessionnelles, etc.) Troubles du comportement (anorexie, boulimie, baisse de la vigilance, etc.) Tremblements des mains, sueurs, Trémolos. 

Une personne alcoolique ou dépendant à un autre produit psychotrope possède plusieurs des caractéristiques suivantes. Ces traits peuvent aussi décrire les personnes ayant une dépendance à la sexualité, à l’amour, à la bouffe.             Suprématie de l’instant présent 

            Grande impulsivité.             Intolérance à la frustration.             Recherche du plaisir immédiat.             Peur viscérale de déplaire, d’être jugé négativement, d’être rejeté. 

            Fonctionnement psychique égocentrique.             Dépendance ou contre dépendance affective.             Tendance à l’attribution externe.             Inhabileté à cultiver des relations interpersonnelles. 

            Fuite de l’intimité.             Pauvreté des sources de plaisir épanouissant.             Isolement et solitude.             Peu de contact réfléchi avec ses affects. 

            Confiance en soi instable.             Image de soi négative.             Malaise à se retrouver seul avec soi-même. 

Il faut savoir au sujet de la toxicomanie que les drogues qui affectent l’esprit sont des anti-douleurs. Pour que des drogues soient attrayantes pour quelqu’un, il doit tout d’abord y avoir de la tristesse sous-jacente, un sentiment de désespoir, ou de la douleur physique. L’individu boit ou essaye des drogues. L’alcool ou les drogues semblent régler son problème. Il se sent mieux. Parce que maintenant il semble plus capable de s’occuper de sa vie, les drogues prennent de la valeur à ses yeux. 

Le toxicomane essaiera maintenant de cacher à ses amis et à sa famille le fait qu’il prend de la drogue. Il commencera à souffrir des effets de sa propre malhonnêteté et de sa culpabilité. Il peut devenir solitaire et difficile à raisonner. Il peut se conduire étrangement. 

Plus il boit ou se drogue, plus il se sentira coupable, et il deviendra de plus en plus déprimé. Il sacrifiera son intégrité personnelle et, éventuellement, mentira et volera pour financer son besoin de boissons ou de drogues. Ses relations avec ses amis et sa famille, de même que son rendement au travail, déclineront de façon marquée. Les drogues et l’alcool sont maintenant les choses les plus importantes dans sa vie. Il a sacrifié inutilement son travail, gaspillé les économies de toute une vie, ses rêves et ses ambitions, tout cela dans un effort pour maintenir les effets de soulagements physiques et émotionnels qu’il a obtenu dans le passé avec les drogues. Mais, ironiquement, sa capacité à vivre des  » hauts  » grâce à l’alcool ou aux drogues, décroît à mesure que son corps s’habitue à la présence de produits chimiques étrangers. Il doit en prendre de plus en plus et il ne peut plus s’en passer pour être capable de fonctionner.  Puisqu’il continue à boire et à faire usage de drogues, son corps continue à s’habituer à la présence des drogues. C’est à ce moment que le nouveau toxicomane commence à faire l’expérience du manque de drogue. Il connaîtra une obsession irrésistible de se procurer et de consommer ses drogues et fera n’importe quoi pour éviter la douleur de ne pas en avoir. Il a franchi une ligne invisible. Il est maintenant un toxicomane, aux drogues ou à l’alcool. 

Au fur et à mesure que son accoutumance à l’alcool ou à la drogue progresse, il deviendra de plus en plus hagard et porté à être malade. Il connaîtra des hauts et des bas émotionnels provoqués par les drogues ou l’alcool, ce qui pourra en réalité être pris à tort pour de la maladie mentale. L’individu peut paraître très en forme et enthousiaste quand il est sur un  » haut  » mais, lorsque les drogues se retirent, il devient déprimé et léthargique. Il peut sombrer dans une dépression provoquée par les drogues.   À ce point, le toxicomane est piégé dans le cercle vicieux d’une spirale descendante. Il fait face au problème de devoir trouver de l’argent pour se procurer de la drogue et tenter de paraître normal face à ses amis, sa famille et son employeur. Qu’il veuille arrêter ou non, il est maintenant piégé. Maintenant, les drogues dont il abuse l’auront changé aussi bien physiquement que mentalement. La dépendance de longue durée à l’alcool et aux drogues peut entraîner un changement de personnalité chez quelqu’un. C’est ce qu’on appelle la personnalité biochimique. Voici quelques-unes de ses caractéristiques : - Sautes d’humeur
- Manque de fiabilité. Incapacité à finir des projets.
- Rancune inexprimée et haines secrètes.
- Malhonnêteté. Mensonges à la famille, aux amis, aux employeurs.
- Retiré par rapport à ceux qui l’aiment. Isolement.
- Peut apparaître chroniquement déprimé.
- Peut commencer à voler la famille et les amis. 

Les toxicomanes ne peuvent pas s’arrêter de prendre des drogues pour deux raisons que voici :  « Les phénomènes de manque causés par les résidus de drogues qui restent dans le corps »  « La personnalité biochimique causée par les drogues et le style de vie du toxicomane » 

La Structure

Classé dans : Mon Institution — CATORC Charles @ 15:05

Je vous présente mon lieu de travail, j’y suis depuis 1998 et j’exerce en tant qu’éducateur spécialisé; il s’agit du : 

CSRM

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Le Centre de Soins et de Réinsertion de la Martinique (CSRM) est dans le langage administratif un « CSST en ambulatoire », un « centre thérapeutique résidentiel », une « unité d’hospitalisation » et une « permanence d’accueil » avec traitement de substitution pour ce qui concerne le site de Clarac.  Il fournit donc une large palette de soins mais il s’est également impliqué dans la prévention, dans la formation et la recherche. 
C’est un département qui comporte trois unités :                                                                                                                                          

 Une unité de soins en ambulatoires (USSARD)

Elle reçoit en consultations des personnes ayant des problèmes d’addictions : 

- Consommateurs de drogues, de médicaments, d’alcool, de tabac, de dopants. 

- Comportements boulimiques et anorexiques 

- Passion du jeu 

- Surendettement répétitif 

- Autres dépendances. 

Une unité avec hébergement 

Elle reçoit tous ceux pour lesquels un séjour institutionnel est nécessaire et possible, ce quel que soit leur toxicomanie. Elle assure un encadrement et une prise en charge intensive pendant trois mois le plus souvent, mais pas toujours puisque la durée du séjour dépend de l’évolution du sujet toxicomane.                                                                                

Une unité de traitements de substitution et de réduction des risques, qui est chargée :                                                                                                                                              

- Des traitements de substitution par la Méthadone et le Subutex pour les toxicomanes auxopaciés.                                                                                                                                           

- Des actions de réduction des risques en étroite collaboration avec l’USSARD, l’ECIMUD.                                                                                                                                                 

Toutes les dépendances à une substance ou à un comportement relèvent du CSRM, mais ne relèvent pas forcément de l’unité d’hébergement. Ces trois unités bénéficient d’une équipe multidisciplinaire commune à compétences psychologiques, éducatives, médicales, psychiatriques, sociales, psychanalytiques, cognitives, comportementales et pédagogiques. Aucun préalable n’est exigé pour l’admission. La personne toxicomane est toujours accueillie sans jugement et écoutée pleinement.                                                                       

Les indications de l’admission en hébergement sont les suivantes :                              

1)    La toxicomanie au crack est sévère,  2)    Il n’y a aucun soutien de l’environnement,  3)    Plusieurs traitements ambulatoires ont été mis en échec par des rechutes, 

4)    Il existe une dépendance concomitante à d’autres drogues ou une « comorbidité » somatique ou psychiatrique. 

 La prise en charge en hébergement comporte deux volets :  1)    Un volet de fond qui est constitué de l’attitude envers les toxicomanes, d’égal à égal et empreint de respect pour ces personnes qui ont le courage de se lancer dans l’aventure d’une vie sans drogues.                                                                                      2) Un volet d’interventions techniques, hospitalisation au CHU,  hébergement au Centre, relaxation, psychothérapie d’inspiration psychanalytique, acupuncture, psychothérapie cognitivo-comportementale, activités éducatives avec les éducateurs de l’hébergement, consultations médicales, recours à l’alcoologue, instauration ou poursuite d’un traitement de substitution pour les toxicomanes aux opaciés, etc. Les résidants ne sont pas chez eux, ils sont les invités des thérapeutes. S’agissant d’une addiction pour laquelle il n’y a pas de traitement de substitution, favoriser l’abstinence est l’une des priorités du Centre de Soins.  Dès son admission, le résidant possède le programme de séjour. Le contrat proposé est le suivant :  - Pas de médicaments, sauf indication médicale, - Pas de violence,              - Pas de visites, 

Une fouille est effectuée à l’entrée qui marque la fonction de cadre protecteur de l’institution.  La durée du séjour s’étend sur une période de trois mois. A tout résidant est attribué une référence de deux éducateurs travaillant en binôme et qui sont les garants de la prise en charge du dit résidant. La prise en charge en hébergement se réalise sur trois axes d’intervention :            

a)   Le Lâcher Prise 

C’est une technique qui consiste à évacuer les blocages, à se libérer de ses angoisses, à réapprendre à articuler le physique, reprendre confiance en soi.  Il s’étale sur trois semaines et comporte le programme suivant :   

Groupe de parole 

Cure d’eau et de tisane, 

 Randonnée, 

Aquagym, 

Relaxation-respiration, 

Remise en forme, 

Massage par l’eau, 

Taï-Chi, 

Temps de parole, 

Entretiens pour l’élaboration de projet de sortie, 

Programme oriculo thérapie « NADA » avec acupuncteur,  Rencontre avec la famille, 

Groupe d’entraide. 

b)   Le travail sur la dépendance 

Il consiste en une prise de conscience de la toxicomanie, un maintien de l’abstinence et une acquisition d’outils de lutte contre la rechute. Il se fait à partir du second mois, à travers diverses activités telles que :  Temps de parole, Réflexion, jeux de rôle, Entretien cognitif, Dessin,  Peinture, Hygiène de vie et soins esthétiques, Relaxation, Artisanat d’art, Rythme et expression musicale, Sport, etc. Est proposé en outre des règles de conduite durant la cure : Règle d’hygiène alimentaire, Règle d’hygiène corporelle, L’abstinence totale de toute boisson alcoolisée, l’abstinence totale de toute drogue, prise de médicaments uniquement sur ordonnance médicale, ne pas abuser des excitants (pas plus de deux tasses de café/jour), arrêter la consommation de tabac, n’usez que très modérément les épices telles que piments, poivre, etc.                      

c)   La réinsertion professionnelle                                                                                      

La dépendance toxicomaniaque se traite par le soin médico-psychologique et les techniques de prévention de la rechute, mais est aussi en fonction de la situation sociale et professionnelle de l’individu. 

Afin de répondre à cette problématique, au cours du troisième mois des démarches de réinsertion sont réalisées avec les partenaires suivants :  ANPE, Sécurité sociale, RMI, AFPA,  P.L.I.E, C.L.I,  Chantiers école, etc.                                                        

LE TRAVAIL SOCIAL                                                                                                                  

Ce travail d’insertion professionnelle est réalisé depuis fin 1998 au CSRM, c’est dire que les éducateurs ont intégré le travail social dans leur pratique.  Ce travail est conçu non pas comme un complément venant parfaire une prise en charge, mais comme partie intégrante de la prise en charge. Le sujet est invité à réfléchir à sa réinsertion dès le début de la prise en charge. Il vise à obtenir des allocations au toxicomane qu’à lui donner les moyens de se responsabiliser. L’amélioration de la situation sociale du sujet dépend de lui. Il est l’acteur de sa progression, avec notre aide. Ce n’est pas à nous de lui trouver un emploi, nous l’aidons à le faire. C’est évidemment un travail intégré à celui des autres intervenants du CSRM, un travail d’équipe.                                                                                                 

 L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL                                                                                             

Au sein du CSRM, l’assistante sociale doit mettre en œuvre, toutes les actions de conseil, d’information, d’orientation, de soutien, de protection et de prévention auprès des personnes accueillies.  Elle doit tenir compte de la problématique du patient toxicomane. Pour cela, elle doit organiser et adapter sa démarche d’accompagnement social, en concertation avec l’équipe éducative, médicale et paramédicale du centre. Elle participe ainsi, à la définition du projet thérapeutique. 

 LA PLACE DE L’ACUPUNCTURE En hébergement, l’acupuncture facilite l’intégration du patient au Centre, réduisant pendant sa période initiale, l’anxiété et les troubles du sommeil.  Au-delà, et plus généralement, l’acupuncture accompagne la restauration du patient en donnant des réponses symptomatiques de qualité aux multiples demandes corporelles. Elle fournit parfois aussi une aide efficace à l’équipe éducative pour la gestion de certaine situation de crise. 

HIERARCHIE  Le CSRM est un service rattaché au CHU de Fort-de-France qui en est le gestionnaire. Monsieur Frantz VENTURA est le Directeur Général. Monsieur Jacques LAHELY, le Directeur des ressources humaines. Nous retrouvons ensuite Mme PERRONNETTE-DAVILA qui est le chargé de communication et responsable de toutes relations entre la structure et la direction du CHU. 

ORGANISATION INTERNE  Le chef du projet et concepteur est le Professeur Aimé CHARLES-NICOLASMme Jocelyne CALABER est le cadre socio éducatif responsable, elle est chargée du fonctionnement de la structure et est le garant du projet. Son travail consiste en outre à : - Superviser les bilans de prise en charge - Animer les synthèses - Prévoir les besoins en formation du personnel - Accompagner les membres de l’équipe dans leurs démarches éducatives et les amener à transformer celles-ci en actes thérapeutiques. - Assurer la formation quotidienne de l’équipe. - Construire des outils thérapeutiques et d’évaluation, avec les membres de l’équipe afin qu’ils se les approprient.  - Construire un réseau de partenaires et promouvoir la prévention primaire : « former et informer les populations d’adultes et de jeunes enfants à propos des toxicomanies » - Participer à l’élaboration de technique de soins adaptés et d’outils de prévention avec des partenaires médicaux, socio culturels, enseignants et politiques. - Etre sur les quartiers chauds avec les personnes toxicomanes et faire le lien avec le centre de soins.                           Et d’une façon générale, participer à tout ce qui renforce le lien social.                                                                                                                                                       

Mr Daniel AGLAÊ est son adjoint (éducateur responsable), il est chargé plus particulièrement de tout ce qui intéresse la prise en charge des résidants (garant du projet individuel), du planning du personnel éducatif et les relations avec la hiérarchie. Nous retrouvons un pôle de médecins (un psychiatre, un généraliste acupuncteur, un généraliste interne, un psychologue, un généraliste chargé des analyses médicales, un alcoologue)                                                                                                                                                

Le médecin psychiatre est responsable du soin thérapeutique, il est porteur de propositions de directives au niveau de l’équipe éducative et de soins. Dans sa méthode de travail, il a mis en place une méthode de séance de consultations avec le regard et la présence de l’éducateur.  Le médecin généraliste est aussi acupuncteur et médecin de sports, il est chargé des bilans de santé des résidants et transmet au reste de l’équipe les symptomatologies observées (somatisation, angoisses, phobies,)                                                     

 Notre psychologue est chargée de faire une évaluation de notre population par le biais de l’ASI*, Addiction Severity Index ; c’est un outil multifactoriel des comportements liés à l’usage de l’ensemble des substances psychoactives pouvant donner lieu à dommage et dépendance.  Une assistante sociale plus particulièrement chargée du travail de liaison pour l’aspect social du projet individuel du résidant.                                                                                                                                                  

Un pôle d’infirmiers (infirmiers diplômés d’état, un infirmier chargé de la gestion de la méthadone), mais aussi chargés de l’état de santé des résidants, de l’hygiène de vie et du lien avec les médecins.  Des éducateurs spécialisés, chargés de l’accompagnement des résidants, garants de la prise en charge individuelle et collective.  Des aides-soignants effectuant les services de nuit. Le personnel administratif est composé de deux secrétaires et d’un économe.   dsc2681.jpg*ASI : il explore sept secteurs déterminants de la qualité de vie sur deux périodes de référence (toute la vie/30 derniers jours)  

  • Un entretien semi structuré 
  • 170 questions ; 240 items 
  • un des outils les plus utilisé au monde dans le domaine de la toxicomanie car il est fiable, détaillé, validé, pertinent dans la pratique clinique. 

Il sert pour évaluer les besoins en traitement, Pour évaluer la sévérité de l’état de l’usager, Pour un individu, Pour une institution, Pour un traitement, Pour la clinique,  Pour la recherche.  

 

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