Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

17 janvier, 2008

Ma vie d’adulte – Aujourd’hui

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 17:53

A peine mon diplôme de moniteur-éducateur en poche, une autre femme, Mme France-Line FANON m’offre la possibilité  de travailler sur un poste de remplacement à l’IDA (Institut des Déficients Auditifs) au quartier Champflore au Morne-Rouge.

Celà tombait très bien car je résidais à l’époque dans cette magnifique commune.

Il faut dire que cette dame était responsable déjà de ma formation à l’IFMES et connaissant mes compétences, mon allant et ma disponibilité, elle m’a offert tout simplement cette opportunité.

Pendant huit mois, j’oeuvre donc au sein de cette structure qui accueille une population d’enfants et de jeunes sourds et malentendants.

Ces enfants étaient pour les plus jeunes scolarisés sur place et pour ceux qui relevaient du secondaire, dans le collège de la commune.

Ces enfants sont renvoyés dans leurs foyers le week-end, un service de bus se charge de leur déplacement.

Cet épisode se termine en septembre 1998 où, je suis approché par un ami Pierre-Yves BERNABE qui me fait savoir qu’un autre ami (Daniel AGLAË) qui travaille Centre de Soins et Réinsertion de la Martinique désire rentrer en contact avec moi.

Chose faite, il me fait savoir qu’il y avait un poste vacant dans ladite structure et que je présentais le profil même si je n’étais pas encore titulaire du diplôme d’éducateur spécialisé. Mais étant donné que j’étais déjà en possession de la sélection pour faire la formation que celà ne posait pas de problèmes majeurs.

Il faut dire aussi que pendant ma formation de moniteur-éducateur que j’avais déjà approché le public toxicomaniaque par le biais d’un stage long dans un Centre de Prévention en milieu ouvert au quartier Trénelle à Fort de France et qui dépendait de l’ADAFAE.

Il me met donc en contact avec les responsables de cette structure et effectivement, m’était alors proposé le poste; après quelques temps de réflexion j’acceptais, car j’avais la promesse d’aller en formation, mais il faut dire aussi qu’il y avait la perspective de travailler avec des renommées comme par exemple le professeur Aimé CHARLES-NICOlAS, j’ai vu vite là une opportunité pour moi de progresser, de m’enrichir tant sur le plan personnel que professionnel et celà m’avait beaucoup enthousiasmé.

Je laissais donc l’IDA non sans amertume, mais, avec l’assurance de travailler avec des professionnels chevronnés, mon chagrin s’est vite envolé.

J’intègre le CSRM au mois de septembre 1998 et j’y suis jusqu’à ce jour; bien d’eaux ont coulées sous les ponts.

Mais ceci est une autre affaire à laquelle je consacrerais un autre chapitre; donc à suivre !!

4 novembre, 2007

Ma vie d’adulte (3ème Partie) 2-Ma Formation d’éducateur

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 10:55

Ma première année d’études terminée, j’ai eu l’assurance de mon passage en deuxième année et je reviens passer quelques mois de vacances au pays.

J’avais reçu l’affirmation de mon logement pour cette deuxième année de la part de ma mécène (je garde l’anonymat de cette personne, elle se reconnaîtra surement si jamais un jour elle me lit), mais j’avais tout de même parlé de mes difficultés à ma directrice de formation en Guada, Mme ALEXIS.

Cette première année avait déjà commencé à me transformer, à me métamorphoser même si notre situation financière était encore des plus graves; en effet, je devenais plus calme, plus posé et cherchant toujours à trouver des éléments de réponse aux diverses problématiques qui se posaient à moi, mais aussi à mon entourage, à mes proches.

L’emprise de la démarche éducative était en train tout simplement de s’opérer sur ma personne. J’en éprouvais un grand plaisir, une réelle jouissance, je commençais à voir la vie, le monde différemment; la souffrance des gens, du monde apparaissait de manière plus claire à mes yeux.

Je savais que j’aurais eu un jour quelque chose à faire, mais je ne pouvais pas encore savoir comment celà allait-il se présenter, sous quelle forme, dans quel domaine, mais celà était d’une évidence à mes yeux, dans mon esprit, dans mon coeur.

Dès mon arrivée, Mme ALEXIS me faisait savoir qu’elle m’avait trouvé comme promis, un logement aux Abymes, chez une amie à elle qui répondait au nom de Mme AMEDIEN.

Cette dame me reçut et accepta effectivement de me loger pour une somme vraiment modique que je qualifierais de symbolique d’ailleurs. Etant très bien logé et nourris, je me jetais à corps perdu dans mes études pendant toute cette dernière année et dans mon for intérieur, je me disais : « Tu as été aidé de part et d’autre (Martinique et Guadeloupe) et ce pratiquement rien que par des femmes, tu dois non seulement réussir, mais tu doit être le premier, tu leur dois bien celà à ces dames »

D’autant que Mme AMEDIEN a mis beaucoup de moyens à ma disposition comme par exemple l’utilisation de sa bibliothèque, de même, elle m’a conseillé pour l’élaboration de fiches de révision, elle m’a suggéré et permis de créer un groupe de révision chez elle et par dessus tout, elle m’a gâté de ses merveilleuses grillades pendant l’année écoulée.

Je me suis présenté à l’examen en Martinique car c’était l’époque où la Guadeloupe se dotait de son propre Rectorat et la date de notre examen avait été retardé, je ne pouvais donc resté en Guadeloupe pendant tout le temps d’attente.

Je suis donc sorti Major de la promotion sur l’ensemble des deux départements, j’en suis très fier et je tiens encore ici remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui y ont contribué et celà quelque soit à leur niveau respectif.

Je ne vous oublierai jamais et vous serez toujours dans mes prières.

God bless you!!

15 octobre, 2007

Ma vie d’adulte (3ème Partie) 1-Le chômage

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 15:51

A ma reprise de service à mi-temps thérapeutique en janvier 93,  le nouveau directeur de la SMTL décide de faire des coupes sombres dans la société pour faire face aux nouveaux moyens technologiques, modernes qui arrivent sur le marché martiniquais et qui dit-il porteront préjudices aux transitaires de la place.

Il décide alors de me compter dans le nombre de personnel licenciable et de ce fait, je me retrouve sans travail avec en surplus mon problème de santé.

Comment cet homme qui ne me connaissait pas, qui ne savait pas comment je m’étais donné dans cette société s’était-il permis de me licencier de cette manière?

J’avais reçu un énorme coup sur la tête car je le répète, je suis parti très tôt de chez ma mère pour travailler et j’ai consacré 17 ans de ma vie dans cette société de transit.

L’avant dernier directeur m’avait même fait décerné par la Préfecture de la Martinique la médaille d’argent du travail pour 15 ans de bons et loyaux services. Celà m’a fait une belle jambe. 

Ma période de chômage aura duré quatre ans, pendant deux longues années, j’ai trimé, « galéré », frappant à toutes les portes des autres transitaires de la place, mais aussi dans d’autres secteurs.

De plus, les indemnités qui m’étaient versées par l’ASSEDIC étaient dégressifs et après deux ans, je voyais les sommes se réduirent comme peau de chagrin.

Mon caractère et mon comportement ont changés, j’étais devenu invivable selon mes proches, agressif, irritable, irascible, j’avais tendance à m’isoler, à m’éloigner de mes proches, de mes amis; je fumais de plus en plus et me réfugiait volontiers dans l’alcool, ce qui n’était pas fait pour améliorer mon caractère.

J’avais perdu ma dignité, ma fierté, ma personnalité, je n’étais plus rien et j’ai quand même eu la présence d’esprit de remarquer après bien des remontrances de mon épouse, que ce monstre qui s’appelait « chômage » était en train de faire de moi aussi un monstre.

 Et que ce monstre chômage me précipitait assez vite dans une fosse abyssale d’où j’aurais eu bien sur d’énormes difficultés à en sortir.

Alors, j’ai prié le Seigneur, et puis, au moment où je m’y attendais le moins, au pire de mes difficultés, de mes angoisses, de mes peurs est apparu la lumière, le Seigneur a entendu mes souffrances et a répondu à mes appels.

En effet, dans mon sommeil, une nuit, il y a eu une présence dans ma chambre et j’ai entendu une voix qui  me commandait de me rendre à l’ANPE dès le lever du jour; j’étais dans tous mes états et ne parviens à me rendormir.

Je doutais tout de même et n’osais trop y croire, que j’allais enfin retrouver du travail car cette démarche à l’ANPE, je l’effectuais assez souvent et elle était toujours couronnée d’échecs.

Cependant, je m’y suis tout de même rendu et là, après avoir consulté les annonces qui s’avéraient encore fois négatives, je m’apprêtais à m’en aller lorsque une dame m’interpella et me fis entrer dans son bureau.

Elle me demanda de lui expliquer ma situation et après m’avoir écouté longuement elle me proposa de faire ce que l’on appelle une SOA, c’est-à-dire, une session d’orientation approfondie, ce qui déterminerait mon meilleur profil professionnel.

Dès la semaine qui suivait j’étais inscrit et à la fin de cette session qui dura 6 jours, il en résultait que c’était celui d’éducateur spécialisé (DEES) qui s’imposait.

N’étant pas titulaire d’un bac, il me fallait donc passer par l’obtention du diplôme de moniteur éducateur (CAFME), le certificat d’aptitudes aux fonctions et métiers d’éducateur.

J’ai donc aussitôt passé la sélection et une fois que je l’ai eu, l’IFMES me faisait savoir que la formation se déroulerait en Guadeloupe en tronc commun avec les élèves éducateurs spécialisés dans un premier temps.

Je n’ai pas le sou, je ne connais personne en Guadeloupe qui aurait pu me loger et puis j’ai pensé à un de mes anciens profs, mais néanmoins ami qui m’enseignait à l’époque de ma période au CREPS, M. Antoine CHERUBIN dit « Toutoune » affectueusement par tous ceux qui le côtoyait et qui était devenu entretemps directeur du CREPS.

L’ayant touché par téléphone, il me laissa entrendre de venir le voir dès mon arrivée sur le sol Guadeloupéen, qu’il allait trouvé une solution à mon problème.

Dès lors, il me fallait régler le problème du billet d’avion, je me rendis donc un beau matin à l’agence de voyages SMCR près de la place de la Savane à Fort de France.

Toutes les commerciales étant occupées, je m’assois pour attendre mon tour, quelques minutes après une porte s’ouvre et une dame très serviable me demande de venir dans son bureau.

Je lui raconte ma situation et cette dame me dit tout simplement, je la cite : « écouter, je vous offre un billet aller-retour sur la Guadeloupe et vous me paierez quand vous pourrez ».

Cette dame était la patronne, Mme De La houssaye, je crois avoir bien écrit son nom.

Arrivé en Guadeloupe, je me rends donc au CREPS où « Toutoune » me reçoit et me loge en me disant :  » pa kassé tet aw ti mal, sé yon a lot » (ne te tracasses pas garçon, on doit s’aider mutuellement).

J’y suis resté tout de même trois mois, mais, là par contre, aussi bizarre que celà puisse paraître, c’est une dame qui a milité pour mon départ, semble-t-il que ma présence gênait quelques autres personnes de l’administration, des pressions ont été exercées sur moi et j’ai du m’en aller vers d’autres cieux plus accueillants.

Je n’étais pas inquièt pour autant, car je sentais cette force, cette présence qui cheminait à côté de moi.

Je me suis rendu à l’Ecole Normale aux Abymes et là encore, le Tout-Puissant a placé une dame sur mon chemin, elle m’a logée dans un studio sans aucun autre étudiant et j’ai pu finir ma première année de scolarité en toute quiétude.

A suivre…

1 octobre, 2007

Ma vie d’adulte (2ème Partie) 1976-1993 (2)Bonheur et toujours galère

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 11:43

En 1981, le 13 janvier, arrivait dans notre foyer notre second fils, Pascal Tilly, grande joie dans notre existence.

Tout de suite, un an pratiquement après, naissait notre troisième enfant, notre fille Caryle Olga; notre bonheur était complet car c’était notre souhait d’avoir au moins une fille. En tant que père, j’étais sur ce point-là un homme comblé.

Entre-temps, en mars 81, je fus victime d’un terrible accident de la route à l’entrée de la ville de Saint-Pierre; traumatisme crânien avec perte de conscience. je n’ai eu mon salut ce jour-là qu’au passage d’un ami (Nazaire ROME) sapeur-pompier à la ville de Fort-de-France qui je ne sais quelle force avait déviée de sa route habituelle, celle de la Trace qui mène au Morne-Rouge.

Ce dernier apercevant l’attroupement se rapproche du véhicule mais ne reconnait pas, j’ai eu la présence d’esprit de lui montrer mes papiers pour qu’il se rende compte qu’il s’agissait de moi. A ce moment, il demande à ses collègues de St Pierre de faire appel à l’hélicoptère pour m’acheminer sur l’hôpital Clarac. Je suis alors dirigé par les pompiers sur le site du sanatorium du Carbet où l’hélico me prends en charge.

Après un séjour à l’hôpital, je pars en convalescence chez mon frère aîné Yves à Trinité et là, je me remets doucement de mes différents traumatismes.

Pendant toute cette période qui nous amène à 1993, année qui reste pour moi une année des plus sombre de ma vie, j’ai tout de même oeuvré dans d’autres domaines.

En effet, sur le plan associatif, je me suis aussi impliqué dans diverses horizons.

Tout d’abord, en 1989, avec mes amis Christian LOISEAU et Alex NEMORIN et à l’instar du Père MIRTA curé de la paroisse du Morne-des-Esses, nous fondons l’association ALCS et nous recevons assez vite l’apport de quelques autochtones qui nous aident à booster notre association.

L’Association Loisirs Culture et Sports du Morne-des-Esses qui a pour ambition de s’occuper d’enfants très défavorisés du quartier, de la commune et même de ses environs.

Il s’agissait de prendre en charge des enfants au travers de colonies de vacances, de centres aérés, de manifestations sportives, etc.

Nous avons de ce fait pu faire sortir ces enfants du département et de les emmener en colonie de vacances dans des pays comme : Sainte-Lucie, Barbade, Paris, etc.

L’association étant jeune et ne disposant pas de subventions, nous avons donc organisé diverses manifestations afin de récolter des fonds comme entre autres : vente de gateaux à la sortie des messes (confectionnés par nous-mêmes et d’autres membres), tenue d’ajoupa lors de fêtes patronales, soirées dansantes, démarches à la recherche de sponsoring, etc.

J’ai été le trésorier de l’association tout en exercant des fonctions d’animateur, d’accompagnateur, de responsable de la sécurité lors de nos divers déplacements.

Actuellement, j’ai pris du recul, mais cette association vit toujours.

Il m’arrive de pousser la chansonnette au sein de petits groupes musicaux ou dans des lieux où l’on peut s’exercer au boeuf; j’ai fais et je fais partie toujours de petits groupes qui défendent la musique traditionnelle, comme pour les « chanté nwel » (chansons de Noël )

 En 1995, je rejoins le Club des Gommiers de la Martinique, en effet, M. Bernadin LOISEAU, sa fille Anne-Marie et bien entendu son fils Christian me demandent de les rejoindre au sein de cette association. J’y adhère volontiers en compagnie d’Alex NEMORIN. C’est l’époque où, en leur compagnie j’avais pris l’habitude de voyager beaucoup à la voile dans la caraïbe, j’y avais pris goût après avoir très longtemps hésité de m’y lancer.

En 1996, Anne-Marie LOISEAU devient la Présidente du Club des Gommiers, elle y reste jusqu’en 2002, c’est à cette époque qu’on a vu se mettre en place les « traits d’union » nord et sud au niveau des échanges entre la Dominique et Sainte-Lucie. Ces manifestations ont pour but de renforcer les liens qui unissent les gens de la Caraïbe.

Voir site : http://www.clubdesgommiers.com/

Contact Christian LOISEAU/surveillance baignade : lmchrist@hotmail.com

En janvier 1992, après des années de souffrances, de douleurs, je suis finalement opéré à la colonne vertébrale au CHU de la Meynard; c’est le Docteur RANDRIAMBOLONONA qui se charge de cette opération avec mon plein accord. Il a su me mettre en confiance, me rassurer. Oprération assez lourde et délicate, car j’avais des chances de rester paralysé.

Tout se passa très bien avec la grâce de Dieu et je pu après une période de convalescence au Cap-Est retrouver une partie de mes capacités physiques, en effet, je marche même si je ne suis et ne pourrai pas être à 100% de mes moyens, même si les douleurs et souffrances sont encore présentes.

Mais, c’était le début d’un autre calvaire, en effet à ma reprise de travail (SMTL) un nouveau directeur décide de me licencier avec le motif de licenciement économique; bien entendu que celà n’était qu’un prétexte, car s’il était venu pour celà, il n’en demeure pas moins que vu mon ancienneté, je n’étais celui à licencier.

Une action au prud’homme a démontré le bien-fondé de ma démarche et l’entreprise a été dans l’obligation de me dédommager, mais celà a duré près de cinq années.

Pendant tout ce temps là, M. Marc PULVAR a défendu ma cause et mes intérêts avec beaucoup d’acharnement et de professionnalisme; soyez-en remercié Monsieur.

Et là, avec toujours des douleurs et souffrances a débuté une nouvelle galère, celle du chômage.

18 septembre, 2007

Ma vie d’adulte (2ème Partie) 1976-1993 (1)Bonheur, Galère

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 18:53

De retour en martinique en Juin 76 avec mon épouse enceinte, je retourne habiter chez ma mère à l’Ermitage. Cette dernière est déjà très malade, au départ d’une rupture d’anévrisme, elle n’avait pas récupérée de tous ses moyens (hémiplégie des membres à gauche), puis atteinte d’un cancer qui allait finalement la terrasser.

Je me mets tout de suite à la recherche d’un emploi après avoir refusé un emploi réservé dans la fonction publique qui allait indubitablement me renvoyer en Métropole. Chose que je ne pouvais concevoir étant donné l’ampleur des douleurs qui me taraudaient et qui allaient crescendo. 

Le 08 novembre 76, un très grand évènement venait remplir ma vie de couple, en effet, naissait ce jour-là mon fils aîné, nous lui avons donné comme prénoms : Davy Wilfried.

Mais, à ce bonheur venait se greffer la douleur, quelques jours après cette naissance, venait à mourir ma mère, le 23 novembre à l’âge de 60 ans.

Triste jour et période pour moi, surtout que ma mère étant déjà hospitalisée à l’hôpital Clarac n’avait jamais pu voir mon fils.

Tous les efforts accomplis jusqu’à ce jour pour pouvoir l’aider se sont évanouis comme peau de chagrin.

Entretemps, le 17 septembre 76, j’étais employé comme controleur dans le circuit cinématographique ELIZE SA, grâce à un certain M. Gérard MELIN de la société sportive GOLDEN STAR qui m’avait connu auparavant alors que je pratiquais mon sport favori à l’INTREPIDE-CLUB. J’y suis resté un an.

En octobre 77, je suis embauché à la SMTL (Société Martiniquaise de Transit Littée) en qualité de commis pour remplacer un collègue en congé. j’y suis resté finalement jusqu’au 11 mai 93 (16 ans)

Après avoir été commis et employé aux écritures avec le directeur de l’époque, M. Louis LITTEE, un nouveau directeur, M. Bernard MARTEAU me confiait la dure mission d’être responsable du service contentieux. Mais constatant que je n’étais pas l’aise sur ce poste (j’avais l’impression d’étouffer à être enfermé dans un bureau),  il décida de donner le poste d’encaisseur avec tous les pouvoirs qui en découlaient. Je menais mon travail à ma guise (horaires, arrangement avec les clients, démarches au niveau de la banque, du tribunal de commerce, etc.) j’ai d’abord travaillé en scooter, puis avec mon véhicule, tous les différents frais et autres révisions étant bien sur à la charge de la société.

Un beau jour, M. MARTEAU a été licencié, puis un autre, M. Roger DAVILA qui lui avait succédé, mais qui malheureusement pour lui était trop près des employés.

Un certain 11 mai 93, un nouveau directeur me licenciait sous le prétexte fallacieux de « licenciement économique », alors que je revenais d’une très lourde et délicate opération à la colonne vertébrale.

Mais, pendant toute cette époque, je ne suis point resté inactif malgré mes douleurs sur les plans sportif et associatif.

Sur le plan sportif :

Pendant plus de seize ans, je suis entraineur-adjoint de basket-ball au sein de l’association sportive Intrépide-Club. Je m’occupais des sections benjamin, minime, cadet et junior avec les amis : Yves MOPSUS, Roger NOLBAS, M. LITTRE.

De même, dans un esprit d’apporter ma contribution au développement du sport, j’assurais les entrées de stades de foot-ball pour le Club Colonial et la ligue, de basket-ball pour l’Intrédipe, le Golden-Star et la ligue, de hand-ball pour l’Espoir de Floréal. La plupart de ces actions furent gracieuses, il me fallait d’une manière ou d’une autre aider les enfants, les jeunes et les clubs.

M. Jeannot ELIZABETH alors à l’époque conservateur du stade Louis ACHILLE m’avait fait confiance et introduit dans le milieu. Un grand homme, soyez-en remercié Monsieur!!

A cette même époque, mon ami Christian LOISEAU me sollicite pour monter une école de natation dans la commune du Saint-Esprit, j’adhérais à sa démarche et assez vite, nous amenions les enfants de la commune sur le plan d’eau de l’Anse à l’âne pour pratiquer notre activité. Saint-Esprit est une commune essensiellement rurale et il n’y avait pas de piscine, d’où notre idée de nous déplacer sur un site qui convenait le mieux à nos aspirations.

Bien des enfants de cette commune ont pu donc bénéficier de nos cours pour des sommes assez modiques et peuvent donc se targuer aujourd’hui de savoir nager.

En 1979-80, mon ami Guy BOIS-DE-FER crée à la demande du Président Albert VENUTOLO, une section féminine de Volley-ball, là aussi, j’y apporte mon grain de sel, puisque je persuade Marie-Josée mon épouse d’y adhérer. Il en découle une très belle période de confrontation avec les équipes suivantes : Grand-Rivière, Anses D’Arlets, Sainte-Luce, etc. Ma contribution a été efficace dans l’encadrement de cette équipe, car étant chargé de la logistique. Guy BOIS-DE-FER devenait quelques années plus tard(1996-1999) Président de la ligue de Volley-Ball et organisait en 1998  les Championnats de la Caraïbe de Volley-Ball seniors masculin et féminin; il a pu à ce titre compter sur son staff évidemment, sur moi, ainsi que sur quelques amis (Christian LOISEAU, Alex NEMORIN, Eddy MANETTE, Wilfrid MINEM, etc.) pour la réussite de cette manifestation.

1 septembre, 2007

Ma vie d’adulte (1ère partie) Le Militaire, le Parachutiste

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 17:34

Donc, après mon engagement au Fort Gerbault et ce bref passage à Fréjus, je me retrouve au 1er RPIMA à Bayonne. J’y obtiens mon brevet de para et mes premiers diplômes militaires. 

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Je décide de partir pour l’Afrique et plus précisément au Tchad, certes la situation était chaude (affaire CLAUSTE), mais les perspectives de monter en grade assez rapidement et de ce fait gagner plus d’argent y étaient plus alléchantes.

J’arrive donc au Tchad à Fort Lamy au 6ème RIAOM le 06 octobre 73 pour une période de deux ans; là, j’ai pu m’aguérrir et apprendre le métier en plein théâtre oprérationnel.

Mais, je vous ferai grâce des détails de cette période de ma vie, sachez simplement qu’elle fut riche, pleine de rencontres, d’amitié, (René LAMITTE, Fred MARTIN, déjà amis d’enfance, André DUPE, Charlot CAROLE, pour ne citer que ceux-là), mais aussi très forte en intensité et extrèmement douloureuse.

Après ce long séjour, je quitte le Tchad avec le grade de caporal-chef et je regagne la Martinique pour un congé de trois mois en octobre 75. C’est pendant ce congé que je rencontre celle avec qui j’avais nourri des sentiments pendant mon absence du pays et qui allait devenir mon épouse et avec laquelle je vis toujours : Marie-Josée et qui allait par la suite me donner trois beaux enfants, deux garçons, une fille.

Nous nous étions en effet approchés pendant l’année de formation au CREPS de la Guadeloupe; elle a elle, persévérée dans cette voie et est devenue professeur d’EPS.

Le 23 janvier 76, je rejoins mon nouveau régiment le 8ème RPIMA basé à Castres en tant que chef de groupe.

Je rejoins mon nouveau régiment avec Marie-Josée, car, je lui demande si elle veut bien me suivre dans mon aventure militaire et elle accepte. Quelques mois après, un beau jour, je lui demande de bien vouloir m’épouser et là aussi, elle accepte et nous nous marions à la Mairie de Castres le 17 février 76.

Mais, depuis mon retour en Métropole, avec le froid, je commençe à ressentir de vives douleurs à mes lombaires, douleurs faisant suite à une blessure reçue lors d’un saut opérationnel au Tchad, dans une région hostile à l’époque des faits.

Après consultation à l’hôpital Henri Larey de Toulouse, le diagnostic est assez dur à accepter, fissure du sacrum avec expulsion de quelques disques vertébraux.

Je suis même hospitalisé dans cette hôpital pendant à peu près une quinzaine de jours pour examens approffondis, tellement mes douleurs étaient intenses.

Cette nouvelle situation qui allait de toute évidence m’empêcher de vivre ma vie de para et aussi le fait que mon épouse éprouvait de plus en plus des difficultés à vivre cette vie militaire m’ont poussé à demander ma démission de la grande muette.

Marie-Josée avait manifestement du mal à accepter, voire même comprendre mon métier, c’est-à-dire, les absences répétées en manoeuvre, les tours de gardes au régiment ou sur les pyrotechniques, les tours de sergent de semaine, les piquets d’incendie, mais aussi et surtout l’angoisse de me voir repartir sur un autre terrain opérationnel, et là, c’est le Liban qui pointait son nez.

Aussi, à quelques jours de mon départ pour le Liban, je reçois la réponse à ma demande de démission, elle est positive et je suis renvoyé dans mes foyers le 06 juin 76.

15 août, 2007

Mon adolescence, Joie de vivre

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 9:57

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Sur le plan scolaire, c’est le lycée Technique de la Pointe des Nègres qui m’accueillait en classe de seconde.

Mais, ma vie d’ado a été surtout axée sur le sport, en effet, dès mon arrivée en lycée, mon intérêt pour le sport prenait une autre dimension et je devenais un touche à tout en la matière.

Je pratique un peu de voile, de volley ball , d’altérophilie, en dehors du basket (déjà licencié), du hand ball et du foot.

Puis,  officiellement je deviens licencié au club de l’Inter atlas en atlhétisme où je pratique le 100 m et le javelot.

A mon entrée en classe de terminale, je décide de passer un concours visant une formation de maître d’EPS au CREPS de Pointe à Pitre.

Je réussis à ce concours brillament et pars pour la Guadeloupe à l’âge de 16 ans et demi avec l’aval de la Direction de la Jeunesse et des Sports.

Il faut savoir que cette décision n’était pas seulement de devenir maître d’EPS absolument, mais aussi et surtout par le fait que je m’étais rendu compte qu’il me fallait aider à tout prix et au plus vite ma mère qui avait de plus en plus de difficultés à nous assurer le gîte et le couvert.

En outre, je m’apercevais aussi que sa santé était de plus en plus chancelante.

Au niveau du sport, je fus licencié à l’AAP de Pointe à Pitre et je suis vice-champion scolaire du javelot de la Guadeloupe.

Après une année de CREPS et bien des déboires avec son directeur de l’époque, je décide de m’engager à l’armée dans les parachutistes, car j’ai aussi pensé que ce moyen pouvait me permettre d’envoyer plus rapidement des sous à ma mère.

Quelques mois après mon engagement, je me retrouve après une erreur à Fréjus, j’y accompli quelques jours et retrouve mon régiment d’affectation, le 1er RPIMA (1er Régiment de Parachutistes et d’Infanterie de Marine) basé dans la belle ville de Bayonne dans les Landes.

Là, j’ai à peine 17 ans et demi, j’y effectue mes classes pendant 10 mois et obtiens mon brevet de para à Pau.

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Mon enfance, Période difficile, mais oh combien heureuse

Classé dans : Non classé — CATORC Charles @ 8:46

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 Je suis né le 09 novembre 1953 de Michel CATORC et de Eustase Lise MARVEAUX. Mes parents sont déjà décédés. Je suis âgé de 54 ans.

Ma fratrie se composait de 7 garçons et d’une fille et je suis le 6ème enfant de cette famille; actuellement, elle est composée plus que de 6 enfants, mes deux aînés étant partis eux a ussi.

J’ai été élevé au quartier Ermitage à Fort de France en Martinique, jusqu’à l’âge de 16 et demi. J’ai aussi passé une partie de mon enfance chez mon frère aîné à Sainte-Marie, charmante commune du nord atlantique où il exerçait comme enseignant, puis directeur d’école.

Mon enfance a été assez difficile et en même temps douce, en effet le contexte de cette période était assez rigide, rigoureux, mais quand même avec assez de liberté.

Ma mère me faisait confiance quand j’étais hors des murs, mais à la maison, il fallait être « carré », c’est-à-dire, que chacun avait sa tâche à accomplir et il fallait qu’elle soit faite correctement.

Les devoirs scolaires devaient être faits avant de partir jouer et les résultats devaient être les meilleurs.

Mes jeux étaient ceux des gosses de l’époque, billes, trotinette, « twoi ou kat roul », cerf-volant, etc.

Les sports, c’étaient les bains de mer à la « française » à Fort de France, basket et foot sur cette même place et autres disciplines à la maison des sports.

Avec les frères et d’autres enfants du quartier, je parcourais les bois qui entouraient tous les quartiers environnants à la recherche de fruits tout en chassant les petits oiseaux afin de nous gratifier de petits « souskay » (grillades accompagnés d’une petite sauce aux chiens)

De la maternelle au CM2, j’ai suivi les classes à l’école de l’Ermitage, puis celle du Cardin.

A partir de la 6ème, c’est le collège Joseph LAGROSILLERE à Sainte-Marie, après avoir doublé ma 5ème, je me retrouve au collège Ernest Renan à Fort de France, puis poue terminer en 3ème dans celui des Terresainville.

Ma vie spirituelle fut celle de tous les enfants du moment, messe du dimanche et autres jours religieux fériés, catéchisme aux Terresainville, enfants de coeur, communion, etc.

Les après-midi du dimanche étaient réservés pour les séances de cinéma au « Bataclan » devenu par la suite « le Colisée »

Enfance pleine et ponctuée de l’amour d’une mère qui faisait tout pour nous donner le meilleur du fait de la disparition de notre père tôt ravi à notre famille.

Il ne me restait que ma mère, mon oncle Hector, ma bonne tante « mémé » et ma douce marraine Monette pour me donner les repères qui puissent permettre à un enfant assez turbulent et vivant dans un quartier plus ou moins chaud de rester sur le bon chemin de la vie.

Les vivants et les morts, je vous ai dans mon coeur.

Que Dieu vous rendent grâce!!

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