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6 mars, 2008

Le Carnaval en Martinique – Carnival in Martinique (Kannaval Matnik)

Classé dans : — CATORC Charles @ 18:37

La période Carnavalesque débute dès l’Epiphanie pour prendre fin le Mercredi des Cendres.

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Origines

Jeux de de la Rome Antique, Bacchanales, Saturnales, les hommes ont magnifié la fête sous toutes les formes possibles et pour des raisons variées: sortie de guerre, victoire, accès au pouvoir, rites païens ou religieux. Mais l’ Europe des grands empires puis celle de l’occident chrétien, n’ont font que développer pour le prolonger et parfois s’en insprirer le faste des fêtes pharaoniques, et celui des sociétés chinoises ou africaines.

Aussi, en parallèle, s’est construit au fil des millénaires une architecture lludique fondée sur des croyances, des règles auxquelles se sont attachés des droits et des devoirs, permettant aux hiréarchies de se libérer pour que se rencontrent à l’occasion de moments privilégiés toutes les composantes d’un peuple.
Le spectacle, les réjouissances, les agapes s’inscrivent dans la double nécéssité pour l’homme d’ exprimer son exhubérance, ses émotions, et sa propre vision du monde et dans laquelle apparaît sa crainte du non-monde.
La dimension de la liesse populaire nous fournit malgré tout cette image rassurante d’un bonheur collectif, et de l’esprit d’invention, la créativité s’exprimant dans la tolérance voire dans la permissivité.
Le carnaval s’inscrit dans cette figure antagoniste à sa propre réalité, et qui assume ses contradictions.

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Le carnaval est bien ancré dans les moeurs des peuples de la caraîbe, après plus d’un siècle de gestation. Fils de l’Europe et de l’ Afrique, il a pris une dimension culturelle qui en fait un évènement de premier plan. Avec le temps , le carnaval est certes devenu un véritable secteur économique, notamment comme un des leviers du tourisme. Mais c’est aussi un formidable moyen d’expression et de créativité, dont le peuple sait se servir. A la Martinique, la liesse populaire s’exprime selon un mode commun aux autres carnavals mais avec quelques touches originales qui en font sa spécificité.

Les archives nous enseignent un certain nombre de faits qui permettent d’imaginer ce qu’ont pu être les prémices d’un carnaval martiniquais.
On peut admettre que la colonisation de la terre de Martinique par des français dont une partie importante venaient du nord de la France a été l’occasion de l’enracinement de coutumes exportées et déjà plusieurs fois centenaires, basées sur le calendrier religieux européen. Ainsi donc, avec eux se sont installées quelques pratiques autour du mardi gras et du mercredi des cendres.
D’un autre côté, comment ne pas imaginer que les esclaves africains déportés depuis leur terre jusqu’aux caraïbes n’aient pas conservé en eux l’expression des rythmes, les masques et déguisements propres, l’usage des instruments à percussions, et l’art des danses tribales s’exerçant dans un autre contexte.

   Des chercheurs apportent comme un des arguments de la liesse populaire martiniquaise, l’existence de manifestations de population, quand colons blancs Normands et Parisiens se côtoient chaque année pour rendre hommage à Monsieur Du Parquet et à sa femme s’affrontant dans une joute de costumes plus beaux les uns que les autres sous les fenêtres de leur château puis dans les rues de Saint-Pierre donnant ainsi naissance aux célèbres cavalcades et charivaris de Saint-Pierre.
Une synthèse des deux courants permet d’accepter sans doute l’idée que le maître blanc imposant sa religion, et avec elle des périodes autorisant la fête sur l’habitation, puis en ville, les pratiques des populations asservies puis s’affranchissant de l’esclavage après 1848, entraîna tout naturellement une couleur spécifique aux pratiques du carnaval martiniquais.

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 Les similitudes du peuplement et de d’histoire des différentes zones de la Caraïbe, démontrent presque toutes une conséquence analogue : une démarche créative collective née de cette rencontre des peuples.
Le carnaval est également synonyme de liberté, d’improvisation, d’imagination, de délire. C’est ainsi que les chansons satiriques constituaient un élément essentiel du carnaval autrefois. Le contenu avait une portée politique et sociale et servait à la contestation aussi bien qu’à la dérision, véritable pied de nez à la société. La brutalité de leurs propos pouvait même amener les victimes à l’exil ou au suicide quelquefois à tel point que certains maires tentèrent de les interdire au 19ème siècle, sans succès. Aujourd’hui, la mélodie compte plus que le contenu et la chanson de carnaval a perdu son rôle de miroir de la société avec l’apparition des nouveaux moyens d’expression (liberté de parole, sports, journaux, radios).
Certaines initiatives privées tentent toutefois de redonner ses lettres de noblesse à ce pan de notre patrimoine avec la remise au goût du jour du concours de la chanson de carnaval et du concours de la chanson créole.

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Origins

The Carnival period starts from Epiphany to come to an end the Wednesday of Cinder. Games of de la Rome Antique, Drunken parties, Saturnalia, the men idealized holiday under all possible forms and for various reasons: taken out from war, win, access to power, access to power, pagan or religious rituals. But l ‘ Europe big empires then that of christian Occident, have make that to develop to extend it and sometimes there insprirer the pomp of Pharaonic holidays, and that of the Chinese or Africain societies.

Also, in parallel, lludique founded on beliefs, rules constructed an architecture in the course of millenniums to which became attached rights and duties, allowing the hiréarchies to free itself so that all composing them meet on the occasion of privileged instants.

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Show, celebrations, feasts register in the nécéssité double for the man d ‘ to express its exhubérance, its emotions, and its own vision of the world and in which appears its fear of the non-world.

The dimension of the popular jubilation provides us nonetheless this reassuring picture of a collective happiness, and the mind of creation, the créativité misses expressing in tolerance or even in permissiveness.

 Carnival registers in this opposing face in its own reality, and which takes its polarity.

Carnival is anchored well in the morals of the people of the caraîbe, afterwards more a century of gestation. Son of Europe and of l ‘ Africa, it took a cultural dimension which makes an event of first plan. In due time, carnival certainly became a true economic area, notably as one of the levers of tourism. But it is also a tremendous means of expression and creativity, which the people know how to use. In Martinique, popular jubilation expresses itself according to has common mode in the terrace but avec some original keys which make his peculiarity.

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Archives teach us a certain number of making who allow to imagine what could be the premises of a carnival that.

They can suppose that the colonization of the earth of Martinique by French from whom an important party comes from the north of France was the opportunity of the rooting of exported usages and already several times hundred-year-old, based on the European religious calendar.

So therefore, with them some practices around fatty Tuesday and of Wednesday of cinder became established.

On the other hand, how do not imagine that the Africain slaves deported since their earth to the Caribbean do not keep the expression of rhythms in them, masks and clean fancy dresses, the usage of instruments with percussions, and art of nothing tribal practising in another context.

Researchers give as one of the stripes of the popular martiniquaise jubilation, the existence of demonstrations of population, when Norman and Parisian white settlers mix every year to pay tribute to mister Du Parquet and to his wife confronting one another in a battle of costumes nicer some than the others under the windows of their castle then on the streets of Saint-Pierre so giving birth to the famous cavalcades and rackets of Saint-Pierre.

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A synthesis of both currents allows to accept idea undoubtedly that the white master imposing his religion, and with her of periods allowing holiday on the house, then in city, the practices of enslaved populations then freeing itself from serfhood after 1848, draws away a specific colour very of course in the practices of carnival martiniquais.

The similarities of the population and history of the different zones of the Caribbean, show a similar consequence almost all: a collective inventive step born in this meeting of the people.

Carnival is also synonymous with freedom, with improvisation, with imagination, with frenzy. That’s how the satirical songs constituted an essential element of carnival in the past. Content had a political and social range and was of use for protest as well as for derision, true foot of nose in the society. The brutality of their purposes could even bring the victims to banishment or to suicide sometimes to such an extent that certain mayors tried to forbid them in 19th century, unsuccessfully. Today, the melody counts more than contents and the song of carnival lost its role of mirror of the society with the appearance of the new means of expression (freedom of word, sports, newspapers, radios).

Certain private initiatives try nevertheless to give again his letters of nobility in this section of our heritage with the fashionable delivery of the competition of the song of carnival and the competition of the creole song.

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