Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

11 juin, 2008

L’Adolescence

Classé dans : — CATORC Charles @ 8:54

http://www.dhss.mo.gov/Nutrition_Adolescents/

Définition :

C’est la période de passage qui sépare l’enfant de l’age adulte, elle a pour centre la puberté. A vrai dire ses limites sont floues. Ce à quoi elle ressemble le plus, c’est sans doute la naissance.

A la naissance, on nous sépare de notre mère en nous coupant le cordon ombilical, mais on oublie souvent qu’entre la mère et l’enfant, il y avait un organe de liaison extraordinaire : Le placenta. Le placenta nous apportait tout ce qui était nécessaire à notre survie et filtrait beaucoup de substances dangereuses circulant dans le sang maternel. Sans lui pas de vie possible avant la naissance, il faut absolument le quitter pour vivre.

L’adolescence c’est comme une seconde naissance qui se ferait progressivement. Il faut quitter peu à peu la protection familiale comme on quitte un jour son placenta protecteur. Quitter l’enfance, faire disparaître l’enfant en vous, c’est une mutation. Ca donne par moment l’impression de mourir. Ca va vite, quelques fois trop vite. La nature travaille à son propre rythme. Il faut suivre et on n’est pas toujours prêt. On sait ce qui vient, mais on ne voit pas encore vers quoi on va. Ça ne « colle plus » mais on ne sait pas bien pourquoi, ni comment. Plus rien n’est comme avant, mais c’est indéfinissable.

Par exemple le changement de la voix pour les garçons, c’est douloureux. C’est dur de faire le deuil de sa voix, celle qu’on se connaissait depuis des années. Il y a de l’insécurité dans l’air, il y a le désir de s’en sortir et le manque de confiance en soi. On a le besoin à la fois de contrôle et de liberté, ce n’est pas facile de trouver le bon équilibre entre les deux. Pour les parents comme pour les enfants, le dosage idéal est différent selon les jours et les circonstances.

On voudrait montrer qu’on est capable de se risquer dans la société. La loi prévoit que les parents sont responsables de leurs enfants jusqu’à leur majorité et en soi-même, on sent ce besoin de protection par moments. Mais chacun doit être responsable de lui-même. Il s’agit en fait d’une coresponsabilité.

On aura besoin de sentir l’intérêt de l’entourage familial pour cette évolution incroyable qui se passe en nous, mais quand cet intérêt se manifeste, il peut nous retenir dans l’enfance ou au contraire nous pousser trop vite à devenir adulte. Dans les deux sens on se sent coincé par cette attention alors que l’on aurait cherché à être soutenu.

 On voudrait parler adulte mais on n’en a pas encore les moyens. On aimerait prendre la parole et être écouté vraiment. Quand on nous laisse la prendre c’est trop souvent pour nous juger sans nous entendre. On s’avance en parlant et on se retrouve piégé. On sent que c’est vital de quitter ses parents un jour. On veut aller vers une vie différente. Mais quelle vie ? On n’a pas toujours envie d’avoir la même vie qu’eux. 

En les regardant vivre, on croit parfois voir son propre avenir et ça fait peur. On se sent sur une pente dont on n’a pas le contrôle. On perd ses défenses, ses moyens de communication habituels sans avoir pu en inventer de nouveau.

Les homards, quand ils changent de carapaces perdent d’abord l’ancienne et restent sans défense, le temps d’en fabriquer une nouvelle. Et pendant ce temps là, ils sont très en danger. Pour les adolescents c’est un peu identique et fabriquer une nouvelle carapace coûte tant de larmes et de sueurs que c’est un peu comme si on la « suintait ».

Dans les parages d’un homard sans protection, il y a presque toujours un congre qui guette prêt à le dévorer. L’adolescence c’est le drame du homard. Notre congre à nous, à l’intérieur de soi et à l’extérieur, et à quoi bien souvent on ne pense pas. Le congre ça peu être le bébé que l’on a été qui ne veut pas disparaître et qui a peur de perdre la protection des parents.

Il nous retient dans notre enfance et empêche de naître l’adulte qu’on sera. Le congre c’est aussi en nous l’enfant en colère qui croit que c’est en « bouffant » de l’adulte qu’on devient adulte. Ces congres, c’est peut être ces adultes dangereux, parfois profiteurs qui rodent autour des adolescents parce qu’il les sentent vulnérables. Les parents savent qu’ils existent et les dangers qui nous guettent. Ils ont souvent raison de nous inciter à la prudence même si c’est pénible de l’accepter.

L’adolescence c’est aussi un mouvement plein de force, de promesse et de vie. Cette force est très importante, elle est l’énergie même de cette transformation. Comme les pousses qui sortent de terre, on a besoin de sortir. C’est peut être pour cela que le mot sortir est si important. Sortir c’est quitter le vieux cocon devenu un peu étouffant, c’est aussi avoir une relation amoureuse. C’est un mot clef qui traduit bien le grand mouvement qui nous secoue. En groupe en se sent bien, on a les mêmes repères, un langage codé à soi qui permet de pas utiliser celui des adultes.

On aimerait bien qu’il y ait plus de tu ou de vous, qu’il n’y ait qu’un tu de fraternité, qu’on voudrait bien employer toujours et qui n’est pas le tu des adultes, parfois condescendant.

Il n’y a pas d’adolescence sans problèmes, sans souffrance, c’est peut être la période la plus douloureuse de la vie. C’est aussi la période des joies les plus intenses. Le piège c’est qu’on a envie de fuir tout ce qui est difficile.

Fuir en dehors de soi en se jetant dans des aventures douteuses, ou dangereuses, entraîné par des gens qui connaissent les fragilités des adolescents. Fuir à l’intérieur de soi, se barricader derrière une fausse carapace. L’adolescence c’est toujours difficile, mais si les parents et les enfants font confiance à la vie, ça s’arrange toujours. 

http://ethiopiaencyclopedia.blogspot.com/2006/10/why-we-should-avoid-eagerly-encouraging.html

 

L’adolescent doit faire face à 4 ruptures majeures de son développement : 

L’acceptation de la sexualité, la fin des liens de dépendance à ses parents, la projection dans l’avenir, la maîtrise de ses émotions et de ses affects.

Acceptation de la sexualité : – corps sexué - liens libidinaux

Fin des liens de dépendance avec ses parents : – imago – individuation

Projection dans l’avenir : – sublimation – travail de deuil

Maîtrise de ses émotions et de ses affects : – moi – refoulement

Glossaire 

Corps sexué : corps dans l’image et la signification concernent l’établissement de l’identité et de l’organisation sexuelle définitive.

Imago : images inconscientes paternelles, maternelles et fraternelles forgées précocement et qui restent inverties pulsionnellement.

Individuation : processus conduisant le sujet à se construire un sentiment d’identité qui lui permet de distinguer clairement différence et similitude entre lui même et autrui.

Liens libidinaux : Lien établis grâce à l’énergie psychique issue de pulsion sexuelle.

Moi : instance au sein de la personnalité, dont les fonctions principales sont, l’adaptation au réel et le maintien de la cohérence interne.

Refoulement : mécanisme de défense psychologique qui consiste dans le fait d’écarter de la conscience des représentations qui ne peuvent qu’être réprimées.

Sublimation : processus psychologique de dérivation des pulsions sexuelles ou agressives vers des activités sociales, intellectuelles ou culturelles.

 Travail de deuil : Selon S. FREUD, processus de pensée qui s’effectue normalement dans l’esprit après la perte d’une personne ou d’une abstraction comme un idéal, la patrie, la liberté. 

Laisser un commentaire

 

Vitalo.fr |
double sens |
♪♪**La riviere ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | pourquoipastoi
| Location d'un studio à Sali...
| Donquichotte de la Mauritanie