Madinina, L'île aux fleurs, l'île des revenants, chalè, chalè !!!

Fruit présenté : Pomme Canelle

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27 octobre, 2010

Quelques personnages célèbres de Madinina

Classé dans : Histoire de Madinina,La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 18:32

aim.bmpAimé Césaire (1913-2008) : Professeur de lettres, maire de la ville de 1945 à 2001, l’un des plus grands écrivains et poètes antillais et un des pères fondateurs de la négritude.

 

chamoiseau.bmpPatrick Chamoiseau (1953-) : Ecrivain, « An tan d’enfance » – Prix Carbet 90, « Texaco » – Prix Goncourt en 1992.

 

confiant.bmpRaphaël Confiant, « L’Allée des Soupirs » – Prix Carbet 94, « Morne Pichevin »…

 

duquesnay.bmpVictor Sévère (1867-1957) : Avocat, plusieurs fois maire de Fort-de-France entre 1900 et 1945.

 

camille.bmpCamille Darsières (1932-2006) : Avocat, ancien député et Président du Conseil régional de Martinique.

 

cyrille.bmpCyrille Bissette (1795-1858) : L’un des pères de l’abolition de l’esclavage en Martinique et député de 1848 à 1851.

 

schoelcher.bmpVictor Schoelcher (1804-1893) : Sous-secrétaire d’Etat à la Marine et aux Colonies lors de la révolution de 1848, il signe le 27 avril 1848 le décret définitif d’abolition de l’esclavage

 

aliker.bmpPierre Aliker (1907-) : Médecin, 1er adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.

 

fanon.bmpFrantz Fanon (1925-1961) : Médecin et écrivain, auteur de Peaux noires, masques blancs.

 

renmaran.bmpRené Maran (1887-1960) : Ecrivain, Prix Goncourt en 1921.

 

duquesnay.bmpOsman Duquesnay (1846-1923) : Médecin, député et maire de Fort de France de 1888 à 1896.

 

Ernest Deproge (1850-1921) : Avocat, président du Conseil Général et député de 1882 à 1898.

 

Emile Maurice (1910-1993) : Enseignant, président du Conseil Général de 1970 à 1992.

 

sabl.bmpVictor Sablé (1911-1997) : Avocat, sénateur, député de la Martinique de 1958 à 1986.

8 juillet, 2010

Camille DARSIERES

Classé dans : — CATORC Charles @ 12:18

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Camille Darsières (né le 19 mai1932 à Fort-de-France décéda le 14 décembre 2006) à Fort de France. Avocat et homme politique martiniquais , partisan de l’autonomie, Camille Darsieres fut député de la Martinique de 1993 à 2002 .

Né dans une famille de la bourgeoisie foyalaise (sa mère, Renée Daniel, était bijoutière et son père, Louis Appoline Darsières, était inspecteur des contributions à Fort de France, on lui a souvent reproché ses origines, précisément parce qu’il était l’avocat des plus humbles. Cadet d’une famille de trois enfants, son frère ainé Maurice Darsières a été Docteur en chirurgie dentaire à Paris (7ème) et sa soeur Simone Darsières mourut à 13 ans de maladie, ce qui le marqua énormément. Camille Darsieres épousa en première noce Julotte Sylvestre dont il n’eut pas d’enfants, puis en seconde noces, Henrie Wiltord avec qui il eut deux fils Olivier et Youri, et en troisième noce Jeannie Pied , avec qui il n’eut pas d’enfants, mais qui partagea avec lui sa passion de la politique et l’accompagna jusqu’à la mort. Son fils Olivier mourut 1 an avant lui, de maladie.

Brillant étudiant, il effectua ses études supérieures à l’université de Toulouse . Titulaire d’un doctorat en droit, à son retour dans son île natale, il s’inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. Il fut aussi ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de la Martinique et président du conseil d’administration du Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France.

Camille Darsières s’engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999.

  • Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992.

  • Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire.

  • Conseiller régional de 1983 à 2004.

  • Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986.

  • Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992.

  • Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002.

 

ÉTAT CIVIL
    M. Camille DarsièresNé le 19 mai 1932 à Fort-De-France ( Martinique )

    INFORMATIONS GÉNÉRALES

    Circonscription d’élection : Martinique (3ème)

      Profession : Avocat
    MANDAT À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
      RÉÉLU le 01/06/1997Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales )Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature )
    ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L’ASSEMBLÉE NATIONALE
      ÉLU le 28/03/1993Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature )RÉÉLU le 01/06/1997Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature )

      Commission de la production et des échanges

      Membre (05/03/1996 – 18/03/1996)

      Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

      Membre (14/06/1994 – 01/07/1994)

      Membre (08/04/1998 – 08/04/1998)

      Commission des affaires étrangères

      Membre (08/05/1996 – 15/05/1996)

      Commission des finances, de l’économie générale et du Plan

      Membre (06/12/1994 – 07/12/1994)

      Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République

      Membre (08/04/1993 – 13/06/1994)

      Membre (02/07/1994 – 05/12/1994)

      Membre (08/12/1994 – 04/03/1996)

      Membre (19/03/1996 – 07/05/1996)

      Membre (16/05/1996 – 21/04/1997)

      Membre (13/06/1997 – 07/04/1998)

      Membre (09/04/1998 – 18/06/2002)

      Délégation de l’Assemblée nationale pour les communautés européennes

      Membre (14/04/1993 – 10/06/1994)

      Délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne

      Membre (19/06/1997 – 24/06/1997)

      Membre (26/06/1997 – 24/03/1999)

      Membre (26/03/1999 – 11/10/2001)

      Membre (12/10/2001 – 12/12/2001)

      Membre (12/10/2001 – 18/06/2002)

      Délégation de l’Assemblée nationale pour l’union européenne

      Membre (11/06/1994 – 21/04/1997)

       

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L’existence de la nation martiniquaise selon Camille Darsières

Camille Darsières est l’auteur d’un essai politique monumental intitulé : »Des origines de la nation martiniquaise » publié en 1974 dans lequel il développe un argumentaire tendant à prouvant l’existence d’une nation martiniquaise :

« Que nous soyons Martiniquais nous paraît d’évidence… Martiniquais nous le sommes par la géographie…Martiniquais nous le sommes par l’histoire… Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple… Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France… Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole… Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n’en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes… En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la nation martiniquaise? Rien, absolument rien. Si ce n’est de cesser d’avoir peur des mots ».[1]

« S’il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c’est bien que le peuple martiniquais forme une nation …En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c’est de n’être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d’une culture qui résulte d’un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière… Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore… Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l’État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational… Il n’est pas question de revendiquer, par ce biais l’indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d’autant plus tenace que nous l’aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d’un retour en arrière. C’est d’une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu’il est question, d’une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale« .

Ce grand érudit martiniquais et passionné par l’histoire de son pays est l’auteur de :

  • Des origines de la nation martiniquaise, éditions Désormeaux, 1974.

  • Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes, éditions Désormeaux, 1999 – Tome 1: « Les années pures, 1872-1919″,

  • Tome 2: « Les années dures, 1920-1931″, Tome 3: « La remontée, 1932-1950″.

  • Écrits Politiques.

Il a également écrit de nombreux articles dans Le Progressiste dont il était le rédacteur en chef.

 

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Espace Camille DARSIERES – ex-Palais de Justice de FFce

39ème Festival de Fort de France « Résonnances » – Pierre ALIKER

Classé dans : La Culture de Madinina — CATORC Charles @ 11:46

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39ème Festival culturel de la Ville de Fort-de-France.

 Du 9 au 26 juillet, la Ville Capitale organise son 39ème festival culturel. Hommage au docteur Pierre Aliker, ce temps fort du calendrier des arts promet de grands moments d’émotion.

Place de l’Enregistrement, derrière l’espace culturel Camille Darsières, à Fort-de-France, la présentation officielle du 39ème festival culturel de la ville de Fort-de-France a été faite. Une présentation gênée par la pluie et animée par le groupe Kanel.

« Par ma voix, Fort-de-France, exprime sa tendresse infinie et sa reconnaissance sans bornes à une immense stature, celle du docteur Pierre Aliker. Une figure magnifique, tellement unique, puits sans fond de connaissances et de cultures où résonnent distinctement des leçons d’excellence, mais aussi des leçons d’expériences qui doivent servir de socle à notre peuple martiniquais » , déclarait le premier magistrat, Raymond Saint-Louis-Augustin. Deux semaines durant, la ville capitale va vibrer de mille « Résonnances ».

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique) est médecin et homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi co-fondateur du Parti progressiste martiniquais.

Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialité chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère d’André Aliker, journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il porte encore le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker devient le vice-président du PPM, fonction qu’il occupera jusqu’au 17e congrès du parti en 2005.

Pierre Aliker est premier adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.
Il est conseiller général du canton 3 de Fort-de-France de 1958 à 1970.

Pierre Aliker est également à l’origine du SICEM (Syndicat intercommunal du Centre de la Martinique) qu’il présidera de 1997 à 2001. Le SICEM devient le 27 décembre 2000 la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique).

En mars 2001, après avoir dirigé la ville de Fort-de-France durant 56 ans, Aimé Césaire et Pierre Aliker annoncent qu’ils ne brigueront pas un nouveau mandat et soutiennent Serge Letchimy, candidat PPM aux élections municipales de 2001.

Pierre Aliker a été le bras droit d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d’un demi-siècle. Lorsqu’on lui demande les raisons de la longévité de cette collaboration, il explique que c’est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : « Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés« .

Le 9 février 2007, lors de ses 100 ans, la municipalité de Fort-de-France décide de baptiser le stade de Dillon à Fort-de-France (16 000 places), stade municipal Pierre Aliker, lui rendant ainsi hommage.

Le 20 avril 2008, dans le stade portant son nom, il rend un dernier et poignant hommage à son ami et compagnon de lutte, Aimé Césaire, lors des obsèques de ce dernier, et rappelle dignement, en présence du Président de la République et de nombreux ministres, que « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais« [1], recueillant une pluie d’applaudissements. Après son vibrant discours, il a été salué par une standing ovation.

Le 31 janvier 2009, il se mariera avec Marcelle Landry, née en 1929, une patiente rencontrée soixante ans plus tôt et avec laquelle il vivait depuis. 

Téléchargez le programme du festival 2010

Les points de vente des billets : Théâtre municipal (0596.59.43.29), Grand Carbet (0596.60.07.91), Crash Games (Fort-de-France, Lamentin, centre commercial La Véranda), Médiaserv (Place d’Armes, Lamentin) et Vitaform (Trinité). Contact : 0596.64.97.00. Plus d’infos : www.fortdefrance.fr.

Télécharger le programme du festival :

 39ème Festival de Fort de France fdf5084105telechargezicileprogrammedufestival20101.pdf

6 avril, 2009

Le Lamentin, Ville Fertile (97232)

Classé dans : Les Communes de Madinina — CATORC Charles @ 18:32

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Située au centre de  la Martinique, au sud-ouest de la baie de Fort-de-France, la commune du Lamentin s’étend sur le territoire le plus vaste de l’île (6232 Ha) dont une grande partie se compose d’une large plaine alluviale, particulièrement fertile, bordée de mangroves et traversée par deux rivières : la Lézarde et le Longvilliers (canal du Lamentin), elle est la plus grande commune en superficie de la Martinique.

Cette situation privilégiée a favorisé l’implantation humaine et le développement économique qui ont au fil des années modèle le paysage architectural en y laissant de larges empreintes du passé juxtaposées aux témoins de la modernité.

 

Le Lamentin, Ville Fertile (97232) dans Les Communes de Madinina -image-56-moyenne

Statue du nèg mawon

 Capitale économique de la Martinique

Quelques chiffres…
Code Postal : 97232
40 000 habitants
21 quartiers
3 293 entreprises
Surface : 6232 hectares

Mais aussi…
- Une situation géographique intéressante
- Un pôle de développement important
- Un aéroport international
- Un dynamisme démographique
- Une vitalité économique (grandes enseignes, dynamisme des PME et des TPE, artisanat florissant, développement des services et des activités tertiaires…)
- Nombreux professionnels de santé
- Une qualité de vie préservée dans un environnement agréable et sécurisé
- Un dynamisme associatif, culturel et sportif .

C’est aussi la première ville industrielle de l’île. En effet, elle abrite sur son territoire 4 zones industrielles (ZI la Lézarde, ZI de la Jambette, ZI Les Mangles, ZI de Places d’Armes) et deux grands centres commerciaux (La Galleria et Place d’Armes)

La commune, intégrée à l’agglomération de Fort-de-France, et se situe à peu près au centre de l’île de la Martinique.

Cette commune accueille l’Aéroport Martinique Aimé Césaire, l’hippodrome de Carrère et les principales zones industrielles de la Martinique. Elle est traversée par la rivière la Lézarde, la plus longue rivière de l’île (30km)

Elle constitue également le 2e bassin d’emploi de l’outremer français apres Fort-de-France. Elle accueille la raffinerie de la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles.

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L e dernier Four à Chaux à Californie

 L’église Saint Laurent du Lamentin

Érigée à la fin du XVIIe siècle, l’église Saint Laurent (rue Schoelcher) a pris son allure actuelle au XIXe siècle et au XXe siècle. L’église Saint Laurent renferme des vitraux protégés sur l’inventaire national portant la signature des artisans d’art Dagran (Bordeaux) et Maumejean (Hendaye et Paris), ces derniers ornant à droite et à gauche les autels de Saint Joseph et de la Vierge. De part et d’autre du porche, deux toiles monumentales du Père Arostéguy (1887-1956), auteur de nombreux portraits et scènes religieuses en Martinique comme en Guadeloupe, qui évoquent ici la mise au tombeau et la résurrection du christ (1955).

A l’extérieur, les charmantes fontaines de la place de l’église (en dessous du quartier Calebassier) furent inscrites en 1995 sur l’inventaire supplémentaires des monuments historiques.

Le Lamentin ?

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Beaucoup de Lamentinois le savent sans doute, leur commune doit son nom à un animal aquatique, le lamantin. Mais qui est vraiment ce mammifère marin dont l’espèce est de moins en moins répandue. Explications.

Lamantin, avec un “a” au milieu, est le nom générique de trois espèces appelées siréniens. Elles sont toutes originaires de l’hémisphère sud. Il y a le lamantin du fleuve Amazone, en Amérique du Sud, celui d’Afrique de l’Ouest tropicale et enfin celui des Antilles qui se promenait entre la Floride et les côtes des Antilles en passant par le Golfe du Mexique. Le lamantin tire son nom de son cri plaintif, ressemblant à des lamentations. C’est un animal massif, physiquement proche des phoques. Il est lent et maladroit. Adulte, il mesure entre 2,50m et 4,50m et peut peser jusqu’à 600 kgs. L’espèce a été un moment en voie de disparition car elle a subi une chasse intensive pour sa peau et sa graisse. Certains pays en ont fait aujourd’hui une espèce protégée car ils nettoient les canaux d’irrigation en y broutant les plantes aquatiques susceptibles de les boucher.

On dit que la commune du Lamentin doit son nom aux lamantins des Antilles. En effet, au 17e siècle, son territoire était inhabité à cause des nombreux marécages qu’on y trouvait. Seules des espèces aquatiques y séjournaient dont les fameux lamantins. A l’arrivée des colons, la chasse aux lamantins fut ouverte alors que, jusque là, les Caraïbes respectaient ces siréniens, surtout par superstition parait-il. En moins d’un siècle, chassés par les colons, les lamantins disparurent de notre île.

 

L’édile actuel est M. Pierre SAMOT depuis 1989, il a été élu Président de la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique), le 11 avril 2008.

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Pierre Samot est un artisan maçon à la retraite et ancien membre du Parti communiste martiniquais (PCM). Il débute sa carrière politique auprès de l’ancien maire du Lamentin, Georges Gratiant, dont il devient le 1er adjoint de 1983 à 1989. En 1987, il est élu conseiller général puis en 1989, maire du Lamentin.

En 1998, suite à des désaccords avec Georges Erichot, secrétaire-général du PCM, il fonde avec quelques dissidents son propre parti politique Bâtir le pays Martinique. En 1995, Pierre Samot est mis en examen pour favoritisme, corruption et trafic d’influences dans le cadre de l’affaire « des marchés publics » de la mairie du Lamentin. Mais malgré ses démêlés judiciaires, il parvient a se faire réélire avec panache maire du Lamentin avec 84,66% des voix.

Aux élections régionales de 1998, la liste dissidente « Bâtir le pays Martinique » conduite par Pierre Samot obtient 4 sièges au Conseil régional. Les 4 élus de la liste votent en bloc en faveur d’Alfred Marie-Jeanne lors de l’élection du Président.

Le 16 juin 2002, Pierre Samot a été élu député dans la 3e circonscription de la Martinique, en battant le député sortant, Camille Darsières. Mais son élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel le 27 février 2003 et il a été remplacé par son suppléant Philippe Edmond-Mariette.

Aux élections régionales de mars 2004, sa liste « Alliance pour le pays Martinique » obtient 19 994 voix et elle fusionne au second tour avec celle conduite par Madeleine de Grandmaison du PPM. Il sera à nouveau élu conseiller régional sur la liste de l’union de la gauche « convergences martiniquaises » conduite par Madeleine de Grandmaison. Pierre Samot, entrepreneur en bâtiment de son état fut aussi président de la Chambre des métiers de la Martinique durant plusieurs années.

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Pierre Samot se présente pour la 4e fois à la mairie du Lamentin en présentant sa liste rajeunie intitulée « Lamentin passionnément ». Le 9 mars 2008, Pierre Samot est réélu à 74 ans maire du Lamentin dès le premier tour avec 8 319 voix soit 76,40% des suffrages exprimés.

Lien : www.mairie-lelamentin.com

6 août, 2007

Foyal

Classé dans : Fort de France, Ville Capitale — CATORC Charles @ 23:09

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1) Historique de Fort-de-France 

Créole et Française, Caribéenne et Européenne, Urbaine et Rurale, Centre et Littorale, Ancienne et Moderne, Foyalaise et Martiniquaise, Ville Capitale du Pays Martinique. 
 

Certaines Villes – Capitales, par leurs atouts naturels, s’imposent à leur espace et aux sociétés qui les conçoivent et les développent. 

Fort-de-France doit son existence et son développement à la volonté et à la ténacité des hommes qui ont su relever bien des défis avant d’affirmer, de manière incontestable au XXe siècle, sa place comme Ville-Capitale. Si les Arawaks et les Caraïbes ont privilégié la côte au vent, la côte orientale de l’île, c’est aux premières heures de la colonisation, la façade Nord-Ouest de la Martinique qui a attiré les colons. Un premier établissement se forme à Saint-Pierre. 

«Nous, Pierre Belain, écuyer, sieur d’Enambuc, capitaine entretenu et gouverneur pour le roi en l’isle de Saint-Christophe, des Indes Occidentales, ce jour d’hury, 15° de septembre 1635, je suis arrivé en l’isle de Martinique par la grâce de Dieu» 

Le Père du Tertre, un des premiers chroniqueurs, raconte : 

« Monsieur Desnambuc estant party de l’Isle de Saint Christophe, au commencement du mois de juillet de l’an 1635, descendit à la Martinique cinq ou six jours après. Il fit promptement bâtir un fort sur le bord de la Mer, qu’il munit de canons, et de tout ce qui estoit nécessaire pour le bien défendre. Le Fort fut nommé le Fort Saint Pierre » 

Avec ces mots consignés dans l’acte de prise de possession de la Martinique, d’Enambuc au nom du roi de France pour la Compagnie des Isles de l’Amérique, marque le début de la colonisation de la Martinique par les Français. Les hommes de d’Enambuc érigent un fort à l’angle formé par le rivage et la rivière Roxelane, c’est le fort Saint-Pierre. La progression des colons dirigés à partir de 1637 par Jacques Du Parquet leur permet de disposer dans la partie occidentale de l’île et face aux Caraïbes d’un territoire allant du Macouba à la Baie du Marin. 

Les colons s’intéressent dès lors au littoral qui fait face « à l’entrée de la plus grande baie de l’isle » La construction d’un fort bâti en palissades y débute, c’est le premier fort Royal. Le contexte d’affrontements de la deuxième moitié du XVIIe siècle, avec les Caraïbes mais surtout avec les autres puissances coloniales -anglaise et hollandaise en concurrence dans la Région, renouvelle l’intérêt des maîtres de la colonie sur la partie centrale de l’île, dénommée « Cul de Sac Royal » 

Le site près duquel le fort de Du Parquet est érigé est contrairement à celui du Fort Saint-Pierre marécageux et insalubre. Mais dans le cadre de la défense de l’île, la baie présente de gros avantages, le mouillage y est excellent et protégé. Lorsqu’en 1672, commence la guerre entre la France et la Hollande, Monsieur de Baas administrateur de l’île insiste sur la nécessité de placer sur les points dominants de la Martinique des postes d’observation afin de prévenir l’arrivée des navires ennemis. 

Dans cette configuration, la poursuite des travaux de la citadelle du Fort Royal sur la pointe avancée de la Baie s’impose. L’année suivante, après maintes tergiversations, la décision est prise d’édifier une ville à proximité du fort. Un plan est établi, les colons peuvent obtenir de la Compagnie des Indes Occidentales des concessions dans l’espace à bâtir de la ville, Fort-Royal. 

Les travaux du fort se déroulent sur plusieurs années, il en est encore fait état en 1680. Mais déjà en 1674, le Fort-Royal fait face à l’assaut des troupes hollandais menées par l’amiral Ruyter. Celui-ci échoue dans son entreprise de conquête de l’île. 

Les colons ont résisté tant sur mer en coulant des navires marchands à l’entrée du Carénage et les bateaux s’y trouvaient ; que sur terre en tirant depuis le fort en direction de marins qui avaient débarqué de la Baie des Flamands. Le site doté de son fort a donc des atouts et présente de bonnes capacités de défense. Une ville peut s’y développer en toute sécurité. Mais la zone est marécageuse et insalubre. Défi fondamental et premier, tenant à la Nature

Pour parer aux attaques fréquentes de l’ennemi, notamment Hollandais, en 1672, Louis XIV ordonne la construction d’un Fort sur la pointe du cul de sac, « sur cette langue de terre qui s’avance dans la baie du Fort Royal », dira Sydney Daney qui en profite pour dire les avantages d’une Ville sur l’autre : Ce n’est pourtant que l’année suivante, en 1673, après maintes tergiversations, que la décision est prise d’édifier une Ville aux alentours. Un plan est établi, les colons peuvent obtenir de la Compagnie des Indes Occidentales des concessions dans l’espace à bâtir la Ville, sous le nom de Fort-Royal. 

La décision de créer une ville à proximité du Fort-Royal ne fait pourtant ne fait pas l’unanimité. Des voix s’élèvent pour s’opposer au développement d’une ville sur un terrain dont on dénonce le caractère marécageux, dont l’air est malsain, générant le « mauvais air », la « malaria » Les opposants privilégient Saint-Pierre où le terrain ne présente aucun de ces inconvénients. 

En 1692 cependant, le gouverneur et lieutenant général des colonies françaises d’Amérique, Comte de Blénac, décident de faire du Cul de Sac Royal le chef-lieu de la colonie, scellant ainsi le destin de la ville. Quelques années plus tard, en 1700, le Marquis d’Ablimont lieutenant-général des îles françaises d’Amérique rappelle en ces termes les raisons à l’origine de l’établissement de la ville du Fort-Royal. 

Première raison : le port ou le Cul de Sac du Fort-Royal et ses rades sont seules de l’île où les vaisseaux tant du roy que des marchands puissent être dans la plus grande sûreté tant contre les ouragans que les ennemis en temps de guerre. 

Deuxième raison : le Fort-Royal est sans contestation et sera toujours la place la plus forte, la mieux située et la plus sûre qui puisse être bâtie dans l’île. 

Troisième raison : le Fort-Royal étant la place la plus forte de l’île, le siège de la garnison et son port, le seul où les vaisseaux du roy puissent être en sûreté, il est nécessaire que tous les magasins du roy y soient rassemblés tant en temps de guerre qu’en temps de paix……. 

Quatrième raison : A l’égard de l’hôpital des troupes, il est aisé de juger de la nécessité qu’il y a qu’il soit au Fort-Royal où est le fort de la garnison, tous les autres lieux n’étant que des détachements. Le Fort-Royal étant le lieu où viennent mouiller tous les vaisseaux du roy dont les équipages doivent être mis à l’hôpital lorsqu’ils en ont besoin aussi bien que ceux des marchands…… 

Cinquième raison : Le quartier Fort-Royal qui fait partie des quatre dont l’île est coupée est le plus fort de tous, soit en nombre d’habitants, de sucreries et de bestiaux ; et par conséquent celui où se fera toujours le plus fort commerce et chargement de sucre. 

Théodore Baude, martiniquais qui s’est appliqué à conter le nom des rues de Fort-de-France, le présente comme « le fondateur de la Ville », dont « les restes ont été déposés dans l’église qu’il a bâtie », notre cathédrale actuelle. 

Il est temps de signaler l’origine du petit drapeau bleu aux quatre serpents que l’on voit, parfois, au fronton d’édifices publics du chef-lieu. Il a été créé par une ordonnance du 4 août 1766, et ainsi défini : 

« Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux dépendant du gouvernement de la Martinique et de Sainte Lucie, feront pourvoir leurs bâtiments d’un pavillon bleu avec une croix qui partagera ledit pavillon en quatre : dans chaque carré bleu, et au milieu du carré, il y aura la figure d’un serpent en blanc, de façon qu’il y aura quatre serpents en blanc dans le dit pavillon, qui sera reconnu dorénavant pour celui de la Martinique et de Sainte Lucie » 

Tout au long du XVIIIe siècle, Fort-Royal se développe. La ville qui va adopter le nom de Fort-de-France sous la IIe République, doit faire face aux problèmes liés à la nature marécageuse de son sol. Le chef-lieu de la colonie est installé dans une véritable cuvette où affluent les eaux pluviales, les eaux de mer lors des fortes houles, et les eaux de la rivière Levassor, qui bien souvent sortent de son lit en période d’hivernage. Il faut assécher. Des axes de drainage sont créés, et en 1763 débutent les travaux de construction d’un canal d’enceinte qui fait communiquer la rivière avec le port et qui va recevoir les aux des mornes qui cernent une partie de Fort-de-France. Ce canal d’enceinte six pieds d’eau, et c’est à partir de 1766 qu’il est utilisé. 

 Des chaloupes y circulent et trois ponts permettent de le franchir : le pont d’Ennery au Carénage, le pont Fénelon ou pont Cartouche et le pont Blondel ou pont de l’Hôpital près de la Rivière Levassor. 

Le canal du carénage à la rivière de l’Hôpital doit permettre d’écouler les eaux stagnantes des terrains, de les assécher afin d’y faciliter l’installation des hommes. Cette réalisation qui assèche les marais, favorise l’essor de la Ville. 

En 1891 encore, un ancien vice-Recteur de la Martinique, Louis Garaud, s’autorisera à écrire les inconvénients majeurs de ce sol meuble de Fort-de-France :  

« Il ne faut pas songer à établir les fondations solides d’un édifice sur le premier emplacement venu. C’est souvent en vain que l’on cherche, à quinze mètres de profondeur, à travers le sable, une roche sur laquelle on puisse appuyer des pilotis. Quand on a essayé de faire grand et d’employer dans les constructions la fonte et les pierres de taille, on n’a pas tardé à voir le sol s’affaisser, les fondations fléchir et les murs se lézarder » 

C’est donc dire si assécher le sol de la Ville a été une préoccupation majeure. A cet effet, des axes de drainage sont crées ; et, en 1763, débutent des travaux de construction d’un canal d’enceinte qui fait communiquer la rivière Levassor avec le Port, au droit de la Ravine Bouillé. Ce canal est creusé par une levée de terre, ce qui lui conférera le nom aussi, de « Canal de la Levée » Il a vocation à recevoir les eaux des mornes qui cernent le site, et à assécher le site en contrebas. Notons qu’il est suffisamment large pour qu’y circulent, sur toute sa longueur, des canots à rames. 

Au XIXe siècle, Fort-de-France poursuit son développement, les foyalais sont de plus en plus nombreux dans le Centre mais aussi dans les quartiers environnants qui commencent à se développer après 1848 et tout le long de la seconde moitié du siècle. La population du chef-lieu passe de 9 200 habitants à 16 056 habitants en 1894. Le canal d’enceinte pose à cette population des problèmes de salubrité de plus en plus importants. Le curage d’une partie du canal est ordonné, et vers 1857-1858 il est comblé et une route, la Levée est créée elle marque la limité nord entre le centre-ville et le quartier des Terres-Sainville aussi appelé le « quartier des misérables » 

Fort-de-France, ville militaire et administrative ne peut rivaliser avec Saint-Pierre, plus peuplée, ville de commerce et de négoce. 

Mais dans la seconde moitié de siècle elle se positionne dans la vie économique de l’île avec de nouvelles activités portuaires notamment. Le 6 mai 1868, le bassin de Radoub de Fort-de-France est inauguré, les travaux de construction ont duré près de dix ans. Toutefois, elle doit faire face aux aléas. 

C’est alors, hélas, Fort-de-France doit faire face à des fléaux qui la mutilent : le 11 janvier 1839, elle est dévastée par un tremblement de terre ; ce qui peut avoir incité à adopter un mode de construction générateur d’autres fléaux ; Louis Garaud observe : 

« Il y a cinquante ans environ, en 1839, un tremblement de terre avait renversé Fort-de-France. Pour éviter de semblables catastrophes on crut nécessaire de rebâtir une cité reposant légèrement sur le sol et entièrement construite en bois. Hélas ! le sort de ces villes est de devenir tôt ou tard la proie du feu » 

De fait, le 22 juin 1890, la quasi-totalité du Centre de cette Ville qui compte alors, 16.000 habitants, est détruite par un incendie facilité par les matériaux de construction des maisons : 

« Ce dimanche 22 juin 1890, Fort-de-France s’éveille avec les premiers rayons d’un chaud soleil. Le carême se termine, il a été marqué cette année par une forte sécheresse qui a vidé les bassins et asséché les rivières. 

En plein centre ville, au 79 rue Blénac, sur un terrain appelé cour Sully s’élèvent deux corps de logis se composant de trois chambres au 1er Etage et trois chambres au rez-de-chaussée. Chacune des douze chambres mesurait 3, 30m de largeur sur 4,33m de longueur étaient occupés par divers locataires.  

C’est au bout de la cour à droite au 1er Etage qu’habite Hercule Adeline Marguerite, 55 ans. Elle vit là en compagnie de son fils Léopold et de son petit neveu Omer. Dans cette petite chambre va se déclarer vers 8h30 du matin l’incendie qui durant toute une journée et toute une nuit va ravager Fort-de-France. Adeline, marchande de farine et de fruits, laisse ce jour sa chambre après avoir mis au feu des bananes et de la viande salée pour le repas. En jouant avec deux petits camarades dans la chambre, Omer le petit neveu de 5 ans renverse le réchaud embrasé. 

Les murs en maçonnerie de la nouvelle ville ne s’élevaient pas au-dessus du rez-de-chaussée, et sur eux s’étageaient les maisons construites en bois dans toute leur hauteur … Les flammes sautaient de maison en maison, de rue en rue, de quartier en quartier, dans tous les sens, avec une vitesse qui pouvait déconcerter et annihiler les bonnes volontés » 

Ce fut aggravé par un cyclone, le 18 août 1891, qui fit près de 400 morts ! 

Jamais désastre semblable à celui du 18 août n’a, de mémoire d’homme, jeté sur un pays la dévastation et la mort d’une main aussi brutale. De loin, Fort-de-France me sembla avoir aussi terriblement souffert. En effet, le grand marché couvert, la cathédrale et le grand dortoir de l’hôpital militaire s’étaient effondrés. Les constructions neuves étaient éventrées, penchées ou renversées. Les maisons n’avaient plus de toitures. 

Les hauts palmistes qui entouraient la statue de l’impératrice Joséphine étaient décapités, la tête pendante le long de leur tronc. Les arbres séculaires de la grande Savane, qui formaient des allées si nombreuses, en grande partie abattus avaient écrasé dans leur chute les cases que les pauvres gens y avaient construites depuis l’incendie. C’était un indescriptible pêle-mêle de débris de toute sorte au milieu desquels des malheureux cherchaient la place de leurs demeures. 

L’Edilité doit relever un défi nouveau, et de taille : rien moins que reconstruire la Ville. Pourtant, la vie se reprend à foisonner, l’activité redémarre. Une nouvelle fois, les hommes réinvestissent la ville. Fort heureusement, dans la seconde moitié du XIXe siècle, Fort-de-France se positionne dans la vie économique, du fait, notamment, de nouvelles activités portuaires. 

Décidément, le port de Fort-de-France a joué un rôle important, voire déterminant dans le choix qui fut fait de la Ville en tant que chef-lieu. Les auteurs d’un petit opuscule diffusé par la colonie à l’Exposition Universelle de 1900 s’enorgueillissent : 

« Le port de Fort-de-France est l’un des plus vastes et des plus sûrs des Antilles. On y distingue le carénage où les navires se trouvent sous la protection du fort- Saint-Louis et la rade des Flamands. Il a rendu des services en 1778-1783, pendant les guerres d’Amérique, et en 1862-1867, pendant la guerre du Mexique. Plus récemment, il a servi de point de ralliement aux débris de la flotte espagnole après la guerre de Cuba » 

Et voici que la Martinique entre dans le XXe siècle, par la catastrophe du 8 mai 1902, qui est l’anéantissement de Saint- Pierre par la Montagne Pelée. Cela aura, jusqu’à aujourd’hui, des conséquences énormes sur la vie économique et culturelle de l’île. 

Fort-de-France, qui, de fait, est le centre principal d’accueil des sinistrés du Nord, et qui, parallèlement, hérite de l’activité commerciale et du négoce de Saint-Pierre, doit relever ce défi inattendu : assumer d’être l’unique grande Ville de l’île. Seul grand centre urbain, Fort-de-France s’étend, gagne les hauteurs, créent des quartiers nouveaux, à desservir, et à aménager. 

Cette situation que nul n’avait envisagé pousse à hâter la réalisation d’un vieux projet de l’Edilité Foyalaise : le quartier des Terres-Sainvilles est acheté par la Ville, assaini, loti. Le maire, Victor SEVERE, en fait une « Cité ouvrière » Il écrira que c’était « son rêve entêté dont la pensée l’a soutenu à travers toutes les vicissitudes de la vie politique » Un Cahier des charges voté par le Conseil municipal, en sa séance du 13 mai 1925, lequel entres autres stipulations prévoit que « le prix de la concession sera payable en vingt ans par fraction semestrielle et sans intérêts » 

Le mouvement d’extension de la Ville dans l’espace s’accompagne d’un accroissement démographique important, à moins que ce ne soit l’accroissement démographique qui explique le mouvement d’extension de la Ville. De 16.050 habitants au recensement de 1894, le dernier avant la catastrophe, Fort-de-France passe, à 52.051 en 1936, et à 66.006, en 1946. 

En 2003, Fort-de-France compte 94 059 habitants, soit un peu plus de 40 % de la population totale de l’île. Le flux le plus dense semble avoir été apporté par la descente vers le chef-lieu des ouvriers agricoles et industriels, en conséquence de la déconfiture de l’économie cannière, à partir de 1960 environ. 

 A mesure que, en dix ans, de 1963 à 1973, les cannes manipulées passaient de 1.111.653 tonnes à 305.269, les travailleurs agricoles perdaient tout à la fois leur embauche, le lopin de terre et le logement qui, jusque là, durant l’inter récolte, leur étaient garantie par l’Usine ou la distillerie. Il ne leur reste plus qu’à aller tenter leur chance au chef-lieu. 

Cet accroissement a été fortement accompagné par l’accueil que réserva aux nouveaux venus la municipalité d’Aimé CESAIRE, deuxième des deux seuls maires que connut l’agglomération pour tout le XXe siècle.  Ainsi se créent des quartiers nouveaux : Trénelle, Grosse Roche, Citron, Berge de De-Briand, Fonds Populaire, Texaco, Canal Alaric, Volga-Plage … : est relevé le défi de l’accueil des « émigrés de l’intérieur » 

Le site inhospitalier, cerné de marécages, menaçant de la malaria, dévasté par des fléaux aussi divers que tremblement de terre, incendie, cyclone, est, désormais la Ville la plus importante et la plus peuplée de la Martinique. 

Ville-Capitale, Fort-de-France polarise l’espace martiniquais, et doit répondre aux exigences tant des administrés résidents que des milliers de citoyens qui, quotidiennement, travaillent en son Centre, ou le traversent. 

C’est désormais un centre commercial, portuaire, et administratif. Et l’ultime défi n’est autre que l’organisation de cette mégapole, et sa mise aux normes de la modernité. Nouveau défi pour le Conseil Municipal élu en ce début de siècle, en mars 2001, et pour son maire nouveau, Serge LETCHIMY. Lucide, le chef de l’Edilité est conscient de l’ouvrage à abattre. Il écrit : 

« Aux problèmes classiques de toutes grandes capitales, s’ajoutent pour cette ville tropicale des besoins importants en matière d’équipements urbains, primaires et d’habitat, le sous-développement économique marquant et durable de l’île venant compliquer les perspectives en matière de politique urbaine. Malgré tout, le cap est fixé : 

+ résoudre le problème de l’habitat insalubre ; 

+ persévérer dans l’effort d’équipement et de viabilisation ; 

+ reconquérir le vieux centre et accentuer son développement ; 

+ faire de la capitale une plate-forme de l’économie urbaine ; + poursuivre les efforts en matière d’insertion des jeunes et des populations défavorisées » 

Texte de Micheline MARLIN-GODIER et de Camille DARSIERES 

Site : http ://www.fortdefrance.fr 

 

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