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Fruit présenté : Pomme Canelle

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15 juillet, 2010

La Christophine

Classé dans : Fruits & Légumes du Pays — CATORC Charles @ 12:41

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La chayote ou chayotte (Sechium edule), appelée aussi christophine (Antilles françaises, Guyane), chouchou (Réunion, Île Maurice), chouchoute (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ou encore mirliton en Haïti, est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité. Le terme désigne aussi le fruit qui est consommé comme légume.

La christophine, chayotte ou chouchou est un légume ressemblant au coing, de la famille des cucurbitacées (originaire du Mexique). Qu’elle soit de petite ou de grande taille, la christophine est mûre dès qu’elle est de couleur créme-ivoire et légérement tâcheté. La verte est plutôt utilisée en version salade ou pour agrémenter certaines plats en sauce. La chair fine et savoureuse dépend de la maturité du légume et non pas de la taille. On en trouve dans les épiceries exotiques Asiatiques ou Africaines, le prix varie entre l’unitaire à la piéce ou au kilos. On peut préparer la christophine en gratin, en sauce, en purée, en salade…

C’est une plante vivace par sa souche tubéreuse, mais elle n’est pas rustique en climat tempéré froid. Elle émet de longues tiges, de plusieurs mètres de longueur, grimpantes grâce à des vrilles trifides. Les tubercules qui contiennent 10 à 15 % d’amidon, sont comestibles quand ils sont jeunes.

Les feuilles, de 10 à 20 centimètres de long, sont entières, à nervation palmée, avec cinq lobes pointus et une base cordiforme.Les petites fleurs, jaunes ou blanc verdâtre, sont monoïques (sexes séparés sur la même plante). Les fleurs mâles sont réunies en grappes, les fleurs femelles solitaires, toutes apparaissant à l’aisselle des feuilles.

La Christophine dans Fruits & Légumes du Pays 

La «viviparité » de la chayote : la graine germe à l’intérieur du fruit

Le fruit est une grosse baie d’une dizaine de centimètres de longueur, en forme de poire biscornue, à côtes irrégulières. Il est jaune crème ou vert pâle et n’a, contrairement aux autres cucurbitacées, qu’une seule graine. Cette graine est très grosse, à tégument mince, difficile à extraire du fruit. On dit parfois que cette plante est « vivipare » car la graine germe à l’intérieur du fruit tombé à terre.

Sa culture demande un sol frais, profond, bien ameubli et bien fumé, ainsi qu’un climat chaud.La multiplication se fait par plantation du fruit assez tôt en fin d’hiver dans un endroit abrité et chaud. Le plant est ensuite mis en place au printemps, vers le mois de mai dans l’hémisphère nord.La récolte intervient vers le mois de novembre. Six mois de chaleur sont nécessaires pour la maturation des fruits. La chayote a besoin d’être palissée pour prospérer.La souche peut rester en terre plusieurs années à condition de la protéger efficacement contre le gel. Le chouchou est un des légumes préférés des Réunionnais, sa production est une spécialité du cirque de Salazie.

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Plantation de christophines


 

Une petite recette : Le gratin de Christophine

La recette est classique et basique, elle contient de la chair de chritophine et de la béchamel agrémentée de peu de fromage. Puis on trouve la version light à base de créme fraîche (je préfére la première version) et la version plus gourmande avec un peu de cives (oignons pays), persil et lardons. Il y a vraiment de quoi varier les plaisirs.
La préparation du gratin de chritophines ressemble à celle du gratin de papayes vertes (papayes légumes). On n’arrive même pas à distinguer le goût de chaque légume tellement c’est semblable en saveurs.

Ingrédients :

Une christophine de taille moyenne (tel un pamplemousse) par personne.
De la béchamel maison
Fromage râpé à volonté
Sel et une pincée de noix de muscade

Comment préparer les christophines ?

Rincer généreusement les christophines, vous pouvez même les frotter à l’aide d’une éponge.
Ne pas peler la chritophine, vous le ferez après cuisson.
Couper le légume en quatre quartiers puis retirer le pépin central dur appelé « graine de choucou ».

Variantes :
- Si vous optez pour de la salade à base du légume crue, éplucher le sous un filet d’eau afin d’éviter d’avoir les doigts collants.
- Si vous souhaitez récupérer la coque pour la farcir, il suffit de couper le légume en deux et de faire cuire ainsi on va ensuite récupérer la chair à la cuillére sans casser ni abîmer la coque.

Mettre dans un grand volume d’eau salée. Couvrir et faire cuire 25 minutes dès que la chair est tendre. Planter un couteau qui doit ressortir facilement.
Récupérer la chair à l’aide d’une cuillére puis disposer dans un grand saladier.
Ecraser à l’aide d’un presse-purée ou d’un moulin à légumes.
Il faut obtenir une chair lisse sans de gros morceaux.
Mettre dans un torchon propre et presser fortement afin d’éliminer toute l’eau (c’est très important)..

Préparer une béchamel home-made (fait maison), (voir dans Cuisine Gratin de Bananes Jaunes)
Mettre la chair de christophines dans une casserole puis placer sur feu doux.
Ajouter la béchamel et une pincée de muscade.
Bien mélanger tout en maintenant sur feu doux puis ajouter du fromage et mélanger bien pour qu’il ne forme pas de filaments.
Disposer dans un plat allant au four. Ajouter du fromage et faire gratiner de manière homogéne.

Variantes :
- Ajouter à la chair des lardons revenus, des cives émincées et de l’ail.
- Farcir les coques du légumes avec la chair et placer au four. On obtient ainsi des parts individuelles très sympa.

Vous pouvez déguster ce gratin avec un ragoût de porc, de mouton, viande grillée, etc..

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Gratin de Bananes Jaunes

Classé dans : Cuisine,Recettes antillaises — CATORC Charles @ 11:59

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Bananes jaunes

La banane jaune lorsqu’elle n’est pas encore mûre est appelée banane créole ou encore plantain.

Pour 4 à 6 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min

 Ingrédients :

8 à 10 bannes jaunes pas très mûres
Béchamel :1 bel oignon france, 1 gousse d’ail, 1 c. à soupe remplie de beurre ou de l’huile, 3 c. à soupe de farine, une pincée de muscade et 3/4 L de lait, sel, fromage râpé et poivre moulu

Commencer par éplucher les bananes, puis les couper en rondelles de 1 à 1,5 cm et les faire revenir dans un peu d’huile; une qu’elles sont bien dorées, les faire égoutter dans une passoire sur du papier essuie-tout.

Préparer la sauce béchamel, dans une casserole : faire fondre le beurre, ajouter la farine puis mélanger, verser le lait petit à petit et continuer à remuer. Ajouter un peu de muscade, le fromage râpé, le sel (faire attention car le fromage est déjà salé) et le poivre.

Disposer par couches dans un plat allant au four : une couche de béchamel, une couche de bananes jaunes et ainsi de suite. 

Recouvrir d’une couche de fromage râpé et enfourner en position four pendant dix minutes et ensuite en position grill jusqu’à l’obtention de la dorure souhaitée.

Déguster avec une viande en sauce, grillée… Vous pouvez également accompagner ce gratin d’une petite quantité de riz nature.

Variante : vous pouvez ajouter des lardons, du persil émincé… afin de bien garnir le gratin et vous pouvez aussi essayer cette recette que j’ai inventé avec des mangues Julie (justes mûres), à la place des bananes.

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Ps : Vous trouverez une recette de Gratin de Christopàhines à la rubrique : Fruits et légumes du pays.

1 novembre, 2008

La Culture de Madinina

Classé dans : — CATORC Charles @ 9:17

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Les Fêtes Communales, les Combats de coqs, les Veillées Culturelles, les « Lewoz » (guadeloupe) Les Veillées Mortuaires, les Fêtes Indiennes, la fête des cuisinières, les Courses d’Attelages Tirants (guadeloupe), sont autant d’occasions qui vous seront offertes toute l’année, à tout moment, d’apprécier la vitalité des traditions de nos îles.
 

Le Créole
Le mot créole vient du portuguais crioullo. Il désigne, à l’origine, les blancs nés dans les colonies de la zone américano caraïbe et de l’océan Indien. Il signifie également un « parler », provenant du mélange de plusieurs langues, que sont le français , l’espagnol, le portugais, l’anglais avec des langues indigène (caraïbes) et africaines importées.

Le créole est parlé dans les Antilles, d’Haïti aux Grenadines, avec des nuances d’une île à l’autre. Ainsi les habitants d’îles françaises, anglaises ou hollandaise, de langues officielles différentes, séparées par des milliers de kilomètres parviennent aisément à se comprendre et à communiquer.

Langue parlée, elle est issue de la tradition orale  et véhiculée par les conteurs qui, à la veillée, rassemblaient petits et grands pour écouter des contes et histoires de la tradition.

C’est plus qu’une langue, c’est également une façon de vivre, et l’histoire d’un peuple,  évoquant à la fois l’Afrique, l’esclavage, mais aussi la danse, la musique, les îles, la fête…

Chuintant, chantant, tout en voyelles et sans aspérité, avec des fins de mots qui traînent, où les « R » se transforment en « W » afin de rendre l’ensemble encore plus langoureux, le créole émaillé quelques fois d’idiotismes purs est le trait d’union entre les îles jusqu’à la Réunion.

Cette langue est pleine de saveurs, d’odeurs, de couleurs et d’images. C’est sans doute la raison pour laquelle le créole a une place de plus en plus importante dans la littérature mondiale.

A ce propos la créolité est un mouvement initié par des auteurs tels que Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé, dans lequel la littérature est également l’histoire, la sociologie, la réalité et la conscience d’un peuple. A l’origine d’autres auteurs tels Aimé Césaire et Edouard Glissant ont posé les bases de la créolité en insistant sur la prise en compte de la totalité de la culture caraïbe. Les auteurs antillais se sentent investis d’une mission qui consiste à défendre et promouvoir le créole.
 

La Musique
La
musique martiniquaise est typique. La biguine est son émanation essentielle, mais la valse et la mazurka animent également les bals car les Martiniquais ont une prédilection toute particulière pour la danse.

Gastronomie  
Riche et varié en saveurs et résultante de l’histoire mouvementée des Antilles,
la cuisine martiniquaise est un subtil mélange, issue à la fois de la cuisine caraïbe, africaine, française , sans oublier l’influence hindoue.
 

Voici un glossaire culinaire :

Accras : beignets de morue aux fines herbes.
Bananes
: à distinguer ici les bananes légumes à cuire et les bananes fruits.
Bélélé
: plat savoureux à base de tripes, de fruit à pain, de petites bananes vertes et de dombrés. 
Blaff
: plat de poisson ou de crustacés cuits à l’eau épicée, sorte de court-bouillon.
Blanc manger
: dessert préparé à base de noix de coco, de lait et de gélatines.
Calalou
: soupe de crabes, gombos, feuille de madère et ciguine.
Chatrou
: poulpe.
Christophine
: sous l’aspect d’une poire bosselée et jaune pâle, légume très apprécié qui se mange en salade ou en gratin.
Chiquetaille
: morue déchiquetée servie en vinaigrette.
Chou coco
: coeur de cocotier que l’on mange cru.
Colombo
: curry de poulet, de cabrit ou de porc, à la sauce de coriandre, de cumin, poivre noir, moutarde, curcuma, gingembre et piment  (d’origine d’Inde). 
Cassave ou manioc
: aliments de base des Caraïbes.
Fruit à pain
: fruit de la taille d’un melon.
Giraumon
: nom du potiron aux Antilles.
Lambis
: gros coquillages.
Ouassous
: écrevisses de rivière.
Maracudja
: fruit de la passion.
Féroces d’avocats
: avocat, morue grillée, farine de manioc et piment.
 

Combats de coqs
Importés aux Antilles par les conquistadores espagnols, ils restent en honneur en Martinique et sont fort prisés. Ils se déroulent de Novembre à Juillet, dans des gallodromes ou pitts (le mot, d’origine irlandaise, désigne les arènes). Il n’est pas rare d’y voir des touristes  miser avec passion sur des coqs qui se battent parfois à mort. Les rencontres ont généralement lieu le samedi après-midi et le dimanche.

Les entraîneurs sont payés à prix d’or pour bichonner ces vedettes à plumes car les combats de coq sont des jeux d’argent où les sommes engagées sont très importantes. Chaque coq a son pedigree et peut valoir jusqu’à huit mille francs. Tel un pur sang, il est massé, entraîné et nourri avec des pâtées riches en protéines dont la composition reste le secret de l’entraîneur ; puis il est jeté dans l’arène. Le vainqueur est proclamé champion et sa côte montera avant de retomber, d’un seul et fatal coup à la gorge lors d’un prochain combat. Le vaincu ira à la marmite dans l’ingratitude la plus totale.

De même que les concours d’attelages de boeufs tirants (en Guadeloupe), offrent de nouvelles sensations aux éventuels parieurs.

Fêtes, Jours Fériés et Manifestations
Les jours fériés sont les mêmes qu’en métropole. Le Mardi Gras est considéré comme un jour férié.

La Martinique possède quelques fêtes locales particulièrement importantes : le carnaval, dernière semaine de février et 1ère semaine de mars, la fête des Cuisinières en août, la Toussaint. La fête de Victor Schoelcher, le 21 juillet, commémore l’abolition de l’esclavage.
 

Pâques
Le Vendredi saint est une fête religieuse très respectée aux Antilles. Elle se traduit par de longues processions aux calvaires des bourgs et des communes de la Martinique. En signe de deuil, les cloches ne sonnent pas ; une sorte d’instrument en bois, le rara, qu’on fait tourner à l’aide d’un bâtonnet, appelle les fidèles aux vêpres.

Autrefois, le lendemain, le samedi « gloria », au réveil des cloches, une foule de gens se jetaient à l’eau ou se lavaient le visage, et chacun arrosait sa maison afin d’avoir de la chance toute l’année.

Le lundi de Pâques est la journée de réjouissances par excellence. On se rend à la plage ou à la rivière pour se baigner, jouer de la musique, s’amuser et déguster punchs, salade de concombres, tomates et oeufs durs, chiquetaille de morue, féroce (avocat et farine de manioc pimentés) et surtout le matoutou de crabes, délicieux mélange de riz et de crabes de terre.
 

La Toussaint
Le soir de la Toussaint vous assisterez à un spectacle unique. De même que dans les églises les fidèles allument des cierges et des bougies pour les défunts de même, ce soir-là, les cimetières sont illuminés par des milliers de bougies allumées sur les tombes pour éclairer les morts qui sont veillés toute la nuit par leurs proches.
 

Noël
La veillée du 24 décembre est l’une des plus belles et des plus gaies de l’année. Les familles se regroupent pour chanter, danser et manger.
Les cantiques traditionnels ont pris à la 
Martinique et à la Guadeloupe des rythmes de valses, de bel airs, de mazouks et de biguines. Les paroles sont strictement respectées, mais le rythme antillais ou africain y a posé son empreinte.
 

Les fêtes patronales
Chaque année, les communes, villes, bourgs et villages fêtent les saints de leurs églises au rythme des tambours bel air, des gro ka pour accompagner des grangé manioc, des laghias, des toumblack, des tombé lévé et autres danses des campagnes. Si la messe et la procession sont de rigueur, le charme des fêtes réside surtout dans ces bars ou « buvettes » décorés de guirlandes, de madras, de tapis multicolores, où l’on prend le décollage au rhum sec et où l’on mange des accras de morue croustillants, du boudin chaud, de la morue frite recouverte d’un coussin d’oignons rissolés, des colombos de poulet ou de cabri, des courts-bouillons de poisson et autres mets créoles pimentés et agrémentés d’épices.

 

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